PAR...  

Émission du lundi 5 avril 1999

Amitié :
quelques réflexions à méditer

BENHAMOU, Olivia. Le Livre de la tranquillité.

Tiré de :

BENHAMOU, Olivia.
Le Livre de la tranquillité,
Éditions 1, 1998.


Balzac a écrit à propos de l’amitié avec les femmes : " On n’est point l’ami d’une femme lorsqu’on peut être son amant… "

Démocrite, lui, disait sur l’amitié : " Il ne vaut pas la peine de vivre, si l’on n’a pas un bon ami. " Du reste, il ajoutait que : " L’amitié d’un seul homme raisonnable vaut mieux que celle de tous les gens déraisonnables ensemble. "

Ou encore, cette pensée de Schopenhauer sur l’amitié : " Les amis se disent sincères, ce sont les ennemis qui le sont. Aussi devrait-on, pour apprendre à se connaître soi-même, prendre leur blâme comme on prend une médecine amère. "

Et cette petite dernière, de Voltaire : " Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. "

Je viens de vous communiquer quelques citations tirées d’un ouvrage que j’ai reçu en cadeau, et qui fait ma joie d’ailleurs. Ce bouquin, qui s’intitule Le Livre de la tranquillité, contient un très grand nombre d’aphorismes, de réflexions, de pensées... On s’y retrouve en bonne compagnie : Confucius, Sénèque, Marc Aurèle, Montaigne, La Bruyère, Schopenhauer, Voltaire, Nietzsche entres autres. J’aime bien recueillir de temps à autre les réflexions de ces plus ou moins sages.

Retour au début-

Outing des homosexuels :
Pour ou contre?


Je voulais vous parler, depuis un certain temps, de ce qu’on appelle le outing out ou le outing, comme on l’écrit en France, repris de l’expression américaine coming out. Il s’agit en fait de l’obligation qui est faite à certains homosexuels, par suite des pressions exercées par d’autres homosexuels, d’avouer publiquement leur préférence sexuelle. Et surtout de ne pas prendre position publiquement contre l’homosexualité, comme cela s’est déjà vu apparemment plusieurs fois.


contre le mensonge et l’hypocrisie

L’association Act Up aux États-Unis, en France et en Angleterre existe depuis une dizaine d’années, mais elle a, ces derniers temps, pris une importance considérable. Ce que vise l’outing out finalement, c’est de dénoncer l’hypocrisie : parce qu’il y a un certain nombre d’homosexuels ou de bisexuels qui ne vont pas l’avouer publiquement. La bisexualité est un cas très particulier, car c’est probablement ce qu’il y a de plus difficile à avouer, ayant pour ainsi dire les deux définitions. On ne doit pas se trouver bien à l’aise quand la connexion n’est pas établie entre les deux – [rires] – pour simplifier le discours. Times Magazine a consacré une couverture à l’affaire du Outing out et, en fait, ce sont eux qui ont créé le terme. Le mois dernier, L’Événement publiait un article sur le sujet : " Gays : les dérives de l’Outing made in USA ". En voici les grandes lignes.

D’après :

PEDRAZZI, Stéphane. " Gays : les dérives de l’Outing made in USA ", L’Événement, 25-31 mars 1999.


" ‘ Nous avions fait du bon journalisme, j’ai donc été surpris de ces réactions ’,
affirme Signorile, écrit Stéphane Pedrazzi dans cet article. Ancien président de Act Up et l’un des fondateurs de l’organisation de défense des droits des gays et lesbiennes Queer Nation, il s’explique : ‘ A l’époque, la crise du sida donnait une urgence aux questions homosexuelles. On était plusieurs journalistes gay à remettre en question le double standard des médias. La vie privée d’une personnalité homosexuelle n’était jamais mentionnée, mais on savait tout, par exemple, des liaisons d’un politicien hétéro. Comme si nous, les gays, nous n’existions pas! ’ 

obligation vs persuasion…

" Bien que Signorile eût pris soin de préciser que ‘ jamais il ne révélerait l’homosexualité d’un citoyen privé ’, sa démarche sera assimilée à une chasse aux sorcières. ‘ La clé de nos placards doit rester entre nos mains, et non entre celles de qui que ce soit d’autre! ’ " s’insurgeait un homosexuel affirmé. Il faut dire qu’il y a des gens homosexuels qui estiment que l’orientation d’un individu ne doit pas être révélée publiquement, si le sujet lui-même n’estime pas qu’il doit en être ainsi. Pour respecter la famille, et les amis intimes, qui sont intimes sans l’être suffisamment pour tout savoir de soi.

Il y a eu toutes sortes de mouvements, par exemple, le National Gays and Lesbians Task Force dont les dirigeants estiment que la pratique de l’outing devrait être découragée et que l’on devrait plutôt opter pour la persuasion. " ‘ Lorsque j’ai vu, dit-il, un député anti-gay danser avec son amant dans une boîte homo du Capitol Hill, je suis allé lui expliquer les problèmes que son attitude nous causait, mais jamais je ne l’aurais dénoncé. ’ "

... ou respect de la vie privée

Tout cela m’amène à dire que ici, au Québec, on est particulièrement indifférent à cette question et je m’en réjouis beaucoup, car il me semble qu’il ne s’agisse pas d’une indifférence superficielle. Je me souviens qu’un jour, on avait élu au gouvernement du Québec un député homosexuel qui est devenu ministre. Alors certaines personnes s’étaient rendues dans la région d’où il venait pour dire aux gens : " Saviez-vous que votre député qui est aussi ministre est homosexuel? " Les habitants de cette région-là ont répondu : " Oui, oui. Qu’est-ce que vous voulez que ça nous fasse? Cela ne nous regarde pas. " D’abord, ils avaient voté pour lui, en connaissance de cause, et deuxièmement, ils étaient d’avis que si cet homme faisait bien son travail de député et de ministre, le reste ne regardait personne d’autre.

le Security Risk

Il y a aussi tout ce que certains d’entre nous savons et qui n’a jamais été révélé au sujet de l’homosexualité de certains hommes politiques. En anglais, on appelle cette situation le Security Risk, car elle comporte le risque que l’on puisse " faire chanter " un membre d’un ministère en lui disant : " Si vous ne faites pas telle ou telle chose, on va faire savoir publiquement que vous êtes homosexuel. "

Je tenais à vous communiquer le propos de cet article de L’Événement afin de montrer l’absurdité de l’homophobie. D’autant plus que les homosexuels ont suscité une culture extraordinaire qui marque profondément et très positivement l’ensemble de la société.

Retour au début-

Les frustrations du nourrisson


J’aimerais maintenant traiter d’un sentiment ambivalent fait à la fois d’amour et de haine qu’on retrouve chez le bébé, et par la suite chez l’enfant, par rapport à ses parents. On parle ici de frustrations : par exemple, de ne pas être nourri à l’heure où l’on a faim, ou de ne pas être changé de couche au moment où on le souhaite, ou encore la frustration d’avoir un objet qui nous pique une fesse et qu’on ne nous retire pas immédiatement. Si ces frustrations engendrent de la colère, celle-ci demeure sans effet, le bébé étant impuissant.

Plus tard, on peut assister au résultat de ces frustrations accumulées chez l’individu devenu adolescent puis jeune adulte. Et, dans certains cas, cela peut se traduire par une violence dont les effets peuvent être extrêmement conséquents. C’est le même mécanisme de frustration qui expliquerait la violence, incompréhensible autrement chez l’adulte, lorsqu’il s’agit de tout vouloir " tout de suite et maintenant ", faute de quoi on assassine, on viole, etc.

D’après :

OLIVIER, Christiane. L’Ogre intérieur : de la violence personnelle et familiale, Éd. Fayard, 1998.

OLIVIER, Christiane. L’Ogre intérieur


L’Ogre intérieur
de Christiane Olivier : pour comprendre la violence

Je tire ces informations d’un ouvrage de Christiane Olivier, intitulé L’Ogre intérieur : de la violence personnelle et familiale. À mon grand plaisir, l’auteure y fait une place très importante à Freud, du moins au départ de sa pensée et de sa réflexion. On a un peu tendance à penser que Freud est dépassé. Et il l’est, d’une certaine façon, dans le sens que beaucoup de gens ont poursuivi sa démarche et ont creusé davantage ses réflexions. Quant à Christiane Olivier, elle est elle-même psychanalyste. Peut-être allez-vous vous souvenir d’elle, car nous en avons parlé à l’émission à l’occasion de la publication de son premier livre, Les Enfants de Jocaste (paru en 1980), un ouvrage qui n’était pas non plus facile, mais dans lequel elle tentait d’expliquer les comportements contemporains à la lumière de la psychanalyse.

Dans L’Ogre intérieur, elle présente sa démarche ainsi : " Je désire aujourd’hui rouvrir le livre de la violence : celle de Yahvé, le créateur si cruel avec sa création, si chiche de ses alliances et perdues dans d’incessantes guerres et calamités... Celle des catholiques envers les huguenots lors des guerres de Religion... Celle des dictateurs au cœur de pierre, durant les génocides de tous les temps. Celle des hommes envers les femmes... La violence des adultes envers les enfants qui n'a jamais cessé et, depuis peu, celle des enfants envers la société toute entière.

la difficile découverte de l’Autre

" On parle des devoirs des parents, des désirs de l’enfant en oubliant toujours que, dès sa naissance, l’enfant n’échappe pas à la suite de contradictions, d’amour et de violence venant de ses géniteurs qui tantôt l’aiment comme eux-mêmes et tantôt le repoussent comme celui qui les agresse. […] Toute l’éducation est là pour apprendre à l’enfant qu’il fait partie d’une société et doit tenir compte de l’existence de l’Autre, malgré sa tendance première à faire valoir son seul besoin, son seul désir. Chaque être humain, dès sa naissance, a pour caractéristique de ne connaître que ses propres besoins pour se maintenir en vie. La vie de l’Autre importe peu au nourrisson en rage, parce que son désir n’est pas satisfait sans délai! " Mais ce sont des petits monstres! [rires]

J’ai retenu cette formule intéressante qui se trouve exposée dans la conclusion : "Je me bornerai à vous dire que les découvertes freudiennes du siècle dernier – car elle ne les attribue pas toutes nécessairement à Freud – m’apparaissent comme les racines d’un baobab dont je ne finis pas, en tant qu’analyste, de mesurer l’envergure ni l’ombre portée. " Il y a tellement d’explications qu’on peut trouver à nos comportements individuels et collectifs dans la réflexion de Freud et de ceux qui ont poursuivi son travail. Cela me fait penser à l’importance qu’occupe le sentiment social dans la pensée d’un autre très grand psychologue qui est dans la lignée de Freud : Alfred Alder. Ce sentiment qui accompagne le développement du Moi par rapport au Ça, au Surmoi, à l’Inconscient. Le sentiment social, c’est la racine de l’être adulte, finalement.

La force de vie qui habite les bébés est appelée libido par les psychanalystes. Madame Olivier nous apprend que cela vient du mot allemand Lieb qui signifie " désir ". " L’être humain qui vient au monde conserve intact, malgré la mutation brusque de la naissance, son désir de continuer à vivre et va employer le peu de moyens alors à sa disposition pour y parvenir : il crie et s’agite de façon désordonnée, obligeant son entourage, par sa violence, à reconnaître son existence et ses besoins. – Ses descriptions sont intéressantes car, lorsqu’on sait où elle veut nous entraîner dans sa réflexion, on peut mieux comprendre pourquoi certaines personnes se mettent tout à coup à crier et à s’agiter lorsqu’il s’agit de " faire reconnaître son existence et ses besoins ".

des désirs qui s’opposent

" Les animaux, poursuit-elle, apprennent rapidement à chasser et à tuer pour se nourrir, les humains apprennent rapidement à moduler leurs cris pour entrer en communication et exprimer des demandes à leurs parents. Ils ne s’abandonnent au désespoir et à la violence qu’en dernier recours. […] Les parents, de tout temps, bénirent l’enfant qui arrivait pour le maudire aussitôt de les empêcher de vivre! " C’est très enrichissant, et très adulte aussi je dirais, de pouvoir examiner la réalité dans son ambivalence, dans sa dichotomie, même.

On disait tout à l’heure que l’enfant est habité lui-même par une contradiction faite d’amour et de haine : d’amour, si ses besoins sont satisfaits, et de haine, s’ils ne le sont pas, avant que cela devienne du désespoir. Je rencontre parfois des jeunes qui en sont à leur premier enfant et qui découvrent que leur vie de couple est sérieusement remise en question, parce qu’ils sont trois maintenant et que c’est le petit qui a la priorité.

" La vie est un combat inégal entre le désir d’exister de l’enfant et celui de l’adulte, explique-t-elle, et si l’enfant accepte sans pouvoir comprendre d’être frappé, dominé, enfermé, en lui grandit un adulte qui, un jour, se vengera... " On voit ici qu’il existe une troisième ambivalence. Dans l’éducation, trop c’est trop mais pas assez, ce n’est pas assez. (Avec une telle profondeur dans mes propos, personne ne peut me reprocher quoi que ce soit…) [rires] Il est évident que, d’une part, il faut éviter la permissivité excessive dans l’éducation, que l’on a tendance à employer pour éviter les affrontements. L’ouvrage est intelligent donc un peu complexe par définition, mais il invite à étudier sérieusement le rapport que l’on a dans l’éducation des jeunes.

de la frustration à la violence

Le meilleur exemple est toujours celui qui se rapproche le plus de soi. Quand on me parle d’esprit de vengeance chez l’enfant battu, je vous avoue que cela me rejoint beaucoup. Cela a été mon cas et puis, il m’est arrivé dans l’adolescence ce qui se produit généralement lorsque la vengeance " trop tard assouvie se tournera vers des objets inadéquats. C’est la violence accumulée inconsciemment qui pousse le casseur " Le délinquant, en somme, et je le fus. L’auteure précise toutefois que cette violence peut être sublimée, car il est possible de détourner la pulsion qu’on éprouve de se venger. Il y a alors plusieurs possibilités :

  1. " le renversement en son contraire (l’amour se change en haine;
  2. le retournement sur soi-même (qui ne peut attaquer l’autre s’auto-punit) – c’est la dépression qui, souvent, commence comme ça, comme une forme d’autopunition.
  3. le refoulement (la mise à l’écart temporaire ou définitive);
  4. la sublimation (ou détournement du besoin vers une satisfaction de l’esprit). " De l’esprit au sens large, je dirais. En ce qui me concerne, les mauvais traitements que j’ai reçus dans l’enfance m’ont convaincu de la nécessité de me venger… en réussissant ma vie. Ce fut mon choix, ce doit être cela, la sublimation…

Se référant à Freud, Madame Olivier parle du Ça. Et elle donne une très belle explication de la forme triangulaire qui illustre ce concept : un des points inférieurs du triangle est le Ça, l’instinct primitif en chacun de nous, celui qui commande la naissance; de l’autre côté, il y a le Surmoi, qui n’existe pas à la naissance, mais qui sera formé petit à petit, à partir des leçons et des exemples que l’enfant " digère " et transforme en un parent intérieur qui devient une partie de lui-même ; et en haut du triangle, il y a le Moi, qui cherche à trouver un équilibre entre tout cela. " Il y aurait ainsi deux sortes de violence, écrit-elle ensuite : celle venue du Ça, égoïste, sauvage, étranger aux autres et donc possiblement meurtrier, et celle passée par le filtre du Moi, conscient et capable de prendre des chemins variés : vengeance physique ou psychique, sadisme, cruauté, vol, viol et, parfois, mort concertée. "

une solution?

Existe-t-il une solution? Et puis, d’abord, faut-il qu’il y ait une solution, puisque c’est la vie tout cela? [rires] " Un curieux mélange qui nous frappe toujours, fait observer l’auteur : l’enfant vit ses premiers mois ‘ mélangé ’ à l’extérieur, du fait que l’objet passant de l’extérieur à l’intérieur peut, selon qu’il est ressenti bon ou mauvais, faire ou non partie de lui-même. " Oui, parce que la rupture n’est pas faite avec le monde extérieur. Il était avec la mère et la mère faisait partie de lui, en somme. L’idée qu’on en a, c’est qu’il faisait partie de la mère, mais la perception du bébé, c’est que la mère c’est lui, il n’y avait pas d’extérieur. Cela prendra un certain temps avant que le bébé ne s’aperçoive que sa mère n’est pas que lui, qu’elle est elle-même, qu’elle n’est pas qu’à lui, etc. En général, c’est une chose que les bébés prennent très mal…

Retour au début-

Méditer sur les sentiers battus


Que c’est bon de profiter du printemps pour nous offrir des randonnées dans la nature! J’ai été invité à présider, dans quelques mois, une réunion d’un important regroupement de marcheurs, mais je ne pourrai accepter car je serai alors à l’extérieur du pays. J’aurais aimé marquer le coup, parce que je suis convaincu de l’importance de cet exercice, selon moi le plus naturel et le plus louable qui soit.

D’après :

RAUCH, André. " Point de vue ", QUO, mars 1999.


Dans le cadre d’une article, intitulé " Un kilomètre à pied… " et paru récemment dans le magazine français QUO, on apprend que la marche gagne du terrain : " les Français sont de plus en plus nombreux à pratiquer la randonnée ". On a donc interrogé un sociologue, André Rauch, afin de connaître les raisons de cet engouement.

" La marche, dit-il, n’a plus aujourd’hui la même symbolique qu’autrefois. Avant, elle était le moyen de transport des ouvriers et des pauvres. Maintenant, le marcheur est celui qui a des loisirs et surtout les moyens de se les offrir. De plus, la randonnée reste sans doute l’un des seuls sports où la mixité existe encore, où la famille peut aussi se retrouver ensemble pour ne pas passer un dimanche idiot. Les parents ont le sentiment de remplir un devoir à l’égard de leurs enfants – les parents adorent remplir des devoirs et donner des leçons… [rires] C’est bon pour leur santé, ils sont proches de la nature… "

" Est-ce que c’est seulement une façon de fuir la ville? ", lui demandait-on. Ce à quoi André Rauch répond : " La randonnée permet de quitter le béton, la précipitation des pas et de retrouver son rythme personnel sans dépendre des autres. Mais c’est aussi une pratique simple, authentique. Seul dilemme : le temps. […] "

" Que recherche-t-on à travers la randonnée? " " Les attitudes sont diverses, d’où le nombre de randonneurs. Mais plus que la fuite du quotidien, c’est cette méditation intérieure, cette rêverie et cette connivence entre le marcheur, l’environnement et la nature qui attirent. La randonnée est un plaisir très individuel, mais qui perd tout son intérêt si on ne la raconte pas. Voici pourquoi la randonnée est un loisir très sélectif où l’on ne marche pas avec n’importe qui, n’importe comment. "

Au cours des années, j’ai élaboré une sorte de technique pour méditer en marchant. En somme, il suffit d’apaiser le mental au fur et à mesure qu’on avance et qu’on marche dans les sentiers. Il existe beaucoup de ces petits chemins que l’on peut emprunter dans les grands parcs publics. Personnellement, je suis un peu fâché avec les sentiers du Québec, parce que mon chien n’y est pas admis. Alors je vais me promener ailleurs, dans les sentiers du Canada et des États-Unis. Mon chien a la paix et moi aussi. Bonne promenade…

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

Retour au début du texte