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Anna braillé ène shot (Elle a beaucoup pleuré) Georges Dor [Essais]
 Georges Dor, poète, chanteur, romancier et désormais essayiste, fait une critique très sévère de la langue parlée au Québec. Critiquant notre langue parlée en la qualifiant de meneu-meneu national, il dénonce le fait que nous ne soyons plus capable d'articuler correctement et qu'ainsi, le "Je suis" devienne "Chu", le "Il" devienne "Y" et que le "Elle" se transforme en "A".

Proposé par : Ève Lemay, Sherbrooke Son appréciation : Cet essai a l'étrange pouvoir de nous faire sentir coupable... Georges Dor nous donne le goût d'améliorer notre langue ou du moins de la protéger!
Son passage marquant du livre : « "Ce qu'il nous faudrait, c'est une loi 101 pour la langue parlée!" » |
 | Commentaire des internautes :

Commentaire Oui, moi aussi j’ai eu l’impression que l’auteur (qui n’était pas linguiste) avait cherché à culpabiliser ses lecteurs. Les formes fautives qu’il dénonce existent vraiment, mais je ne suis pas d’accord avec son analyse. En fait, dans toutes les langues, à l’oral comme à l’écrit, il y a des variantes familières et d’autres plus formelles. Il me semble qu’au Québec la plupart des enfants n’ont pas l’occasion d’apprendre à maîtriser ces différents niveaux de langue, qu’à l’école on tolère bien des écarts à la syntaxe orale (sous prétexte que cela brimerait les enfants si on les corrigeait). Résultat: même à l’université, on trouve des étudiants qui ont de la difficulté à exposer leurs idées; seuls ceux qui auront appris à bien s’exprimer à la maison pourront maîtriser plusieurs niveaux de langue à l’oral (souvent ce sont les étudiants dont les parents sont très instruits). La conséquence de ce laxisme me semble particulièrement perverse: au lieu d’atténuer l’effet des inégalités socio-économiques, l’école les cristallise.
Hélène Couture, Québec 
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