Saison 1999-2000 |
Émission du mardi 30 novembre 1999 | ||
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Parlons d’odorat |
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Un sens archaïque C’est un sens qui est plutôt refoulé maintenant chez nous, civilisation oblige. En inhibant notre animalité, nous avons refoulé le sens qui est probablement le plus associé à l’animalité. Pourtant, on emploie tellement de termes reliés à ce qui est olfactif, au sens figuré. Par exemple, on dira d’une mauvaise affaire qu’elle sent mauvais, ou on parlera de quelqu'un en disant qu'on ne l'a pas en odeur de sainteté; ou encore, en parlant de quelqu’un : " Lui, je ne peux pas le sentir! " Mais tout cela demeure métaphorique puisque, en même temps, on a banni tellement d’odeurs naturelles, comme s’il fallait que ça ne sente rien dans notre environnement. La preuve : si quelqu’un s’approche et qu’il a une odeur, on trouve ça difficile à vivre. Quand le chien sort du marais ou qu’il revient d’une promenade sous la pluie… Y a-t-il quelque chose qui sent plus bizarre qu’un chien mouillé? On a beau l’essuyer, il sentira le chien mouillé pendant sept, huit heures. Et s’il vient se coucher dans le lit, c’est le drame! C’est fou ce que ça peut avoir d’importance les odeurs dans nos vies de civilisés, nous qui avons perdu le sens de l’odorat! |
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Il y a aussi l’évocation de certains souvenirs provoquée par l’odorat. J’avais envie d’intituler cette rubrique : Pour en finir avec la petite madeleine de Proust, parce qu’à chaque fois qu’il est question d’odeurs qui éveillent des souvenirs, tout le monde pense à ce roman de Marcel Proust dans lequel il décrit ses impressions en dégustant une madeleine, cette petite pâtisserie moelleuse à mi-chemin entre le gâteau et le biscuit. Cela fait remonter en lui toutes les émotions de son enfance. |
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Chez moi, l’évocation de souvenirs se présente très souvent en promenant le chien, surtout au printemps, avec l’humidité de l’herbe jeune, ou l’automne, avec l’herbe qui a séché au soleil et qui est en train de pourrir; tout ça me rappelle la campagne. |
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Framboises,
mûres, tomates, tout goûte la même chose : l'eau…
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Comme la plus grande partie de la famille de mon épouse habite encore à la campagne, où l’on s’impose la corvée absolument surprenante et merveilleuse pour les autres d’aller cueillir les petites fraises des champs, j’ai eu la chance extraordinaire d’en déguster l’été dernier. Quel plaisir de retrouver des fraises remplies de goût et qui sentent tellement bon la fraise! À un point, que je les ai fait sentir à mon chien. |
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afin de mieux me comprendre ! |
Parmi les philosophes, certains ont parlé de l’odorat. André Holley se présente quant à lui comme un grand spécialiste de l’odorat : il est professeur de neurosciences et responsable de l’équipe " Processus neurosensoriels et cognitifs de l’olfaction ". Dans son Éloge de l'odorat, il rappelle dans son introduction que Nietzsche " fait de l’odorat son cheval de bataille dans sa contestation de l’idéalisme et du christianisme, coupables à ses yeux d’avoir engendré la mauvaise conscience de l’homme en le coupant de son passé animal ". Je précise tout de suite que le livre de Holley est écrit de manière a être compris. Je me suis plongé avec intérêt dans cet ouvrage intitulé L’éloge de l’odorat, paru aux éditions Odile Jacob, afin de mieux me comprendre et aussi mieux comprendre mon chien. Freud s’est beaucoup intéressé à l’olfaction et, plus exactement, à ce qu’il appelait la régression chez l’homme civilisé de cette qualité de l’olfaction. " Dans Malaises de la civilisation, ne fait-il pas du refoulement organique de l’odorat – car ce sens fait véritablement l’objet d’un refoulement; voyez, par exemple, le nombre de démarches que l’on s’impose pour faire oublier sa propre odeur : on se lave beaucoup, on se désodorise, on se parfume, etc. – la condition de naissance de la civilisation? " remarque André Holley. L'auteur précise que nous sommes devenus capables de créer une civilisation, un groupe humain avec des valeurs et tout, non parce que l’olfactif a disparu, mais parce que l’importance de cela a commencé à s’atténuer, lorsqu’elle n’a eu qu’une importance secondaire, pourrait-on dire. Mais tout à coup, les contrôles de l’environnement olfactif se traduisent par des attitudes contradictoires. " Commencé dans un esprit d’hygiène publique, à une époque prépastorienne (avant Pasteur) où les miasmes et les pestilences étaient accusés des méfaits qu’on attribuera plus tard aux microbes – mais, comme chacun sait, ce n’est pas parce que ça sent mauvais que c’est néfaste pour la santé : voyez certains fromages qui puent tellement qu’on aurait envie de leur dire : allez donc faire un tour! [rires] –, la lutte contre les odeurs s’intensifie de nos jours ", explique l'auteur. Mais " les tentatives pour contrôler l'environnement olfactif humain traduisent également des attitudes contradictoires ", dit-il aussi. |
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Si on vous apporte un poisson et que vous le reniflez comme fait le chien, vous serez considéré comme un rustre. |
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Par exemple, on s’est rendu compte que les liens olfactifs qu’entretient la mère avec son nouveau-né sont extrêmement importants. Des expériences sérieuses ont été menées de ce point de vue-là et la façon dont on a procédé peut nous sembler curieuse : on a fait venir des mères et on a récupéré un certain nombre de couches de leurs bébés, puis on a demandé à ces mamans de sentir les couches pour voir si elles pouvaient reconnaître celle de leur bébé. Elles ont réussi le test. Habituellement, les mamans n’aiment pas beaucoup que l’on raconte ce genre de choses… Cela me fait penser au livre du docteur Michel Oden : Votre bébé, est le plus beau des mammifères . À chaque fois que je mentionnais ce titre-là, je voyais les dames prendre une expression un peu contrariée. Les messieurs sont plus indifférents, mais les mamans n’aiment pas du tout qu’on rappelle notre animalité qui semble se manifester au cours d’événements naturels comme l’accouchement, l’allaitement, etc. |
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" L'odorat
suscite à la fois méfiance et fascination ." |
Au cours de l’évolution, on constate que la vue a pris une importance considérable et que, dans le même temps, l’odorat, a perdu de son importance. |
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" À notre époque, quelle valeur peut bien avoir une représentation olfactive du monde environnant, pour une civilisation de l’image dans laquelle la vision excelle à démontrer précisément son formidable potentiel de représentation et sa parfaite adaptation au fonctionnement cognitif des humains grâce à son alliance féconde avec le langage par l’écriture ", s’interroge André Holley. Sentir, c’est incorporer l’odeur en nous pour pouvoir l’identifier. C’est une des façons de percevoir notre environnement. On l’intériorise, alors que pour la vue, c’est le contraire : on regarde ce qui se passe à l’extérieur de soi, autrement dit. Plus loin, notre auteur écrit : " Il y a donc une part de nostalgie dans l’attrait renouvelé pour l’odorat. " C’est bien ce qui se produit maintenant puisqu’on arrive à concevoir et à utiliser des odeurs qui vont favoriser la vente, par exemple. À notre époque, tout passe par le commerce, et encore pour un certain temps, je suppose. Par les odeurs alléché... |
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Pensez-vous que les boutiques qui vendent le fudge ont pris la peine d’installer des affiches publicitaires? Pas du tout! |
Je me souviens alors que je travaillais avec une équipe, quelques années après Expo 67, à la conception d’un pavillon pour une autre expo qui devait avoir lieu à l’étranger, nous avions eu cette idée – que nous trouvions brillante – d’avoir sur place un boulanger qui, de l’ouverture à la fermeture de ce pavillon, ferait cuire du pain comme on le faisait autrefois dans les campagnes. Je ne sais pas si je vous ai raconté cette autre histoire. Celle-ci à propos de Cape Cod. Sur la rue qui mène à la jetée, il y a plusieurs boutiques qui vendent des t-shirts, des chapeaux, etc. : et on en trouve deux ou trois qui donnent dans le fudge maison. Pensez-vous que les boutiques qui vendent le fudge ont pris la peine d’installer des affiches publicitaires? Pas du tout! Ils fabriquent leur fudge eux-mêmes dans une grande bassine de cuivre, avec une grosse cuillère, et au-dessus ils ont placé un éventail énorme qui pousse un courant d’air de fudge sucré qui se rend jusqu’au trottoir. C’est fascinant de voir les gens nez en l’air – un peu comme le chien – en train d’attraper ces bonnes odeurs puis se diriger tout droit dans le magasin, " par l’odeur alléché ", aurait dit Lafontaine.
Selon Holley, on assisterait à une nostalgie écologique également. " Nostalgie écologique d'un paradis perdu où la rose fleurait bon la rose, quand les fruits n’étaient pas calibrés, que le ver était encore dans le fruit, mais que la pomme sentait bon la pomme, d'expliquer Holley. Nostalgie d’une vie plus simple, plus intuitive, sensorielle et plus sensuelle. Attrait pour un monde qui recèlerait des secrets et des mystères qui échapperaient encore à l’orgueilleuse prétention de la froide raison d'expliquer la Nature et l’homme dans un langage que seuls les initiés arrivent à comprendre. " Il faut dire que la raison, c’est très associé à la vue. Si on dit, par exemple : " Regardons cette chose de près ", cela veut dire " analysons-la ", " usons de notre raison ". |
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Nouvelles découvertes à propos des hémisphères du cerveau |
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Je vais maintenant vous entretenir très brièvement d’un thème véhiculé par le Nouvel-Âge, et beaucoup repris par la suite jusque ad nauseam : les deux hémisphères du cerveau, dont l’un est plus rationnel et l’autre est plus analogique, imaginatif. On tend à dire, par exemple, qu’un des hémisphères serait plus masculin, un hémisphère logique, si vous me permettez l’expression mesdames, tandis que l’autre hémisphère serait plus féminin, c’est celui qui perçoit de façon plus globale, plus émotive. Qui est le perdant? Qui est le gagnant? Je n’en sais rien. Mais il y a du nouveau dans ce domaine. On doit à Paul Broca, un chirurgien et anthropologue français, d’avoir constaté que la destruction d’une zone du cortex dans l’un des hémisphères rendait incapable de parler. C’est ce qu’on a appelé " l’aire cérébrale de Broca ". Depuis, petit à petit, on a mis à jour plus d’information sur la complexité du cerveau. Je profite de l’occasion pour mettre un bémol sur cette différence très grande qu’on faisait, il y a encore quelques années, entre les deux cerveaux car, à vrai dire, on a découvert depuis que lorsqu’un des hémisphères ne fonctionne plus, l’autre prend la relève, quel que soit le fonctionnement oblitéré. Il y a donc là une adaptabilité très grande chez les êtres humains.
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Ronald Myers et Roger W. Sperry sont les chercheurs qui ont travaillé à faire ces expériences qui ont mené à la découverte du cerveau divisé. Dans leur démarche, ils sont allés jusqu’à sectionner le pont de fibres reliant les deux hémisphères du cerveau, le corps calleux donc, chez le chat, pour voir ce qui se passait lorsqu’on annihilait le fonctionnement d’un des deux hémisphères en faveur de l’autre. J’ai été un peu surpris des conclusions de cette étude, parce que j’ai toujours beaucoup défendu l’importance de cette distinction que l’on faisait entre le fonctionnement des deux hémisphères . C’est encore vrai, on dit d’ailleurs dans cette même étude dont les principales conclusions ont fait l'objet d'un article dans le N° 97 de Sciences humaines : " S’il est vrai que ces expériences montrent que, globalement, l’hémisphère gauche est plutôt verbal et le droit un visuo-spatial, les chercheurs durent nuancer ces différences, dit-on – à partir des recherches qui ont été faites par l’équipe du professeur Sperry. – En effet, l’hémisphère droit se révéla capable de compréhension verbale, même si elle était plus limitée que dans l’hémisphère gauche. [Par les expériences qui ont été faites], il semble que la spécialisation hémisphérique ne soit pas exactement la même chez les hommes et chez les femmes. " Il y aurait donc bien une différence dans le fonctionnement des deux hémisphères du cerveau chez l’homme et chez la femme. " Chez ces dernières,
l’hémisphère droit est impliqué dans certaines tâches
de traitement du langage, alors que ce n’est pas le cas chez les hommes ",
relate l'auteure de l'article, Gaëtane Chapelle. D’ailleurs, on croit
en général que les femmes sont plus douées que les
hommes pour la communication… " La situation est la même
chez les gauchers chez qui l’hémisphère droit participe
plus au langage que chez les droitiers ", dit-elle encore.
C’est très étonnant de voir jusqu’à quel point on
arrive à la conclusion que les gauchers ont une démarche
du cerveau beaucoup plus féminine que la moyenne des ours mâles –
si j’ose dire [rires]
" D’autres expériences amenèrent les chercheurs
à ne pas distinguer les capacités des deux hémisphères
en termes de caractéristiques verbales ou visuo-spatiales,
explique encore l'auteur, mais plutôt en termes de globales et
analytiques ", une perception analytique étant l’effet
plutôt de l’hémisphère gauche du cerveau et le global
étant plutôt la perception de l’hémisphère
droit. On rappelle ici que " l’intérêt pour les ‘ spécialités ’
hémisphériques n'est pas resté limité au milieu
de la recherche ". Je ne sais pas si vous vous souvenez
de cette époque où l’on parlait de cette distinction entre
les deux hémisphères à propos de tout et de rien.
Sperry lui-même avait attiré l’attention des politiques responsables
de l’éducation aux États-Unis pour signaler que le système
éducatif favorisait excessivement le style de pensée de
l’hémisphère gauche. Donc, le rationnel au détriment
de l’intuitif. Mais, d’une certaine façon, c’est plus facile d’organiser
un programme scolaire en fonction de l’hémisphère logique
qu’en fonction de l’hémisphère analogique…. " On a vu, par exemple, qu’une conversation courante contenait à la fois des éléments purement verbaux, de poursuivre l'auteure – donc provenant d’un des hémisphères – et mélodiques (le ton employé) et émotionnels. " Alors là on pense à l’autre hémisphère. Bref, il y a une partie du cerveau qui va percevoir la partie logique du message, alors que l’autre partie du cerveau va plutôt en percevoir le côté, disons, émotif. Nous sommes une merveilleuse machine. Et c’est mon émerveillement que je partage avec vous... |
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| Une autre façon de s’émerveiller, avec Albert Jacquard | |||
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Si vous me demandez quel est, selon moi, l’être le plus engagé au sens d’engagement social qu’il m’ait été donné de rencontrer dans ma vie – et je dois dire que j’en ai croisés plusieurs qui s’occupaient de l’humanitaire, de l’économie, de la santé, du rapport entre les peuples, etc. – le premier nom qui me vient à l’esprit est celui d’Albert Jacquard. Quel incroyable personnage que ce Albert Jacquard! On le retrouve à parler de génétique des populations, d’éloge de la différence, etc. Dans sa bibliographie, je trouve ici parmi la liste de ses ouvrages français et anglais :
Et ça continue longtemps comme ça.
J’ai sous les yeux le contenu d’un entretien qu’il a accordé à Edmond Blattchen à l’émission " Noms de dieux ", diffusée à la télévision belge en octobre 1994. Je souligne que plusieurs des enregistrements de cette émission ont fait l’objet d’une coédition Liège et Stanké. L’émission d’aujourd’hui, comme vous avez pu le constater, a été placée sous le signe de l’émerveillement. Nous allons donc terminer avec Jacquard qui va nous enseigner une autre façon de s’émerveiller. " La vie est une légende! On a besoin de mots pour expliquer un certain nombre de choses mais, de temps en temps, ces mots changent de sens. Pour moi, le mot vie a changé de sens depuis qu’on a inventé l’ADN – et qu’on a de cette façon démontré les liens qui existent (sous-tendus dans son propos entre toutes les espèces qui existent sur Terre et chacun d’entre nous). On n’a qu’à penser que l’ADN d’un singe est à 99 % semblable au nôtre |
" La vie n’est pas apparue comme un événement étrange; non, ce qui est arrivé, c’est une continuité dans l’apparition d’objets de plus en plus riches ou complexes. " |
" On est maintenant en présence d’un univers étrange qui n’a pas créé la vie – ça ne veut rien dire –, se reprend le scientifique, la vie n’est pas apparue comme un événement étrange; non, ce qui est arrivé, c’est une continuité dans l’apparition d’objets de plus en plus riches ou complexes. Parmi ces objets, il y a eu l’ADN. L’ADN est devenu de plus en plus complexe et peu à peu cela a donné la fameuse Évolution dont nous sommes aujourd’hui l’aboutissement, avec nos cousins les animaux et les plantes. " Et c’est formidable de penser que nous ne sommes plus que des objets dans l’Univers – et quand je dis plus que, ce n’est pas pour nous minimiser; au contraire, c’est pour dire : je suis un objet sécrété par l’Univers! Et quand je m’émerveille de ce que je suis capable de faire, en tant qu’être humain, je m’émerveille que l’Univers ait pu me construire! Oui, l’émerveillement est généralisé, l’émerveillement est étendu à tout cet Univers. " Il y a toujours beaucoup d’autres choses intéressantes que l’on pourrait dire comme, par exemple : " Et voilà que cela arrive au cours de ce siècle extraordinaire, au fond, le plus fabuleux de tous ceux que l’humanité a vécus, ce 20e siècle où l’on a compris tellement de choses qu’on est devenu enfin les créateurs de l’homme! " Mais il nous faut maintenant apprendre à vivre avec cela… |
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