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Émission du mercredi
5 mai 1999 | ||
Comment se porte notre fierté? | |||
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Un brin dhistoire " Quatorze ans après la conquête au Québec, nous avions récupéré trois libertés fondamentales. Et sans tirer un seul coup de feu. " Une véritable réussite. Mais quen est-il de la fierté de nos racines? | |||
DESBIENS, Jean-Paul. " Fierté et liberté se conditionnent mutuellement ", Revue Notre-Dame, avril 1999. | Le propos est de Jean-Paul Desbiens. Cest un homme déducation, un religieux qui, à une certaine époque, a été connu sous le pseudonyme " Le Frère Untel ". Il a beaucoup parlé de la langue française, également. Il vient de faire paraître le deuxième tome de son journal et on en définit le premier chapitre, Sous le soleil de la pitié, comme " un hymne à la fierté de la génération fondatrice du Lac Saint-Jean ", dans lintroduction dune entrevue parue récemment dans la Revue Notre-Dame. À propos de fierté, il nous communique sa réflexion : " Pendant que les historiens opéraient le redressement de notre histoire, il est arrivé que lenseignement de lhistoire, à toutes fins utiles, a été abandonné dans les écoles. En sorte que la mémoire des jeunes, actuellement, est faite de trous beaucoup plus que de plein. Un des résultats de cet abandon de lhistoire, cest que nous vivons, depuis une bonne vingtaine dannées, dans ce que jappelle la culture de la dérision , face à notre passé le plus récent. " Cette culture de la dérision occulte ce fait incontestable : notre histoire nous fournit des motifs dêtre fiers des réussites que nous pouvons revendiquer comme nôtres ", explique Jean-Paul Desbiens. Et cest ici quil mentionne le fait que nous avions, 14 ans après la conquête, récupéré trois libertés fondamentales, soient : la liberté de religion, la liberté de la langue et lexercice de notre droit civil. " Et sans tirer un seul coup de feu, précise-t-il. Nos pères ont fait cela. Cest un fait de notre histoire dont il y a lieu dêtre fier, car cest une réussite. Ce qui mamène à dire quil y a bien peu de peuples dans le monde qui comptent dans leur histoire aussi peu de morts que dans la nôtre, pour des raisons politiques et idéologiques. " Il ajoute plus loin que nous avons aussi vaincu lhiver et que chaque année, nous finissons par en venir à bout au moment de la tire dérable. " Si on compare notre littérature à la littérature américaine, [ ] la nôtre napparaît pas comme transcendante. Mais nous sommes jeunes encore ", fait-il observer sans nous ménager. Je tire ces citations dune entrevue quil a accordée à la revue RND parue sous le titre : " Comment se porte notre fierté? " Il rappelle que, en 1994, dans un autre numéro de la petite revue, il sinquiétait déjà de lavenir du français : " Je donnais lexemple de deux étudiants de luniversité que javais rencontrés un après-midi dété. Et je narrivais tout simplement pas à les comprendre. Ce nest pas compliqué, je ne comprenais pas ces deux Québécois. Quand on est rendu là, on peut se poser des questions sur la fierté que nous entretenons vis-à-vis de notre langue. Récemment, ici même dans cette maison, la préposée à la réception informe une jeune fille étudiante au cégep, quelle a reçu un message téléphonique. Et la jeune fille demande : À ti di cta quoi? Jen pleurerais mais jai oublié mon mouchoir. Il ajoute " Je défie un Africain ou un Suisse francophone de comprendre quoi que ce soit à une telle phrase. On mobjectera quil y a des niveaux de langage. Cela va de soi. Je ne parle pas non plus daccents. " Il y a laccent marseillais et laccent parisien. Laccent beauceron nest pas celui du Lac Saint-Jean ni celui des Îles-de-la-Madeleine. Et tous sont légitimes. Mais quand moi, qui parle deux langues, cest-à-dire le joual et le français, jen suis à ne pas comprendre des étudiants de niveau universitaire, cela pose question. À ce propos, jai sous la main une grammaire française publiée ici, chez nous, en 1909, à lusage de lécole élémentaire. Or, je mets au défi nimporte quel étudiant duniversité de me démontrer quil maîtrise ce manuel, qui était un manuel du niveau élémentaire en 1909. " Je trouve ce commentaire hautement tripatif. Il parle aussi de la tenue vestimentaire actuelle : " [Il y a] un lien aussi entre la manière de shabiller et la considération quon a pour les autres. On shabille pour marquer son respect envers un visiteur. Autrefois, on shabillait différemment le dimanche du reste de la semaine. On disait dailleurs sendimancher . Mais depuis une vingtaine dannées, la mode est au débraillé. Je dis bien la mode. On shabille nimporte comment, et surtout les jeunes. On achète à prix fort des pantalons quon sempresse de déchirer aux genoux et aux fesses. On porte des pantalons dont la fourche descend jusquaux genoux . " Je dois vous dire que jai beaucoup de difficulté à accepter cette mode. Je crois que cest parce que ça me rappelle davoir vu parfois, dans ces maisons où les enfants nétaient pas pris en charge avec beaucoup de rigueur, des bébés courir avec une couche qui frottait presque sur le plancher tellement elle était pleine. Aujourdhui, je regarde les garçons avec leurs espèces de culottes insensées et je me dis : " On dirait quil a c dans sa culotte, ce nest pas possible! Mon vieux, la toilette est par là. " Ne vous gênez pas pour leur dire de ma part ce que je pense de cet accoutrement. Ils sen moquent complètement de toute façon, ou peut-être vont-ils vous répondre : " Kossé qui â di? " [rires] | ||
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La dépression | |||
PLÉVERT, Laurence & SARGUEIL, Sylvie. " Origine de la dépression : une nouvelle hypothèse ", Eurêka, mars 1999. | Est-ce que la dépression est chronique? Qui est touché par la dépression? " La dépression toucherait entre 3,7 % et 10,3 % de la population en une année (travaux menés aux États-Unis et en France). La dépression apparaît chez des personnes de plus en plus jeunes. Elle concerne environ 0,5 % des enfants et 3 % des adolescents (de 11 à 17 ans). Jusquà lâge de 14 ans, il y a autant de garçons que de filles touchés. Après cet âge, la prépondérance féminine apparaît. La dépression chez lenfant est très récurrente. Cinq ans après, 60 à 70 % des enfants rechutent. Enfin, la différence entre les sexes semble samenuiser au fil des années. Aujourdhui, il y aurait deux fois plus de femmes dépressives que dhommes ", ce qui paraît beaucoup, mais cest un progrès car cétait trois fois plus il y a quarante ans. | ||
Dans ce dossier sur la dépression paru récemment dans le magazine Eurêka, on dit " Par ailleurs, chez les personnes âgées (60-70 ans) ... comment! " âgées " à 60 ans? Je ne le prends pas. Dailleurs, vous verrez bien que plus les baby-boomers prendront de lâge, plus ils seront de mon avis. Et la formule " personnes âgées " ne pourra bientôt plus sappliquer aux gens de 60 ans, mais bien à ceux de 90-95 ans et encore puisque les boomers veulent tous dépasser 100 ans en se demandant sils vont encore pouvoir baiser après 80 ans, alors quils ont de la difficulté à le faire maintenant après 40 [rires] Je dois avouer, à propos de la longévité, que cest lune des choses qui me surprend le plus, de constater à quel point les gens plutôt jeunes (35 à 55 ans) sintéressent à la sexualité des vieillards, en se demandant : " Est-ce quon peut encore baiser à 60 ans? Puis à 70? Puis à 80? "... On serait tenté de répliquer : " Puis, vous autres, à 35, 40 ans, 50 ans baisez-vous? Regardez-vous dans un miroir en vous demandant si vous allez baiser à 70 ans, alors que vous narrivez pas à lever la machine à 40 " Je ne suis pas fâché, je mexprime! [rires] Pour lune des dernières fois donc, on emploie lexpression " personnes âgées " en parlant des gens de 60 à 70 ans. Chez ces pauvres gens quon appelle " les personnes âgées ", il y aurait la même proportion de dépressifs. Autant chez les hommes que chez les femmes : 12 à 13 %. Au moins, ça ségalise à un moment " En revanche, 30 % des femmes consomment au moins un psychotrope, contre 1 % des hommes. Les personnes âgées ont une forte demande en médicaments pour amoindrir leur souffrance morale à partir de demain matin, je ne veux plus entendre parler de souffrance morale parce que les gens prennent de lâge. Il y a des limites ou linquiétude causée par les maux physiques enlevez cela aussi! Restez optimistes et mourrez en riant. [rires] Dun point de vue sociologique, la dépression touche plus les personnes veuves ou divorcées, ou en situation précaire. " Je puise ces informations dans un dossier sur la dépression qui aborde cette question très complexe. Il existe plusieurs hypothèses sur lorigine de la dépression comme, par exemple, celle qui suggère que cet état pourrait être lié à une basse température du sujet. | |||
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La dépression : | |||
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Je vous ai parlé à quelques reprises de ce psychiatre, Édouard Zarifian, qui est professeur de psychiatrie, membre du Comité dorientation de lObservatoire national de la prescription et de la consommation du médicament, et de la Commission de la transparence de lAgence du Médicament, en France. Or, il a accordé récemment une entrevue dans laquelle on linterroge au sujet de la dépression. | |||
ZARIFIAN, Édouard (propos recueillis par PLÉVERT, Laurence & SARGUEIL, Sylvie). " Mettre en mots la souffrance ", Eurêka, mars 1999. | On lui dabord posé ces questions : " Peut-on guérir de la dépression? Quelle est la part de rechute et de dépression chronique? " " Bien sûr, on peut guérir de la dépression, a-t-il répondu. 100 % des vrais déprimés guérissent. Je serais tenté dajouter : ceux qui le veulent vraiment À la condition de bien traiter la dépression, à la fois par un traitement antidépresseur et grâce à laide psychologique, les rechutes nexistent pas, la dépression chronique non plus, à part la forme maniaco-dépressive qui, par nature, est chronique. Rechutes ou dépressions chroniques ne sont que des dépressions mal soignées. " " Pourquoi sont-elles mal soignées? " " Si on se contente de prescrire des médicaments, on ne met pas en mots la souffrance du déprimé : on la masque. Seul un travail psychologique permet de la faire disparaître. Je vous rappelle que celui qui parle est un spécialiste des médicaments. Or, la tendance actuelle en psychiatrie est de faire croire que les médicaments vont tout résoudre. Et il ajoute cette réflexion que je trouve vraiment intéressante Au moment même où le psychisme prend de plus en plus dimportance dans le traitement des maladies somatiques du corps, comme le cancer, cest paradoxal! " En effet, quà propos de la dépression on ne puisse pas faire appel à la psychologie puisquon y fait appel pour le cancer, les maladies cardio-vasculaires, etc. On préfère la traiter par les médicaments, semble-t-il. " Comment expliquer cette médicalisation de la dépression? " " Le marché des antidépresseurs a augmenté de 42 % depuis 1991. Et leur chiffre daffaires de 97 %! Les intérêts sont énormes. On dit tout et nimporte quoi sur la dépression. Prétendre que seul un déprimé sur dix est correctement diagnostiqué est totalement faux. La part de la population touchée par la dépression est sans doute surestimée, car les estimations viennent détudes financées par lindustrie pharmaceutique ", estime le Dr Zarifian. " Pourquoi certaines dépressions semblent-elles réfractaires à tout traitement et guérissent-elles à la suite dun changement dantidépresseur? " " Affirmons haut et clair que toute dépression a une fin. Elle a un début et une fin, même si aucun traitement nest prescrit. Les dépressions guérissent spontanément. Plus ou moins rapidement, mais plus le temps passe, plus les chances de guérison augmentent. Il y a vingt ans, les dépressifs guérissaient sans prendre dantidépresseurs. Par contre, ils souffraient énormément et le risque de suicide était élevé. Les antidépresseurs constituent donc un grand progrès. Si certains patients assurent avoir été guéris grâce à un antidépresseur qui leur convenait, après en avoir essayé plusieurs auparavant, cest que leur dépression touchait naturellement à sa fin. Nimporte quel antidépresseur ou même aucun traitement aurait sans doute eu le même effet. " " Quelles séquelles garde-t-on dune dépression? " Cest exactement la question que javais posée à mon ami Berthiaume lorsquil mavait découvert une dépression : " Oui, oui, on sen remet, mais il en reste toujours quelque chose. ", mavait-il répondu. Et il avait bien raison, je peux en témoigner. " On nest pas la même personne après une dépression, affirme Zarifian. La blessure narcissique est très forte, le dépressif peut avoir le sentiment davoir fait preuve de faiblesse. Il faut lui expliquer, ainsi quà son entourage, que ce quil a vécu relève dune pathologie. Limage que lon a de soi en prend un coup. On a perdu toute confiance en soi. Un long travail psychologique daccompagnement doit alors commencer. Pour certains, la dépression faisait partie de leur identité. Un point important. Dans ce cas-là pourquoi guérir, si cela fait partie de soi? Il faut faire le deuil de cet état pour sengager dans lidentité dun sujet entièrement guéri. " Mettre en mots la souffrance, voilà lidée. | ||
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Linfopollution | |||
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Je prends conscience de la volonté que nous avons de ne laisser aucun lieu qui ne soit habité sans une machine dinformations : un poste de radio, un poste de télévision, un ordinateur branché sur Internet, etc. Et je me dis que nous risquons ainsi de tomber dans le travers quavait prévu Marshall McLuhan en parlant de " linfopollution ". | |||
On a des projets, comme par exemple, la possibilité de voir apparaître sur un poste radio le titre de la pièce musicale qui vient dêtre entendue. Il ne nous resterait plus quà nous mettre en rapport avec un distributeur qui nous ferait parvenir le disque en question, après avoir obtenu notre numéro de carte de crédit. Je me demande parfois si cest encore possible de vivre dans notre monde sans appareil de radio, ni poste de télévision, ni ordinateur, ni satellite Je ne prêche pas pour ma paroisse, vous me direz. Mais je pense quil y a un équilibre à trouver entre le projet dun monde très informatisé et celui dun univers tellement zen quon ne sait plus de quel côté est la porte de la pièce où lon vient dentrer. Ce qui mamène à vous communiquer cette réflexion, cest que jen suis à essayer de concilier dans mon esprit le point de vue de Jacques Dufresne dans son ouvrage, qui sintitule Après lhomme, le cyborg?, et dans lequel il suggère même un jeûne médiatique avec cette idée intéressante que propose Joël de Rosnay dans LHomme symbiotique. Cela peut sembler contradictoire mais peut-être, dune certaine façon, que les deux approches sont complémentaires et quil sagit de trouver un équilibre entre lHomme symbiotique " un être de chair et de sentiments, associé dans une étroite symbiose à un organisme planétaire " et le Cyborg. De manière à ce que la conscience planétaire puisse émerger de cette technologie. Joël de Rosnay définit lhomme symbiotique en ces termes : " Un macro-organisme constitué par lensemble des hommes et de leurs machines, des nations et des grands réseaux de communication. " Il se représente beaucoup le monde comme un vaste cerveau comportant la connexion des hommes à ce cerveau planétaire, où la maîtrise de la vie artificielle constitue dès maintenant les étapes déterminantes de sa naissance. " Il sappuie, écrit-on en présentation du livre, sur une approche unifiée de la connaissance alliant sciences physiques et humaines en une vision optimiste, réaliste du devenir humain. " Mais, en même temps, je trouve que Jacques Dufresne a parfaitement raison dêtre très inquiet de ce que lêtre humain soit de plus en plus en train de devenir semblable à un cyborg " un être prolongé par des technologies dinformation " , bourré de prothèses, pourrait-on dire, en songeant à tous ces gens que lon rencontre dans le métro ou dans la rue avec des écouteurs, un téléphone cellulaire, etc. Quel rapport existe-t-il entre lhomme menacé de devenir un cyborg et lhomme symbiotique? Ce sont deux tendances complémentaires, opposées dans une certaine mesure, mais il sagit de voir si on ne peut pas trouver une façon dunifier ces deux aspects, comme les deux hémisphères du cerveau, dirions-nous. | |||
DE ROSNAY, Joel. LHomme symbiotique. Regard sur le troisième millénaire, Éd.du Seuil, 1995. | Dans LHomme symbiotique : Regard sur le troisième millénaire, Joël de Rosnay nous parle du cybionte (cyb pour cybernétique, bio pour vie) nouveau niveau dorganisation encore jamais atteint par lévolution et de macrovie à léchelle de la planète, en symbiose avec lespèce humaine. Cela peut sembler nouveau mais, un des pères de lintelligence artificielle et de linformatique, Monsieur Turing, était dès le départ inspiré justement par ce modèle quil avait en tête de rapprocher la biologie et la technologie. Si je me reporte très loin dans le passé, je me rappelle également des textes de Bachelard où il est question de la logosphère. Mais ici, pour de Rosnay, ce ne sont pas que les paroles qui entourent la Terre, mais toutes les possibilités de communication créées à léchelle de la planète. On pourrait dire : une technosphère comprenant une logosphère, tout cela en symbiose avec lespèce humaine. " Cette vie hybride, explique-t-il, à la fois biologique, mécanique et électronique est en train de naître sous nos yeux. Nous en sommes les cellules. " Intéressant comme vision, me semble-t-il. À un moment, il affirme ceci : " Prendre conscience que les fonctions énergétiques, économiques, écologiques, éducatives de nos sociétés sont les fonctions de base dun super-organisme vivant est non seulement motivant, mais responsabilisant. Cette prise de conscience resitue laction individuelle au cur de lévolution du monde. " Plus loin cette expression : " les neurones de la Terre que nous sommes en train de devenir. " Il revient souvent là-dessus. Un monde inventé. " Un seul super-organisme planétaire, le cybionte, serait le point de convergence de toutes les sociétés humaines? La variété du monde ne saurait se réduire à un tel modèle simplificateur. De plus, le cerveau planétaire du cybionte (cerveaux humains, ordinateurs et réseaux de communication interplanétaires) découlent de la coévolution entre des sociétés technologiquement et industriellement avancées. " On peut rattacher cette idée à Teilhard de Chardin qui parlait de complexité de plus en plus grande, mais, en même temps, de convergence des consciences vers un point commun. Je trouve que Joël de Rosnay a gradué. En effet, il a gagné sa place parmi les mentors dont je parle en fin démission le mercredi. | ||