Saison 1999-2000 |
Émission
du jeudi 30 septembre 1999 Rediffusée le jeudi 3 février 2000 |
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Adam et Ève,
paraît-il, c'est fini.
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| ROMEY, Georges. Dictionnaire de la symbolique Tome II- Personnages, Parties du corps, Formes et volumes, Astres, Éd Albin Michel, 1997. |
Au cours de l'été, j'ai passé des heures à parcourir ce dictionnaire bien tripatif et j'aimerais partager avec vous mes découvertes. Il s'agit du Dictionnaire de la symbolique Tome II, paru chez Albin Michel, dans lequel il est question des thèmes que l'on retrouve dans les rêves : des personnages, des parties du corps, des volumes, des astres, etc. Le premier Dictionnaire de la symbolique portait sur les couleurs, les minéraux, les végétaux et les animaux. La démarche est basée sur ce qu'on appelle les " rêves éveillés provoqués " – ce qui peut survenir dans l'esprit lorsqu'on se trouve dans un état de semi-conscience – ou pendant le sommeil. C'est une technique que l'on peut développer, et certains ont plus de talent que d'autres dans ce domaine. Dans cette étude effectuée par une équipe sous la direction de Georges Romey, on s'est rendu compte que certains thèmes se retrouvaient plus fréquemment que d'autres dans les rêves : clowns, enfants, fantômes, femmes, foule, grands-parents, mère, Père Noël, actes sexuels, naissance, squelette, Terre, etc. On découvre qu'il existe beaucoup de symboles, et qu'ils renvoient assez souvent au même type de messages. Si, par exemple, on a rêvé d'une foule et qu'on souhaite connaître le sens caché de ce rêve, on peut lire tout l'exposé sur ce thème, ou encore se rendre au dernier paragraphe qui contient un résumé des pages précédentes. |
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" La
foule est un tyran insatiable. " Georges
Romey
Fifth Avenue, par Andreas Feininger |
Le rêve au sujet de la foule, dans votre imaginaire, peut être interprété de la façon suivante : " La foule, dans la dynamique de l'imaginaire, expose un mystère comparable à ceux que constituent l'infini et l'éternité. – C'est donc très vaste, très mystérieux. – Ce sont les trois dimensions de ce qui est extérieur au Moi. Devant l'espace infini et le temps éternel, le Moi s'effraie et se réfugie dans les repaires de la distance mesurée et du temps compté. Qu'il aille un peu trop loin dans cette direction, et voilà que se développe l'angoisse existentielle." Devant la foule – devant les autres – le Moi s'effraie et se réfugie dans le réflexe de conformité. Voilà créée la prison du Moi réel. La foule onirique – en rêve si vous préférez – est un fantasme sensé représenter l'insituable attente des autres. " Est-ce à dire que si vous rêvez à une foule, cela pourrait vous éclairer sur le sens même de ce rêve? Dans une certaine mesure, oui. Mais moins si vous vous êtes trouvé dans une foule la veille, et que vous y avez été bousculé, ou si vous êtes agoraphobique... Il faut voir cela au sens large. " La foule est un tyran insatiable. Qui commet l'erreur de lui faire allégeance, doit accepter le sacrifice de sa réalité. – C'est donc une abdication quand on est dans une foule. D'après ce que je comprends ici, si vous vous retrouvez au milieu d'une foule en rêve, vous êtes peut-être en train d'abdiquer dans une certaine mesure votre identité personnelle. – Abdiquer l'état réel au profit d'une chimère cruelle, c'est ce qu'ont choisi ceux qui cherchent l'impossible réponse à l'indéfinissable attente des autres, reflet tragique de leur propre projection. " Lorsque se lève la foule onirique, ensemble anonyme hurlant les mots inaudibles de l'hostilité, elle invite le rêveur à dépasser sa peur d'être lui-même. Qu'il ose un pas, un seul pas dans la direction de cette peur : il en sera sauvé! Ce pas est le premier d'une marche de la liberté. " C'est tout de même surprenant comme résumé! On dit plus loin : " Le praticien – parce que cet ouvrage s'adresse à tout le monde, mais en particulier aux praticiens de la psychologie – témoin des rêves aura souvent l'occasion de l'observer : lorsque se dissipe le mystère de la foule, le patient établit parallèlement une relation d'harmonie au mystère de l'espace et de l'éternité. " Ça ne manque pas de souffle… Dans le corps du texte qui traite de la foule, il y a beaucoup d'autres choses intéressantes que j'aurais pu vous citer. Par exemple, cette petite phrase que j'ai retenue : " La foule est le révélateur de la solitude. Elle condense tout ce qui se trouve à l'extérieur du Moi. " |
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Pour vous encourager à vieillir, je suis allé voir sous le thème " vieil homme ". Le vieillard, explique-t-on ici, c'est " la mémoire ", c'est " l'expérience ", c'est " le savoir ", c'est " le doyen d'âge ", " l'ancien ", etc. Ce n'est pas tout à fait populaire à notre époque, qui est obsédée par la jeunesse. Mais raison de plus pour rêver à ces choses pour admettre ce qu'on ne veut s'admettre à soi-même : tendre vers la sagesse, l'expérience, etc. " L'imaginaire fait appel au vieil homme dans trois situations différentes, aisément repérables et qui permettent d'orienter l'interprétation en toute sécurité. Quand le vieil homme adopte les traits de l'un des grands-pères du rêveur ou de la rêveuse, le sens se rapporte sans ambiguïté à la relation à ses ascendants. […] S'il s'agit d'un vieillard anonyme, inconnu du rêveur, il y a lieu de porter aussitôt l'attention sur la présence éventuelle des attributs susceptibles de permettre la présence du vieux sage. Cet archétype a pour déterminatif habituel un ou plusieurs signes caractéristiques : la barbe blanche, le bâton du pasteur, le langage clair-obscur – surtout quand on a pris un verre dans le nez et qu'on pense qu'on philosophe [rires] – les moutons, le Livre du Destin, les hiéroglyphes, etc. – bref, tout ce qui est associé à l'expérience, au passé lointain. " Si deux ou trois de ces images accompagnent le vieil homme, on peut être assuré d'avoir accueilli l'archétype du vieux sage […]. Quand on exclut les rêves dans lesquels le vieil homme apparaît sous les traits du grand-père du rêveur ou de la rêveuse, ce vieillard assume dans 80 % des situations cette fonction archétypale. " Dans tous les autres cas, l'homme âgé conserve une connotation de sagesse, de sérénité, d'un savoir issu de l'expérience. Il se propose comme figuration positive de la vieillesse. Il s'oppose en cela à la vieille femme – en rêve, ce n'est pas du tout la même chose – représentative de l'angoisse de mort. L'imaginaire donne fréquemment pour partenaire au vieil homme un ou plusieurs enfants. Ensemble, ils représentent l'éternel renouvellement des forces de la vie et rassurent l'âme inquiète de son devenir. Ainsi, le vieil homme est-il dans le rêve, au sens le plus complet du terme, générateur de confiance. " Hautement tripatif… Dans l'exposé qui parle de vieil homme, on rappelle que " la réalité plurimillénaire qui faisait de l'ancien, du doyen d'âge, le dépositaire reconnu d'un savoir dégagé de l'expérience du groupe " est maintenant révolue. C'est évident qu'aujourd'hui, dans notre société, la situation n'est plus aussi confortable pour " les doyens d'âge ". |
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Que dit-on de la Terre, en termes d'astre? " Il est évident que la Terre planète, dans l'imaginaire, relève d'une traduction qui lui confère le sens d'attache terrestre, de point d'ancrage au monde, d'accomplissement temporel dans l'acceptation des pesanteurs. " Le symbole, écrit Romey, doit être lu dans son rapport au ciel, au devenir, à l'imprévisible. Le praticien qui reçoit de telles images, peut négliger sans risque l'analyse d'éventuels indices se rapportant à la situation œdipienne, de même que les connotations maternelles de la Terre. Dans le monde sidéral où la planète rêvée emporte le patient, ces pistes se révéleraient d'un intérêt très secondaire. " Voyez jusqu'où va l'expertise de Romey et de ses collaborateurs. " La Terre planète, dans l'imaginaire, révèle toujours un besoin du patient de se repositionner par rapport aux choses de la vie. Le mécanisme est simple : la problématique du rêveur inhibe sa capacité d'adaptation aux événements. Dans la situation qu'il ressent comme insurmontable, il s'engage dans la seule issue qui lui évite de perdre la face à ses propres yeux : la sublimation. La fuite dans l'imaginaire compensatoire présente des aspects positifs mais elle affaiblit l'aptitude du patient à mettre en œuvre une réponse réaliste aux problèmes qu'il lui faudrait résoudre. " Le globe terrestre intervient dans le rêve au moment où l'évolution du rêveur lui permet de redescendre sur Terre pour affronter dans une attitude positive ce qui lui était apparu comme une tâche dépassant ses forces. L'échappée dans la sublimation peut être la réaction à des situations très diverses, souvent même objectivement insolubles. Cela peut concerner un chagrin démesuré après la disparition d'une personne, une situation affective inextricable, l'impuissance ou la frigidité d’un partenaire auquel le patient se sent lié, ou tout autre type de difficulté. " La planète imaginée est à la fois le révélateur du réflexe de sublimation et l'annonce de la défaite de ce réflexe. Lorsque les images du Ciel et de la Terre se font les acteurs quasi uniques du scénario, c'est toujours pour favoriser une prise de conscience et le retour à la Terre. Cela est si vrai que non seulement le rêveur revient sur Terre, mais il éprouve le besoin de pénétrer la planète, de s'englober dans la sphère terrestre, pour mieux se donner à sentir son acceptation de la vie manifestée. " On trouve également plusieurs citations de propos tenus par des gens en état de rêve éveillé. Par exemple, une dame raconte : " J'ai l'impression que je fais cela parce que j'ai envie de retrouver quelqu'un qui est disparu... et j'ai envie de rejoindre cette personne et, du coup, j'ai envie d'être à l'extérieur de la Terre, ailleurs que là où sont les gens vivants. La Terre tourne lentement, grossit et finit par m'englober, c'est-à-dire que je me fonds en elle… je me retrouve sur la Terre et non plus autour. C'est une planète bien plus petite, en fait, et déserte! Elle se fend et j'ai envie d'aller à l'intérieur… je descends à l'intérieur de la Terre… c’est une grande caverne creuse… " " Une infinie succession de faux pas pourrait-elle conduire à l'infinie clarté? se demande l'auteur. Les raccourcis de la Terre sont des détours pour le ciel. Notre insistance à faire référence à ce qui est voie, chemin, direction peut surprendre. Elle reflète pourtant les paroles des rêveurs dont l'imaginaire rencontre la planète Terre pour la placer dans son rapport au ciel. " Comme on peut voir, ça ne manque pas de souffle… |
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Je voudrais être particulièrement clair à propos de cet ouvrage, car plusieurs des livres qui portent sur l'interprétation des rêves sont surtout fantaisistes : " Vous avez rêvé d'un arbre? Ah vous deviendrez riche! ", etc. Le Dictionnaire de la symbolique est une démarche très spéciale qui emprunte à un savoir colossal. Voici ce qu'on peut dire au sujet de cette démarche : " Fruit du traitement de centaines de milliers d'informations croisées, recueillies dans le cadre de la technique thérapeutique du ‘ rêve éveillé libre ’ – des associations libres, si vous voulez – auprès de centaines de sujets, l'œuvre monumentale de Georges Romey permet de dégager certaines constantes précises du langage des rêves, de définir les termes de leur ‘ vocabulaire ’ fondamental et d'analyser en profondeur leur articulation, leur ‘ grammaire ’. " Donc, il devient un outil pour décrypter. |
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La dépression : |
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Un ami à moi est un intervenant auprès de gens en difficulté et il rencontre beaucoup de ces personnes qui ont besoin d'être soutenues. Il me révèle que ces temps-ci la tendance suicidaire et le nombre de dépressions sont en train d'augmenter. On en est là… Je me suis alors dit qu'il serait bon d'orienter un peu certaines réflexions de l'émission dans ce sens, pour tenter de rendre service dans une certaine mesure. Je ne vais pas nécessairement faire appel à des livres récents, car les bonnes suggestions sont toujours d'actualité. Je pense, par exemple, au livre du Dr Jacques Vigne, un psychiatre très respecté dans le milieu médical, qui a jeté les ponts entre savoir et pratiques d'Occident et d'Orient. Il est parvenu à une synthèse magistrale de ses études cliniques reconsidérées du point de vue de la sagesse traditionnelle. Cela peut paraître curieux mais un chapitre de cet ouvrage s'intitule Dépression et Spiritualité : du vide existentiel à la vacuité libératrice. Car il y a un étrange rapprochement que l'on peut établir entre les deux. Quand le mental cesse, pour ainsi dire, de délirer en nous, cette vacuité qui s'installe est libératrice en ce sens qu'on ne se sent généralement pas angoissé. Et cela n'a rien à voir avec le vide existentiel.
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Quel est donc le rapport entre le vide existentiel, qui est plutôt
associé à la dépression, et la vacuité libératrice
qui est au contraire associée à la guérison? " Dans
les deux cas, explique Jacques Vigne, il s'agit plus d'expériences
vécues que de concepts philosophiques. Y a-t-il un point de passage,
une passerelle entre ces deux états qui permettent de donner à
certaines dépressions la dimension d'une initiation, d'une entrée
dans le chemin spirituel? " On trouve souvent chez les mystiques de ces allusions, et parfois
même des propos dans ce sens. Je pense, en particulier, à
Saint-Jean de la Croix qui parlait de la nuit obscure. C'était
un homme d'une grande spiritualité, un grand mystique qui a
traversé des périodes sombres qu'il appelait la noche
oscura. " Schématiquement, on peut dire que le domaine de la psychologie concerne la description des différents types de dépression et leur traitement en phase aiguë. Par contre, une spiritualité bien comprise me semble plus efficace lorsqu'il s'agit de prévenir les déséquilibres de vie menant à la dépression, lorsqu'il s'agit d'accompagner un dépressif à long terme ", estime ce psychiatre. Il parle, à un moment, de la présence d'éléments psychogènes. " Un bon critère de santé psychique est l'adaptabilité au changement. […] Fondamentalement, précise-t-il, il me semble que toutes les dépressions sont d'épuisement : même si le stress n'est pas apparent, il est présent sous forme de conflits intra-psychiques ", c’est-à-dire pas nécessairement dans le monde extérieur ou avec les autres, mais parfois avec soi-même, car il y a des éléments en chacun de nous qui sont susceptibles de se confronter. Ce phénomène conflictuelle représente " une perte d'énergie continue ", affirme le docteur Vigne. Il cite un peu plus loin Erik Erikson qui rappelle que " la croissance de l'individu se fait comme une succession de crises ". " Si on réussit à les passer, explique-t-il, on développe une qualité correspondante propre à chaque stade. – Selon lui, lorsqu'il s'agit d'entrer dans chacun des âges de la vie, c'est un peu comme si on perdait les plumes d'avant pour faire pousser les plumes de l'âge d'après. On a des obligations, des tâches à accomplir pour passer d'une phase à l'autre. La qualité fondamentale propre à chaque stade, donc – : confiance fondamentale pour le nourrisson qui accepte bien son sevrage, autonomie pour le petit enfant, envie d'apprendre pour le grand enfant, identité pour l'adolescent, intimité pour l'adulte jeune et intégrité pour l'adulte mûr. " " On peut estimer qu'aider un individu psychologiquement, c'est l'aider à accepter, à ‘ métaboliser ’ les frustrations et les deuils petits ou grands qui émaillent l'existence ", ou encore à les transformer, les voir comme des épreuves comme des étapes à franchir et non pas se buter dessus comme si c'était infranchissable par définition. |
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" En face d'une frustration ou d'un deuil au sens large – qui mène à un état de dépression – il y a trois évolutions possibles, affirme le docteur Vigne :
Certains vont se dire : oui, mais on fait comment? Il faut réaliser que parfois l'information peut suffire à nous mettre sur la piste. Il faut obéir à l'intuition et à l'instinct, cette forme animale de survie qui ne demande qu'à sortir de la dépression. Il cite, à un moment, un passage de l'Évangile de Thomas où Jésus dit : " Heureux qui connaît l'épreuve, il est entré dans la vie." Une très belle citation. |
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| Voir : La maladie : expérience initiatique et formatrice |
" Quelle est la signification des symptômes de la dépression? Ne sont-ils pas une tentative maladroite de rééquilibrage? Ne peuvent-ils pas, repris dans une perspective correcte, mener le patient à s'améliorer et même à entrer dans une démarche spirituelle dont il n'avait peut-être aucune idée auparavant? " Au fond, ce que nous dit le Docteur Vigne, c'est qu'un des grands remèdes à la dépression, c'est la démarche spirituelle. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille entrer dans une secte pour autant. " Prenons, par exemple, l'insomnie du matin, classique chez le dépressif, en particulier chez le mélancolique. On a essayé pendant longtemps d'étouffer ce symptôme sous les somnifères et certains ont décidé de laisser faire aux dépressifs ce qu'ils voulaient, c'est-à-dire se lever très tôt et se coucher très tôt. Cela a suffit grandement à améliorer le trouble. " Le simple fait de savoir que passer du vide existentiel à la vacuité c'est déjà fait, donc que c'est possible, est susceptible de nous éclairer. " La pratique spirituelle amène à guérir la ‘ position dépressive ’; il s'agit d'un trait fréquent du psychisme humain, remontant à la première année, lorsque l'enfant a commencé à voir sa mère s'éloigner un tant soit peu et y a fait une forte réaction. " Bien souvent au fond de la dépression se cache un sentiment d'avoir été abandonné : par la mère, par la vie, par les autres, par la société... |
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