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Émission du mercredi 9 juin 1999

La vie la nuit

Un spécialiste des communications soutient que la télévision est notre première activité domestique après le sommeil, et constitue bien souvent un produit de substitution aux relations humaines. D’où l’observation : " Une personne qui rentre contrariée de son travail a tendance à passer plus de temps devant son téléviseur […]. Ces longues heures où l’on reste rivé à son petit écran altèrent l’état de conscience : elles entraînent une ‘ inertie de l’attention ’. " Que veut-il dire au juste? Que lorsqu’on abuse de la boîte à images, " l’activité du cervelet se ralentit ". Il va plus loin : " Passé minuit, les chômeurs et les insomniaques sont matraqués de rediffusions bon marché et de reportages publicitaires d’une demi-heure vantant des remèdes-miracle. Plus on s’enfonce dans la nuit et plus les gens sont réceptifs à l’insolite. " 

D’après :

COLLECTIF, " While you sleep ", Colors , N° 32, juin-juillet 1999.

 

COLORS WEBSITE


Le dossier que j’ai sous les yeux s’intitule While you sleep (Pendant que tu dors). On y présente des tas de reportages et des photos absolument hallucinantes sur tout ce qui se passe la nuit à travers le monde, que ce soit à Darwin en Australie, à Kyoto au Japon, à la Havane à Cuba, à Hanoï au Vietnam… Partout finalement.

J’ai été intrigué de découvrir cette information à l’effet que plus on s’enfonce dans la nuit plus les gens sont réceptifs à l’insolite devant leur appareil de télévision. " Les chaînes savent pertinemment que la vie n’est pas rose pour bon nombre de téléspectateurs ", alors elles cherchent à leur tenir compagnie. Les études d’un professeur en communication montrent que les boulimiques du petit écran sont moins heureux s’ils sont privés de télé pendant leur temps libre.

Comme vous le savez, je m’intéresse beaucoup à la revue Colors de Benetton. J’aime son concept, les valeurs qu’on y trouve et sa dimension planétaire. D’ailleurs, sur la couverture, on peut lire en sous-titre : ein magazine qui parle about el resto del mundo, car Colors est traduit en plusieurs langues. Quant à moi, je me procure la version bilingue française et anglaise. C’est intéressant de voir que les textes, d’une langue à l’autre, sont complémentaires, et qu’il ne s’agit pas de traductions. C’est une publication qui prend les intérêts des moins favorisés, également.

" Allô chéri "

À un moment, on attire notre attention sur le fait qu’il " vaut mieux avoir l’esprit ouvert si notre travail consiste à s’occuper d’un client qui paie pour un orgasme téléphonique. ‘ Je suis là pour répondre à la demande, quelle qu’elle soit ’, assure Alexis, une Américaine de 30 ans. Recevant près de 100 appels par jour sur un téléphone sans fil, elle parvient à mener la conversation tout en vaquant à ses tâches ménagères. Elle raconte des histoires cochonnes aux gens qui l’appellent, tout en faisant son repassage.  Rien que de savoir cela, un gars devrait " décramper ", si vous me permettez la formule. – Payée 10 $ de l’heure, elle considère son emploi comme lucratif. Mais il rapporte plus à la compagnie téléphonique qui facture les communications à ses clients. "

" Que la lumière soit… "

J’apprends aussi que " en hiver, dans les régions septentrionales de la Norvège [où] le soleil ne se lève pas pendant deux longs mois, les rythmes de sommeil en sont perturbés. Les gens dépriment et perdent tout appétit sexuel. Près d’un tiers de la population souffre de ces troubles, symptômes caractéristiques de dépression saisonnière par manque d’ensoleillement – qui, chez nous, ne fait pas autant de ravages, mais, tout de même, le manque d’ensoleillement que nous connaissons pendant l’hiver nous affecte également. – Ce syndrome déclenche dans le corps une sécrétion excessive de mélatonine, l’une des hormones du sommeil. "

" Le dos au mur "

" La vie nocturne est régie par une équation fondamentale : bars et discothèques vides = cellules bondées au poste. ‘ Il en arrive toute la nuit, explique Martin Engström, gardien de prison à Göteborg (Suède). Il faut parler à des tas de gens qui ne se sentent pas bien du tout. ’ Toutefois la vraie gageure, c’est de les loger tous. ‘ Quand les cellules sont pleines, on consigne les prisonniers dans la salle de jour réservée aux visites ‘ ", précise un autre policier qui fait le même travail la nuit, mais en Nouvelle-Zélande. Aux États-Unis maintenant : " certains shérifs louent aussi des espaces dans les postes de police voisins (le tarif de location est d’environ 40 $ US par détenu et par nuit). Le poste de dépôt du comté de Jackson (USA) a adopté une méthode encore plus novatrice pour gérer ce problème de surpeuplement. Les nuits d’affluence, les shérifs suspendent les patrouilles. " [rires]

Les photos que l’on retrouve dans ce magazine sont toutes plus significatives les unes que les autres. On pourrait même dire qu’elles nous font prendre conscience de notre humanitude.

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Tendance mode :
la quincaillerie fin de siècle

Cela m’est bien égal si certaines personnes aiment porter des chaînettes ou des anneaux dans le nez, sur les lèvres ou ailleurs. Mais je ne m’attendais pas à ce que les agences de publicité – bien qu’elles soient capables de tout – décident de faire appel à des modèles masculins et féminins qui portent ce genre de beauté " façon quincaillerie ". Avez-vous vu cela sur les panneaux publicitaires dernièrement?

D’après :

DUPUIS, Nathalie. " La dernière tendance des agences de mannequins ", L’Événement du jeudi, 20 au 26 août 1998.


Cela m’a donné l’idée d’aller fouiller dans l’un de mes dossiers à la maison qui révèle les dernières tendances des agences de mannequins, de mode, etc. Dans une édition d’août dernier de L’Événement du jeudi, je lis : " Aujourd’hui, les bookeurs ne cherchent plus de jolies filles, mais ce qu’ils appellent des ‘ gueules ’. " D’après ce que j’ai vu ce matin dans le miroir, il y a encore de l’espoir pour moi dans ce domaine… Quand j’aurai des poches bien marquées sous les yeux et que j’aurai perdu encore plus de cheveux, ou que mes oreilles seront devenues plus longues – parce qu’il paraît qu’avec l’âge c’est ce qui nous arrive – ces bookeurs vont peut-être penser à moi pour annoncer quelque chose. [rires]

" Les reines des podiums sont plus étonnantes que ravissantes. La nouvelle beauté : être différent et avoir du caractère. " On aurait donc pu dire à Frankenstein : " Ne pleure pas, voyons. Tu n’es peut-être pas une beauté classique, mais tu as du caractère… " [rires]   Karl Lagerfeld a lancé une telle tendance quand, en 1995, il a remplacé Claudia Schiffer par Stella Tennant, décrite ici comme ayant un " look d’androgyne aristocrate " et qui incarnerait selon Lagerfeld la " beauté fin de siècle ". Il me semble quant à moi trouver dans ce genre de " gueules " un côté décadent.

Dans ce même article, Nathalie Dupuis attire l’attention sur le fait que, à la fin du siècle dernier, un certain Bram Stoker a inventé le vampire Dracula. " Les visages que l’on a pu voir dernièrement dans les magazines rappellent cette période, écrit-elle : filles au teint blafard, cernes accentués, cheveux emmêlés, poses grotesques, décors surréalistes... – Très décor noir et blanc des films d’avant-guerre en Allemagne… – Surprenant et dérangeant.

" Cette tendance s’est aussi développée avec des photographes tournant définitivement le dos au glamour pour un style qualifié ‘ d’esthétique du quotidien ’. Jurgen Teller, chef de file de la génération réaliste, a photographié Krysten McMemamy nue, pas nette – j’espère que cela ne veut pas dire vraiment sale parce que, on a beau avoir du caractère, il faut se laver quand même! –, le sexe exhibé, évoluant dans un univers sordide avec le sigle du couturier Versace dessiné au rouge sang. – Il me semble que ça n’est pas très drôle quand on sait que Versace a été assassiné…

" D’autres [de ces photographes] ne maquillent plus leur modèle, laissent la peau briller, ne cachent plus les points noirs. C’en est fini de la fille inaccessible. Les bookeurs affirment que l’ère des poupées Barbie version Cindy Crawford, Claudia Schiffer ou Angie Everhart n’est plus d’actualité. Trop éloignées de la réalité. On privilégie des images où transparaissent les sentiments, les galères. " La journaliste raconte ensuite que, chez l’un de ces bookeurs, on a mis sur pied tout un département dont le mandat est de rechercher des filles au look avant-gardiste. Difficile à imaginer… Mais comme dans la vie on assiste habituellement au mouvement de retour du balancier, je ne serais pas surpris qu’on revienne plus tard à des standards de beauté plus classiques.

D’après :

JORIF, Sylvia. " La beauté en liberté ", L’Événement du jeudi, 20 au 26 août 1998.


Vive la plénitude libre!

Ce dont on parle est évidemment à l’opposé de ce qu’on pouvait observer au début des années 90 avec des top-modèles telles " Linda Evangélista ‘ au regard de chat ’, Claudia Schiffer ‘ à la blondeur surnaturelle ’, Elle MacPherson ‘ dite " The Body " ’, Naomi Campbell, Stephanie Seymour. Elles sont trop belles, très riches, redoutables femmes d’affaires ", explique Sylvia Jorif dans cet autre article intitulé " La beauté en liberté ".

L’un de ceux qui ont entraîné ce mouvement d’opposition au ‘look glamour’ est Toscani, le concepteur graphique de la revue Colors qui est aussi le directeur de la publicité de Benetton, dont " il change radicalement l’image […] en photographiant de l’hyperréalisme morbide ", explique la journaliste. " La vie est dure, poursuit-elle : les filles seront pâles et cernées, maigres, voire malingres et la tendance à ‘ l’héroïne chic ’, vilipendée par Lady Di et même par Bill Clinton quand le photographe David Sorrenti meurt d’une overdose.

" Le scandale s’amplifie lorsque les magazines de mode sont accusés de cautionner la beauté anorexique, un modèle dangereux à suivre. – C’est effectivement un problème, car les toutes jeunes filles à l’adolescence ont besoin de s’identifier à des modèles et lorsqu’elles parcourent ces magazines, elles sont tentées d’adopter ces modes, dangereuses au fond. – ‘ Au début, cette tendance était le fait de photographes artistiques qui ont fait des séries mode ’, souligne Li Edelkoort ’ ", directrice d’un bureau de style chargé de détecter les tendances.

" D’un seul coup, écrit plus loin l’auteur, la fascination du beau se résumait au morbide. On voyait des clichés de filles dans des sacs de plastique, enroulées dans des bandes de gaze, photographiées dans des hôpitaux… – Triste séduction, il me semble… Mais cela dit beaucoup sur notre époque.  – Plus personne ne mangeait car la mode imposait de plus en plus les formes longilignes. Dans ces années socialement noires, sans doute avait-on un désir d’immatérialité, devenir le plus léger possible. N’exister qu’en pensée, oublier le corps pour ne plus subir la rudesse ambiante. "

Maintenant, alors que nous arrivons à la fin des années 90, " la beauté est plurielle, les critères du parfait sont chamboulés et se tournent vers l’étrange. Comme Alec Wek, Africaine costaude à la peau noire bleutée. Comme Devon Oaki, mannequin de 1,68 m, au visage surréaliste entre minois de poupée de porcelaine et de chat persan. Ou comme Audrey Marney, petite chose fragile au charme provincial. Parmi elles, Laetitia Casta, charmante parenthèse, avec sa bouche pulpeuse et sa poitrine maternelle. Pourquoi tout à coup tant de diversité?

‘ La beauté régulière nous lasse, répond Li Edelkoort. Nous en avons trop abusé. Nous n’acceptons plus l’archétype unique, et la beauté se démocratise, c’est plutôt positif – enfin un peu d’espoir… – De plus, nous entrons dans une fin de siècle qui nous pousse à tout tester. Cela a créé des excès, comme la mode du mannequin anorexique. Nous assistons à une sorte de grand nettoyage de printemps, une beauté bilan, pour entrer sereinement dans le prochain millénaire. ’ – J’ai parfois l’impression qu’on profite des fins de siècle pour brasser un peu toutes les modes, tous les courants qu’on a connus au cours du siècle, avant de passer à autre chose. Il faut se risquer à essayer de comprendre.

" Avant l’an 2000, résume l’auteure de cet article paru dans L’Événement du Jeudi, le monde se récapitule pour engendrer le seul mot valable pour demain : plénitude. " Voilà le mot que je tenais à vous offrir. Nous allons vers une forme de plénitude. Ce que je trouve ça chouette! Vive la plénitude libre!

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L’homme et la machine

MUMFORD, Lewis. Technique et Civilisation, Éd. du Seuil, Coll. " Esprit ", 1934.


Il y a quelque temps, je vous ai parlé d’un ouvrage très intéressant de Jacques Dufresne : Après l’homme, le Cyborg. Je rappelle que le " cyborg " ce pourrait être l’homme prolongé – ou dominé – par la cybernétique et la technologie. On retrouve aussi cette préoccupation chez un grand penseur de notre époque, Lewis Mumford, un sociologue et un philosophe qui soulevait la grande question de notre siècle : humanisme vs machinisme.

Je me rends compte qu’on retrouve encore des signes de cette opposition dans des films comme Matrix, qui est à l’affiche depuis peu, où l’on voit que des machines se sont reproduites au point de se perfectionner, d’évoluer et de prendre le contrôle d’une partie de la vie dans le cosmos. Et l’homme perd ainsi le contrôle qu’il pensait exercer sur la nature. Il faut dire qu’il ne l’a pas exercé très sagement… Mais c’est autre chose. Pour reprendre une formule de McLuhan, " Le risque, c’est que l’humain en vienne à penser, à agir, à être, à la manière des machines de son invention. "

Si l’on devient obsédé par le numérique, on arrive à ne penser qu’en Oui ou Non, en noir ou en blanc. Il n’y a plus de nuances. C’est l’idée centrale de l’ouvrage de Lewis Mumford intitulé Technique et Civilisation, qui est l’un des livres maître de notre époque, paru au Seuil en 1934. Beaucoup des grandes questions soulevées au cours de ce siècle nous reviennent maintenant comme si elles étaient nouvelles.

D’après :

MUMFORD, Lewis. Technique et Civilisation, Éd. du Seuil, Coll. " Esprit ", 1934.

 

"Pour reconquérir la machine et la soumettre à des fins humaines, il faut d’abord la comprendre et l’assimiler."

" Derrière toutes les grandes inventions matérielles qui se sont succédées depuis 150 ans
, écrit Mumford – on pourrait dire maintenant depuis 200 ans – il n’y a pas seulement une longue évolution interne de la technique, il y a aussi un changement d’esprit. […] Les hommes sont devenus machinistes avant d’avoir mis au point des machines compliquées pour exprimer leurs nouvelles tendances et leur nouvel intérêt; avant d’apparaître à l’usine, la volonté de puissance s’était déjà manifestée. " Il faut cependant préciser que Mumford parlait alors des machines au sens encore mécanique du terme, car c’était bien avant l’avènement de l’informatique.

" La machine a balayé notre civilisation en trois vagues successives, explique-t-il plus loin. La première vague, qui prit naissance vers le 10e siècle, gagna en force et en puissance au fur et à mesure que les autres institutions de la civilisation s’affaiblissaient et se dispersaient : ce premier triomphe de la machine était un effort pour atteindre l’ordre et la puissance par des moyens purement extérieurs. […] La seconde vague se dressa au 18e siècle – la révolution industrielle. […] Les techniques et la civilisation, prises comme un tout, sont le résultat de choix humains, d’aptitudes et d’efforts, délibérés aussi bien qu’inconscients, souvent irrationnels, alors qu’en apparence, ils sont objectifs et scientifiques. […]

" Le choix se manifeste autant dans la société par de petites additions et des décisions au jour le jour, que par des luttes bruyantes et dramatiques. […] La machine elle-même ne formule aucune demande, ne tient aucune promesse : c’est l’esprit humain qui fait les demandes et tient les promesses. Pour reconquérir la machine et la soumettre à des fins humaines, il faut d’abord la comprendre et l’assimiler. […] Aussi, comprendre la machine, ce n’est pas simplement faire un premier pas pour réorienter notre civilisation, c’est aussi trouver un moyen de comprendre la société et de nous comprendre nous-mêmes. Le monde de la technique n’est pas isolé et autonome "

 

Dictionnaire de sociologie. Éd. Centre d’Étude et de Promotion de la Lecture, Coll. " Les idées, les œuvres, les hommes ", Paris, 1970.

Arrive ensuite la troisième vague : la phase dite " néotechnique " est issue de la nouvelle technologie née au 20e siècle. " Les types n’y sont plus le prolétaire et le capitaliste mais l’ingénieur et le bureaucrate, explique le sociologue. La science y a la première place et la fonction prépondérante. Cette phase n’a pas encore atteint son apogée. Sur elle, pèse encore le poids des vertus et des vices de la phase précédente, soulignant le danger qui naît de l’écart entre le progrès technique et les disciplines morales. " J’ai trouvé cette explication dans le Dictionnaire de sociologie sous le nom " Mumford ".
" La conception mécanique du monde, qui apparut au 17e siècle, doit être remplacée par une autre conception rendant toute justice à la nature humaine. Pour sauver notre science et notre technique, nous devons d’abord sauver l’homme. "

Cette phrase résume très bien le propos : Le progrès se mesure-t-il à l’aulne de l’élargissement ou de l’élévation de la conscience? Mumford conclut : " La conception mécanique du monde, qui apparut au 17e siècle, doit être remplacée par une autre conception rendant toute justice à la nature humaine. Pour sauver notre science et notre technique, nous devons d’abord sauver l’homme. "

Lewis MumfordLewis Mumford a écrit plusieurs ouvrages, dont cette trilogie qui l’a révélé comme l’un des grands penseurs contemporains. Le premier des trois livres a paru en français, en 1934, sous le titre : Technique et Civilisation. C’est tout de même étonnant! Les réponses, elles étaient déjà presque toutes là. De son œuvre, l’Universalis dit ceci : " Dans ces ouvrages, il trace une vaste fresque de la civilisation moderne, dresse un bilan de ses acquis et de ses faiblesses, s’efforce de l’interpréter afin de définir une philosophie et une discipline assurant son développement continu. "

Dans Technique et civilisation, l’auteur termine sa réflexion sur une note positive : " Le nouveau pas vers la réorientation de notre technique consiste à la mettre plus en harmonie avec les nouveaux types culturels, régionaux, sociaux et personnels que nous avons commencé à coordonner et développer, dit-il. Ce serait une erreur grossière de chercher uniquement dans le champ de la technique une réponse à tous les problèmes qu’elle a soulevés. […] Bien que la science et la technique modernes n’aient pas réalisé toutes leurs possibilités elles ont du moins appris une chose à l’humanité : rien n’est impossible. "

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

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