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Émission du mercredi 5 mai 1999
Rediffusée le mercredi 12 janvier 2000

 

Comment se porte notre fierté?

 

Un brin d’histoire… " Quatorze ans après la conquête au Québec, nous avions récupéré trois libertés fondamentales. Et sans tirer un seul coup de feu. " Une véritable réussite. Mais qu’en est-il de la fierté de nos racines?

D’après :

DESBIENS, Jean-Paul. " Fierté et liberté se conditionnent mutuellement ", Revue Notre-Dame, avril 1999.


Le propos est de Jean-Paul Desbiens. C’est un homme d’éducation, un religieux qui, à une certaine époque, a été connu sous le pseudonyme " Le Frère Untel ". Il a beaucoup parlé de la langue française, également. Il vient de faire paraître le deuxième tome de son journal et on en définit le premier chapitre, Sous le soleil de la pitié, comme " un hymne à la fierté de la génération fondatrice du Lac Saint-Jean ", dans l’introduction d’une entrevue parue récemment dans la Revue Notre-Dame.

À propos de fierté, il nous communique sa réflexion : " Pendant que les historiens opéraient le redressement de notre histoire, il est arrivé que l’enseignement de l’histoire, à toutes fins utiles, a été abandonné dans les écoles. En sorte que la mémoire des jeunes, actuellement, est faite de trous beaucoup plus que de plein. Un des résultats de cet abandon de l’histoire, c’est que nous vivons, depuis une bonne vingtaine d’années, dans ce que j’appelle ‘ la culture de la dérision ’, face à notre passé le plus récent.

" Cette culture de la dérision occulte ce fait incontestable : notre histoire nous fournit des motifs d’être fiers des réussites que nous pouvons revendiquer comme nôtres ", explique Jean-Paul Desbiens. Et c’est ici qu’il mentionne le fait que nous avions, 14 ans après la conquête, récupéré trois libertés fondamentales, soient : la liberté de religion, la liberté de la langue et l’exercice de notre droit civil. " Et sans tirer un seul coup de feu, précise-t-il. Nos pères ont fait cela. C’est un fait de notre histoire dont il y a lieu d’être fier, car c’est une réussite. Ce qui m’amène à dire qu’il y a bien peu de peuples dans le monde qui comptent dans leur histoire aussi peu de morts que dans la nôtre, pour des raisons politiques et idéologiques. " Il ajoute plus loin que nous avons aussi vaincu l’hiver et que chaque année, nous finissons par en venir à bout… au moment de la tire d’érable.

" Si on compare notre littérature à la littérature américaine, […] la nôtre n’apparaît pas comme transcendante. Mais nous sommes jeunes encore… ", fait-il observer sans nous ménager. Je tire ces citations d’une entrevue qu’il a accordée à la revue RND parue sous le titre : " Comment se porte notre fierté? "

Il rappelle que, en 1994, dans un autre numéro de la petite revue, il s’inquiétait déjà de l’avenir du français : " Je donnais l’exemple de deux étudiants de l’université que j’avais rencontrés un après-midi d’été. Et je n’arrivais tout simplement pas à les comprendre. Ce n’est pas compliqué, je ne comprenais pas ces deux Québécois. Quand on est rendu là, on peut se poser des questions sur la fierté que nous entretenons vis-à-vis de notre langue. Récemment, ici même dans cette maison, la préposée à la réception informe une jeune fille étudiante au cégep, qu’elle a reçu un message téléphonique. Et la jeune fille demande : ‘ À ti di c’ta quoi? ’ – J’en pleurerais mais j’ai oublié mon mouchoir. Il ajoute – " Je défie un Africain ou un Suisse francophone de comprendre quoi que ce soit à une telle phrase. On m’objectera qu’il y a des niveaux de langage. Cela va de soi. Je ne parle pas non plus d’accents.

" Il y a l’accent marseillais et l’accent parisien. L’accent beauceron n’est pas celui du Lac Saint-Jean ni celui des Îles-de-la-Madeleine. Et tous sont légitimes. Mais quand moi, qui parle deux langues, c’est-à-dire le joual et le français, j’en suis à ne pas comprendre des étudiants de niveau universitaire, cela pose question. À ce propos, j’ai sous la main une grammaire française publiée ici, chez nous, en 1909, à l’usage de l’école élémentaire. Or, je mets au défi n’importe quel étudiant d’université de me démontrer qu’il maîtrise ce manuel, qui était un manuel du niveau élémentaire en 1909. " Je trouve ce commentaire hautement tripatif.

Il parle aussi de la tenue vestimentaire actuelle : " [Il y a] un lien aussi entre la manière de s’habiller et la considération qu’on a pour les autres. On s’habille pour marquer son respect envers un visiteur. Autrefois, on s’habillait différemment le dimanche du reste de la semaine. On disait d’ailleurs ‘ s’endimancher ’. Mais depuis une vingtaine d’années, la mode est au débraillé. Je dis bien la mode. On s’habille n’importe comment, et surtout les jeunes. On achète à prix fort des pantalons qu’on s’empresse de déchirer aux genoux et aux fesses. On porte des pantalons dont la fourche descend jusqu’aux genoux . "

Je dois vous dire que j’ai beaucoup de difficulté à accepter cette mode. Je crois que c’est parce que ça me rappelle d’avoir vu parfois, dans ces maisons où les enfants n’étaient pas pris en charge avec beaucoup de rigueur, des bébés courir avec une couche qui frottait presque sur le plancher tellement elle était pleine. Aujourd’hui, je regarde les garçons avec leurs espèces de culottes insensées et je me dis : " On dirait qu’il a c… dans sa culotte, ce n’est pas possible! Mon vieux, la toilette est par là. " Ne vous gênez pas pour leur dire de ma part ce que je pense de cet accoutrement. Ils s’en moquent complètement de toute façon, ou peut-être vont-ils vous répondre : " Kossé qui â di? " [rires]

 

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La dépression
un phénomène important

D’après :

PLÉVERT, Laurence & SARGUEIL, Sylvie. " Origine de la dépression : une nouvelle hypothèse ", Eurêka, mars 1999.

Est-ce que la dépression est chronique? Qui est touché par la dépression? " La dépression toucherait entre 3,7 % et 10,3 % de la population en une année (travaux menés aux États-Unis et en France). La dépression apparaît chez des personnes de plus en plus jeunes. Elle concerne environ 0,5 % des enfants et 3 % des adolescents (de 11 à 17 ans). Jusqu’à l’âge de 14 ans, il y a autant de garçons que de filles touchés. Après cet âge, la prépondérance féminine apparaît. La dépression chez l’enfant est très récurrente. Cinq ans après, 60 à 70 % des enfants rechutent. Enfin, la différence entre les sexes semble s’amenuiser au fil des années. Aujourd’hui, il y aurait deux fois plus de femmes dépressives que d’hommes ", ce qui paraît beaucoup, mais c’est un progrès car c’était trois fois plus il y a quarante ans.
 
Dans ce dossier sur la dépression paru récemment dans le magazine Eurêka, on dit " Par ailleurs, chez les personnes âgées (60-70 ans) – ... comment! " âgées " à 60 ans? Je ne le prends pas. D’ailleurs, vous verrez bien que plus les baby-boomers prendront de l’âge, plus ils seront de mon avis. Et la formule " personnes âgées " ne pourra bientôt plus s’appliquer aux gens de 60 ans, mais bien à ceux de 90-95 ans et encore… puisque les boomers veulent tous dépasser 100 ans… en se demandant s’ils vont encore pouvoir baiser après 80 ans, alors qu’ils ont de la difficulté à le faire maintenant après 40… [rires]

Je dois avouer, à propos de la longévité, que c’est l’une des choses qui me surprend le plus, de constater à quel point les gens plutôt jeunes (35 à 55 ans) s’intéressent à la sexualité des vieillards, en se demandant : " Est-ce qu’on peut encore baiser à 60 ans? Puis à 70? Puis à 80? "... On serait tenté de répliquer : " Puis, vous autres, à 35, 40 ans, 50 ans… baisez-vous? Regardez-vous dans un miroir en vous demandant si vous allez baiser à 70 ans, alors que vous n’arrivez pas à lever la machine à 40… " Je ne suis pas fâché, je m’exprime! [rires]

Pour l’une des dernières fois donc, on emploie l’expression " personnes âgées " en parlant des gens de 60 à 70 ans. Chez ces pauvres gens qu’on appelle " les personnes âgées ", il y aurait la même proportion de dépressifs. Autant chez les hommes que chez les femmes : 12 à 13 %. Au moins, ça s’égalise à un moment… " En revanche, 30 % des femmes consomment au moins un psychotrope, contre 1 % des hommes. Les personnes âgées ont une forte demande en médicaments pour amoindrir leur souffrance morale – à partir de demain matin, je ne veux plus entendre parler de souffrance morale parce que les gens prennent de l’âge. Il y a des limites… – ou l’inquiétude causée par les maux physiques – enlevez cela aussi! Restez optimistes et mourrez en riant. [rires] – D’un point de vue sociologique, la dépression touche plus les personnes veuves ou divorcées, ou en situation précaire. "

Je puise ces informations dans un dossier sur la dépression qui aborde cette question très complexe. Il existe plusieurs hypothèses sur l’origine de la dépression comme, par exemple, celle qui suggère que cet état pourrait être lié à une basse température du sujet.

 

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La dépression :
Édouard Zarifian prône l’accompagnement plutôt que la médicalisation

 

Je vous ai parlé à quelques reprises de ce psychiatre, Édouard Zarifian, qui est professeur de psychiatrie, membre du Comité d’orientation de l’Observatoire national de la prescription et de la consommation du médicament, et de la Commission de la transparence de l’Agence du Médicament, en France. Or, il a accordé récemment une entrevue dans laquelle on l’interroge au sujet de la dépression.

D’après :

ZARIFIAN, Édouard (propos recueillis par PLÉVERT, Laurence & SARGUEIL, Sylvie). " Mettre en mots la souffrance ", Eurêka, mars 1999.


On lui d’abord posé ces questions : " Peut-on guérir de la dépression? Quelle est la part de rechute et de dépression chronique? " " Bien sûr, on peut guérir de la dépression, a-t-il répondu. 100 % des vrais déprimés guérissent. – Je serais tenté d’ajouter : ceux qui le veulent vraiment… – À la condition de bien traiter la dépression, à la fois par un traitement antidépresseur et grâce à l’aide psychologique, les rechutes n’existent pas, la dépression chronique non plus, à part la forme maniaco-dépressive qui, par nature, est chronique. Rechutes ou dépressions chroniques ne sont que des dépressions mal soignées. "

" Pourquoi sont-elles mal soignées? " " Si on se contente de prescrire des médicaments, on ne met pas en mots la souffrance du déprimé : on la masque. Seul un travail psychologique permet de la faire disparaître. – Je vous rappelle que celui qui parle est un spécialiste des médicaments. – Or, la tendance actuelle en psychiatrie est de faire croire que les médicaments vont tout résoudre. – Et il ajoute cette réflexion que je trouve vraiment intéressante – Au moment même où le psychisme prend de plus en plus d’importance dans le traitement des maladies somatiques du corps, comme le cancer, c’est paradoxal! " En effet, qu’à propos de la dépression on ne puisse pas faire appel à la psychologie puisqu’on y fait appel pour le cancer, les maladies cardio-vasculaires, etc. On préfère la traiter par les médicaments, semble-t-il.

" Comment expliquer cette ‘ médicalisation ’ de la dépression? " " Le marché des antidépresseurs a augmenté de 42 % depuis 1991. Et leur chiffre d’affaires de 97 %! Les intérêts sont énormes. On dit tout et n’importe quoi sur la dépression. Prétendre que seul un déprimé sur dix est correctement diagnostiqué est totalement faux. La part de la population touchée par la dépression est sans doute surestimée, car les estimations viennent d’études financées par l’industrie pharmaceutique ", estime le Dr Zarifian.

" Pourquoi certaines dépressions semblent-elles réfractaires à tout traitement et guérissent-elles à la suite d’un changement d’antidépresseur? " " Affirmons haut et clair que toute dépression a une fin. Elle a un début et une fin, même si aucun traitement n’est prescrit. Les dépressions guérissent spontanément. Plus ou moins rapidement, mais plus le temps passe, plus les chances de guérison augmentent. Il y a vingt ans, les dépressifs guérissaient sans prendre d’antidépresseurs. Par contre, ils souffraient énormément et le risque de suicide était élevé. Les antidépresseurs constituent donc un grand progrès. Si certains patients assurent avoir été guéris grâce à un antidépresseur qui leur convenait, après en avoir essayé plusieurs auparavant, c’est que leur dépression touchait naturellement à sa fin. N’importe quel antidépresseur ou même aucun traitement aurait sans doute eu le même effet. "

" Quelles séquelles garde-t-on d’une dépression? " C’est exactement la question que j’avais posée à mon ami Berthiaume lorsqu’il m’avait découvert une dépression : " Oui, oui, on s’en remet, mais il en reste toujours quelque chose. ", m’avait-il répondu. Et il avait bien raison, je peux en témoigner. " On n’est pas la même personne après une dépression, affirme Zarifian. La blessure narcissique est très forte, le dépressif peut avoir le sentiment d’avoir fait preuve de faiblesse. Il faut lui expliquer, ainsi qu’à son entourage, que ce qu’il a vécu relève d’une pathologie. L’image que l’on a de soi en prend un coup. On a perdu toute confiance en soi. Un long travail psychologique d’accompagnement doit alors commencer. Pour certains, la dépression faisait partie de leur identité. – Un point important. Dans ce cas-là pourquoi guérir, si cela fait partie de soi?  – Il faut faire le deuil de cet état pour s’engager dans l’identité d’un sujet entièrement guéri. " Mettre en mots la souffrance, voilà l’idée.

 

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L’infopollution

 

Je prends conscience de la volonté que nous avons de ne laisser aucun lieu qui ne soit habité sans une machine d’informations : un poste de radio, un poste de télévision, un ordinateur branché sur Internet, etc. Et je me dis que nous risquons ainsi de tomber dans le travers qu’avait prévu Marshall McLuhan en parlant de " l’infopollution ".

 
On a des projets, comme par exemple, la possibilité de voir apparaître sur un poste radio le titre de la pièce musicale qui vient d’être entendue. Il ne nous resterait plus qu’à nous mettre en rapport avec un distributeur qui nous ferait parvenir le disque en question, après avoir obtenu notre numéro de carte de crédit. Je me demande parfois si c’est encore possible de vivre dans notre monde sans appareil de radio, ni poste de télévision, ni ordinateur, ni satellite… Je ne prêche pas pour ma paroisse, vous me direz. Mais je pense qu’il y a un équilibre à trouver entre le projet d’un monde très informatisé et celui d’un univers tellement zen qu’on ne sait plus de quel côté est la porte de la pièce où l’on vient d’entrer.

Ce qui m’amène à vous communiquer cette réflexion, c’est que j’en suis à essayer de concilier dans mon esprit le point de vue de Jacques Dufresne – dans son ouvrage, qui s’intitule Après l’homme, le cyborg?, et dans lequel il suggère même un jeûne médiatique – avec cette idée intéressante que propose Joël de Rosnay dans L’Homme symbiotique. Cela peut sembler contradictoire mais peut-être, d’une certaine façon, que les deux approches sont complémentaires et qu’il s’agit de trouver un équilibre entre l’Homme symbiotique – " un être de chair et de sentiments, associé dans une étroite symbiose à un organisme planétaire "  – et le Cyborg. De manière à ce que la conscience planétaire puisse émerger de cette technologie.

Joël de Rosnay définit l’homme symbiotique en ces termes : " Un macro-organisme constitué par l’ensemble des hommes et de leurs machines, des nations et des grands réseaux de communication. " Il se représente beaucoup le monde comme un vaste cerveau comportant la connexion des hommes à ce cerveau planétaire, où la maîtrise de la vie artificielle constitue dès maintenant les étapes déterminantes de sa naissance. " Il s’appuie, écrit-on en présentation du livre, sur une approche unifiée de la connaissance alliant sciences physiques et humaines en une vision optimiste, réaliste du devenir humain. "

Mais, en même temps, je trouve que Jacques Dufresne a parfaitement raison d’être très inquiet de ce que l’être humain soit de plus en plus en train de devenir semblable à un cyborg – " un être prolongé par des technologies d’information " –, bourré de prothèses, pourrait-on dire, en songeant à tous ces gens que l’on rencontre dans le métro ou dans la rue avec des écouteurs, un téléphone cellulaire, etc.

Quel rapport existe-t-il entre l’homme menacé de devenir un cyborg et l’homme symbiotique? Ce sont deux tendances complémentaires, opposées dans une certaine mesure, mais il s’agit de voir si on ne peut pas trouver une façon d’unifier ces deux aspects, comme les deux hémisphères du cerveau, dirions-nous.

D’après :

DE ROSNAY, Joel. L’Homme symbiotique. Regard sur le troisième millénaire, Éd.du Seuil, 1995.


Dans L’Homme symbiotique : Regard sur le troisième millénaire, Joël de Rosnay nous parle du cybionte (cyb pour cybernétique, bio pour vie) – nouveau niveau d’organisation encore jamais atteint par l’évolution – et de macrovie à l’échelle de la planète, en symbiose avec l’espèce humaine.

Cela peut sembler nouveau mais, un des pères de l’intelligence artificielle et de l’informatique, Monsieur Turing, était dès le départ inspiré justement par ce modèle qu’il avait en tête de rapprocher la biologie et la technologie. Si je me reporte très loin dans le passé, je me rappelle également des textes de Bachelard où il est question de la logosphère. Mais ici, pour de Rosnay, ce ne sont pas que les paroles qui entourent la Terre, mais toutes les possibilités de communication créées à l’échelle de la planète. On pourrait dire : une technosphère comprenant une logosphère, tout cela en symbiose avec l’espèce humaine.

" Cette vie hybride, explique-t-il, à la fois biologique, mécanique et électronique est en train de naître sous nos yeux. Nous en sommes les cellules. " Intéressant comme vision, me semble-t-il. À un moment, il affirme ceci : " Prendre conscience que les fonctions énergétiques, économiques, écologiques, éducatives de nos sociétés sont les fonctions de base d’un super-organisme vivant est non seulement motivant, mais responsabilisant. Cette prise de conscience resitue l’action individuelle au cœur de l’évolution du monde. "

Plus loin cette expression : " les neurones de la Terre que nous sommes en train de devenir. " Il revient souvent là-dessus. Un monde inventé. " Un seul super-organisme planétaire, le cybionte, serait le point de convergence de toutes les sociétés humaines? La variété du monde ne saurait se réduire à un tel modèle simplificateur. De plus, le cerveau planétaire du cybionte (cerveaux humains, ordinateurs et réseaux de communication interplanétaires) découlent de la coévolution entre des sociétés technologiquement et industriellement avancées. "

On peut rattacher cette idée à Teilhard de Chardin qui parlait de complexité de plus en plus grande, mais, en même temps, de convergence des consciences vers un point commun. Je trouve que Joël de Rosnay a gradué. En effet, il a gagné sa place parmi les mentors dont je parle en fin d’émission le mercredi.

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