| Émission du mercredi 6 octobre 1999 | |||
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Des stimulants d'amour… | |||
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Aujourd'hui, jour de Mercure, dieu des communicateurs, je dis : " Salut! " Et
en tant que disciple de Mercure, je vais vous transmettre un message d'Éros,
pour commencer.
" Pour atteindre le plaisir extrême ou pour l'améliorer, il existe des stimulants ", écrivait-on dans le magazine QUO en août dernier.
Quand on est né pour un petit pain… on se fait une raison… [rires] Languirand, je vous prie, arrêtez ça!
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Orgasme : | |||
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![]() Jacques Waynberg, sexologue (Source : QUO, août 1999)
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Si je comprends bien, les gènes sont plus généreux pour les hommes que pour les femmes. Maudit que c'est incroyablement difficile d'être une femme! Si vous ne me croyez pas, messieurs, ne vous en faites pas, à la prochaine incarnation, vous serez probablement une femme... pour mieux comprendre de quoi il en retourne. Il y a seulement ceux qui savent de quoi je parle qui ont la chance de ne pas revenir en femme. [rires] Finalement, je trouve que ça devient tellement compliqué cette affaire de sexe que je suis sur le point de conseiller aux gens d'oublier cela complètement. Ça n'a pas de bon sens! On s'attire bien plus d'ennuis qu'on a du plaisir. Tous ces gens qui sont obligés de consulter des spécialistes.... " L'orgasme
masculin est très difficile à moduler, précise encore
le docteur, justement parce qu'il est génétiquement programmé :
l'homme est obligé de jouir en quelques secondes. Que ça ne plaise
pas, c'est une autre paire de manches! – En
tous les cas, c'est une paire de manches que bien des femmes ne sont pas prêtes
à enfiler parce que ça ne plaît pas souvent, il faut bien
le dire.
Puis lorsque vous y arrivez, vous n'êtes plus capable de bander… [rires] Quelle émission désespérante! La seule solution, c'est que vous n'êtes pas obligés de me croire, ni les gens que je cite. Le choix… c'est le grand avantage qu'on a dans la vie… | ||
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Darwin avait finalement raison! | |||
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| Nous avons reçu quatre ou cinq lettres où il est question de l'évolution et de la théorie de Darwin. Je pense que cela fait suite à l'émission au cours de laquelle j'ai rapporté que les créationnistes avaient eu gain de cause dans un état américain, le Kansas je crois, alléguant que c'était ridicule d'enseigner aux gens que la création du monde et l'évolution de la vie sur la planète s'étaient déroulées de la façon progressive dont la science en parle, qu'il fallait se fier entièrement à l'explication de la Bible... Le terme " créationnisme " se définit ainsi : " Doctrine défendue depuis la deuxième moitié du 19e siècle par les mouvements fondamentalistes et concordistes – c'est-à-dire qu'ils sont en accord parfait entre la Bible et l'évolution –, qui s'opposent aux théories évolutionnistes en affirmant notamment la fixité des espèces. " À un moment, je m'étais dit que j'allais revenir sur ce sujet, mais, cette fois, du point de vue de Darwin, pour répondre en gros à ce que je perçois comme la grande question sous-jacente : est-ce que la théorie de Darwin a été confirmée ou pas? J'ai découvert un article relativement court dans lequel on trouve plusieurs explications tripatives. Dans cet article de Eurêka, on rappelle d'abord que, si vous aviez vécu à l'époque victorienne et que vous aviez voulu sortir de l'anonymat, une bonne façon d'y arriver aurait été de publier, dans des lieux scientifiques qui ont pignon sur rue, une théorie selon laquelle l'homme et le singe ont un ancêtre commun. C'est ce que Darwin a fait. La collection de caricatures de Darwin déguisé en singe qui ont envahi tous les journaux! C'est absolument étonnant comment les gens l'ont considéré comme un fou. Ce qui ne l'a pas empêché de publier, en 1859, De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la lutte pour l'existence. Une vingtaine d'années après son voyage scientifique de cinq ans sur le voilier Beagle qui l'a amené autour du monde. Ce voyage lui avait permis d'observer que certaines espèces, dans des îles, n'ayant pas eu de contact avec d'autres de la même espèce, avaient évolué d'une façon différente d'autres de la même espèce à un autre endroit. Me suivez-vous dans mon délire? À un moment, on a procédé à une enquête auprès des gens à qui on a demandé : " Selon vous, l'homme et la vache auraient-ils un ancêtre commun? " On révèle ici qu'environ 20 % des Français interrogés imaginent l'existence d'un lien biologique entre ces deux mammifères. " Plus de la moitié d'entre eux, 51 % s'y refusent et 28 % avouent ne pas savoir… ", spécifie-t-on dans l'article de Eurêka. Selon moi, c'est évident qu'il y a des liens. La vie est une et la vie progresse, poussée qu'elle est par le hasard et la nécessité. D'autre part, ce que Darwin postule, c'est que l'existence d'ancêtres communs peut donner lieu à des formes présentant des ressemblances et c'est le cas de l'homme avec les autres primates, par exemple. Dans cet ouvrage de Darwin, De la descendance de l'homme en liaison avec la sélection sexuelle, paru en 1871, il affirme que l'homme et les autres primates doivent avoir un ancêtre commun. Avant, il en parlait en général, mais c'est dans cet ouvrage qu'il a avancé clairement cette théorie. Bien entendu, de nouveau, on pu assister à une multiplication de caricatures… " Dans la lutte pour l'existence, la survie (ou survivance) n'est pas complètement le fait du hasard, car elle dépend aussi de la constitution génétique des survivants, c'est-à-dire le caractère avantageux, explique-t-on dans l'article de Eurêka. Inégale, cette survivance constitue un processus de sélection naturelle. " Celui qui ne peut s'adapter crève, en somme, à moins qu'il n'y ait des circonstances extérieures qui le protègent. Comme me disait un ami : " Les crocodiles ne sont pas adaptés à la vie moderne alors ils crèvent. Ce serait bien malheureux de perdre une espèce animale, il faudra donc s'en occuper de plus en plus si on veut que les espèces survivent. " Le darwinisme se définit de la manière suivante : " Théorie de l'évolution selon laquelle les espèces sont issues les unes des autres, suivant les lois de la sélection naturelle, effet de la lutte pour la vie. " On n'a pas cessé, depuis cette époque, de préciser cette même théorie. Sans la remettre en question car, essentiellement, elle est juste. Mais Darwin n'avait pas tous les mérites de cette théorie, car il avait emprunté un peu à la réflexion d'un autre Darwin : Erasme Darwin, son grand-père, qui était médecin et poète. Il avait écrit Zoonomie ou Les lois de la vie organique (1794), dans lequel on trouvait une amorce de la théorie en question. | ||
![]() Jean-Baptiste de Lamarck |
Parmi ceux qui se sont interrogés sur le sujet avant Darwin, on compte Jean-Baptiste de Lamarck qui fut le premier, en 1800, à soutenir un transformisme généralisé par opposition au fixisme – une doctrine selon laquelle les espèces vivantes seraient immuables –, ce qui a donné lieu au lamarckisme La difficulté c'est que, si on adopte le point de vue de Darwin sans y apporter un plus grand raffinement ou une plus grande complexité, on se trouve devant un mécanisme évolutif très lent. Or, on ne peut pas accepter l'idée que certaines espèces ont pu apparaître aussi lentement, étant donné que l'âge même de la Terre et l'évolution de la vie ne permettent pas d'appuyer un tel discours. Toutes les recherches qui ont été faites en gros depuis 1900 ont cherché à expliquer comment l'évolution a pu se produire tellement rapidement et non pas simplement par l'adaptation à un milieu qui se transforme. Il y a, entre autres, Hugo De Vries qui a ouvert, plus tard en 1900, la voie selon laquelle l'apparition de nouvelles espèces pourrait se faire de manière brusque, par sauts. La recherche s'est poursuivie dans ce sens-là jusqu'à ce qu'on arrive à une vision qui tienne à la fois compte de l'opinion de Lamarck, le transformisme, et de la sélection naturelle selon Darwin. À cela viennent s'ajouter tous les résultats des recherches effectuées depuis 1950, pour aboutir à ce qu'on appelle la " Théorie synthétique de l'évolution " : cette théorie comprend les théories de Darwin, de Lamarck et d'autres, et tiennent compte également des recherches qui ont été effectuées dans le domaine de la génétique moléculaire, de l'ADN, de l'ARN, de la régulation des gènes, du déchiffrage du code génétique, du séquençage des gènes, etc. C'est pourquoi on peut prétendre aujourd'hui qu'il existe quelque chose de commun entre nous et la tomate parce que certains gènes qu'on retrouve dans la tomate sont également présents chez les humains. On a pu assister à une vraie révolution avec la génétique moléculaire. " Une mutation sur un seul gène, dit-on ici, peut avoir des conséquences morphologiques immenses. Comme, par exemple, l'apparition d'une multitude d'yeux sur un segment donné du corps, ou la disparition de la queue d'un invertébré marin (le tunicier). " Pauvres bêtes… c'est le prix qu'elles paient pour nous… " Les mutations pourraient expliquer l'apparition de nouveaux plans d'organisation des espèces nouvelles ou organes inédits comme la main à cinq doigts au cours de l'histoire. " C'est ainsi que " la théorie de l'évolution de Darwin, elle-même fille du transformisme de Lamarck – on pourrait dire revue et corrigée en partie par la génétique moléculaire – s'est trouvée confortée depuis plus de 150 ans. " Donc, pour répondre à la question qu'on se posait : oui, finalement, Darwin avait raison. |
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Réponse au courrier | |||
| Ici, Richard B. nous parle de réincarnation : " D'abord, je fais présentement une recherche importante sur la réincarnation. Je m'en tiens à cela pour le moment car je tiens à vous dire qu'il s'agit d'une théorie, que cette théorie n'est pas nécessairement une croyance. " J'en profite pour rappeler que la majorité des humains sur cette planète sont réincarnationnistes. Une bonne partie de la Chine, de l'Inde, etc. On n'a pas besoin de croire à quoi que ce soit pour évoluer dans la vie, mais ça peut nous aider de croire (ou de ne pas croire) à la réincarnation. Dans certains cas, cela peut nuire de croire ou de ne pas croire à la réincarnation. Ce n'est pas votre croyance qui fera votre mérite mais vos pensées, vos paroles.
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Notre correspondant ajoute : " Dans votre livre Réincarnation et Karma, à la page 221, vous faites référence à une entrevue de Henry Ford dans l'Examiner de Los Angeles (26 août 1928). J'aimerais savoir comment je pourrais trouver et avoir une copie de l'entrevue, version originale en anglais. " La seule réponse que je pourrais vous faire, c'est de vous adresser à l'Examiner de Los Angeles ou de faire une recherche sur Internet pour trouver ce document. Je vais vous lire cette page dont il est question puisque le prétexte me paraît bon pour le faire. Elle se trouve dans la partie de l'ouvrage que nous avons consacrée aux témoignages de gens qui sont réincarnationnistes, et dont on ne se serait pas attendu qu'ils le soient. Henry Ford, le père du modèle T, qui était un réincarnationniste convaincu et convaincant. Considéré comme l'un des pionniers de la révolution industrielle, Henry Ford était un homme d'argent – ce qui devrait rassurer ceux qui croient que lorsqu'on s'occupe de ces questions-là, c'est qu'on est pauvre. Le grand banquier américain J. P. Morgan, un ami de H. Ford, était lui aussi réincarnationniste. C'est du reste la Banque Morgan qui a financé Ford à ses débuts. Ford et Morgan partageaient la conviction de s'être connus dans une autre incarnation. Voici ce que racontait Ford à l'Examiner en 1928 : " Je ne sais pas comment nommer la force qui conduit l'homme. Je crois que chacun porte en lui son génie. Le daïmon de Socrate [l'esprit] peut être assimilé à la puissance de l'intuition que l'homme a développée en lui à la suite d'une longue série d'incarnations. L'âme accumule d'innombrables expériences au cours de sa longue pérégrination. La vie progresse sans cesse. L'esprit humain s'étend jusque dans les brumes d'un lointain passé. Il y a en nous quelque chose que nous pouvons nommer, une connaissance innée que nous apportons avec nous en venant au monde et qui est l'héritage des vies antérieures. " La théorie de la réincarnation s'est imposée à moi à 26 ans. Avant de la connaître, j'étais agité, insatisfait, pour ainsi dire sans boussole. La religion ne m'était d'aucun secours ou bien j'étais incapable de l'y trouver. ‘ Le travail lui-même ne pouvait me satisfaire entièrement, le travail n'est fécond que si nous le considérons comme la mise en valeur dans l'existence présente des expériences passées ’, dit Ford. " Lorsque j'ai pris conscience du fait de la réincarnation, ce fut comme si je pénétrais le sens profond du plan de l'univers. Je reconnus qu'il me serait possible de réaliser toutes mes idées puisque j'avais un temps illimité devant moi. Je savais que j'avais l'infinitude du temps pour projeter et créer. " La découverte de la réincarnation m'a rendu patient. J'ai trouvé le calme et la sécurité. J'ai reconnu que les forces dominantes de la vie sont l'ordre et le progrès. Maintenant, je ne cherche plus une solution à l'énigme de l'existence. Et je serais heureux de pouvoir communiquer à d'autres le calme et la sérénité que donne la compréhension de la vie à la lumière de la réincarnation. " Il y a toute une époque, en particulier un peu anglo-saxonne, d'intérêt très poussé pour la réincarnation qui date de la première moitié du 20e siècle. Aux États-Unis, également. Charlie Chaplin, était réincarnationniste – pour en mentionner un autre… | ||
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Dans
le même sens, je vous suggère la lecture d'un petit ouvrage de Placide
Gaboury qui s'intitule La réincarnation : Comprendre ses vies antérieures
pour être heureux, qui vient de paraître aux éditions
Edimag (1999) | ||
| On y trouve beaucoup d'informations tripatives sur cette question, que Placide aborde avec énormément de détachement d'ailleurs. Le ton se résume à ce genre de propos : " Voilà ce que les réincarnationnistes pensent, croient, ce qui les anime dans la vie…. Peut-on croire à l'existence d'un au-delà? " C'est très bien fait. Vous savez que Placide Gaboury est un homme qui a passé sa vie à réfléchir à ces questions et qu'il est l'auteur d'une quarantaine de livres – ce qui n'est pas rien… | |||
| Incidemment,
cet ouvrage paru chez Édimag qui se veut un " éditeur
populaire ", l'a été à la demande même de
l'éditeur. Ce n'est pas mentionné dans le livre, c'est mon ami Placide
qui me l'a dit. Lui, n'a fait aucune démarche : cela montre donc qu'il
y a dans la presse populaire, des gens intéressés à faire
véhiculer une explication intelligente de cette théorie à
laquelle vous n'êtes absolument pas, je le répète, obligé
d'adhérer. Mais cela dénote qu'il existe encore un intérêt
considérable pour la question et c'est pourquoi j'y suis moi-même
revenu dans cette émission. | |||
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Une courte réponse à une courte question. Il s'agit de François L. qui cherche l'auteur de la citation suivante : " Il n'y a pas de gens mauvais, il n'y a que des gens malheureux. " Vous êtes bien aimable, monsieur L. de considérer que je suis une personne susceptible de vous trouver toutes les réponses à vos questions. [rires] J'aimerais avoir la même conviction à mon sujet… Je lance donc, messieurs, dames,
un avis de recherche. Je
risque un nom… je dirais qu'elle est de Chamfort. | |||
| Vos lettres nous sont aussi précieuses que tripatives. N'hésitez pas à continuer de nous écrire. | |||
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