Saison
1999-2000
  Émission du jeudi 23 décembre 1999
   

Les deux pôles de la fête de l’hiver

D’après :
ISAMBERT, François-André.
" Au pied de l’arbre, enfants et cadeaux ",
Autrement
, N° 7, 1976.
 


Je ne sais pas si vous avez fait la même observation, mais il me semble que les deux fêtes, Noël et le Nouvel An, sont bien différentes. Avec Noël, on se tourne davantage vers les enfants, c’est le refuge dans l’enfance, la rentrée en soi-même, alors qu’avec le Nouvel An, c’est l’affirmation, le recommencement, le retour au présent et l’évocation de l’avenir avec les projets, etc. Au temps des Fêtes, il y a donc un pôle qui regarde le passé et un pôle qui regarde l’avenir.

Noël c’est le passé, non seulement parce que cette fête évoque des souvenirs mais aussi parce que, d’une certaine façon, l’adulte se retrouve dans l’enfant, retourne dans l’enfance, pour ainsi dire. " L’enfant dans le modèle dominant de la fête occupe une place centrale ", nous dit François-André Isambert dans un article intitulé " Au pied de l’arbre, enfants et cadeaux ", paru dans l’édition N° 7 de la revue trimestrielle Autrement. Aussi, " l’enfant apparaît comme médiateur dans la mesure où il est occasion d’identification, dans la mesure où l’on se substitue à lui ", dit aussi le professeur de sociologie religieuse. Comme chacun sait, on retrouve notre propre enfance, au moment des Fêtes.

Noël est vécu de façon d’autant plus intense que le retour en arrière est possible et que l’on peut, à l’occasion d’un Noël présent, revivre certains Noël d’autrefois . C’est peut-être pourquoi, personnellement, j’ai un peu de difficulté avec Noël et le temps des Fêtes parce que, dans mon enfance, je n’ai pas le souvenir d’un temps de Noël qui soit très excitant. Alors j’aborde ce temps des Fêtes de façon peu participative, de l’intérieur; je regarde autour, en quelque sorte.

 

   

Nous avons fait un montage parmi des informations toutes aussi tripatives les unes que
les autres, en tenant compte du fait que, depuis maintenant près de deux ans,
tout ce que je vous ai raconté à propos des Fêtes se retrouve sur Internet.
C’est effrayant comme ça devient problématique et gênant de toujours renouveler le propos!
Ce n’est pas facile parce que, par définition, lorsqu’on arrive au temps des Fêtes,
on remue à peu près les mêmes évocations, les mêmes images,
les mêmes symboles que par les années précédentes;
on ne fait que les enrichir en prenant un peu plus d’âge,
et un peu plus de poids...

[rires]

   


     
   

Les symboles associés à Noël

Le grand manteau rouge est un attribut royal.

 

 

 

 

 
  • Les cadeaux de la naissance

Je vois ici que certains chercheurs en sont arrivés à la conclusion que " les présents des rois Mages à l’Enfant Jésus sont devenus les cadeaux faits aux enfants par les parents […] en l’honneur de l’anniversaire de la naissance de Jésus. [D’après certains archétypes], cette version explicitement symbolique du cadeau marque bien une substitution non moins explicite de l’enfant de la famille à l’Enfant Jésus ", ajoute Isambert.

  • Le Père Noël roi

Parmi ces symboles, on retrouve, évidemment, le Père Noël dont je vous ai abondamment parlé, mais je ne savais pas que le grand anthropologue Lévi-Strauss faisait remarquer dans un de ses ouvrages que les Rois Mages et le Père Noël ont quelque chose en commun, en ce sens que tous portent des attributs royaux. Le grand manteau rouge est un attribut royal, mais il faut se souvenir que le bouffon, traditionnellement, était lui aussi vêtu de rouge... C’est d’ailleurs pourquoi, au moment de la Passion, on a recouvert Jésus (qu’on qualifiait de " Roi des juifs ") d’un manteau rouge pour le présenter sous un jour ridicule. C’est l’envers du roi, finalement. Or, le père Noël, c’est aussi un roi et l’envers du roi, d’une certaine façon.

L’arbre de Noël : entre Ciel et Terre

" L’arbre de Noël – le sapin –, est aussi généralement une figure des rapports entre le ciel et la terre, note Isambert. En l’occurrence, sa tête est au ciel, comme l’atteste l’étoile qui couronne le faîte de l’arbre. C’est donc du ciel qu’il tire les cadeaux qu’il produit. Mais l’étoile indique aussi la proximité du schéma de la crèche. Et, de fait, nous retrouvons la descente de la lumière du haut des branches de l’arbre. "

 

   


     
   

La Noël en Nouvelle-France


D’après :
PROVENCHER, Jean.
Les quatre saisons,
Éd. Boréal .
 


Puisque c’est un moment de l’année où l’on évoque volontiers le passé, je suis allé puiser quelques descriptions dans le remarquable livre de Jean Provencher qui s’intitule
Les quatre saisons, aux éditions Boréal. J’en ai parlé à quelques reprises mais c’est toujours agréable de retourner dans cet ouvrage pour voir comment ça se passait autrefois.

Dans son ouvrage, Jean Provencher rappelle entre autres les Noël d’antan : " En Nouvelle-France, dès le début de la colonie, on fête Noël à la manière française. À Québec, dans leur chapelle, les Ursulines élèvent une crèche, entourée de sapins, au grand étonnement des Hurons. "

Puis il cite une chroniqueure du temps : " ‘  Déjà, l’on avait dressé dans la chapelle une grande et belle crèche, où figuraient de hauts sapins verts, arbres chéris des sauvages; à l’ombre de ces sapins apparaissaient les trois personnes de la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph, tandis que dans le lointain se révélait aux yeux des Sauvages étonnés, les anges, les pasteurs et leur troupeaux. "

" Sur le coup de minuit, poursuit Provencher, après avoir fait la salve – car à l’époque on soulignait les événements en tirant du fusil – on assiste à une grande et à une basse messe. Des chants, disparus depuis, comme le Venez Mon Dieu et le Chantons Noé (ça doit être Chantons Noël, en fait) sont entonnés. Parfois, des paroissiens commencent alors à fêter avant le temps, au grand mécontentement des Hurons.

" La nuit de Noël 1645, écrit le chroniqueur des Jésuites, ‘ deux de nos françois s’estant mis à boire, attendant la messe de minuit, s’enyvrèrent avec beaucoup de scandale de quelques françois et sauvages qui les virent; on prescha fortement contre, à raison de ce que les sauvages disoient : 'On nous fait prendre la discipline quand nous nous enyvrons et on ne dit rien aux françois.' Il n’en falloit pas davantage que ce fut dit en public. Monsieur le gouverneur les fit mettre sur le chevalet exposés à un nord-est épouvantable. ’ "

Il n’y avait pas l’Opération Nez rouge à l’époque, vous comprenez… [rires]

   


     
   

Fête planétaire d’une humanité réconciliée par la fraternité


D’après :
ISAMBERT, François-André.
" Fête du moi,
fête planétaire ",

Autrement
, N° 7, 1976.

 

Ce que je trouve de plus sympathique au temps des Fêtes, à propos de Noël en particulier, c’est le fait que ce soit une fête planétaire.

" Il est significatif que la liaison la plus marquée est celle qui unit le sentiment de retour à l’enfance et celui de la fraternité universelle, écrit François-André Isambert dans un articulet accompagnant son article. D’un côté, l’expression d’une attitude artistique, d’un repliement – d’un repli sur soi, si vous voulez – et de l’autre, celle d’une extraversion. Or, l’une et l’autre sont solidaires comme si le retour sur soi permettait de retrouver une communion universelle par l’intérieur et comme si la non-séparation entre les hommes était celle d’une harmonie intime.

 

" Noël c’est d’abord la fête du Moi dans son intimité la plus précieuse.[…] C’est l’élargissement des préoccupations individuelles aux dimensions de la planète.  "

 

" De ce point de vue, Noël c’est d’abord la fête du Moi dans son intimité la plus précieuse, celle du Moi se détachant des liens présents pour remonter, solitaire, la pente du souvenir. […] Mais Noël, c’est aussi l’abaissement momentané, et par là même imaginaire, des barrières sociales. C’est l’élargissement des préoccupations individuelles aux dimensions de la planète, cet élargissement dut-il se borner à une attention distraite ou à un don minime. C’est, enfin, de manière beaucoup plus efficace, le tabou de la violence, tabou étroitement limité dans le temps, simple trêve, incapable de résoudre les conflits fondamentaux, mais capable de donner momentanément l’illusion de l'humanité réconciliée.

" Le paradoxe de cette bipolarité de Noël,
qui n’est pas un antagonisme entre deux tendances, mais synthèse des extrêmes, de l’individuel et de l’universel, de l’intime et du mondial ou du planétaire,
ne pouvait se faire dans le cadre d’une mentalité logique ",
poursuit Isambert.

" Si chacun trouve au fond de lui-même et de ses souvenirs
une aspiration vers l’abolition de tout conflit,
l’extension de cette paix microscopique et la réalisation d’une intimité mondiale ne pouvaient se faire que dans un cadre de nature religieuse et de merveilleux. "

" […] Si l’orientation ultime de la fête de Noël actuelle ne se trouve pas dans cette réconciliation du Moi et d’une humanité que la vie moderne présente comme hostile, et si l’univers du merveilleux ne vient pas suppléer à l’univers religieux, lorsque celui-ci vient à pâlir, afin d’effectuer cette réconciliation en une sorte de rêve éveillé ", que reste-t-il? Isambert explique plus loin que c’est le cadeau qui va marquer la dimension planétaire des fêtes de Noël.


D’après :
ATTALI, Jacques
Dictionnaire du 21e siècle,
Éd. Fayard, 1998.

 


L’appel de la fraternité

" À Noël, écrit Isambert, apparaît un désir d’amélioration des relations entre les hommes. Mais on voit aussi se manifester une déception devant la discordance entre l’image idéale et la réalité. Le thème de la paix est le plus fréquemment évoqué à ce propos, surtout chez les plus jeunes. […] De même, les misères et les solitudes sont évoquées assez fréquemment, avec une sorte de sentiment d’impuissance ", tant le contraste est grand entre cette solitude et l’appel de la fraternité que représente le temps des Fêtes.

Toujours sous le signe de la fraternité, on s’est lancé dans Le Dictionnaire du 21e siècle de Jacques Attali pour revoir un peu ce qu’il dit à propos du terme Fraternité .


Noël est donc une fête qui est appelée à devenir de plus en plus importante au fur et à mesure que va se développer la conscience planétaire.

 

Ce qui est hautement tripatif à propos de Noël, c’est qu’on est arrivé à un point où c’est la dimension planétaire de cette fête qui nous intéresse particulièrement. Comme elle prend appui sur le calendrier qui devient le même pour tout le monde, et du calendrier cosmologique avec les deux solstices, les deux équinoxes, etc. Noël est donc une fête qui est appelée à devenir de plus en plus importante au fur et à mesure que va se développer la conscience planétaire.

Ce sentiment de fraternité que l’on évoque au temps des Fêtes et qui est probablement appelé à favoriser l’éclosion de la conscience planétaire, on le retrouve plus modestement dans le rituel de la guignolée.

 

   


     
   

Petite histoire de la guignolée

D’après :
PROVENCHER, Jean.
Les quatre saisons,
Éd. Boréal .

 

 

Je me suis replongé encore une fois dans l’ouvrage de notre ami Provencher, Les quatre saisons, car on y trouve justement un passage qui est consacré à la guignolée.

" Le temps des Fêtes se caractérise par des tournées de quêtes; on demande aux mieux nantis de partager leurs biens avec les plus démunis. Aussi, repus et en pleine célébration, les paroissiens sont d’abord sollicités par le curé à l’occasion de la fête de l’Enfant Jésus. Dans certaines paroisses, le bedeau passe de maison en maison afin de subvenir à ses besoins, mais la quête la plus importante est sans aucune doute celle de la guignolée.


Le
gui

" On ne s’entend pas sur l’origine de cette très vieille coutume venue de France. Des ethnologues la font remonter à l’époque druidique, quand les prêtres de la Gaule antique cueillaient le gui au Jour de l’An sur les chênes des forêts sacrés, en poussant le cri de réjouissance : ‘ Au gui l’an neuf!’  " Ainsi le partage, les dons, les cadeaux sont associés, d’une certaine façon, à cette vieille coutume des guignoleux.

Jean Provencher signale qu’on peut aussi dire les " ignoleux ". Il raconte que, dans le Québec d’autrefois, " ‘ les ignoleux ’ se voient de loin; ils forment une joyeuse bande défilant en désordre. ‘ V’là la guignolée! ’, s’écrie soudain l’un des marmots. Alors, du plus jeune au plus vieux, on ‘ se poussaille ’ pour s’habiller et aller au devant des quêteurs. Le père et la mère préparent une collation et mettent sur la table les dons faits aux pauvres. […]

" Presque toutes les maisons de la paroisse sont ainsi visitées. La quête terminée, on divise en lots les produits récoltés avant de se rendre cette fois-ci chez les plus démunis. Quel bonheur alors pour eux de recevoir des vivres, des vêtements, une provision de bois de chauffage! " Il faut dire qu’à cette époque, les gens étaient très paroissiaux, très voisins les uns des autres.

   


     
   

Fête universelle de la lumière

 

 

 

 

Le caractère universel de la fête de Noël tient à ce que justement c’est une fête qui évoque le jour le plus court de l’année. Comme pendant l’hiver la lumière se fait beaucoup moins généreuse que pendant l’été, c’est la raison pour laquelle on retrouve cette fête de l’espérance du retour de la lumière dans toutes les traditions.

Par exemple, chez les juifs, on fête le jour de la Dédicace ou des Lumières vers la fin de décembre (du 14 au 21) : la Hanoukka. On allume des bougies et c’est un rituel qui est cousin du Noël chrétien.

Ce qui me fait penser à Sainte-Lucie, qui est ma sainte préférée depuis que j’ai appris qu’elle était l’ancêtre de la Fée des étoiles. Lucie veut dire Lumière, lux. On la fête le 13 décembre, mais avec les changements de calendrier, sa fête devrait se retrouver autour du 23 décembre. Sa fête, au départ, était donc très associée au solstice.

 


" À la Sainte-Luce, les jours croissent du saut de puce. "

 

 

Voyons ce qu’on apprend de Sainte-Lucie dans Le Quillet : Lucie, ou Luce, aurait vécu de 281-304. Vierge et martyre, elle est née à Syracuse. On la fêtait autrefois le 13 décembre (dans le calendrier julien), mais sa fête est aujourd’hui célébrée le 23 décembre. D’où le dicton populaire : " À la Sainte-Luce, les jours croissent du saut de puce. " La Sainte-Lucie, c’était donc la fête de l’espérance de la lumière, au moment du solstice d’hiver, et de Noël pour nous. Comme tout cela se tient!

Ainsi, notre fée des étoiles est un peu devenue la réincarnation de Sainte-Lucie, qui est elle-même la réincarnation d’une déesse du Nord, une déesse hyperboréenne. On conserve encore la tradition de la fête de la Sainte-Lucie plus particulièrement dans les pays du Nord, en Suède, notamment. Vous avez sûrement remarqué, dans les films d’Ingmar Bergman, ces petites filles portant sur la tête une couronne de petites bougies allumées? C’est joli, c’est fascinant et en même temps, ça fait un peu peur car on se dit qu’elles pourraient brûler leur belle chevelure dorée.

Noël correspond à l’un des moments importants du cycle annuel de la lumière, puisqu’on touche à ce moment-là le fond de l’année. Quand on chante Il est né le divin enfant, on investit en cela notre espérance de la lumière, au moment où l’on touche le fond des ténèbres, le milieu de la nuit, par opposition au triomphe de la lumière six mois plus tard. Je sais que ce discours peut vous sembler familier mais il faut rappeler que dans plusieurs traditions religieuses on fait naître le Sauveur à cette époque de l’année car il incarne la lumière.

Jour/ nuit, esprit/ matière,
divin dans la matière,
cette opposition permet de prendre conscience de l’esprit dans la matière.

Dans l’émission de Noël, l’an dernier, on parlait de psycho-matière . Les physiciens en parlent de plus en plus d’ailleurs, pas nécessairement en employant ces mots-là mais de la présence de l’énergie dans la matière. Autrement dit, de la lumière dans l’obscurité.

   


Le miel est aussi un symbole associé à la lumière, car il est la nourriture la plus lumineuse qui soit. On le retrouvait d’ailleurs dans les rituels où l’on évoquait la lumière. La légende assure que Pythagore ne se nourrissait que de miel – que de lumière, symboliquement, donc.

   
  • du symbolisme de la lumière et de la recherche de la transparence


Ce sont de petits éclats de ténèbres qui se manifestent dans notre vie quotidienne et qui nous obligent à prendre conscience d’une autre réalité à l’intérieur de nous.

Quand on se familiarise avec les symboles, on se rend compte que l’on appartient à un tout qui fonctionne d’une façon parfaite (même si parfois, dans notre vie personnelle, on se perçoit comme tellement imparfait…). Ce sont de petits éclats de ténèbres qui se manifestent dans notre vie quotidienne et qui nous obligent à prendre conscience d’une autre réalité à l’intérieur de nous, et de nous orienter vers l’autre réalité qui est la lumière, en somme. On voit, par exemple, que l’esprit qui est lumière s’incarne et devient matière, ensuite la matière retient la lumière prisonnière, puis il faut que cette lumière puisse se délivrer de la matière. Encore faut-il avoir l’espoir qu’on puisse le faire pour y parvenir.

Imaginer qu’on le fait déjà, qu’on est en train de se purifier,
devenir transparent, etc., c’est le début.
Tout le vocabulaire de la démarche psycho-spirituelle
est une démarche qui passe par la lumière.

Par exemple, lorsqu’on dit " devenir transparent ", cela signifie permettre à la lumière de se manifester à travers nous parce ce que si on est opaque, elle ne peut se manifester à travers nous. Pour arriver à cet état de transparence, il faut travailler au plan psychique pour nettoyer nos émotions, nos sentiments, tout ce qui peut être négatif en nous et qui est de la nature de l’opacité. Ce qui nous rend épais, ce qui empêche la lumière de passer. Ce cheminement, c’est le sens profond de la fête de Noël. L’espérance de la lumière ne doit pas être perçue de façon passive, au contraire elle doit nous encourager à aller à la recherche de la lumière, de façon à diminuer notre opacité pour devenir plus transparent.

Quand on se trouve dans une phase dépressive, on a justement le sentiment de se trouver dans un labyrinthe obscur, terré dans les ténèbres, pour ainsi dire; alors que lorsqu’on en sort – car on finit par en sortir –, on découvre à l’extérieur que tout est lumière, finalement.


  • psychologie du triomphe de la lumière

Paul Diel, le grand psychologue qui a entre autre parlé de la motivation, disait : " Le soleil illuminateur et le ciel illuminé symbolisent l’intellect et le surconscient. " Dans son langage, l’intellect correspond à la conscience, et l’esprit au surconscient. C’est ainsi que le soleil et son rayonnement, anciennement symbole de fécondation, devient le symbole de l’illumination. C’est une clé qui permet de renouveler à la lumière de l’analyse psychologique toute l’interprétation des mythes qui montre en action les héros et les dieux solaires.

On trouve la même analogie dans l’alchimie quand on parle de soleil noir,
qui est la matière première.

Tout se passe comme si la matière la plus lourde, la plus épaisse, était constituée en somme de particules de lumière, mais qu’il ne nous était pas possible de prendre conscience de ce que la matière contient. Alors on appelle cette matière le soleil noir, matière non encore dévoilée, encore masquée, non encore travaillée pour revenir à la démarche alchimique qui consiste en un travail au niveau de la matière.

 

Mais en même temps ce travail s’effectue au niveau de soi,
au niveau de sa propre évolution :
sur cette matière première que nous sommes finalement,
non encore travaillée, donc obscure,
non encore mise sur la voie d’une évolution.

En psychologie, pour l’analyste, le soleil noir représente l’inconscient dans son état le plus élémentaire. De cet inconscient, il faut, comme à travers le chaos, parvenir à l’éclairer petit à petit et c’est ainsi, en éclairant l’inconscient, qu’on remonte vers la lumière.


Par définition, l’infini ne peut pas être divisé; alors si nous participons de l’infini, nous participons de la même conscience, soit de la même lumière.


 

 

La lumière est à retrouver mais le sens de la fraternité également, puisqu’on partage aussi le même destin, la même Lumière, au fond. Le grand secret derrière la fraternité c’est qu’il n’existe qu’une seule grande conscience. Par définition, l’infini ne peut pas être divisé; alors si nous participons de l’infini, nous participons de la même conscience, soit de la même lumière.

 

 

   


     
   

De la lumière à la paix

D’après :
Manifeste 2000
 – pour une culture
de la paix
et de
la non-violence

 


http://www2.unesco.org
/manifesto2000/fr
/fr_depart_t.htm

 

 

Tout cela nous amène à parler un peu de la paix,
parce que la fraternité
n’a de sens
que si l’on arrive à découvrir
cette paix
en nous
et dans le monde.

L’an 2000 qui s’en vient doit être un nouveau départ,
l’occasion de transformer ensemble la culture de la guerre et de la violence
en une culture de la paix et de la non-violence. "

 

Je sais qu’on peut avoir des doutes à ce sujet, mais il faut quand même y croire un peu pour arriver à cette transformation.

" Pareille transformation exige la participation de chacune et de chacun, écrit-on dans le Manifeste 2000 – pour une culture de la paix et de la non-violence. Elle doit offrir aux jeunes et aux générations futures des valeurs qui les aident à façonner un monde plus juste, plus solidaire et plus libre, digne et harmonieux et prospère pour tous. La culture de la paix rend possible le développement durable, la protection de l’environnement et l’épanouissement de chacun. " La culture de la paix, c’est le grand thème qu’on pourrait tirer de la symbolique reliée au temps des Fêtes et de Noël en particulier.

Si je vous parle de cela, c’est qu’en novembre 1997,
l’Assemblée générale des Nations  Unies
a proclamé l’an 2000
Année internationale de la culture de la paix,
dont L’UNESCO assurera la coordination des activités.

Plusieurs récipiendaires du Prix Nobel de la paix se sont réunis à Paris à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme pour créer ce qu’ils ont nommé Le Manifeste 2000 pour une culture de la paix et de la non-violence.

Ce sont des faits importants, et nous aurons l’occasion d’en reparler quand nous aurons dépassé le fameux bogue…

JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE !

 

   


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