Saison 1999-2000 |
Émission du mardi 23 novembre 1999 | |
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Des jouets pour les amateurs d’Histoire… morbide |
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J’ai sous les yeux une photographie qui représente une de ces petites voitures décapotables avec lesquelles les enfants s’amusent, et on y voit à l’intérieur les personnages suivants : John Kennedy, Jackie Kennedy, le gouverneur, sa femme, et le chauffeur, juste avant l’assassinat à Dallas. " Si vous n’avez pas encore choisi le cadeau de Noël du petit, voilà une idée ", écrit-on dans le magazine français Marianne (15-21 novembre 1999). C’est tout de même incroyable qu’on puisse offrir à des enfants une voiture comme celle-là, mais cette photo publicitaire en est la preuve. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’on vende en option le fusil qui a fait éclater la tête du Président… |
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La saga du pantalon chez les femmes : |
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Une histoire de pantalon maintenant. Je me suis intéressé tout à coup à cet article de Anny Goudet qui parle des origines du pantalon, celui qui est porté par les femmes, en particulier. On dit que le pantalon pour la femme représente une conquête extraordinaire. C’est curieux car, personnellement, j’ai toujours trouvé qu’elle semblait plus confortable dans des robes. Pour des raisons anatomiques, parce qu’avec la robe, la fourche est libre alors qu’avec le pantalon, elle devient encombrante…
Puis, en 1910, arrive Paul Poiret, le couturier français, qui est le premier des grands créateurs à avoir créé cette mode du pantalon pour les femmes. Il avait deux ambitions : libérer la femme de ses corsets – je ne parle pas de ceux-là, un peu coquins, qu’elle porte avant de se coucher… [rires] – et la vêtir de pantalons bouffants, à l’orientale. " En 1911, relate l’auteure de cet article, dans l’Illustration, un journaliste rapporte qu’il a vu : ‘ Des jeunes femmes se risquer sur les boulevards parisiens vêtues d’un costume néo-oriental. La robe-pantalon leur permet de monter en voiture, de descendre d’un trottoir, et au besoin de nouer un lacet rebelle sans aucune entrave. ’ La robe-pantalon descend dans la rue. " |
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![]() Marlene Dietrich |
À cette époque, Colette, la grande écrivaine amazone, rouspétait : " La jupe, oui. La culotte, oui. La jupe-culotte, non! " Coco Chanel a fait beaucoup pour instaurer cette mode, également. C’était même, dit-on, " une grande prêtresse du pantalon ". Marlene Dietrich, fut l’une des grandes ambassadrices du pantalon sur la planète. On rappelle ici que, pendant un tournage à Versailles, elle allait et venait librement dans les rues vêtue d’un pantalon, et que ça avait fait scandale. Après la Deuxième Guerre mondiale, Grace Kelly, Katherine Hepburn, Lauren Bacall – qui sont justement des femmes de caractère – " font du port du pantalon un art de vivre et incarnent ainsi la femme nouvelle, celle qui a un métier, des amours et pas de mari, avant l’âge de raison… " Bien sûr. | |
À
ce moment, sont arrivés les
fameux jeans. Les fabricants de jeans s’étaient
rendu compte que faire les jeans pour les hommes (car c’était au
départ un vêtement de travail), c’était payant, mais
que si on en faisait aussi un vêtement que les femmes pourraient porter,
un vêtement un peu plus sport qui serait appelé à devenir
d’un certain chic, ce serait encore plus rentable. Une de ces compagnies
a " sponsorisé ", comme on dit maintenant en
France, le jeans porté par Marilyn Monroe dans Bus Stop. Le
fait qu’elle ait porté le jeans dans ce film en 1956 représente
un des moments forts de l’affranchissement
de la femme, de la naissance de l’androgynie
à notre époque. |
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![]() Violon de Ingres (Photo : Man Ray) |
Dans les photos de femmes nues du début du siècle, par exemple, on les voyait toutes rondes, avec des hanches bien marquées, des cuisses assez fortes, etc. Puis, à partir de 1925, arrive la mode de la femme un peu garçonne, alors le type de la femme ronde s’est mis à disparaître pour favoriser la longiligne. Aujourd’hui, la femme à courbes a presque disparu ou presque. C’est un peu comme si, pour suivre le type physique à la mode, le corps de la femme se transformait à loisir, tantôt rond, tantôt mince. C’est un des phénomènes curieux de l’adaptation, semble-t-il. Toujours est-il qu’on fabrique maintenant
plus de pantalons pour femmes que de jupes, précise cet article.
En ce qui me concerne, toujours pour des raisons anatomiques, je cours m’acheter un kilt… |
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Le jugement fout le camp! |
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GRAND’MAISON, Jacques. Quand le jugement fout le camp, Éd. Fides, 1999. |
J’ai des choses intéressantes à vous communiquer à propos d’un ouvrage majeur, quant à moi. " Avant toute considération morale, il est question ici de cohérence culturelle et philosophique. Quand on justifie à peu près n’importe quoi, on se plonge dans une indifférenciation, une déculturation du sens, du jugement et de la conscience ", écrit Jacques Grand’Maison, le prêtre sociologue, dans un livre remarquable qui s’intitule Quand le jugement fout le camp, paru chez Fides.
En gros, c’est une réflexion critique sur l’évolution de la société québécoise et nord-américaine, qui s’en remet de plus en plus à la logique juridique pour régler les différents problèmes qui se posent. " L’auteur, écrit-on sur la quatrième couverture, dénonce certaines tendances qui déstructurent ce qu’on a de plus spécifique comme être humain – ce qui en reste du moins –, à savoir le discernement, l’intelligence critique, la conscience, la liberté intérieure, l’articulation du sens, le choix judicieux des valeurs à privilégier... " Cet ouvrage arrive à point nommé car nous assistons à une déculturation du sens, du jugement et de la conscience. Par exemple, à propos de l’indifférenciation et de la ségrégation des générations, il rappelle " qu’on a décrété que, désormais, les adultes devaient s’aligner sur les jeunes, sur la culture juvénile ". Entre parenthèses, il met le nom de Margaret Mead, cette ethnologue qui fut la première à affirmer que l’évolution allait dans ce sens-là. Jacques Grand’Maison fait observer : " N’était-ce pas se discréditer soi-même comme adulte, surtout dans sa propre tâche de transmission? On paie cher aujourd’hui cette inversion. Plusieurs adultes en prennent conscience. Et aussi des jeunes en quête de modèles d’adultes pertinents. " Cela étant dit, sans sous-estimer les apports neufs des nouvelles générations – bien sûr. Car il ne s’agit pas ici de la transmission conçue comme une simple et pure reproduction, mais comme une dynamique de réciprocité dans un champ plus riche et plus complexe de relations intergénérationnelles. – C’est un des grands thèmes qu’il traite ces années-ci. " Ce
que nous soulignons ici, c’est la dérive qui a conduit à
une négation des différences de générations
et ses effets pervers. " […] Le modèle juvénile a déclassé les transmissions traditionnelles des plus expérimentés aux plus jeunes, et éclipsé toutes les relations verticales : dans la famille, (grands-parents® parents® enfants), au travail (maîtres® apprentis), en éducation (maîtres® disciples) et dans le domaine spirituel. Et de même a-t-il remis en question les traditions, l’autorité, la mémoire, etc., au profit des valeurs du présent, de l’innovation, de la spontanéité, de l’émotion, etc. Mais il ne faut pas oublier que cette révolution culturelle manifestait le doute des adultes sur eux-mêmes, sur leur aptitude à gérer la modernisation, l’urbanisation, la complexité scientifique et technique, d’où leur complicité avec les jeunes contestataires de l’époque ", rappelle Jacques Grand’Maison. |
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Il parle à un moment de l’utopie : " Deux grandes utopies fondaient cette révolution, explique l’auteur. L’utopie égalitaire et paradisiaque selon laquelle toute différence de rôle, de statut, de classe sociale, d’âge et de sexe devait disparaître; et l’utopie de l’auto-enfantement de soi – pour illustrer cela, il emploie le terme " un éduquant ", en parlant de quelqu’un qui s’éduque lui-même – qui espérait abolir toute perspective de savoir, de morale, de coutumes et autres à transmettre. Cela ne s’est jamais réalisé pleinement dans l’expérience concrète des gens et des sociétés occidentales. Dans les faits, les différences existaient mais elles étaient occultées, refoulées ", précise Grand’Maison. C’est un auteur qui aborde beaucoup de questions que nous avons soulevées à l’émission. Il le fait avec grande pertinence et avec toute la force qu’on lui connaît. Par exemple, dans cet ouvrage, il est question de la victimisation par rapport à la responsabilisation. |
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" Comment ce même jeune pourrait-il éventuellement se ressaisir et se reprendre en main si on ne l’a pas éveillé (ou si peu) à ses responsabilités? " |
Avec son équipe de recherche, ils ont colligé des centaines d’articles et enregistré plusieurs émissions de radio et de télé sur le décrochage scolaire. Ils sont arrivés à la conclusion que, dans la très grande majorité des cas, il n’était jamais question de la responsabilité du jeune lui-même. " On faisait du jeune une pure victime de la société, explique Grand’Maison, tout en pointant l’école elle-même comme bouc émissaire. De temps en temps, quelques flèches du côté des parents. À la suite de la publication de notre rapport de recherche, où nous soulignions l’absence de référence à la part de responsabilité du jeune lui-même, on nous a accusé de moralisme culpabilisateur, alors que notre propos portait sur la pratique éducative : un jeune qui réussit un examen scolaire ou dans un sport, on lui en reconnaît le mérite et la responsabilité, même si d’autres ont contribué à son succès. S’il décroche en chemin et si on en fait une pure victime de tout le monde et de son père, on le déresponsabilise. " Il me semble que c’est d’abord là une question de jugement qui n’a rien à voir avec le moralisme. Comment ce même jeune pourrait-il éventuellement se ressaisir et se reprendre en main si on ne l’a pas éveillé (ou si peu) à ses responsabilités, bien sûr, toujours limitées mais non moins importantes dans la formation de sa personnalité? " Tant
parler d’autonomie personnelle comme valeur suprême et méconnaître
en même temps ce qui peut y conduire, c’est là une contradiction
navrante. Plus loin, Grand’Maison ajoute : " Notons ici en passant qu’on se fait illusion de penser que les jeunes en très grande majorité vont traverser 10, 15 ou 20 ans de scolarisation sans grandes véritables responsabilités, première source d’estime de soi, de motivations fortes, de reconnaissance des autres, de sentiment d’être utile. Si le fait de gagner un petit salaire d’appoint est le seul lieu de valorisation, les études deviennent vite insupportables et sans signification. Mais comment le leur reprocher avec discernement si les tendances dominantes sont à la consommation maximale et immédiate, à l’infantilisme de se faire prendre en charge le plus possible, à la victimisation comme alibi de ses irresponsabilités? " Ça va loin… Intéressant, très intéressant. |
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" Un jugement pertinent
tient à la fois d’un examen attentif ou réel, Puis, Grand’Maison il ajoute : " Le jugement fout le camp! " et c’est, je le rappelle, le titre de cet ouvrage qui a fait ma joie. |
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" Comment résister à la colère quand on voit des parents recourir aux tribunaux en clamant leur liberté de nommer leur fille ‘ Spatule ’? " |
" ‘ Dans quel monde nos enfants (nos petits-enfants) vont-ils vivre tout à l’heure, si nous ne nous ressaisissons pas pour travailler ensemble à une vie plus sensée avec des valeurs mieux fondées et mieux respectées? ’ demande J. Grand’Maison. Une telle question était toujours exprimée dans des termes très existentiels et n’était rattachée à aucune utopie à la mode, à aucune morale d’école, à aucun corridor idéologique. Elle était véhiculée par des gens de diverses options religieuses ou non religieuses, ou politiques, précise-t-il. C’est chez ces gens que j’ai puisé le courage d’aller au front, une autre fois, en publiant cet ouvrage et les inévitables controverses qu’il risque de susciter. " Comment résister à la colère quand on voit des parents recourir aux tribunaux en clamant leur liberté de nommer leur fille ‘ Spatule ’, avec une inconscience crasse de leur manque de jugement et de ses conséquences chez l’enfant affublé d’un nom aussi loufoque, dingue, ridicule et farfelu? Et voilà qu’on pèse les chiures de mouche pop-psychologiques et même juridiques d’une possibilité de répression ou d’accroc aux droits, alors qu’il s’agit d’une mesure de protection de l’enfant dans sa dignité personnelle et son identité sociale dont le prénom est la marque la plus familière. " Dans le débat artificiel et médiatique autour de cette esbroufe, j’ai lu et entendu des raisonnements de pieds – [rires] Je pense qu’il avait le stylo plongé dans l’encore vitriolée ce jour-là –, y compris de ce psychologue qui légitimait la démarche des parents en se fondant sur la culture amérindienne où l’on donne des prénoms du genre : Standing Bear, Sitting Bull, Little Tree. " Peut-on être plus délité de sa propre culture et de ses spécificités langagières et sociales? Est-ce là un emprunt intelligent et pertinent à une autre culture, ou plutôt un signe de déculturation ou d’absence de discernement? Les parents ont justifié ce nom en rappelant qu’il est celui d’un joli oiseau tropical du Brésil, échassier à long bec en spatule. Mais les gens d’ici qui fréquenteront ‘ Spatule ’ penseront à l’instrument connu. ‘ T’as une face de spatule. ’ ‘ T’est plate comme une spatule. ’ " Nous avons le championnat des festivals du rire et des comiques au kilomètre carré, mais hélas, aussi celui de l’absence du sens du ridicule dans la vie réelle. " " Comment va s’appeler l’enfant de Madame Denyse Maisonneuve Grand’Maison et de Monsieur Alexandre Guillaume Laporte Desjardins? Encore ici, lors des baptêmes, j’ai commis bien des impairs de nomination dans les registres. Parce que le premier enfant s’appelait Alexia Laporte Maisonneuve et le deuxième Maxymien Maisonneuve Laporte. Devant mon malaise et ma perplexité, les parents me disaient : ‘ Nous, on est pour le libre choix, on est dans un pays libre, vous n’êtes pas contre cela j’espère? ’ ‘ Bien sûr que non ’, dus-je dire! –. Le bras tordu… |
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" Il devient de plus en plus évident que beaucoup de gens en ont assez de ces niaiseries qui, paradoxalement, font la manchette comme phénomènes marginaux et inoffensifs. C’est le cumul de ces illogismes qui finit par déclencher un sursaut de conscience. Face à deux ex-fumeuses qui recourent, elles aussi, aux tribunaux pour accuser les fabricants et les gouvernements et exiger des sommes fabuleuses pour se déresponsabiliser de leur propre malheur, j’ai entendu des réactions fort encourageantes comme celle-ci :
" Et le raisonnement critique monte d’un cran : ‘ Pourquoi nos débats autour de telles questions s’enfargent-ils dans des contradictions sans issues : liberté absolue d’un bord et rectitude politique ou Law and order de l’autre; démonisation de toute sanction ou réglementation juridique tout terrain? ’ Et que dire de certains discours médiatiques qui font bondir de plus en plus de gens. On peut penser à cette façon fréquente d’aborder les problèmes de comportement et les requêtes de balises en affirmant que ‘ les repères traditionnels sont disparus ’. Comme si ces repères ne convenaient qu’à la société d’hier. " Il m’enchante cet auteur, que je l’aime donc! " Aujourd’hui, il faut s’exprimer, se parler : ‘ Venez apprendre à faire des messages en Je ’, titrait un poster dans une école. Combien d’éducateurs sensés en ont ras le bol de ces sessions interminables de défoulement individuel qui laissent entier le défi social de règles collectives institutionnelles viables, judicieuses et respectées.
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" D’autres sophismes d’une pop-psychologie de la pure veine néolibérale :
" Comme si le lien social n’était que le prolongement de soi-même. " À mon avis, ce livre est une critique
courageuse de cette déculturation dont nous sommes l’objet par
notre faute collective. Et ça se passe maintenant, apparemment. |
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Internet : le Québec et le Nouveau-Brunswick comme modèles |
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Quoi que l’on dise et quoi que l’on fasse, le regard des autres sur nous est extrêmement précieux. Le regard donne parfois lieu à des erreurs de jugement, d’évaluation en particulier. Mais dans certains cas, c’est intéressant d’aller puiser là, dans la critique ou dans l’apologie, un certain réconfort. Par exemple, j’ai découvert avec plaisir cette couverture de L’Express international dont le titre est : " Du Nouveau-Brunswick au Québec – Internet : le modèle canadien ". La moitié de l’article de Dorothée Tromparent est consacrée à la situation qui existe dans ce domaine au Québec. Mais c’est très intéressant de constater que l’autre partie présente la situation au Nouveau-Brunswick. Je tiens particulièrement à le souligner, car cette province est la première au monde à s’être dotée, en 1994, d’un secrétariat d’état aux Nouvelles technologies. " En 1993, souligne la journaliste, un groupe de travail chargé des autoroutes électroniques soulignait l’impossibilité de prendre du retard en la matière. Les différents ministres chargés de l’information ont décidé de mesures qui s’imposaient : incitation à l’achat d’ordinateurs individuels et à la connexion Internet (opération ‘ Branchons-nous ’ en 1996 et 1997), mise en ligne des services administratifs, numérisation des bibliothèques, multiplication des actions éducatives. " Autant de choses que nous savions – du moins ceux qui s’intéressent à cette question ,– mais qu’il est important de rendre davantage publiques. Je me réjouis que L’Express en parle et donne le Nouveau-Brunswick et le Québec comme exemples à ses lecteurs français et francophones, en général. J’apprends que " le Centre international pour le développement de l’inforoute en français (CIDIF) a été créé dans la foulée. ‘ Depuis 1996, raconte René Morin – le responsable du CIDIF –, notre mission est de consolider la présence francophone sur les inforoutes : infos en français, promo des sites Web francophones; nous fabriquons aussi une ‘ boîte à outils ’ qui regroupe les principaux logiciels du marché que nous avons traduits en français. ’ [ …] " ‘ En janvier 1994, on a lancé le premier site éducatif du monde, se souvient Roger Doucet, le directeur du programme expérimental TéléÉducation. Puis, nous avons constaté que les écoles et universités se mettaient rapidement au web et nous nous sommes réorientés vers la formation continue. Il est capital que les salariés éparpillés dans toutes les entreprises de la région puissent continuer à se former. ’ " En pleine transformation, poursuit la journaliste, TéléÉducation a pour objectif de devenir un véritable portail de la formation continue, un intermédiaire indispensable entre les organismes de formation (publics ou privés) et ceux qui souhaitent se former, continuer à apprendre. " C’est un article tripatif que signe Dorothée Tromparent. |
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On y donne plusieurs adresses Internet dont les suivantes :
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