Saison
1999-2000
  Émission du mercredi 29 septembre 1999
Rediffusée le mercredi 2 février 2000
   

Yoplait, le yaourt ami des putois

   


Il semble que les animaux commensaux (ce sont des espèces animales qui vivent aux dépens des humains) se sont adaptés à notre alimentation. Comme, par exemple, les cafards, en Grande-Bretagne, qui penchent maintenant pour la cuisine au cari. J'apprends également que les souris anglaises boudent le traditionnel fromage et préfèrent désormais le poulet et le beurre de cacahuètes.

Quant aux putois, les mouffettes autrement dit, leur amour des yaourts a failli causer leur perte. Une fois la tête enfoncée dans le pot pour en lécher le fond, beaucoup de ces pauvres bêtes n'arrivaient plus à la ressortir. Alors, des militants écologistes californiens ont obtenu de la marque Yoplait qu'elle repense le design des pots de manière à ce que ces animaux puissent s'en tirer plus aisément. Les emballages Yoplait portent désormais une étiquette " Ami des putois ". Ah ça fleure bon le putois tout ça! [rires]

 

   


     
   

La cuisine chinoise : des 5 saveurs au métissage culinaire

D’après : HOLLAND, Lorient. " Les Chinois renouent avec le faste des banquets ", Courrier International NÚ 459, 19-25 août 1999  

 

Je ne sais pas si vous avez appris à manger avec des baguettes mais il paraît que cela devient de plus en plus courant. Saviez-vous que la plus grande cuisine dans le monde est la cuisine chinoise? Du moins, c'est celle qui a le passé le plus riche. Elle est vieille de milliers d'années, en fait, dès la dynastie Zhou, (XIe-IIIe siècle av. J.-C.



" Les cuisines impériales employaient plus de deux mille personnes et préparaient une grande variété de plats, de l'émincé de bœuf au mouton rôti, en passant par le poisson, le chien, le faisan ou le lièvre. Si le peuple vivait tant bien que mal de soupe et de bouillies de céréales, le poivre, les haricots noirs fermentés, l'ail et le gingembre faisaient déjà partie du quotidien. "

  • Le secret des cinq saveurs

Ce qui est très important de savoir au sujet de la cuisine chinoise pour ceux que ça intéresse et je pense que nous sommes nombreux, c'est qu'il existe cinq saveurs fondamentales : le sucré, l'acide, le salé, l’épicé et l’amer. " Ces saveurs sont restées la base de la cuisine chinoise à travers les âges, même si les quatre grandes cuisines régionales – j'ouvre une parenthèse pour vous dire que j'ai un ami qui est très au courant de tout ça et qui, lui, compte six cuisines régionales chinoises. Je crois qu'il inclut Taiwan et Hong Kong, qui ont une cuisine particulière où l'on accorde une grande place au poisson – se sont forgé une identité propre. "

" Jusqu'à la révolution communiste de 1949, les grands chefs gardaient jalousement le secret des cinq saveurs. Un apprenti devait prouver sa loyauté pendant des années, voire des décennies, en s'acquittant des tâches ingrates de la cuisine avant de pouvoir recevoir l'enseignement des compositions du maître. En principe, seuls étaient admis les membres de la famille, de crainte qu'un étranger ne vole des recettes et monte une affaire concurrente. "

Avec l’arrivée des Communistes, puis la Révolution culturelle – une autre catastrophe qui est l’un des moments dramatiques de l'histoire de la Chine – l’art culinaire fut jeté aux orties. Les chefs réputés ont souvent été persécutés car on leur reprochait leur passé bourgeois. Si aimer bien manger est bourgeois, de ce point de vue-là, je dirais qu'être bourgeois n'est pas nécessairement péjoratif. Je pense qu'on tend tous un peu au plaisir et au confort. Les autres chefs, rappelle-t-on ici, seraient tombés dans l'oubli. Il faut dire que, le plus souvent, la nourriture était chiche au moment des révolutions. C'est Xiaoping, plus proche de nous dans l'Histoire, qui a permis à la Chine, un peu plus tard, de reprendre sa place dans la gastronomie.

  • Le métissage culinaire contemporain

Dans la cuisine, on assiste parfois à des incursions curieuses. Comme, par exemple, les fromages, produits importés, et les sauces tomate à l'italienne, qui se faufilent dans la cuisine traditionnelle chinoise, ce qui donne une cuisine quelque peu métissée. Il y a une recette que je connais qui tient à la fois de l'italien et du japonais; un mariage intéressant. " Le sashimi japonais devient de plus en plus populaire, tout comme la gastronomie du Moyen-Orient qui présente de grandes ressemblances avec la cuisine des musulmans du Xinjiang. "

Et McDonald dans tout ça, me direz-vous? Eh bien McDonald, Kentucky Fried Chicken et Pizza Hut se retrouvent aussi en Chine. " L'influence des Occidentaux et leurs investissements ont tiré la croissance de 20 % en moyenne dans ce secteur depuis huit ans. " Ils occupent donc une place importante dans l’empire du Milieu. Malgré tout, la cuisine chinoise se porte bien et est appréciée un peu partout dans le monde.

   


     
   

L'édition traditionnelle est-elle en voie de disparition?

 

 

C'est évident que nous traversons une époque de très grands changements, au point qu'on a parfois de la difficulté à s'y reconnaître. On peut déjà se demander si les grandes réussites commerciales sur internet n'ont pas déjà connu leurs plus belles heures.

En effet, des experts ont constaté une baisse des actions à la Bourse de plusieurs de ces entreprises qui ont connu, à un moment, un succès absolument foudroyant. Mais il faut dire que l'existence de l'informatique et ce qui en découle, c'est-à-dire la naissance et l'exploitation d'internet, remet en question un peu tous les secteurs.

D’après : WURTH, Peter." Les dinosaures de la presse écrite menacés d’extinction ", Courrier International N° 459, 19-25 août 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessin de CD paru dans le Financial Times, Londres



 
  • Le Net et les journaux

Voyons ce qui se passe du côté de l'imprimé. Andy Grove, le patron d'Intel qui est l'une de ces grandes entreprises d'informatique, à la Conférence annuelle des journalistes américains à San Francisco leur rappelait qu'ils sont attaqués sur deux fronts : d'abord sur le front publicitaire, et ensuite sur le front éditorial.

Sur le plan publicitaire, ce n'est pas qu'internet aille chercher tellement de commanditaires, mais on constate que le Net paraît extrêmement efficace pour les petites annonces. Or, il semble qu'on constate une certaine baisse dans les journaux : le créneau des annonces classées en prend un coup, pour ainsi dire. Sur le front éditorial, il existe maintenant des services d'information en ligne. Dans cet article, on rapporte également qu’Andy Grove – de toute évidence, il a voulu provoquer les journalistes présents – leur a donné trois ans pour s’adapter ou mourir.

Sur le plan financier, le secteur de la presse est relativement en bonne santé et dans la plupart des pays riches, les bénéfices dégagés atteignent des niveaux records. " Pourtant ces résultats cachent une autre réalité : la diffusion des journaux est en recul. " Le vice-président d’une maison de consultants affirme qu’il s'est produit un déclin progressif important de l'industrie de la presse écrite. Les journaux pensent toujours faire partie du paysage mais jusqu'à quel point?

" Les menaces pesant sur les petites annonces représentent le plus grand danger pour les journaux " Sur le Net, elle sont à ce point populaires qu'elles sont devenues une destination en elles-mêmes. Pour le contenu éditorial, cela suppose que les dépêches doivent être plus courtes si on veut qu'elles intéressent les gens qui sont de plus en plus pressés. " Ce que les journaux proposent est trop profond et trop superficiel. " Prenons par exemple la consommation d'information qui est en expansion sur le Net.

Une étude réalisée l'année dernière par le cabinet de consultants Jupiter a révélé un fait troublant (que je vais communiquer aux gens de la direction de SRC s'ils n'en ont pas déjà pris connaissance) : 12 % des utilisateurs se tournent en priorité vers Internet pour suivre les nouvelles, soit plus que ceux qui allument la radio. On est alors obligé de tenir compte de cette menace-là. En fait, je n'aime pas utiliser le mot menace parce que tout est toujours en transformation, en changement à notre époque. L'idée, c'est que la technologie va maintenant de plus en plus vite. On n'a pas aussitôt conseillé aux gens d’investir dans des compagnies qui exploitent le phénomène internet que, deux mois plus tard, quelqu'un arrive pour les prévenir qu’il ne faut plus investir car il y a une baisse à la Bourse de ce côté.

" Selon une étude effectuée il y a quelques années par Mercer Management Consulting, la télévision et la radio sont des sources d'information plus importantes que les journaux. Tout n'est pas perdu… Les journaux sont plus appréciés pour les informations qu'ils contiennent sur l'immobilier, l'emploi, le sport, les loisirs, l'art, la nourriture, les relations humaines, les problèmes féminins, les questions d'argent. Grâce à Internet, des spécialistes ont peu à peu empiété sur des domaines réservés à la presse écrite et les ont approfondis. "

Lorsqu'une entreprise s'occupe d'un site Internet qui est consacré aux petites annonces, par exemple, c'est vraiment colossal et on trouve peu d'autre chose dans ce site que les annonces en question. L'avantage, c'est qu'on n'est pas obligé de feuilleter un journal de 80 pages pour s'attarder à la lecture de trois ou quatre articles, qu'on aurait peut-être intérêt à découvrir plus rapidement autrement.

D’après : LASICA, J.D. :" Les dinosaures de la presse écrite menacés d’extinction ", Courrier International N° 459, 19-25 août 1999.  

Un des directeurs des opérations en ligne des Journaux associés britanniques fait remarquer dans la publication The Economist que : " Le problème des quotidiens, c'est qu'ils font deux kilomètres de large pour seulement quelques centimètres de profondeur. Les sites web qui marchent le mieux sont larges de quelques centimètres mais profonds de deux kilomètres. " Il faut dire que les sites vont jusqu'au bout du thème qu'ils exploitent.

  • Le Net et le livre

Non, je ne vous dirai pas que le marché de l'édition est en voie de disparition, mais il est certain qu'on va assister à une très grande transformation dans ce secteur. Ce n'est pas que cela m'inquiète, mais comme vous le savez, j'aime beaucoup aller bouquiner, voir ce qui s'imprime, tâcher de percer un peu les valeurs qui sont véhiculées, les grands courants, les plus petits, etc. J'apprécie le livre aussi en tant qu'objet. Et je tiens beaucoup à la qualité de l'objet également. Par exemple, la merveilleuse collection des Pléiades – dont je n'ai que quelques exemplaires, je vous le dis tout de suite – qui est imprimée sur papier bible, celui qui se conserve le mieux.

D’après : WURTH, Peter. " Un instant, votre livre s’imprime ", (Die Woche) Courrier International N°459, 19-25 août 1999


 

La diffusion sur le Net est en train d'amorcer des changements en profondeur du monde de l'édition. Par exemple, en Floride, on s’active pour mettre au point une machine distributrice de livres. Il s'agit d'un appareil imposant doté de quelques touches et d'un système pour délivrer le volume sélectionné. C'est curieux mais je trouve que ça ressemble en plus grand à une distributrice de chewing-gum. [rires] J'imagine qu'une ou plusieurs centaines de bouquins sont disponibles à l'intérieur, puis on en sélectionne un, on attend une quinzaine de minutes et le tour est joué.

Cette formule magique s'appelle le ‘ Book on demand ’. On pourra bientôt imprimer un livre dans un centre de photocopie, dans une librairie, un supermarché, une gare, etc. Comme on peut le constater, les nouvelles technologies sont en train d'ébranler les sérieusement les fondements du commerce de littérature.

Je trouve dans cet article paru dans Die Woche et repris par le Courrier international, une information qui concerne Amazon.com, le grand libraire sur Internet, à l’effet que leurs actions ont perdu de la valeur récemment. Cette entreprise " propose actuellement les bestsellers du New York Times avec 50 % de réduction. Et l’allemand Libri – une autre grande entreprise de distribution du livre – vient d’obtenir une distinction à Washington, lors de la remise du dixième Computerworld Smithsonian Award, pour son projet ‘ Book on demand ’. "

Le concept est intéressant parce qu'ainsi, on ne prend pas de risque. À la demande, cela permet d'effectuer des tirages minimes puisque le système garde en mémoire les données numériques. On peut imprimer à tout moment et recevoir le livre comme sur un plateau. L'éditeur de l'avenir, d'après ce que je lis ici, " vendra des livres sur Internet comme Dell le fait aujourd'hui pour ses ordinateurs ". On fait référence à l’un des géants de l'industrie allemande.

La lutte se poursuit contre la libération du prix du livre, et des éditeurs se sont regroupées en associations. Mais on sait bien que nous sommes passés à un autre temps. Un spécialiste le confirme : " Les nouvelles potentialités technologiques – impression à la demande ou parution simultanée au cinéma et sur Internet – constituent un changement radical dans la chaîne traditionnelle de création de plus-values. " Telle est la conclusion d'une étude qui a été menée par un groupe qui effectue des enquêtes pour les économistes.

" Les lecteurs veulent une sensation particulière, quelque chose qui reflète la création artistique, qui tienne du plaisir des yeux et du toucher – c'est mon cas. – Nous continuerons à publier selon les méthodes traditionnelles mais nous suivrons de très très près les nouvelles tendances ", affirme un des grands chefs de l'industrie de l'édition dans le monde.

   
Autres sources :
(courrier international no:459)
Centre européen de jounalisme
École de journalisme de l'université de Kent
Centre de formation et de perfectionnement des journalisme
"Online journalism Review"
   


   
    Réponse au courrier
   

  • La créativité

Un correspondant, Bernard J., a communiqué avec nous par courriel pour nous dire qu'il était étonné de ne pas trouver l'item " créativité " dans l'index des sujets que l’on retrouve sur le site.

Eh bien, je dois avouer que vous me prenez en défaut, et je m'en excuse auprès de vous, parce que la créativité est un thème très important pour moi : dans ma vie, dans mon travail et dans ce que j'ai fait comme enseignant également. C'est donc une grande question pour moi. Évidemment, je n'avais pas l'intention de la mettre de côté mais, au contraire, j'avais préparé tout un dossier sur la créativité en prévision de… C'est donc parce que j'ai voulu trop bien faire que je n'ai rien fait. Voilà une leçon.

D’après :
GÉNOIS, Agathe.
" La création selon Keith Jarrett ",
Guide Ressources, octobre 1997.
 

Vous connaissez sûrement Keith Jarrett, ce musicien renommé pour ses solos d'improvisation. Dans la section Actualités Réalités du Guide Ressources nous fait partager un souvenir : " Un jour, Miles Davis m'a demandé : ‘ Comment fais-tu pour jouer à partir de rien? ’ – ‘ Ça se fait tout seul ’, lui ai-je répondu. Et c'est vraiment la meilleure manière de répondre! J'aurais pu dire simplement : ‘ Je ne sais pas ’, mais dans notre société, on ne voit rien de positif dans ce genre de réponse.

" On croit toujours qu'il faut ‘ savoir ’ et on met toute son énergie à essayer d'expliquer les choses au lieu de plonger dans l'expérience. Quand j'improvise, dit Jarrett, c'est exactement le contraire qui se passe : si je me mets à penser, le mental s'interpose et le cours de l'inspiration est détourné. Il faut que j'arrive à laisser mes mains jouer toutes seules, sans moi. " C'est intéressant comme idée. La dimension du surveillant en chacun de nous doit être sérieusement amortie pour qu'on soit capable de faire appel à la créativité.

D’après  :
HARMAN, Willis & RHEINGOLD, Howard. Créativité transcendante, Éd. de Mortagne, 1992.

 

 

 

 

 

 

D'après Harman et Rheingold,
la créativité, est le moteur de la
co-création de sa vie.

 

 

 

 

Le channeling au service de la créativité

J'ai contribué, à un moment, à la publication d'un ouvrage qui s'intitule Créativité transcendante, de Willis Harman et de Howard Rheingold, dont j'ai fait la préface. Il doit être difficile à trouver maintenant. Quand j'ai écrit : " Voici enfin l'ouvrage que j'attendais sur la créativité! ", je n'ai pas exagéré.

Dans cet ouvrage, on parle de l'expérience de channeling. C'est un mot qui fait recette ces temps-ci, même s'il a mis une vingtaine d'années à s'imposer. " On l'entend aujourd’hui le plus souvent dans le sens d'une expérience de communication avec l'au-delà par l'entremise d'un médium qui agit comme intermédiaire. Dans le sens originel du mot, le channeling signifie simplement que ‘ l'image ou l'information ’ provient, par l'entremise d'un canal non précisé, d'une source non spécifiée, en-dehors de la perception consciente. Cela revient à dire que cette image ou cette information peut aussi provenir de l'intuition. " Comme une forme de communication à l'intérieur du cerveau, de l'être, et de la conscience. Et c'est surtout dans ce sens de la communication avec le surconscient que le mot channeling est repris par ces deux auteurs. " À peu près tout le monde a fait l'expérience d'un channeling de vision créatrice, d'une percée d'intuition profonde, d'un moment de connaissance qu'il savait provenir d'en-dehors de la partie habituelle de l'esprit cognitif. "

On pourrait également se référer à l'opposition qui semble exister entre les deux hémisphères du cerveau, même si ce n'est pas aussi opposé qu'on le croit mais complémentaire. Pour simplifier, l'hémisphère gauche est plus rationnel et l'hémisphère droit, plus imaginatif.

À l'époque où j'enseignais à McGill, on a beaucoup travaillé pour tenter de découvrir des pratiques qui permettent de développer la créativité. Bien peu ont été trouvées, du reste. Il existe bien des modèles, surtout pour les jeunes, avec des dessins, des mots, etc. mais la meilleure méthode, c'est encore de vivre en paix avec l'arbitre qui est en chacun de nous, qui va nous laisser exprimer quelque chose de non rationnel. Il faut faire confiance à cette part d'intuition qui est en chacun de nous. D'autant plus que la créativité ne sert pas seulement dans les œuvres, mais qu’elle est très utile dans la vie quotidienne. D'après Harman et Rheingold, la créativité, c'est le moteur de la co-création de sa vie. On peut faire appel davantage qu'on ne le fait normalement à la créativité pour élargir le spectre de son vécu.

Oh que voilà une expression qui va nous entraîner loin,
Monsieur Languirand!
[rires]

   


Cannabis :
le ‘ Germaine Gold ’ ou les biscuits du soir de Mme Germaine

   


Un autre courrier, celui-ci reçu d'une dame qui rappelle qu'au cours d'une émission de télévision, j'avais pris position pour la marijuana.

 

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.