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Émission du lundi 15 mars 1999

   

La triple quête du touriste

D’après :

AMIROU, Rachid. " Les nouvelles mythologies du voyage ",
Sciences humaines,
N° 90, janvier 1999.

 


On ne cesse jamais d’apprendre! Après avoir beaucoup voyagé, je viens de découvrir que le tourisme exprime une triple quête :

  1. la quête d’un lieu,
  2. la quête de soi,
  3. et la quête de l’autre.

C'est ce qu'explique Rachid Amirou, maître de conférences de sociologie à l'université Paul-Valéry à Montpellier et auteur de plusieurs ouvrages sur le tourisme et le voyage, dans un article de Sciences humaines intitulé : " Les nouvelles mythologies du voyage ".

" Notre approche, explique-t-il, vise à mettre à jour les fondements mythiques et anthropologiques du comportement touristique. Ainsi, il nous est apparu que le tourisme exprime une triple quête : quête d'un lieu, quête de soi, quête de l'autre. Dans cette optique, l'imaginaire touristique peut être envisagé sous trois angles. Il renvoie tout d'abord à un exotisme, qui s’enracine dans une symbolique des lieux et de l’espace. [...] Les deux autres dimensions renvoient au tourisme comme expérience personnelle. Dans la relation à soi, il manifeste une quête de sens. – Qu’est-ce que je fais là? Qu’est-ce que j’apprends? Qu’est-ce que je peux retenir de ce que je vois, par rapport avec ce que je sais déjà?  Dans la relation aux autres, il traduit la recherche de certaines formes de sociabilité, qui offrent une alternative au quotidien. "

Une approche tripative que j’avais envie de partager avec vous pour commencer cette émission.

   

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Où diable est passé le progrès?

D’après :

RAMONET, Ignacio. " Stratégies de la faim ", Le Monde diplomatique, novembre 1998.

 


Saviez-vous que les trois personnes les plus riches du monde possèdent une fortune supérieure à la somme des produits intérieurs bruts des 48 pays les plus pauvres, soit le quart de la totalité du monde? J’ai puisé cette information dans un article d’Ignacio Ramonet paru dans Le Monde diplomatique en novembre dernier. Il porte sur le fossé des inégalités qui s’est creusé au cours des deux dernières décennies ultralibérales.

S’inspirant du contenu du Rapport mondial sur le développement humain, l’auteur relate : " ' En 1960, les 20 % de la population mondiale vivant dans les pays les plus riches avaient un revenu 30 fois supérieur à celui des 20 % les plus pauvres. En 1995, leur revenu était 82 fois supérieur! ' Dans plus de 70 pays, constate Ignacio Ramonet, le revenu par habitant est inférieur à ce qu’il était il y a 20 ans… À l’échelle planétaire, près de 3 milliards de personnes – la moitié de l’humanité – vivent avec moins de [2,50 $] par jour… L’abondance de biens atteint des niveaux sans précédent mais le nombre de ceux qui n’ont pas de toit, pas de travail, pas assez à manger augmente sans cesse. Ainsi, sur 4,5 milliards d’habitants que comptent les pays en voie de développement, près d’un tiers n’ont pas accès à l’eau potable. Un cinquième des enfants n’absorbent pas suffisamment de calories et de protéines. Et quelque deux milliards d’individus – le tiers de l’humanité – souffrent d’anémie. "

Comme Monsieur Ramonet est généralement un homme bien informé, lorsque j’ai pris connaissance de ces statistiques, j’en avais les cheveux et tous les poils du corps dressés. " Cette situation est-elle fatale? Absolument pas, répond-il. Selon les Nations Unies, pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base (nourriture, eau potable, éducation, santé), il suffirait de prélever sur les 225 plus grosses fortunes du monde moins de 4 % de la richesse cumulée. Parvenir à la satisfaction universelle des besoins sanitaires et nutritionnels ne coûterait que 13 milliards de dollars, soit à peine ce que les habitants des États-Unis et de l’Union européenne dépensent par an en consommation de parfums... "

D’après :

BEAUDIN, Jean-Luc et BRUNELLE, Sylvie. Géopolitique de la faim : quand la faim est une arme... (rapport annuel d’Action contre la faim), Presses universitaires de France, 1998.

 
Après avoir exposé ces gênantes corrélations, M. Ramonet explique comment la faim est devenue une arme politique : " Désormais, nulle famine n’est gratuite : une véritable stratégie de la faim s’est mise en place, conduite avec une incroyable indécence par des dirigeants ou des organisations que la fin de la guerre froide a privé d’une rente financière. ". Puis il cite Sylvie Brunelle et Jean-Luc Beaudin, les deux auteurs d’un ouvrage intitulé Géopolitique de la faim : quand la faim est une arme (rapport annuel d’Action contre la faim). C’est un gros bouquin de 310 pages. Ses auteurs disent : " Ce ne sont plus les peuples ennemis, les peuples à conquérir qui sont affamés, mais les propres populations de ceux qui veulent capter à leur profit ces nouvelles mannes de conflits que sont les projecteurs médiatiques et leur corollaire, le déchaînement de la compassion internationale, source inépuisable d’argent, de nourriture et de tribunes publiques pour exposer ses revendications. "

Enfin, Ignacio Ramonet cite le professeur Amartya Sen, récent Prix Nobel et premier Prix Nobel d’économie à s’occuper de pauvreté : " ' L’un des faits les plus remarquables de la terrible histoire de la faim, c’est qu’il n’y a jamais eu de famine grave dans aucun pays doté d’une forme démocratique de gouvernement et possédant une presse relativement libre. ' S’opposant aux thèses néolibérales, ajoute M. Ramonet, M. Sen estime qu’il faut donner à l’État, et non au marché, une plus grande responsabilité dans la promotion du bien-être de la société. "

   

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L’imaginaire

   


À plusieurs occasions, je me suis rendu compte que j’avais de la difficulté à saisir l’importance de
l’inconscient et à l’expliquer clairement, bien sûr. Cela me paraît tellement évident maintenant que je me suis farci, pour ainsi dire, un dossier bien documenté sur l’imaginaire, paru dans l’édition de janvier du magazine Sciences humaines. En résumé, il faut passer par l’imaginaire pour faire comprendre l’inconscient. Tout est là.

D’après :

" L’imaginaire contemporain ", un dossier de Sciences humaines, janvier 1999.

 
L’imaginaire c’est tout ce qui touche les mythes, les légendes, les fictions, les utopies mais on a longtemps associé tout cela au monde de la rêverie, de la tromperie et des élucubrations. On se disait, en somme, qu’un mythe c’est un mensonge, au même titre qu’un mythomane est un menteur. On explique dans ce dossier qu’on doit opposer l’imaginaire à la raison triomphante. De toute façon, l’imaginaire se retrouve partout : dans nos aliments, dans nos amours, dans nos voyages, dans la politique, dans la science, etc. " Les sciences humaines ont montré le caractère universel de l’imaginaire comme mode d’appréhension du monde, rappelle-t-on ici. Les sciences humaines ont toujours aussi mis en évidence ses fonctions psychologiques et sociales. Les rêveries servent à faire des projets; les fictions tiennent lieu de référant culturel à une collectivité; les mythologies sociales contribuent à cimenter la société et les utopies à la faire changer. "…Dieu sait qu’on m’a donc reproché souvent de faire une place aux utopies! Elles permettent pourtant de faire changer le monde.

" Notre imaginaire se nourrit des objets, des peurs, des représentations collectives, des techniques d’aujourd’hui. À travers l’ordinateur, l’automobile, la biotechnologie, la pollution, le sida, l’an 2000, il façonne le réel. ". On est donc dans l’imaginaire en même temps qu’on est dans la réalité. Et peut-être même, à certains moments, on n’est plus dans l’imaginaire que dans la réalité. [rires]

D’après :

" Penser l’imaginaire ", Sciences humaines, janvier 1999.

 
" À quoi servent les rêves, les fictions, les utopies? Les sciences humaines ont cherché à repérer les structures qui se dissimulent derrière les bouillonnements de l’imaginaire ", écrit-on en introduction d’une double page présentant les penseurs de l’imaginaire. Gaston Bachelard, Jung, Edgar Morin, etc. Gaston Bachelard a beaucoup contribué à faire prendre conscience de l’importance de l’imaginaire : " Bachelard pense que les images, écrit-on à son sujet, constituent l’instance première de la pensée. L’imagination est le processus par lequel les images sont créées, animées, déformées. Ce processus n’est pas incohérent ou gratuit : il obéit à une grammaire de l’imaginaire. L’imagination et la rêverie apparaissent également comme des principes organisateurs de la conduite humaine ". Tout cela pour vous consoler si vous avez le sentiment de ne pas être assez rationnel… Ce qui ne nous empêche pas de faire une place à la raison, bien sûr.
D’après :

CABIN, Philippe. " Une cartographie de l’imaginaire : Entretien avec Gilbert Durand ", Sciences humaines, janvier 1999.

 
Je remarque que ces années-ci ma petite-fille s’est mise à lire du Balzac, du Zola et d’autres romanciers de cette époque-là… C’est extraordinaire toute l’alimentation pour l’imaginaire qu’on trouve dans ces ouvrages! Vous allez me dire : " Oui, mais il y a le cinéma! " Ce n’est pas la même chose. Justement, à propos de la multiplication des techniques de reproduction de l’image, on a demandé à Gilbert Durand, un des précurseurs des recherches sur l’imaginaire avec Gaston Bachelard : " Ne va-t-elle pas affecter le fonctionnement de l’imaginaire? " " Bachelard n’allait jamais au cinéma, fait remarquer Gilbert Durand, car il considérait qu’il s’agissait d’images en conserves. Le paradoxe de la ' révolution vidéo ', c’est que l’image perd de son pouvoir mnésique et de son efficacité symbolique. " Sûrement parce qu’il y a surabondance, chaque image perd de son importance... Si aujourd’hui, par exemple, vous n’aviez vu qu’une seule image, une seule annonce, l’impact en serait plus grand, autant dans votre inconscient que dans votre conscient. Gilbert Durand est l’auteur d’un ouvrage que je ne connais pas, et je découvre qu’on en dit ici le plus grand bien : il s’intitule Les structures anthropologiques de l’imaginaire, et est publié aux éditions Dunod.

À un moment, il raconte qu’il a effectué pendant quelques années un travail sur le roman stendhalien : " J’ai toujours été déçu par les adaptions cinématographiques ou télévisées des romans de Stendhal, car je constate que les images distribuées ne sont pas celles que je fabrique à partir de la lecture. La lecture permet, comme une hormone, de ' sécréter ' de l’imaginaire : elle me fait ' produire ' un Julien Sorel, ou un Fabrice, elle ne me l’impose pas. L’image cinématographique ou vidéo s’impose au regard et à l’imaginaire. Elle n’est qu’une détente. "

D’après :

Penser l’imaginaire ", Sciences humaines, janvier 1999.

 
Dans " Penser l’imaginaire ", on mentionne évidemment l’apport de Carl Gustave Jung avec sa théorie de
l’inconscient collectif : " Pour le psychiatre suisse, […]l’inconscient collectif est structuré par des archétypes : ce sont des thèmes récurrents de grandes figures symboliques (par exemple le dragon, le paradis perdu…) que l’on rencontre dans les rêves, mais aussi les mythes, les contes, et qui constituent la matrice de l’imaginaire – le fonds que l’on a chacun dans la psyché. – […] La thérapie jungienne consiste à accéder au soi, en prenant conscience des exigences des archétypes révélés par les rêves. "
D’après :

CABIN, Philippe. " Une cartographie de l’imaginaire : Entretien avec Gilbert Durand ", Sciences humaines, janvier 1999.

 
Dans l’entrevue avec Gilbert Durand, on lui a demandé comment on imaginait les choses? Il explique alors que l’imaginaire est présent dans les opérations mentales les plus rationnelles : mémoire, calcul, science. Mais les représentations dépendent, par exemple chez les savants, de l’objet de leur étude. Un biologiste ou médecin ' tissulaire ' imaginera la matière vivante comme un ensemble de tissus (pulmonaires, cardiaques, hépatiques, musculaires, etc.), alors que biologiste ou médecin ' cellulaire ' observera davantage les cellules, qu’ils perçoivent comme des éléments isolés.

L’intérêt de l’imaginaire? " L’imaginaire, explique ce philosophe, professeur d’anthropologie et de sociologie, est avant tout un antidote à la peur, et en premier lieu à la peur de la mort – Un peu comme une source de créativité qui nous garde vivant. – L’homme est le seul animal conscient de sa mort. En cherchant à comprendre l’imaginaire, j’ai voulu atteindre ce ' fonds commun ' des représentations humaines, ou pour adopter une terminologie plus actuelle, ce ' bagage cognitif ' de l’être humain. […] L’imaginaire peut se définir comme le ' musée ' de toutes les images, qu’elles soient passées, possibles, produites ou à produire. Il est difficile de décrire de quelle façon il se manifeste parce qu’il y a de l’imaginaire partout. Il peut arriver sans crier gare dans le rêve ou la rêverie, dans le délire, les visions ou les hallucinations. Mais il se présente aussi sous des formes plus abouties : dans les mythes, dans la création artistique, qu’elle soit littéraire, musicale ou picturale, et aujourd’hui dans les productions cinématographiques ou télévisuelles.

" En réalité, il y a peu de gestes ou de pensées qui échappent à l’imaginaire. On le rencontre dans les situations les plus banales ou les plus inattendues. " Prenez les témoins d’un accident de la route à qui on demande : " Monsieur, Madame, qu’est-ce que vous avez vu, de vos yeux vu? " – Eh bien, moi, Monsieur, j’ai vu une voiture bleue.

- Et vous Madame?

- Moi, Monsieur, j’ai vu une voiture blanche.

- Et vous Monsieur?

-Ah bien, moi, Monsieur, je n’ai rien vu du tout… [rires]

Voilà l’idée.

On pourrait avoir l’impression que Gaston Bachelard vient tout à coup de prendre conscience de l’imaginaire et que c’est un nouveau concept. Ce n’est pourtant pas nouveau : on le retrouve chez Platon, Spinoza, Jung, Kant, qui ont eux aussi traité de l’imaginaire et de l’imagination. Mais on dirait qu’il existe encore une résistance à l’imaginaire, pourquoi? " Dans vos travaux, lui fait-on remarquer, vous décrivez l’histoire de la civilisation occidentale comme une lutte entre, d’un côté, le registre de l’image et du mythe, et de l’autre, celui du rationalisme de l’écrit, du concept. N’est-ce pas contradictoire avec l’idée d’un imaginaire scientifique? " " Non, dit-il, ce n’est pas contradictoire. […] L’imaginaire précède le rationalisme. Il l’englobe. […] Notre civilisation occidentale, depuis ses origines, est marquée par le rejet de l’image. À partir d’Aristote surtout, la voie d’accès à la vérité est celle qui part de l’expérience des faits et des certitudes de la logique. L’image elle, est ambiguë et polysémique – elle a plusieurs sens – : elle ne peut se réduire à un argument formel ' vrai ' ou ' faux '. L’imagination sera donc très vite suspecté d’être facteur d’erreur et de fausseté. Plus tard, avec l’avènement de la raison (Thomas d’Aquin, Galilée, Descartes), l’imaginaire va de plus en plus être exclu des procédures intellectuels légitimes. On va avoir un univers mental mécanicien où l’approche imaginaire n’a pas de place. " Comme nous le savons tous, une locomotive ne rêve pas…

   


Tiens cela me rappelle cette scène inoubliable du film Odyssée 2001 de
Stanley Kubrick  et Clark. Vous rappelez-vous comment réagit Hal, l’ordinateur qui commandait le vaisseau spatial, lorsque l’astronaute est en train de le désactiver? Il pose cette question : " Est-ce que je vais rêver? " Comme s’il avait compris qu’en lui enlevant des pièces, qu’en " éteignant " peu à peu sa mémoire, ses programmes, il allait mourir en quelque sorte. Voilà un avantage que nous avons sur les machines : nous rêvons.

Je retourne chaque année dans cette ville où se trouve le musée Dali. Et j’en profite, bien sûr, pour revisiter ce lieu qui est une extraordinaire expression de l’imaginaire, un foisonnement de l’image. L’imaginaire a été un peu occulté dans notre civilisation qui a mis l’accent sur la raison mais il y a tout de même eu les Surréalistes qui ont joué un rôle très important pour réhabiliter l’imaginaire, les tenants du romantisme et du symbolisme, également. En gros, cependant, l’évolution de l’Occident a été marquée par le rejet de l’image.

On a demandé à Gilbert Durand quel était son terrain d’investigation. " Mon terrain d’investigation a trois origines, explique-t-il. Tout d’abord, ce que l’on appelle couramment la culture en place, c’est-à-dire la littérature, les arts (musicaux, visuels etc.), les mythes et les légendes. Mon deuxième terrain est l’expérience que j’ai faite de la guerre, à travers la Résistance. J’ai ainsi découvert l’importance de l’imaginaire héroïque.  – Ce qui fait les héros, au fond, ce qui les tient en vie, ce qui les structure et qui les encadre. – Ma troisième source d’investigation est le champ ethnologique : l’ouverture sur les autres cultures a été un élément décisif dans ma démarche. " C’est bien vrai car lorsque tu observes les autres cultures, tu prends conscience de la tienne aussi. C’est le côté fascinant de l’ethnologie qui nous permet de remarquer comment les autres mangent, pensent, s’habillent, etc. Et cela remet en question les habitudes que nous avons de vivre, de penser, de manger. Le champ ethnologique représente donc une ouverture sur l’imaginaire qui permet d’intervenir activement sur notre réalité, finalement.

   

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Images à sensation
et éthique journalistique

   
Un reportage m’a beaucoup intéressé dans une émission récente de Sixty Minutes – une émission que j’apprécie même si je n’ai pas aimé le reportage qu’on y a consacré, il y a quelque temps, au Québec et à la question linguistique. – Toujours est-il qu’on y présentait une entrevue avec un reporter-photographe qui a travaillé pendant longtemps chez Stern (stern signifie étoile, ‘star’ en anglais, ‘stern’ chez les Allemands). Il racontait qu’il en a maintenant plus qu’assez de faire de la mise en scène commandée par des gens qui fonctionnent avec des budgets énormes et qui lui demandent avec beaucoup d’insistance des trucs de plus en plus poussés : des scènes où sont employés des figurants, parfois des gens de son entourage, pour faire vrai…

À titre d’exemple, un reportage montrant le travail des enfants qui fabriquent des tapis était entièrement truqué. Tout comme cet autre qui devait mettre en évidence un lien entre les Nazis et les membres du Ku Klux Klan. Eh bien, les fameuses tuniques blanches avaient été fabriquées par la mère du reporter… Évidemment, c’est très grave de faire des choses comme ça, mais c’est encore plus grave de créer des conditions favorables pour que les gens aillent aussi loin dans ce genre d’exploitation de l’image à sensation. C’est à réfléchir mais comme le sujet est important, il mérite qu’on le creuse davantage. J’y reviendrai.

Et comme vous savez, je tiens mes promesses…

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

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