Saison 1999-2000 |
Émission du lundi 22 novembre 1999 | ||
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Les Pokémon |
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CHUA-EQAN, Howard & LARIMER, Tim. " Poké Mania ", Times, 22 novembre 1999.
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Vous allez certainement comprendre que, comme tous les parents et les grands-parents d’enfants relativement jeunes – de 6 à 10 ans – je me suis intéressé au Pokémon. |
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C’est un bon entraînement |
Il s’agit là d’un phénomène apparemment très important, ne serait-ce que du point de vue commercial. Mais en fait, ce qui le rend intéressant, c’est qu’il est culturel : pour les jeunes, c’est une façon de s’identifier à une tribu qui échappe complètement à leurs parents. Et ça me paraît être la grande source de leur plaisir… Je me suis donc un peu instruit à propos de ce phénomène et j’ai appris qu’il prend la suite des Tortues Ninjas : si vous vous souvenez, les jeunes ne juraient que par ces tortues spécialistes en arts martiaux, à un moment. Je trouve extraordinaire que les Japonais arrivent à nous mettre sur des pistes comme celles-là. Maintenant, on arrive avec un jeu que je trouve, quant à moi, un peu plus raffiné. |
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Pour les non-initiés, je précise que, dans le jeu Pokémon, il y a 150 cartes qui représentent autant de petits personnages et qu’on se les échange entre jeunes; ce qui n’est pas vilain comme pratique. Là où ça devient un peu plus difficile, c’est que pour rendre le jeu plus intéressant : certaines cartes sont beaucoup plus rares que d’autres – car on en imprime moins, tout simplement. Alors leur prix augmente, et les jeunes apprennent ainsi à jouer à la Bourse, d’une certaine façon. C’est un bon entraînement pour la Loto, également. Il existe des jeux vidéos qui sont apparemment très intéressants. Il y a aussi une émission de Télétoon qui s’appelle Pokémon tout simplement. Je tiens ces informations de parents, de grands-parents et aussi de ma petite-fille Julie, à qui j’ai demandé de m’informer là-dessus. Elle m’a répondu : " Ça, c’est pour les bébés! " Comme elle a 13 ans, j’en ai déduit qu’au-dessus de 12 ans, ça ne marche pas le Pokémon. Devant l’ampleur du phénomène,
des parents se demandent : " Est-ce que ça
peut faire du mal à mes enfants? Est-ce que ça peut
leur faire du bien? Est-ce que c’est É-DU-CA-TIF? "
On trouve sur le marché des jouets Pokémon, des bonbons, les fameuses cartes dont certaines peuvent valoir jusqu’à 50 $. Et le film est sorti la semaine dernière. Un grand succès commercial vous me direz. Mais, personnellement, j’aime bien l’air qu’ont ces petites bibittes enfermées dans des cercles : il y a Gengar, Arbok, Pikachu, Raichu, Sandlash, etc. Certaines de ces bibittes sont extraordinaires, d’étonnantes créatures, à vrai dire. |
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Des psychologues en sont venus à la conclusion que le Pokémon exige des enfants une certaine maîtrise et qu’il alimente leur développement. J’ai parcouru un dossier spécial sur le Pokémon qui a fait la page couverture de l’édition canadienne du Times. J’ai vu que des psychologues se sont penchés sur cette question et en sont venus à la conclusion que le Pokémon exige des enfants une certaine maîtrise et qu’il alimente leur développement. Une maîtrise qui commence à se développer autour de 6-7 ans. Il faut dire que dans ce jeu, il y a beaucoup de choses qu’il faut maîtriser : les règles du jeu, les cartes, retenir le nom des personnages, la valeur de ces cartes-là, faire de bons échanges, etc. Échanger avec les autres développe leur sens social, également. Il y a, évidemment,
des gens pour dire que ça va rendre les jeunes obsessifs, mais
il ne faut pas oublier qu’un tas de choses peuvent rendre les adultes
obsessifs, tout autant. Je ne veux pas trop m’étendre là-dessus mais je dois dire que je trouve cet engouement intéressant; le jeu fait preuve d’une grande créativité. C’était l’essentiel de mon propos sur cette mini-culture des jeunes. Car il faut bien dire, en ce qui nous concerne, nous les adultes, que cela nous échappe passablement. |
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L’avantage des secrets de famille |
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Je me suis plongé dans les secrets de famille en me demandant si le phénomène existait encore. Cela a inspiré de très beaux drames intergénérationnels dans le roman et à la télévision. Je pense à ce que Victor Lévy-Beaulieu a réussi à faire avec L’Héritage, par exemple. On hérite, en quelque sorte, des secrets cachés de la famille, et parfois même des horreurs qui ont pu se produire. " Jack Nicholson avait 38 ans lorsqu’il découvrit que sa famille n’était pas du tout celle qu’il croyait : sa sœur était en fait sa mère et celle qui croyait être sa mère était en fait sa grand-mère; le père était un parfait inconnu qui avait engrossé la ‘ sœur ’ de Nicholson à l’âge de 16 ans. " Secret, secret, il ne fallait pas le dire à Jack. Alors la grand-maman a passé pour la maman et la véritable maman a passé pour la sœur. Un psychiatre, Aldo Naouri, qui s’est penché sur la question affirme : " Quel intérêt y a-t-il à dire à un enfant qu’il a des antécédents de viol du côté de son père ou d’inceste du côté de sa mère? Si l’inconscient le sait, je ne suis pas certain que le conscient puisse le supporter. " D’où l’importance et la raison d’être de ces secrets de famille. La transparence risquerait peut-être d’ébranler la structure familiale. C’est le genre de questions que je me posais en feuilletant ce dossier du Nouvel Observateur que j’ai trouvé tripatif. L’histoire de Jack Nicholson fait beaucoup penser à l’aventure qui est arrivée à Louis Aragon, le poète qui a écrit Les yeux d’Elsa. " Jusqu’à son adolescence, relate l’auteur de l’article, Jean-Marcel Bouguereau, on lui a fait croire que sa mère était sa sœur et que sa grand-mère était sa mère. Quant à son père, il se faisait passer pour le parrain. " Parce que c’était un ancien député, ancien préfet de police, ancien ambassadeur, fondateur d’un journal en France. Une figure respectable, un homme marié, père de trois enfants. Mais, à 57 ans – ah le démon de l’après-midi… [rires] – il avait vécu une idylle avec une jeune fille de 24 ans, la belle Marguerite. Pour éviter le scandale, on a envoyé le bébé en Bretagne et il revint plus tard comme le fils adoptif de la mère de Marguerite. La même chose que ce qui s’est produit chez Nicholson, finalement. |
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La multiplication des familles recomposées rend les choses plus simples |
" Depuis le milieu du 19e siècle, note Serge Tisseron – car ce dossier prend appui sur son dernier ouvrage qui s’intitule Nos secrets de famille (Éd. Arthaud) – le secret s’est toujours cantonné dans les domaines classiques de la respectabilité : les enfants hors-mariage, les aventures extraconjugales, les avortements, l’inceste, les revers de fortune, la prison. Nous en sortons tout juste ", dit-il. Puis, il donne une opinion, laquelle à mon sens n’est pas toute l’explication de ce phénomène. Selon Tisseron, ce serait la libération des mœurs qui nous aurait affranchie du secret. C’est certain qu’elle a entraîné une certaine ouverture comme, par exemple, moins d’homosexuels vivent en cachette, comme cela se produisait autrefois. Malgré tout, cet état de fait demeure encore pour beaucoup un très grand secret, et cela gaspille bien des vies. De plus, quand le secret est enfin révélé, il peut aussi gaspiller la paix d’esprit des parents maintenant âgés, qui ne se sentent pas prêts à accepter cette révélation. D’autre part, la multiplication des familles recomposées rend les choses plus simples, en un sens, car il y a des éléments étrangers qui s’ajoutent et auxquels on doit s’adapter. Au fond, qu’est-ce que ça peut nous faire que le grand-père ait violé la sœur directrice du couvent, il y a 40 ans? Comme tout ça peut devenir bien confus, une certaine indifférence s’installe, d’une certaine façon. Nous vivons dans un monde de plus en plus transparent. Beaucoup de gens dans le domaine de la politique en prennent conscience, souvent à leurs dépens. Tout se sait ou presque… la magouille, le bakchich, etc. Les secrets ne sont plus aussi bien conservés qu’ils l’étaient, et je pense qu’aujourd’hui les gens ne sont plus aussi soucieux d’exercer un contrôle sur la vie des autres. Autrefois, tu passais dans la rue et zoup! le petit rideau de Madame Alice se tirait en douce. On pouvait être assuré d’entendre dire le lendemain chez le boucher et ailleurs qu’Untel s’était promené avec la petite Unetelle. Je pense qu’on s’est éloigné de ça quand même. Encore que… |
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Biographie et photos de
Hergé : http://www.tintin.qc.ca
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Serge Tisseron est aussi l’auteur d’un ouvrage qui s’intitule Tintin et les secrets de famille, paru aux éditions Aubier, en 1992. Je me souviens qu’à l’époque de la publication, je m’étais demandé si l’hypothèse qu’il avançait dans son livre était fondée… Comme c’est un psychanalyste, fidèle admirateur de Hergé, lorsqu’il a relu les aventures de Tintin il y a découvert la trace d’un secret de famille. Entre autres, à travers l’analyse du personnage du chevalier de Haddock, ancêtre du fameux capitaine du même nom. Tisseron avait alors émis l’idée selon laquelle un garçon bâtard d’ascendance illustre, non reconnu par son père, existait réellement dans la généalogie de Hergé. N’est-ce pas étonnant ? Lorsque son livre a paru ce n’était donc qu’une simple hypothèse, car la biographie du père de Tintin n’était pas encore connue. Serge Tisseron rapporte qu’avant la mort de Hergé, il lui avait envoyé un article qui contenait l’essentiel de ce livre. - " Il m’avait répondu par une pirouette, tout en m’encourageant à continuer mon travail sur les autres personnages à partir de là ", raconte-t-il. Coup de théâtre, un peu plus tard, quand l’enquête de deux journalistes belges confirme l’hypothèse du secret de famille : " La grand-mère paternelle de Georges Rémi, Hergé, relate Thomas Baumgartner, qui travaillait au service d’une baronne, avait tenue secrète l’identité du géniteur de son enfant. Ce qui explique pourquoi, pendant toute leur enfance, Hergé et son frère s’étaient vu répéter : ‘ On ne vous dira pas qui est votre grand-père, cela vous tournerait la tête… ’ " Ah la torture par le secret… [rires] |
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" Je conseille de ne pas fabriquer de secrets de famille, suggère Tisseron dans une entrevue. Cela dit, chacun a droit au secret. C’est nécessaire au fonctionnement psychique et au fonctionnement de l’organisation démocratique. Un secret devient dangereux quand il partage la personne qui le porte : d’un côté, elle voudrait parler du secret; de l’autre, elle craint de faire du mal en en parlant. – D’autant plus qu’un secret, comme vous le savez, c’est ce qu’on confie à une personne à la fois. " Par moment, poursuit
Tisseron, " Ce n’est pas l’existence du secret qui pose problème, mais c’est le fait qu’il existe des choses gardées secrètes dont on ne doit absolument pas savoir qu’elles sont gardées secrètes. En fait, le secret de famille, c’est le secret sur le secret. – Subtil… " L’être humain est ainsi fait qu’il ne peut pas s’empêcher de mettre en mots, en actes, en images, ce qu’il éprouve. Ces représentations font communication pour l’enfant, c’est ce que j’appelle le ‘ suintement ’ du secret. L’enfant est extrêmement sensible au fonctionnement de ses parents, donc à tout ce qui peut lui paraître inhabituel. D’un côté, il perçoit le secret mais il ne doit pas savoir que ce secret existe. D’où beaucoup de troubles de l’apprentissage et parfois des colères immotivées de l’enfant. En fait, c’est le manque d’information qui le met en rage. Quand l’enfant pressent le secret sans y avoir accès, il construit un certain nombre d’hypothèses souvent bien plus graves que le secret de départ. […] " Un enfant qui grandit dans une famille à secret va apprendre à mettre en place un certain comportement, à ne pas poser certaines questions, à détourner sa curiosité vers des sujets moins problématiques. Ses choix professionnels et amoureux pourront éventuellement en découler, dit-il. – Ainsi va la vie. " Quand le secret sera révélé, tous ces comportements et toutes ces situations vont rester en place. La personnalité reste marquée par le secret autour duquel et malgré lequel elle s’est construite. Cependant, le dévoilement du secret lui permettra de commencer à construire sa vie sur du solide. Plus la révélation du secret se fait tôt, moins elle entraîne de problèmes ", estime ce psychanalyste. |
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À un moment, Serge Tisseron donne l’exemple amusant d’une petite fille de cinq ans à qui sa mère a caché que son frère est en fait son demi-frère. Quand elle lui dévoile le secret, la petite fille pleure et reproche à sa mère : ‘ Tu aurais dû me le dire quand j’étais toute petite (elle a cinq ans !). Je n’aurais rien compris, je n’aurais pas pleuré, j’aurais tout su. ’ [rires] C’est une situation qui peut être difficile pour certaines personnes qui ont été entraînées dans le secret malgré elles. Je pense, par exemple, au cas de Madeleleine Albright, la secrétaire d’État du président Clinton. Ce fut une découverte récente, à un âge respectable, qu’elle a faite récemment de ses origines juives. C’est en lisant une enquête à son sujet dans un magazine américain qu’elle apprit la vérité : ses parents s’étaient convertis au christianisme pendant la Seconde Guerre mondiale, ses grands-parents étaient morts dans un camp de concentration, et ses parents avaient dû lui inventer une parfaite histoire de baptême. Madame Albright n’en avait rien su, n’avait pas posé de questions, malgré son intérêt irrésistible pour l’Histoire et pour l’Europe centrale. Chaque famille a ainsi ses secrets, même si le goût de la transparence rend aujourd’hui plus invraisemblables certaines figures familiales : une grossesse mal venue, par exemple, ou un séjour en clinique psychiatrique transformé en longues vacances.
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| " Le droit au secret
de chacun, adulte ou enfant, est essentiel, explique
Tisseron dans son ouvrage. Puis, l’auteur fait remarquer
un point qui a retenu mon attention : |
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![]() Fanny |
Je me suis passionné pour ce sujet car, à un moment, j’ai eu connaissance qu’il y avait comme ça des secrets dans ma famille, et que je ne les avais pas connus. Le sujet est intéressant, sans plus, mais je m’y suis plongé avec énormément d’intérêt. Tiens, il faudrait que je me fasse psychanalyser. On pourrait faire ça en onde, ce serait amusant. Ah le rêve d’une transparence totale sur la place publique qui laisse croire que tout peut être dit, que les secrets n’ont plus de place dans notre vie moderne. Illusion! Je découvre dans cette étude que les tabous ont changé. " On n’obligerait plus aujourd’hui Fanny à épouser Maître Panisse, mais les avancées de la science, les aléas de la vie professionnelle, la sensibilité nouvelle au drame de l’inceste ont créé de nouvelles zones d’ombre aussi jalousement gardées ", écrit-on dans le chapeau de l’article. Secrets d’hier et d’aujourd’hui, donc… |
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La faim dans le monde : un recul qu’on prend pour un progrès |
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BAUMGARTNER, Thomas. " Tintin et le mystère Hergé ", Nouvel Observateur, Nº 1828, 18-24 novembre 1999. |
L’auteur écrit : " Il y a plus de 30 millions de personnes mortes de faim en 1998 et, pour la même période, plus de 828 millions d’êtres ravagés par la sous-nutrition sévère et permanente ". Ces chiffres viennent de la Food and Agricultural Organization (FAQ). " Ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui ont subi des lésions souvent irréversibles. Soit ils meurent à plus ou moins brève échéance, soit ils végètent dans un état de handicap grave (cécité, rachitisme, développement insuffisant des capacités cérébrales, etc.) Voici ce qu’a affirmé le Dr Gro H. Brundtland, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à Genève, cette année, lorsqu’elle a présenté le plan d’action de cette organisation " ‘ 80 % des atteintes à la vue seraient parfaitement évitables. ’ Notamment par un apport régulier de vitamine A pour les enfants en bas âge ", ajoute Ziegler. è Communiqué
OMS/Le droit à la vue : |
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- Où habitent les gens gravement sous-alimentés? - En Asie de l’Est et du Sud, 18 % des hommes, femmes et enfants sont sévèrement atteints. En Afrique, leur nombre atteint 35 % de la population continentale. En Amérique latine et dans les Caraïbes, 14 %. Les trois quarts des ‘ sévèrement ’ sous-alimentés de la planète sont des gens des campagnes; le dernier quart des habitants des bidonvilles s’agglutinent autour des mégapoles du Tiers Monde. - Comment ça? Ce sont les gens des campagnes qui produisent de la nourriture qui en manquent le plus? - L’Afrique subsaharienne, par exemple, possède des classes paysannes formidables : travailleuses, disposant d’un savoir ancestral, énergiques et se crevant au labeur quotidien. Et ce sont ces paysans qui, leur vie durant, ne mangent jamais à leur faim. Ce sont eux qui très souvent meurent des suites de la malnutrition ou sont fauchés par les grandes famines. |
Ce n’est pas l’Afrique qui souffre plus du manque de nourriture, c’est l’Asie |
On pourrait croire que c’est l’Afrique qui est le continent le plus touché par cette situation, eh bien non, c’est l’Asie :" 550 millions de gens affectés par le manque d’aliments vivent sur ce continent contre ‘ seulement ’ 170 millions en Afrique subsaharienne. " En Europe également on
peut mourir de faim. Par exemple : " La Fédération russe est aujourd’hui la première productrice au monde d’or, d’uranium, de pétrole, de gaz naturel. De plus, elle reste la seconde puissance nucléaire. – Et pourtant, plusieurs y meurent de faim. – Il existe d’autres exemples de ce paradoxe : le Congo-Kinshasa possède certains des dépôts miniers les plus fabuleux de la planète, mais où des milliers de personnes meurent aujourd’hui de faim. Au Brésil, une oligarchie avide monopolise l’essentiel des biens. Ce pays est l’un des plus grands exportateurs de céréales du monde. Pourtant, dans les États du Nord-Est, la sous-alimentation provoque chaque année des hécatombes. " Je ne sais pas comment le fils de Ziegler a réagi à tout ça – le pauvre petit – mais, moi, je peux vous dire que j’ai trouvé le bilan mondial plutôt salé. è Le
site de la faim :
http://www.thehungersite.com/ |
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