Saison
| Émission du jeudi 2 septembre 1999 | ||
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La conquête de l’espace : | |||
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" Neil Armstrong
photographie Edwin Aldrin qui s’apprête à poser le pied sur
la Lune. Message radio d’Aldrin : ‘ J’ai la chair de poule. ’ " Au cours de l'été, nous avons célébré un anniversaire glorieux. En effet, il y a 30 ans, l'homme mettait pour la première fois le pied sur la lune. C'était une belle époque que celle de l'Apollo. D'autres événements ont eu lieu cet été. L'éclipse, par exemple, que certains ont suivi avec plus d'intérêt, et Julie Payette qui est revenue de son voyage dans l'espace. (Source photo : Figaro Magazine, 22 juillet 1989)
J'ai effectué un petit montage à partir de certaines déclarations, observations et commentaires qui ont été faits par ces astronautes qui ont vu la Terre de loin et qui se sont familiarisés avec la Lune d'une façon ou d'une autre. Certains d’entre eux ont bien voulu partager avec les Terriens qui étaient demeurés sur la plancher des vaches, les impressions qu'ils ont recueillies au cours de leur voyage spatial. Ayant aperçu notre globe blanc et bleu, la Terre, sur laquelle nous avons tellement de difficulté à vivre en amitié avec elle et les uns avec les autres.
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Voici ce que Alan Bean de Apollo XII a dit à son retour : " Quand nous avons quitté la Terre, j'ai eu l'impression que nous étions dans un ascenseur très rapide. Je pouvais voir la Terre diminuer de volume. […] Et, graduellement, elle est devenue de plus en plus petite durant 30, 40, 50 minutes. Finalement, elle m'est apparue aussi petite que ça – il a dû faire un geste. À ce moment-là, je me suis dit : comment vont tous ces gens que je connais? " L'impression générale qui se dégage des commentaires des astronautes, c'est que la Terre est très petite et très fragile, et qu'il faut apprendre à vivre en amitié les uns avec les autres, etc. En plus de cela, ce fut pour certains ce que je qualifierais d'expérience initiatique – extatique pour quelques-uns –, en ce sens que, tout à coup, ils ont vécu quelque chose de très intense qui les a marqués pour le reste de leur vie. Rusty Schweickart de Apollo IX raconte : " D'un côté à l'autre de la surface de la Terre, une planète […] magnifique qui se trouvait maintenant sous moi. Alors j'ai décidé qu'il était temps, que je me devais de laisser aller certaines choses que je ressentais. […] Toutes sortes de questions me sont venues à l'esprit : Qu'est-ce que je fais ici? Comment suis-je venu là? Qu'est-ce que tout cela veut dire? Qui suis-je? Qu'est-ce que j'entends quand je dis ‘ je ’? " Remarquez, vous pouvez vous poser les mêmes questions dans votre cuisine et ça va vous coûter beaucoup moins cher… Mais c'est intéressant de voir que dans une situation comme celle-là, les questions qu'on a envie de se poser sont les mêmes que se posent depuis des siècles les humains sur le sens de la vie.
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![]() Edgar Mitchell (NAVY), Capitaine de frégate, Apollo XIV (31 janvier- 9 février 1971) (Source : Figaro Magazine, 22 juillet 1989) |
" ‘ J’ai eu là-haut des intuitions, des sensations très troublantes ’, disait-il. Revenu sur Terre, il claque la porte de la NASA. Aspiré par la parapsychologie, il crée un institut des sciences noétiques. Depuis 1975, son Association des explorateurs de l’espace s’intéresse à l’avenir de la planète Terre. "
Maintenant, Edgar Mitchell de la mission Apollo XIV. J'ai un faible pour cet astronaute qui a fondé, à la suite de son expérience de l'espace, l'Institut des sciences noétiques (Noetic Science Institute). Il avait estimé qu'il était temps, au moment où l'on entreprenait la conquête extérieure de l'espace, de se préoccuper également de la conquête de l'espace intérieur de l'humain. " J'ai vu le cosmos, disait-il. J'ai vu tout l'Univers qui s'étendait devant moi. J'ai vu une minuscule planète, des millions, des milliards d'étoiles et de galaxies, des amas galactiques, le tout magnifiquement disposé. Ce fut une joie très profonde, un bonheur difficile à décrire. Aussi, j'ai eu la conviction que je regardais un système cohérent, intelligent. Ce n'était plus ce que la science m'avait appris : un ensemble de collisions de matières énergétiques construit par le hasard. Il s'agissait plutôt de cohérence, d'intelligence palpable. Je crois que notre vol dans l'espace a été un tournant dans l'histoire de l'humanité. " L'exploration du système solaire et plus tard de l'Univers c'est aussi important et significatif que l'apparition de la première espace animale marine sur terre. Je pense qu'en ce sens nous devons assumer une certaine responsabilité, nous qui avons vécu cette expérience. Nous devons laisser à ceux qui nous suivent notre savoir, nos connaissances et notre sentiment. Ainsi l'histoire évaluera si notre action a été folle ou si, au contraire, elle était le commencement, pour l'histoire humaine, d'une nouvelle époque. " Edgar Mitchell. | ||
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| Les voix de la Voie | |||
| J'ai trouvé dans un magazine que je parcourais pour la première fois, et dont le titre est Tao Yin, des articles très intéressants qui portent sur la santé, les arts de vivre et la tradition d'Asie, et dont certains sur la philosophie orientale sont écrits par des Asiatiques. | |||
![]() Daprès : SANYI, Chan. " Chinois à Paris : La voie de l’efficacité ", Tao Yin, N° 14, mai-juin 1999. |
Chan Sanyi, par exemple, nous parle du Pays du centre, la Chine se définit comme ça : " Nous, Chinois, nous considérons comme des orientaux mesurés habitant le Pays du centre, de l'équilibre, alors que nos proches voisins Japonais sont, pour nous, des orientaux extrêmes habitant le Pays où le soleil se lève. Avec les Japonais, les Coréens, les Vietnamiens et quelques autres voisins, ce qui représente tout de même plus de la moitié des habitants de la planète bleue et probablement aussi, un peu jaune – ce dont on aura la chance de prendre conscience de plus en plus dans les prochaines années… –, nous partageons quelques valeurs communes que nous nous plaisons à nommer les ‘ Trois courants qui ne font qu'un ’ (Sanyi He Jiao). " Ces trois mots évoquent le Confucianisme, le Bouddhisme et le Taoïsme. C'est très intéressant de voir qu'il n'y a pas véritablement une religion chinoise. Il y a des lieux de culte pour les besoins de la population, bien sûr, avec des rituels qui seront le fait de certains taoïstes, etc. Mais au départ, les Chinois s'intéressent à la philosophie. Ce n'est pas une question de dogme, la doctrine est philosophique; elle n'est pas théologique. " Confucianisme, Bouddhisme et Taoïsme que vous aimez tant différencier, poursuit l’auteur en s'adressant aux Occidentaux, font partie intégrante et unitaire de notre vie. " | ||
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(Source : Les maîtres du Tao, Éd. du Félin, Coll. " Les Hommes de Connaissance ", Paris, 1985.) |
À propos du Tao, Chan Sanyi précise : " Cette Voie enseigne plusieurs grands principes que nous tentons de mettre en application dès que possible et si possible dès que nous pouvons dans la vie, donc dans la Voie de chaque jour. " La Voie c'est la vie, au fond, si bien qu’il ne faut pas chercher la Voie en-dehors de la vie.
" Le Tao est présent dans la cuisine, dans les pratiques corporelles, dans la chambre à coucher, dans la musique, dans la calligraphie, dans l'architecture, dans la médecine, plus que dans de savants ouvrages que seuls vos sinologues savent traduire. – Il y a là une petite dent, je dirais [rires] * Voir Le Tao : la Voie dont on parle | ||
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| ![]() les 5 principes du Tao Il y a cinq principes qui se dégagent de ce courant de pensée.
" Il
fut démontré, précise Chan
Sanyi, par de nombreux Maîtres authentiques dans le domaine chevaleresque,
ou ‘ martial ’. Le Judo ou l'Aïkido furent créés
selon ce | ||
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(Source : Les maîtres du Tao, Éd. du Félin, Coll. " Les Hommes de Connaissance ", Paris, 1985.)
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" Agir est donc facile, ajoute ce journaliste parisien d’origine chinoise, mais l'expliquer l'est moins. Votre ‘ modèle parfait de l'Occident ’ est, avouez-le, souvent opposé à cette Voie. – Ce qu'il veut dire, c'est que nous expliquons beaucoup, mais que nous demeurons très abstraits, au fond. – Vous n'êtes pas souvent disponibles puisque souvent ailleurs. Lorsque vous agissez, le monde entier le sait, vous effectuez parfois de grands efforts mais qui ont peu d'effet. Ce peu d'effet vous n'en profitez pas puisqu'au lieu d'être un fait, il devient argument. Vous prétendez ensuite être les seuls à détenir la vérité unique et demeurez fermés aux autres, puis vous imposez cette fermeture. " Cette critique qui ne doit pas nous échapper… " Et par la suite, vous vous sentez obligés d'intervenir sans cesse dans les affaires d'autrui et de vous ingérer partout. – C'est bien vilain. [rires] – Vous ne cessez de nous l’expliquer sur tous les tons puisque vous avez nécessairement raison. Vous savez donc mieux que nous ce qu'est la Voie, puisque vous dressez des listes et créez des diplômes. Mais cette Voie est étroite car vous ne riez pas. Comme le dit Lao-Tseu, lorsqu'un imbécile entend parler de la Voie, il éclate de rire. Si cet imbécile n'éclatait pas de rire, la Voie ne serait pas la Voie. Mieux donc vaut rire que de manquer d'humour, et mieux vaut être un imbécile heureux qu'un Occidental triste… [rires] Or votre science est souvent triste.
" ‘ Le plus beau sentiment que l'on puisse éprouver c'est le sens du mystère. C'est la source de tout art véritable, de toute vraie science. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, qui ne possède pas le don de l'émerveillement, autant vaudrait qu'il fut mort : ses yeux sont fermés. ’ " Albert Einstein
" Cette phrase est de Albert Einstein. Ne vous étonnez pas si sa photo la plus connue est celle où il tire la langue en faisant l'imbécile. Ce jour-là, le Tao a éclaté de rire. C'est là la Voie de l'Efficacité. " C'est
spécial comme raisonnement. Je me dis que de la façon dont ils écrivent,
c'est-à-dire en utilisant beaucoup l'hémisphère droit, entraîne
forcément une autre manière de penser, différente de la nôtre
car plus linéaire. Ils passent aisément d'un niveau à un
autre et ça nous paraît fuyant, difficile à saisir et très
éclaté en même temps. C'est du moins ainsi que je le perçois. | ||
DAVID, Catherine " La voie sereine du guerrier ", Le Nouvel Observateur, 12-18 août 1999. |
Dans une autre publication (Le Nouvel Observateur, 12-18 août 1999), en parlant de l'héritage de Miyamoto Musashi, l'un des grands guerriers samouraïs, la journaliste Catherine David écrit : " On ne comprend pas cet étonnant héritage si on oublie qu'au Japon, un manuel de gymnastique est en même temps un livre de philosophie. Le corps et l'esprit ne font qu'un : il n'y a donc aucun paradoxe à ce que les plus hauts enseignements soient dispensés par un maître de sabre. Car la transmission n'est pas affaire d'érudition mais d'expérience. Ce qui est transmis n'est pas un contenu de savoir mais une manière d'être dont le mouvement n'est qu'un aspect. Seul celui qui s'est recréé lui-même par une longue formation peut recueillir et transmettre cette sagesse. Dans la tradition japonaise du budô – la voie japonaise du guerrier – quelle que soit la voie choisie, calligraphie ou tir à l'arc, la perfection recherchée est la même. " Un peu plus loin, l’auteure cite Eugène Herrigel qui est l'auteur d'un ouvrage très important sur le tir à l'arc comme méthode de concentration et d'éveil de la conscience : " Comme l’écrivait Herrigel, c’est seulement quand ‘ l'archer vise à atteindre quelque chose en lui-même ’, que son acte devient efficace. " Catherine David rappelle ensuite que Musashi s'est battu pour la première fois en duel à 13 ans et qu'il a vaincu. Tout cela avait un sens à cette époque. " Je l'ai fait sans même être parvenu à l'ultime étape, dit le maître. J'ai continué à m'entraîner et à chercher du matin au soir à parvenir à une plus profonde raison. Arrivé à 50 ans, je me suis trouvé naturellement dans la Voie de la stratégie. " Il faut préciser que la Voie de Musashi est celle de la stratégie et les principes du combat qu'il enseigne à ses jeunes samouraïs s'appliquent aussi à la vie de tous les jours et, en particulier, au monde de l'action. Il le dit d'ailleurs lui-même : " Depuis ce jour, en appliquant le principe du sabre aux autres arts, je n'ai plus besoin de maître. " | ||
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| La logothérapie de Viktor Frankl | |||
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Récemment, je vous ai parlé de Viktor Frankl en vous communiquant quelques réflexions puisées dans son ouvrage intitulé Découvrir un sens à sa vie. Il faut savoir que ce bouquin qui a été publié aux Éditions de l'homme, est rendu à deux réimpressions successives et peut-être davantage. Il est l'un des ouvrages qui s'est vendu le plus. Il a été réimprimé 73 fois en langue anglaise (on disait cela en 1984), il a été traduit en 20 langues et publié à 2,5 millions d'exemplaires. " C'est là un fait qui explique peut-être pourquoi les journalistes, et plus particulièrement ceux de la télévision, commencent presque toujours leurs entrevues par des chiffres avant de s'exclamer : ‘ Docteur Frankl, votre livre est un grand bestseller, quel effet votre succès vous fait-il? ’ Ce à quoi je réponds qu'en premier lieu, je ne vois pas en cela tant un exploit de ma part qu'une expression de la détresse de notre temps : si des millions de gens achètent un livre dont le titre même porte sur le sens de la vie, c'est qu'il doit s'agir d'une question cruciale. " Le succès de ce livre vient sans conteste de la qualité de l'être qu’est Frankl. C'est un ouvrage qui se divise en deux parties. Dans la première – dont je ne vous parlerai pas maintenant car il faudrait que je m'étende très longuement –, le Dr Frankl raconte les expériences qu’il a vécues dans un camp de concentration. Et à partir de ses expériences dans ce milieu, petit à petit, en étant l'observateur de lui-même, de la vie autour de lui, des autres, etc., il a élaboré une théorie en psychologie qui s'appelle la logothérapie. Peu importe le mot, cela signifie tout simplement la thérapie par la parole. " Le docteur Frankl demande parfois à ses patients qui souffrent de divers tourments petits et grands : " Pourquoi ne vous suicidez-vous pas, puisque vous venez de me dire que tout va mal? " relate le préfacier de l’ouvrage Gordon W. Allport. C'est dans leur réponse qu'ils trouvent généralement les grandes lignes de la logothérapie : chez l'un, c'est l'amour de son enfant qui l'attache à la vie; chez l'autre, c'est un don, une faculté à utiliser; chez le troisième, c'est peut-être le mérite d'un passé qui mérite d'être préservé. " Tout cela pour dire que… " L’objet et le défi de la logothérapie, qui est la version du docteur Frankl de l'analyse existentielle moderne, est d'entrelacer les fils ténus d'une vie brisée afin d'en faire un modèle de sens et de responsabilité. " Je pense que le plus important de l'expérience vécue par Frankl au camp de concentration, c'est la découverte qu'il a faite de sa propre responsabilité dans la situation. Et je trouve cela d'autant plus remarquable quand on sait que, dans un camp de concentration dont on ne peut pas sortir, où l’on dépend d’un système et de tout le monde autour pour manger, dormir, etc., eh bien, parler de la responsabilité que l'on a dans cette situation m'apparaît comme un tour de force! Frankl suggère à tous ceux qui se sentent mal dans leur peau, ou qui éprouvent des difficultés, de sentir jusqu'à quel point ils ont la responsabilité de leur vie et qu'ils sont capables d'intervenir dans leur vie, sinon dans les circonstances, du moins dans leurs réactions face aux événements. Et tout cela à la recherche d'un sens à la vie. Il y a quelques instants, je pense vous avoir donné une mauvaise traduction : j’ai parlé du mot logo dans le sens de parole – et ça pourrait aussi s’entendre comme cela – mais Frankl, lui, le prend au sens de la raison. " La logothérapie ou, comme certains auteurs l’ont appelé, ‘ la troisième école viennoise de psychothérapie ’, explique Frankl, se penche tant sur la raison de vivre de l’homme que sur ses efforts pour en découvrir une. " " L’homme ne réussit pas toujours à se trouver une raison de vivre. On parle alors, en logothérapie, de ‘ frustration existentielle ’, explique Frankl. – Et je pense que personne n’échappe à cela, à un moment ou l’autre, si ce n’est toujours… pour les plus occupés d’entre nous. [rires] " Le terme ‘ existentiel ’ peut se rapporter à trois choses, précise Frankl :
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| Le sens de la vie? | |||
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Est-ce que je vous ai déjà parlé de ce film Urban Cowboy dans lequel des hommes d’affaires se retrouvent en vacances et jouent aux cowboys? Il y a dans ce film un personnage intéressant, une sorte de gourou et je dois dire que c’est assez étrange de le voir avec ses bottes et son chapeau du Far West. À un moment, il dit à l’un des vacanciers, en pointant du doigt, vaguement comme ça * : – " Tu dois trouver ça dans la vie! " Et le jeune homme auquel il s’adresse lui demande : – " Et ça, c’est quoi ? " Il se fait alors répondre : – " C’est ça que tu dois découvrir. " C’est assez surprenant parce que cela nous renvoie à nous-mêmes, chacun d’entre nous. Alors, si vous me demandez : " Quel sens, celui de la vie? ", je vous dirai que c’est justement ce qu’on est en train d’essayer de découvrir ensemble… | ||
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