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Émission du lundi 31 mai 1999 |
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Bogue, bogue et prébogue
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Quelquun se présente à
un comptoir dun aéroport et se fait dire : " Jespère que
la date de validité de votre carte nest pas 00 parce que sinon, notre terminal ne
laccepte pas. " Et ce nest pas de la science-fiction
Finalement, le bogue de lan 2000
naura pas attendu la fin du millénaire pour se manifester. En effet, dès
aujourdhui, certains terminaux de paiement refusent les cartes de crédit valables
au-delà de lan 2000. Les distributeurs de billets ont été mis à jour mais on
nest pas prêt partout. Il pourrait bien y avoir des surprises
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 | Daprès : |
KLEIN, Gilles.
" La pagaille informatique : La
malédiction de lan 2000 ", QUO, p. 94, mai 1998. |
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À la maison, quest-ce
qui pourrait aller mal, avec ce bogue de lan 2000 ? Dabord, il y a " le
magnétoscope, le programmateur du chauffage, le répondeur-enregistreur, le fax,
lascenseur, laccès au parking avec carte magnétique ou badge ".
Dans les commerces, on parle " du code barre qui figure sur tous les
emballages, la date de limite de consommation des produits frais, la caisse enregistreuse
de lépicerie, le terminal de paiement par carte ", etc. Pour ce qui
est des transports, " le système de réservation de billets et de
contrôle aériens, la date de validation sur les cartes "
et jen passe. Maintenant, du côté de la santé,
faut-il sinquiéter ? " La vignette et la date limite
dutilisation des médicaments, les puces électroniques qui règlent les appareils
de rayons X, le contrôle des pace-makers, les appareils de dialyse rénale,
les ordinateurs de la Sécurité sociale ", pourraient être touchés. Cela
est beaucoup plus ennuyeux. Reste à souhaiter quon arrivera à trouver des
solutions à temps à ces problèmes. |
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 | Daprès : |
DUCAS, Marie-Claude. " Les
Québécois montrent un calme olympien ", Le Devoir, 22
et 23 mai 1999. |
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Un bogue parmi dautres pour les Québécois
Curieusement, face au bogue de lan
2000, les Québécois semblent afficher un calme olympien. Cest ce
quaffirmait récemment, au cours dune visite quil faisait à Montréal,
Michael Adams, le président de la firme de sondage Environmix, qui
sintéresse beaucoup à cette question, entre autres choses. Il est lauteur
dun ouvrage qui sintitule Sex in the snow. Il doit vouloir parler de la
vie sexuelle des habitants du Nord
[rires]
Plus sérieusement, il est question des valeurs sociales des Canadiens en cette fin de
millénaire, et ce livre est devenu un best-seller après sa publication en 1997. Adams a
procédé à un sondage pour connaître notre état desprit à propos du bogue.
Ses statistiques révèlent que 22% des Québécois, contre 32% en Colombie-Britannique,
sont moins portés à planifier des mesures en prévision du bogue. Il fait mention de 25%
pour lensemble du pays.
" Les Québécois sont habitués à se faire prédire
des catastrophes
Les gens finissent par se dire : on est passé à travers et
on est encore là ", soutient Michael Adams. Autrement dit, pour nous
qui en avons vu dautres avec la crise du verglas et le
" déluge " du Saguenay, le bogue de lan 2000 ne sera jamais
quun autre bogue parmi dautres. Adams convient du rapport qui semble exister
dans lesprit des gens entre la peur du bogue de lan 2000 et la peur de
" lApocalypse ". " Il semble, dit-il,
que 47% des Canadiens partagent lidée que le monde se dirige vers une catastrophe.
Ils ne savent pas vraiment si la catastrophe sera de nature écologique, technologique,
financière, sociale, naturelle ou même religieuse vous voyez quon a le
choix Ces gens ont la conviction que, dici dix ou vingt ans, on assistera
à un bouleversement important. " À force den parler,
peut-être bien
Dans une culture matérialiste et technologique comme la nôtre, le
fait que ce bogue qui nous menace est un élément technologique, prend une tournure un
peu apocalyptique. Dautant plus que le mot " apocalypse " veut
aussi dire " illumination ". Ce qui peut supposer, au bout du compte,
quil y aurait comme une mauvaise passe puis, après, tout irait très bien.
Adams fait observer que les plus jeunes sont encore plus inquiets.
Personnellement, cela me trouble lorsque japprends que " 51% des 15 à
24 ans, et 50% des 25-34, entretiennent cette conviction de la catastrophe contre 45% en
moyenne chez les plus de 35 ans. Les membres de la génération X ont une vision très
darwiniste du monde. " Cest ce quaffirmait Michael Adams au
cours dune entrevue accordée à Marie-Claude Ducas du journal Le
Devoir lequel, incidemment, pour la première fois depuis tant
dannées, a fait un profit " Les gens de la
Génération X sont, en général, plus méfiants, plus cyniques, plus individualistes que
les générations précédentes. Ce nest pas pour rien quune émission telle
que The X-Files a du succès ! Elle représente parfaitement ce genre de
mentalité. "
À un moment, il faudra que je vous parle de la suite de la
Génération X qui est, bien sûr, la Génération Y, qui concerne les naissances
entre 1980 et 1995. On prévoit que ces " bébés
branchés " seront aussi nombreux que les baby-boomers. Un dossier à
suivre
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Réorienter la communication
interpersonnelle
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Dans le domaine des
communications je tiens à préciser quil sagit ici des communications
interpersonnelles on peut distinguer trois générations : dans la première,
il y a la croyance profonde quil faut absolument trouver lorigine dun
problème afin de sen sortir et créer un meilleur présent et un meilleur avenir.
Lorigine du problème, bien sûr, cest le passé. Lapproche
psychanalytique présume que nous sommes influencés par des conflits non résolus qui
datent de lenfance, etc. Et dans cette approche, le communicateur en sait toujours
un peu plus que vous sur vous. Cest ce que je viens dapprendre dans un bouquin
que jai trouvé hautement tripatif.
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 | Daprès : |
PEACOCK, Fletcher. Arrosez
les fleurs, pas les mauvaises herbes!, Éd. de lHomme, 1999 |
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Au départ, le
titre Arroser les fleurs, pas les
mauvaises herbes! ne mavait pas
séduit : cela me rappelait un peu trop certains titres de livres qui sont en fait
des pièges à c
Mais ici, ce nest pas le cas. Ce bouquin dont lauteur
est Fletcher Peacock fait partie de la vaste collection douvrages que lon peut
trouver dans la section self help, comme on dit en anglais. Comme certains sont
plus valables que dautres, celui-ci, ma semblé particulièrement
intéressant. Le message de lauteur est le suivant : " Investissez
du temps sur ce qui marche sur une vision positive de la
chose , accordez votre attention à ce que vous voulez voir grandir, et non
pas sur ce qui ne fonctionne pas dans le moment. " la communication orientée vers les solutions
Il rappelle, quautour des années cinquante ou soixante, en
Amérique du Nord, on a inventé et développé la deuxième génération de
communication : ' lapproche systémique '. Lauteur la
résume ainsi : " Peu importe lexplication passée des problèmes,
ils sont maintenus par des cercles vicieux dans le présent, que lon peut aussi
appeler des interactions dysfonctionnelles. " En
dautres mots, que votre enfance ait été malheureuse ou non, la solution ne se
trouve pas là. Il faut intervenir aujourdhui, dans le présent, pour interrompre
ces cercles vicieux causés par le passé, mais sans se soucier de remonter le temps. Avec
cette approche, linteraction dysfonctionnelle, il y a cependant un risque :
faire toujours plus de ce qui ne fonctionne pas.
Prenons ce scénario à titre dexemple : une mère va
consulter un spécialiste parce quelle se sent dépassée par son enfant qui montre
un comportement difficile :
" Que faites-vous quand ça ne marche pas? "
demande le spécialiste.
Elle répond : " Je crie après lui. "
" Est-ce que ça fonctionne? ", demande
le consultant
" Non, pas du tout ", avoue-t-elle.
" Et que faites-vous quand ça ne marche
pas? "
Souvent les gens ont cette réponse : " Là,
je crie encore plus fort! " Bref, on fait plus de ce qui ne marche pas.
On peut définir la troisième génération en communication de la
manière suivante : " Peu importe lexplication des problèmes dans
le passé, peu importe les cercles vicieux dans le présent, il est possible daller
directement dans lavenir. On peut aller directement dans le monde des solutions,
dans le monde des ressources, sans sattarder nécessairement à lexplication
des problèmes. " Lauteur cite beaucoup Milton Erickson, un médecin,
un psychologue, un thérapeute qui connaissait bien lhypnose en particulier.
Cest dailleurs celui qui a inspiré la deuxième génération en
communication, et surtout la troisième que lon appelle " la
communication orientée vers les solutions ". |
" le
changement est non seulement possible, il est même inévitable! "
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se projeter dans lavenir
Pour bien illustrer cette approche, Peacock rapporte une
anecdote : un jour, Erickson se trouve avec un client en difficulté. Cest un
homme déprimé, il avait déjà tout tenté avec cet individu et rien navait
marché. Comme il navait plus rien à perdre, il décide demployer
lhypnose formelle. Il raconte que, sous le sommeil hypnotique, il a envoyé ce
patient déprimé dans lavenir, à un moment précis où son problème serait
réglé. Puis, il lui a demandé, toujours sous leffet de la transe inconsciente :
" Quavez-vous fait pour régler votre problème? Quelles sont les
solutions que vous avez trouvées? " Le client a répondu quil avait
fait ceci et cela. Alors Erickson, après lavoir sorti de sa transe hypnotique, lui
a répété exactement ce quil venait de lui dire. Il sagit daller dans
lavenir là où il ny a pas de problèmes, mais que des solutions.
Jai commencé dans ma tête à essayer de pratiquer cette
méthode et je dois dire quelle fonctionne assez bien. Par exemple, disons que vous
éprouvez des difficultés dans votre vie de couple. Supposons que dans deux ans, tout
sest arrangé. Quest-ce qui se sera passé pour que cela se soit arrangé? En
examinant lavenir comme si cétait le passé, on voit mieux les solutions pour
régler le problème. Daprès lauteur, " cest une
approche à court terme, non pathologique, non basée sur lexpertise et respectueuse
des ressources de lautre ". Une approche de coach, pourrait-on
dire, une formule bien à la mode dans la psychologie actuelle.
Comment utiliser la règle selon laquelle on doit se projeter dans
lavenir pour trouver des solutions dans le présent? Fletcher Peacock raconte son
expérience personnelle : " Dans le passé, je me posais des questions
de la première génération comme : Pourquoi la salle était-elle moins
enthousiaste? Pourquoi tel participant a-t-il posé telle question qui dénotait une
insatisfaction? Pourquoi ai-je été maladroit? Maintenant, je suis davantage
inspiré par la troisième génération, vers les solutions. Donc je me pose plutôt les
deux questions suivantes : Quest-ce que je suis en train
dapprendre dans cette organisation qui me semble plus difficile? Ou
encore : Quest-ce que je suis en train dapprendre avec ce
client qui me semble moins satisfait? Et la question qui suit se reporte au
futur : Comment agirais-je autrement dans lavenir afin
dobtenir de meilleurs résultats, plus satisfaisants?
Par exemple : si vous imaginez votre avenir et que " tout
semble aller mieux dans votre famille, dans votre travail, quest-ce qui sera
différent? Comment allez-vous savoir ce qui est différent? Quallez-vous voir?
Quallez-vous entendre? Comment allez-vous agir? " Pour passer à
létape suivante : " Quallez-vous ressentir, voir et agir si le
problème nest plus là, si la solution a été trouvée? " Cest
en fait la " question miracle " que suggérait Erickson.
la question miracle
À un moment, Peacock arrive avec cette fantaisie : " Supposons
que cette nuit, pendant ton sommeil, la fée des étoiles vient avec sa baguette magique.
Elle lagite puis tous tes problèmes disparaissent. Quand tu te lèveras le
lendemain et dans les jours et les semaines qui suivront, comment vas-tu savoir quun
miracle est survenu? Quest-ce qui va te démontrer que le problème a été
remplacé par une solution? " Puis, il ajoute cette autre question :
" Et quoi encore? ", ce qui permet à la personne de
faire une description aussi riche que possible de la solution désirée.
" Peu importe comment vous avez choisi de formuler la
question miracle, le but et le résultat de cette question sont de projeter la personne en
difficulté ou de se projeter soi-même dans lavenir,
où la personne ou soi-même commence à voir et à sentir
ce quelle désire vivre, au lieu de résister à ce quelle ne veut pas. Au
lieu dattaquer le problème, on énergise les solutions. Ce
nest pas la même chose. Il faut évidemment adapter la
méthode à soi. Si vous obtenez le résultat idéal pour telle ou telle
situation, quallez-vous remarquer? Si ça va mieux dans lentreprise, dans
lorganisation et pour toute léquipe, quest-ce qui va sêtre
passé? "
On a suggéré à un professeur de poser la question miracle à
ses étudiants de la manière suivante : " Si ça va mieux pour toi à
lécole en mathématiques, quest-ce qui sera différent dans ton comportement?
Dans la maîtrise de cette matière? " Il nest jamais trop tôt
pour se poser les bonnes questions
la stratégie suggestive
Dans ce bouquin, jai même trouvé, pour les mamans qui ont
des jeunes enfants à la maison, des questions orientées vers les solutions plutôt que
les problèmes. Peacock raconte ce qui suit : " Sil est 20 h
et que vous demandez à vos enfants daller se coucher, il y a de fortes chances
quils ne soient pas des acheteurs . Ma sur Hélène est
une mère et une conjointe orientée vers les solutions. Elle applique cette philosophie
avec ses deux enfants Shaun (4 ans) et Kaylin (six ans). Elle leur dit :
Mes chers enfants, voulez-vous vous coucher dans cinq ou dix
minutes? Cest de lhypnose ericksonienne. Ma sur Hélène
vient dadresser une présupposition hypnotique à ses enfants. Son vrai message, au
fond, est : Mes chers enfants, vous serez au lit au plus tard dans dix
minutes.
" Aucune stratégie ne fonctionnera avec tout le monde
tout le temps. Et même les enfants, qui sont très brillants, auront tôt fait de
dépister le nouveau mode de communication de leurs parents. Quelque temps après
quelle eut adopté cette façon de faire, mon neveu Shawn a lancé à sa
mère : Vas-tu macheter une ou deux crèmes
glacées? " [rires]
Il avait compris le truc, le coquin
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Jaime bien chez Fletcher Peacock cette façon quil a de couper les coins, de
ne pas sattarder dans le détail. Quand il affirme, par exemple, que " le
changement est non seulement possible, il est même inévitable! "
Cest vrai, quand on y pense, puisque tout finit toujours par changer, pourquoi ne
pas intervenir de manière à ce que ça change de la façon souhaitée? " Beaucoup
de personnes autour de nous, autant au travail quà la maison, font ce que lon
appelle des généralisations négatives : Rien
ne marche dans ma vie , Tout va mal! , Cet
employé fait de la misère à tout le monde , etc. Pourtant, il y a toujours
de bonnes journées et de moins bonnes journées. " Cest une question
déchelle.
" La compréhension du problème, nest pas
absolument nécessaire pour obtenir des changements, affirme Peacock. Dans la
communication orientée vers les solutions, on passe beaucoup moins de temps dans la
sphère de lexplication du problème. On va beaucoup plus rapidement vers la
réalité que lon veut créer et la manière datteindre son but. On se demande
quels sont les petits pas que lon peut faire pour avancer vers le but réaliste que
lon sest fixé. "
Ce discours ressemble beaucoup à celui de la prospective. Si lon aide quelquun à changer
ses pensées, ses croyances, ses prédispositions, cela va créer des changements dans son
comportement et ses émotions. |
" La
situation dans laquelle vous vous trouvez dans le moment est parfaite pour votre
croissance
"
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comment Erickson a remis Jésus dans le droit chemin
Plus loin, lauteur rapporte cette histoire étonnante. " À
un certain moment, Milton Erickson travaillait dans un hôpital psychiatrique où un
client, John Smith, se prenait pour Jésus-Christ. Étiqueté comme un cas
lourd , Smith vivait dans cette institution depuis plus de 10 ans.
Cétait un cas désespéré qui mettait tout le personnel de lhôpital en
échec. On appelait John Smith un cas lourd , un cas
difficile , un cas désespéré . Tous les adjectifs que
lon utilisait pour décrire le cas de Smith étaient des recadrages négatifs qui
nétaient pas susceptibles de laider. Cétait ce quon appellerait
ici des prophéties qui sautoréalisent.
" Erickson est arrivé dans cette institution où, pendant
10 ans, tous les psychiatres, infirmières, psychologues, préposés et travailleurs
sociaux avaient tenté de convaincre John Smith quil nétait pas
Jésus-Christ. Est-ce que John Smith était Acheteur de cette
idée? Non, pas du tout! Est-ce que ce manque de résultat les avait empêchés de
continuer à faire ce qui ne marchait pas? Non. Ils considéraient quils détenaient
la vérité et cest pourquoi ils sétaient acharnés, pendant 10 ans, à
répéter la stratégie qui ne fonctionnait pas " Tu nes
pas Jésus-Christ! Tu nes pas Jésus-Christ! Cest clair, non?
" Erickson est arrivé avec une autre façon de percevoir
le patient. Il était prêt à faire de laccompagnement, cest-à-dire à
entrer au moins temporairement dans le monde de lautre, à parler le langage de
lautre. Il lui a dit, en lui serrant la main : Bonjour Jésus. Je
mappelle Milton. Lautre sest senti accepté. Puis, il a
continué : Jésus, si je ne me trompe pas, tu es très compétent en
menuiserie. Ton père Joseph était un bon charpentier, et toi aussi tu connais ce
métier, nest-ce pas? Smith-Jésus a répondu : Oui,
mon père Joseph était charpentier. Oui, je suis bon en menuiserie.
" Milton a continué : Jésus, si je ne
me trompe pas, ta raison dêtre sur la planète, la raison pour laquelle tu as
choisi dêtre ici avec nous, cest de nous aider, de nous donner, nest-ce
pas? John Smith-Jésus a répondu : Oui, oui, cest
vrai. Cest ma mission sur la planète! Cest
intéressant, Jésus. Il y a un gros projet de rénovation dans lhôpital : des
charpentiers et des menuisiers travaillent à reconstruire des tablettes dans la
bibliothèque. Aimerais-tu les aider? John Smith-Jésus a dit :
Je suis Jésus, je suis charpentier, jaime les gens. Oui, je vais aller
aider les charpentiers.
" Et pour la première fois en dix ans, John Smith est
allé accomplir un travail utile avec les hommes qui rénovaient la bibliothèque de
linstitution. Huit mois plus tard, le gros projet de rénovation était terminé et
léquipe douvriers est repartie, avec un nouveau collègue, John
Smith. " Je trouve que cest tripatif au possible une histoire comme
celle-là. [rires] Tout le monde pensait que
John Smith était un cas chronique, un cas impossible, mais Erickson, communicateur hors
du commun, avait basé son intervention sur la présupposition que le changement était
inévitable.
En terminant, jai envie de vous faire ce petit cadeau pour
lequel vous allez peut-être men vouloir, mais je suis prêt à cela :
" La situation dans laquelle vous vous
trouvez dans le moment est parfaite pour votre croissance
"
Cest du moins ce que soutient Peacock dans son ouvrage. Cela
vaut peut-être la peine dy réfléchir un peu
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