Le combat des livres à Christiane Charette - du 26 février au 2 mars dès 10 h


Le monde de Barney
Mordecai Richler
Hachette – Albin Michel


Drôle de vie que celle de Barney!
Barney Panofsky, juif canadien, expatrié dans les années 50 à Paris, où il a côtoyé la bohème artistique. De retour au pays, il devient importateur de fromages français, puis producteur de télévision.
De ses trois épouses, la première, nymphomane, se suicidera. Il abandonnera la deuxième le jour même de leur mariage. Quant à la troisième, elle le quittera au bout de 36 ans.
Accusé du meurtre d'un de ses copains, Barney finira solitaire et poivrot, et laissera cette autobiographie.
Drôle d'histoire? Oui. Écrite d'une plume virtuose, avec un humour et un souffle ahurissants. Un des plus grands romans du Canada anglophone d'aujourd'hui.




Notes biographiques

Né à Montréal en 1931, Mordecai Richler a écrit plusieurs romans, des scénarios de films (L’apprentissage de Duddy Kravitz, notamment) et des pièces de théâtre. Il a collaboré à de nombreux magazines dont Life, Macleans's, et New York Magazine. Il a reçu le prix du Gouverneur général du Canada à deux occasions : en 1968 pour son roman Un cas de taille et en 1971 pour son roman Le cavalier de Saint-Urbain. Il meurt en 2001.

 

Autres titres:
Joshua au passé, au présent, 1989, Quinze.
Le Choix des ennemis, 1955, Seuil.
Un certain sens du ridicule, 2007, Boréal

 
  Participez au combat!

 

VampJacques Godbout
La concierge du Panthéon


La détresse et l'enchantementGabrielle Roy
La détresse et l'enchantement


La logeuseÉric Dupont
La logeuse



Une saison dans la vie d'EmmannuelMarie-Claire Blais
Une saison dans la vie d'Emmannuel




29 février, 21 h 11 - Chers auditeurs et commentateurs-merci de vos propos positifs...et negatifs. Merci d'ecouter Radio Canada, et surtout de votre amour pour les romans-cette lecture qui nous permet de mieux comprendre le coeur humain.  
 
Barney est un peu M. Tout le Monde, qui perd sa memoire et son identite, qui a perdu le grand amour de sa vie, et son meilleur ami, qui reconnait ses torts, se moquant de la tragedie qui est la vie tout en se battant pour ne pas lacher prise. Philip Roth a dit "Life is a battle; old age is a massacre."  
 
Partisan du Canadien, consommateur invetere de Scotch, pere indulgent, mari rate, ami fidele-est-ce qu'il a pu tue son meilleur ami? Il y a tout au long du livre des "clues" a qui veut bien les voir. 
 
Peut-etre un jour en assistant a une partie des Habs vous serez assis a cote d'un mec qui ressemble drolement a Barney. On ne sait jamais. 
 
Ce livre fait parti de la litterature mondiale-world literature, ainsi que la litterature Quebecoise et Canadienne, et nous devons tous en etre fier.  
 
Faisons traduire son oeuvre dans l'idiome du Quebec, et peut etre eventuellement faites installer une plaque de commemoration sur la facade du 2ieme etage du triplex modeste qu'il a habite au 5257 St Urbain en plein coeur du quartier juif proletarien qui a cree Mordecai Richler. C'est a seule circonscription canadienne de l'Histoire a avoir envoye un communiste au Parlement-Fred Rose. 
 
Mordecai Richler dans son incarnation de polemist a irrite bien des gens-un peu comme fait Victor Levy Beaulieu, mais Richler n'aurait jamais ete aussi crasse et vulgaire. Je crois que Richler critiquait parce qu'il aimait, et parce que les satiristes sont des utopistes.  
 
Je me demande si son phantome ne plane pas encore sur la ville au dessus des inspecteurs de l'Office Quebecois de la langue francaise leur chuchutant a l'oreille "est-ce que vous etes vraiment surs que vous voulez poursuivre ce pub Irelandais a cause de ses affiches vantant la biere irelandaise"? ("Are you REALLY sure you want to do that?") 
 
J'irais peut-etre me recueillir un beau jour d'ete sur le banc en pierre que la famille Richler a fait installer pres de sa tombe dans la partie la plus seculaire et multi ethnique du Mount Royal Cemetery. De la on voit l'avenue du Parc, le Stade Olympique, le fleuve, un endroit ideal pour contempler la ville et ses quelques 3 millions d'ames, toutes si differentes et si semblables les unes aux autres. 
Peut-etre vous verrais-je la.  
Toutes mes affections, and with hope for the future, 
Anne Lagace Dowson 
 
 
 

Anne Lagace Dowson
Montreal




29 février, 10 h 44 - Bravo à vous ! Dans le feu de l'action, il nous arrive à tous de dire des choses qui dépassent notre pensée. Peu de gens ont le courage de s'excuser et vous l'avez fait avec, visiblement, beaucoup de sincérité.
Guy Patenaude
Montréal




29 février, 10 h 42 - les deux livres de litterature sont pour moi Gabrielle Roy et Mordecai Richler, et je crois que vous confortez ce que Mr Richler pensait des Quebecois francophones en ne soulevant que le cote difference, alors que ce livre est une oeuvre litteraire allant bien au dela , et que le monde artistique quebecois francophone doit s'ouvrir aux autres opinions et cesser de se croire en danger des qu'on emet une critique sur leur nationalisme. 
je suis venued'ailleursmais,francophone . merci.
claudine drossart
lery




29 février, 3 h 01 - Le Monde de Barney a été éliminé du combat des livres 2008. Bon. Faut-il pleurer ? Non, se fâcher? Peut-être. Était-il le meilleur livre en compétition cette année ? Vraisemblablement, mais le combat des livres n'est-il pas justement un combat et les connaisseurs de sport sauront que contrairement à la maxime, le meilleur ne l'emporte pas nécessairement. Ceci dit, meilleur ou pas, il me semble que la véhémence de certains commentaires diffusés à la radio et publiés sur le site internet laissent penser que nous avons affaire à bien plus qu'a une discussion littéraire.  
 
Tout d'abord, notons l'étonnement, voire l'agacement de plusieurs de la participation même de M. Richler. Osons dire ce qui est : l'inclusion d'un auteur anglophone (et impénitent de l'être !) dans un combat de livre québécois ne semble pas aller de soi. D'ailleurs M. Richler est-il québécois ? Certains extrémistes dirons que non (ils ont au moins le mérite d'être conséquent avec eux-mêmes), mais, comme l'ont compris bien des gens bien pensant, il est impossible de nier l'appartenance à la nation québécoise de M. Richler sans verser dans un nationalisme ethnique, c'est pourquoi tout le monde semble accepter la présence de M. Richler. Après tout, sa présence ne fait-elle pas honneur t'elle pas honneur à l'acceptation légendaire des québécois ?  
 
Alors voilà, si M. Richler est québécois, et la lecture de Barney's Version devrait dissiper tout doute à ce sujet, il méritait de gagner ce combat des livres. D'un point de vu littéraire, ce livre contient tout ce que l'on peut vouloir d'un bon livre. Pour reprendre les termes d’Anne Lagacé Dowson, il est « vivant, honnête, troublant, drôle et profondément triste », un peu comme la vie tiens ! Je m'étonne que certains panélistes l'ai trouvé long, plaintif, voir même ennuyeux ! Me permettrez-vous de soupçonner une certaine mauvaise foi ? Ce livre est tout sauf ennuyeux. Il est cependant dérangeant, il dérange parce qu'il est humain et qu'en tant qu'humain il nous renvoie à notre propre imperfection, voire à notre propre médiocrité. Il parle de la déchéance d'un homme, qui a d'ailleurs d'étranges similitudes avec l'auteur (même avec la meilleur foi du monde, faire la différence entre l'auteur et l'œuvre est toujours difficile). D'ailleurs, avec un peu de malchance, votre propre déchéance ne sera pas tellement différente… Ce livre parle d'une facette de l'expérience humaine et ne met pas de gants blancs. D'ailleurs il ne me semble pas si étonnant que beaucoup de gens bloquent face à des aspects superficiels de l'œuvre, parce que reconnaître le sens profond de l'œuvre serait reconnaître leur propre faillibilité… Reconnaître qu'ils ont vachement plus en commun avec Barney, ce vieux grincheux, qu'ils ne peuvent le tolérer. Rare sont ceux qui parviennent à rire de leur propre médiocrité ou pire encore, de leur propre déchéance. Mais la déchéance n'est-elle pas l'une des expériences les plus universelles qui soit ? A moins bien sur d'avoir le mauvais goût de mourir jeune.  
 
Cela n'est pas sans rappeler l'épique bataille qu'avait suscité le Goncourt accordé au livre de Romain Gary « Les racines du ciel ». Il semble qu'une histoire aussi humaine agaçait. Et je parierai qu'elle agaçait aussi surtout par ce que comme celle de Richler, elle force le lecteur à se positionner, à se questionner. Est-il humain ? Surhumain (comme Morel dans les Racines du ciel) ou grincheux (comme moi)? Heureusement, les grandes œuvres ne font toujours pas l'unanimité. (D'ailleurs y a-t-il quelque chose de plus plate que l'unanimité ?)  
 
En terminant, j'aimerais dire à ceux qui s'indignent au nom de la nation québécoise que, qu'on le veuille ou non, Mordecai Richler est québécois, qui plus est un grand auteur québécois. Sommes-nous insécures au point ou nous ne pas vouloir reconnaître cela ? Le Québec d'aujourd'hui a de quoi être fier de sa culture; rarement aura-t-on vu autant d'artistes et d'œuvres significatives produites pour un si petit nombre. Le Québec a une histoire mouvementée toujours en chantier, mais nous avons nombre de raisons d'être fiers de notre culture, et cette culture qui est aujourd'hui le produit improbable d'un mélange, une culture belle de par son métissage, mais aussi de par sa survivance. Mme Lagacé-Dowson disait justement de M. Richler qu'il était minoritaire jusqu'au bout. Et bien c'est un peu à cet état de minoritaire fier et ambiguë que nous devons notre survivance même et notre riche culture. Nous avons tant de raison d'être fiers, pourquoi diable a-t-on peur de reconnaître que Mordecai Richler est un grand auteur ? Parce qu'il l'est et qu'en plus d'écrire une histoire qui est québécoise sous bien des aspects (que ça vous plaise ou non) il raconte une histoire profondément humaine. En ce sens, Mordecai Richler réconcilie l'universel et le particulier, replaçant ainsi l'expérience individuelle des humains dans l'expérience générale de l'humanité. 

Etienne Mignault
Montréal




28 février, 19 h 34 - Vraiment pas fâchée de voir Mordecai Richler sortir de cette joute. Surtout que sa défenderesse offrait des arguments très peu convainquants pour nous convaincre de le lire. Par exemple, pourquoi aurait-il fallu célébrer en grande pompe la fin de vie de cet auteur? Attention on réclame rien de moins qu'un jour de dueil national. On se calme. C'est quoi cette attaque gratuite et je dirais même plus bizarre envers le gouvernement péquiste au pouvoir à l'époque. Voir de la bisbille ou il n'y en a pas. On sentait presqu'un peu de paranoia de la part de la défenderesse de M. Richler.  
Bonne affaire de faite que d'éliminer ce gros livre grognon. 
J'ai hâte de voir la suite. Palpitante compétition! bonne chance à Marie Claire Blais...quoique j'aurais aimé que Gabrielle Roy triomphe enfin.
Boisclair Sylvie




28 février, 13 h 45 - Étonnée d’entendre dire à M. Landry "la rondelle de hockey s'appelle le palet" sur un ton de reproche. Comment voudrait-on qu’un français appelle une rondelle? La traduction n’est pas épouvantable, elle est française et faite pour la France, et elle se sert judicieusement des ressources que la langue française offre pour le public auquel elle d’adresse.  
 
Accepteriez-vous avec la même aisance méprisante un commentaire du même teneur par rapport au fait que le foot, ou football, ici s’appelle le « soccer »? Est-ce une aberration d’une société dite francophone mais avec une filiation et une vocation anglophone plus vraie que nature? Non, ce sont simplement des choix lexicaux faits pour des raisons historiques et pragmatiques. Rien d’autre. 
 
En pasant, il y a tellement du monde bien formé et sérieux au Québec capable de parler de littérature...¿Pourquoi alors être obligés d’essuyer tant d’amateurisme ennuyant?
Cecilia Fasola
Montréal




28 février, 12 h 24 - Mordicai Richler est mort au combat pour 2 raisons. 
1 la traduction française à elle seule peut assasiner cet auteur et en éloigner un grand nombre de lecteurs.  
2 On a - comme je m'y attendais - confondu l'oeuvre avec l'auteur; Richler n'est pas Barney et Barney n'est pas Richler. Tout comme Shakespeare n'est pas Shylock, l'usurier juif de Venise, et Shylock n'est pas Shakespeare.  
Merci Madame Dawson d'avoir osé sauter dans l'arène pour défendre un livre où l'humain occupe toute la place et n'en laisse aucune au "politically correct".  
 
 

chantal perrault
frelighsburg




28 février, 11 h 40 - Comme dirait madame Sophie Faucher, je ne comprends pas que vous soyez surprise que Richler provoque des réactions alors qu'il cherche à faire réagir! Quelles sont donc vos attentes? Je peux comprendre qu'un regard critique sur différents sujets soit d'un certain intérêt, mais comme le dit l'expression populaire : «Trop, c'est comme pas assez!» même lorsqu'il s'agit de ce qui est délicieux.
Louise Héon
Saint-Sauveur (Québec)




28 février, 11 h 09 - Bonjour. Je vais devoir défendre "L'homme rapaillé". C'est ce que j'ai lu de plus beau... Ça m'a fait un peu mal que vous écorchiez l'auteur... 
; )
Luc Brassard
Sept-Îles




28 février, 10 h 55 - Quelle honte de traiter Gaston Miron d'antisémite !  
 
Quand on insulte nos plus grandes fiertés de la sorte comment s'étonner de notre manque de sympathie.
Valérie Guilloteau
Lévis




28 février, 10 h 52 - Les règles de ce jeu littéraire sont à repenser.  
 
Oui, je pense sincèrement qu’à force de stratégies et d’alliances équivoques on peut choisir délibérément un livre médiocre. 
 
Triste et étonnant le choix de Nicolas Langelier de sauver cet ouvrage mal traduit et d'un préjudice certain.  
 

Jeanne M. Rodrigue
Rimouski




28 février, 10 h 46 - Bravo Madame Anne Lagacé Dowson, je suis entièrement d'accord avec vous. 
 

Elizabeth Berkez
montreal




28 février, 10 h 45 - Comment ALD puisse en toute conscience mettre Richler et Gaston Miron sur le même pied???? Incroyable.......
Archambault Christian
Mtl




28 février, 10 h 44 - Parmi les oeuvres qui ont marquées ma vie, il y a : Une saison dans la vie d'Emmanuel et Le monde de Barney. J'ai lu les deux avec passion. Par contre, Le monde de Barney est fabuleux. Je l'ai lu en cherchant comment détester Mordecai Richler (cet homme horrible qui nous a fait de la mauvaise publicité) et l'oeuvre a pris le dessus sur l'homme. Après tout, c'est ÇA L'ART une oeuvre, et non un individu. SVP l'art d'abord. Oui c'est amer, oui ça ne respire pas, oui il est méchant avec tout le monde mais, c'est notre Woody Allen Québécois! La littérature gentille c'est bien mais ce n'est pas l'unique rôle de la littérature. L'art n'est pas juste beau et fin. Vive Mordecai!
Cynthia Touchette
Sherbrooke




28 février, 10 h 38 - Comme beaucoup, j'coute avec grand intérêt ce combat-jeu des livres. 
 
Comme plusieurs, je fus soufflé par la performance de Mme Faucher qui a défendu bec et ongles La détresse et l'enchantement, de Gabrielle Roy et atterré par son élimination.  
 
Que Mordecai Richler tienne le coup me renverse quand on sait le venin qu'il a craché sur les Québécois, les Canadiens-français. C'est le comble. Serait-ce révélateur de notre mépris de nous-mêmes, les Québécois, et de l'adulation inconsciente pour ceux qui nous torturent et nous haïssent? 
 
Je trouve que Serge Denoncourt se comporte avec vaillance, conviction et aplomb. Il a du front et je l'aime et j'aime son livre. 
 
Je me range à ses côtés et souhaite que Marie-Claire Blais, avec Une saison dans la vie d'Emmanuel, l'emporte.  
 
Le monde effroyable que met en scène l'auteur dans son roman est une parfaite illustration de ce que nous sommes aujourd'hui encore : incestueux, à couteaux tirés entre nous, dégénérés, dépossédés, cherchant dans la culture (l'écriture, ici) ce que nous sommes impuissants à faire en politique. Nous glorifions les arts, pauvres que nous sommes économiquement, vendus à l'argent, et linguistiquement décadents, anglicisés que nous aommes.  
 
Nicolas Langelier ne dit rien, se cache dans son coin, couard. Mme Lagacé Dowson défend comme elle peut l'indéfendable. M. Landry est égal à lui-même : patriote, lyrique et passionné. 
 
Que M. Denoncourt l'emporte!
Gérald Séguin
Montréal




28 février, 10 h 37 - Les québecois ne connaissent pas les gloires canadiennes. 
Demandez s'ils connaissent Glenn Gould.. 
Mordecai est un génie connu et apprécié partout dans le monde sauf au Québec.. 
Le préjugé séparatiste envenime tout.. 
Soyons plus ouverts! 

Antonella Spadoni
Sherbrooke




28 février, 10 h 25 - Le Monde de Barney est un livre extraordinairement humain. Extraordinairement montréalais aussi. Bravo de l'avoir amené dans le combat des livres !!!
Frédéric Hatton




28 février, 9 h 15 - Dans certaines librairies, il y a des présentoirs spéciaux pour Le combat des livres, mais je n'y trouve pas Le monde de Barney. Ce n'est que partie remise.
Denise Laroche
Montréal




27 février, 18 h 55 - On parle beaucoup du caractère provocant de ce livre. Je trouve que l’on ne souligne pas assez le fait que c’est aussi une superbe histoire d’amour. Le passage décrivant leur première rencontre est magnifique. En fait ne pourrait-on pas dire que ce livre n’est que cela, une sorte de Roméo et Juliette? Mais au lieu que ce soit des éléments extérieurs qui séparent les deux personnages, c’est la qualité de leur nature intrinsèque même, qui rend leur relation improbable. L’histoire d’un homme trivial, et qui en est conscient, qui par un heureux détour du destin rencontre une femme extraordinaire. Il n’en sera pas transformé, sublimé, grandement (ce qui en fait une histoire très réaliste), mais on sent les tiraillements intérieurs que cela cause et sa dévastation lorsque sa « chance » l’abandonne. Et ce, à un moment de sa vie où il se sent diminué par la maladie.
Norbert Viton
Sherbrooke




27 février, 13 h 01 - Les Québécois vivent encore tellement d'insécurité dans leur identité (faute d'un pays auquel elle pourrait se raccrocher pleinement) et ils ont tellement peur de passer pour racistes ou xénophobes qu'ils vont jusqu'à encenser ceux qui les méprisent le plus...
Etienne Sawyer




27 février, 10 h 58 - Bonjour! Je suis professeure de français à Pointe-Claire (je suis donc en mission quotidienne pour défendre la langue française!), je suis aussi indépandantiste. De tous les romans que j'ai lus, Le monde de Barney demeure l'un des plus grands pour plusieurs raisons : 
- une écriture incisive, tranchante, dérangeante; 
- un personnage détestablement attachant; 
- un autre point de vue sur un certain Québec qui en fait un récit universel. 

Diana Bouchard
Montréal




27 février, 10 h 32 - Malgré ses impertinences et la description parfois grossière des personnages et des faits, ce livre est un voyage superbe dans l'imaginaire. Il est un exemple du mélange des cultures où se cotoient et se confrontent et se fondent les aspirations de montréalais de souche, juifs immigrants, polonais et autres... de l'avant la révolution tranquille à la découverte d'une identité qui se concrétise. Nous sommes aujourd'hui les témoins dans cette magnifique mozaique qu'est ce Montréal cosmopolite. C'est un chef d'oeuvre universel, québécois ...aussi.
Guildo Albert
Montréal




26 février, 21 h 38 - Bonjour, 
 
J'aimerais ajouter à mon commentaire précédent une question et Mme Dowson pourrait peut-être me répondre. J'ai lu le livre de M. Richler en français. Croyez vous que le livre a perdu beaucoup en étant traduit? Considérant son style d'écriture, je ne le croirais pas. Mais tout de même, étant le seul livre traduit, il est victime d'un certain handicap. Il serait intéressant de savoir si vos perfides adversaires ont lu le livre dans le texte ou bien traduit.
Norbert Viton
Sherbrooke




26 février, 19 h 44 - Mordecai Richler est un de ces écrivains que nous, Québécois de langue française, condamnons promptement, sans trop savoir pourquoi. Ceux qui ont pris la peine de le lire adoptent toutefois à son endroit une position plus raisonnable : il n'y a pas si longtemps, lors d'un entretien au sujet de la "mort du Québec", Jacques Godbout avait affirmé au micro de Christiane Charette que "Mordecai Richler fut le plus grand romancier québécois, mais hélas, il écrivait en anglais."  
 
On accuse Richler d'être antiquébécois? Trop facile. Qu'on lise seulement les remarques assassines de Barney au sujet des principaux véhicules du nationalisme canadien (les conseils des arts du Canada, de l'Ontario et de Toronto, la CBC, les règlementations sur le "Canadian Content" à la radio et la télévision). Qu'on s'attarde un peu au personnage d'Irv Nussbaum, qui ne présente pas vraiment la communauté juive sous son meilleur jour. Richler attaque toutes les communautés et tous les "ismes" : les nationalismes (N.B. : au pluriel), l'idéologie multiculturaliste, le communaurarisme, etc. Les personnages des romans de Richler (Joshua Shapiro, Duddy Kravitz et, dans le cas qui nous intéresse, Barney Panofsky) sont de pures créations de leur époque : ils ont découvert, adopté et ensuite rejeté la multitude d'idéologies en vogue au vingtième siècle. L'humour cinglant et le cynisme propres à ces personnages émergent naturellement du climat idéologique dans lequel ils oeuvrent. 
 
Cynique et amer, Richler? Peut-être, mais ses romans ont au moins le mérite de nous faire rire et de nous enseigner que quiconque ne vaut pas une bonne risée ne vaut pas grand chose...
Alex Bellefleur
Toronto




26 février, 14 h 51 - Bonjour, 
 
Je ne défends aucun livre, et il est trop tard pour mon commentaire, mais je le fais tout de même; Stanley Péan disait hier à Maisonneuve que le monde de la littérature reste encore tourné vers la France.  
Si j'en crois ce que j'en lis et j'entends dans les médias, c'est vrai. On est encore impressionnés quand un "p'ti" québécois est édité à l'étranger. 
 
Bonne chance à tous nos livres! 
 
L.B.
Lina Leblanc
Montréal




26 février, 13 h 11 - Bernard Landry défendait le livre de Jacques Godbout en disant qu'il serait traduit en russe. Cela ne veut au fond rien dire. J'ai vu des livres traduits en italien, en serbo-croate, en espagnol ou en anglais, même ceux des plus connus, n'avoir aucun impact dans la langue ou le pays d'accueil. Mais Mordecai Richler avec «le Monde de Barney» a connu, en Italie particulièrement, un impact réel. Son personnage, le ton qu'il empruntait, la liberté de dire qu'il se permettait, ont eu un véritable retentissement dans la vie culturelle du pays. Au moment de la mort de Richler, c'est en Italie qu'on a publié les plus beaux textes. Ils semblaient dire mieux en tout cas qu'au Québec.  
Le Québec a publié de grands livres, mais pour des raisons mystérieuses, peu ont eu cette reconnaissance mondiale. Ils ont sans doute une portée universelle, mais ils ne dépassent pas les frontières. Pourtant, par le théâtre, on y arrive. Avec Tremblay, Bouchard, LEpage, entre autres.
Gérald Gaudet
Trois-Rivières




26 février, 12 h 36 - Ceux qui s'acharnent sur Mordecai Richler ne l'ont souvent pas lu. Un GRAND écrivain. Qu'importe si vous aimez ou non le personnage, vous vous devez de lire ce livre (et bien d'autres encore)
Laurent Legault
Montreal




26 février, 11 h 26 - Avec Mme Roy et M. Richler et autres, il est évident que ce débat ne peut pas ne pas être politique aussi. Et cet aspect a bien fait vibrer la conversation d'aujourd'hui (mardi, le 26). Et ma recherche d'hier quand, en demandant pour la version originale anglaise de 'Le monde de Barney', on m'a pointé vers les 'Livres étrangers'. Il nous reste encore beaucoup à faire pour nous assumer en tant que Québécois, et c'est sur cette question de principe que j'appuie Mme Lagacé Dowson que je remercie de ramener à moi, que j'aime ça ou pas.
Briel Réjean
Montréal




26 février, 10 h 20 - Une oeuvre puissante ... un auteur iconoclaste qui a su indisposer quelques-uns de nos frileux intellectuels. Un grand auteur québécois. 
 
Ce livre a pour pour le défendre, une personne qui saura se montrer à la hauteur.
Serge Vaillancourt
Montréal




25 février, 20 h 24 - Barney est un formidable roman. Malheureusement la traduction française ne rend pas justice au texte original. Les lecteurs qui ne connaissent que la version française seront à mon avis peu nombreux à se battre pour Barney.
Chantal Perrault
Frelighsburg QC




25 février, 11 h 40 - Mon 2 ième choix. Toujours hâte de retrouver ce bon vieux Barney à me reconter son bout d'histoire. Nous venons de la même ville mais j'ai l'impression de lire un auteur du bout du monde. Il reste qu'il est très intéressant d'avoir le point de vue de mon pays par un anglais juif
Johanne De Kinder
St Jean Port Joli




25 février, 10 h 23 - Je vote pour ce livre en raison de la simplicité du sentiment de liberté qu'il induit.
Line Lacaille
Longueuil




22 février, 17 h 22 - N'en déplaise à M. Landry, dans mon livre à moi, Richler gagne HAUT LA MAIN! Oui, il ne nous aimait pas beaucoup mais ce n'est pas un crime (les Québécois de souche ont-ils, historiquement, été plus justes avec les Juifs?!). Le fait est que ce roman est à la fois brillant ET touchant, une combinaison très rare. C'est ça,la force de Richler : un humour décapant, un intellect de haut niveau ET un style accessible et une sensibilité universelle (quoiqu'en dise M. Landry - et c'est une hyper-séparatiste qui parle, avec une carte du PQ et du Bloc!!!). Tous les Québécois devraient lire Richler, cet auteur QUÉBÉCOIS que Montréal devrait honorer en nommant une rue en son honneur!
Nathalie Lachance
Montréal




19 février, 14 h 59 - barney; UN HOMME révolté, qui cherche la justice. 
Son humour fait réflichir et choque aussi. 
j,ai dévoré ce roman
marie paule mayer
st-jerome




17 février, 19 h 29 - Hilarant, sympathique, profond, du grand Richler. Les souverainistes qui l'haïssen pour ses articles polémiques dans le New Yorker auraient tout intérêt à laisser de côté leurs préjugés et découvrir ce grand talent littéraire. 
 
Je suid toujours un peu surpris quand on parle de Richler en présence de souverainsyes enragés. ils le détestent mais la plupart n'int jamais lu des romans. Dommage pour eux car ils ignorent un des Québécois le plus admiré à l'étranger. Pas pour ses discours politiques mais pour ses romans savoureux. C'est notre Roth à nous. 
 
Son ""rant"" quand Barney va au Forum voir ses Glorieux perdre , encore, est du bonbon.
le Daveyy
Montreal



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