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Émission du mercredi 10 mars 1999

Le cerveau a-t-il un sexe?

Hier, nous nous sommes laissés sur cette question fascinante : Le cerveau a-t-il un sexe ? En d’autres mots, la façon d’être, de penser et de réagir d’un homme et d’une femme est-elle différente jusqu’au point d’affirmer que le cerveau de l’un et de l’autre ne fonctionne pas de la même façon ?

D'après :

CHAMBON, Philippe. " Le cerveau a-t-il un sexe ?", Science et Vie, no 977, février 1999


Je vous disais, par exemple, que les femmes sont en moyenne deux fois moins influencées que les hommes par les informations visuelles. D’où le rôle que la vue peut jouer dans la sexualité des hommes, plus que chez les femmes, paraît-il. Le cerveau des femmes ne traiterait-il pas les informations spatiales de la même façon que celui des hommes ? Dans un article paru dans le magazine Science & Vie du mois de février, on annonce : " Une expérience menée dans un laboratoire parisien relance le débat sur les différences entre le cerveau des femmes et celui des hommes. " Une question qui préoccupe les chercheurs en neurologie. Même si on l’admet, l’exactitude de certains chiffres ne nous dit rien de l’improbable supériorité de l’homme sur la femme ou de la femme sur l’homme. On peut voir qu’il y a des aptitudes plus développées chez les uns que chez les autres, ce qui n’en fait pas nécessairement une supériorité. Personne n’a jamais montré qu’un plus gros cerveau procure de plus grandes aptitudes intellectuelles ou autres. Sinon les éléphants seraient plus intelligents que nous.

On sait que depuis près de cinquante ans que, en moyenne, les hommes sont plus doués pour l’abstraction mathématique et l’orientation spatiale que les femmes. Lesquelles sont plus fortes en arithmétique, perçoivent plus vite les similitudes et les différences entre les objets. Et elles sont nettement meilleures dans les tâches langagières (communication, sémantique, orthographe et phonétique). " On n’a qu’à regarder autour de nous, c’est d’une évidence telle qu’on n’a pas à revenir là-dessus. " Quelle est la part, dans ces inégalités – ou différences –, de la nature et celle de l’éducation et de l’environnement culturel ? "

On remarque que " certaines différences n’apparaissent qu’à la puberté, c’est-à-dire quand les hormones sexuelles inondent le corps tout entier, cerveau inclus. " C’est à ce moment-là que la différence apparaît, bien davantage qu’avant le développement de la sexualité chez les individus. On se pose donc la question : " Est-ce la raison pour laquelle les performances en géométrie qui sont identiques avant la puberté ne le sont plus après ? La sexualisation du cerveau serait alors directement liée aux hormones.[…]

On a souvent émis l’hypothèse selon laquelle les hommes et les femmes ne se servent pas de leurs deux hémisphères cérébraux de la même façon ", alors on se demande jusqu’où ces différences biologiques seraient à l’origine de certaines différences d’ordre comportemental. Voici un exemple : " ainsi, pour retrouver leur chemin dans un labyrinthe, les femmes se servent d’indications telles que les dessins sur les murs, tandis que les hommes mettent plutôt à profit des repères géométriques. Si les seuls repères dont elles disposent sont géométriques, les femmes résolvent le problème de la même manière que les hommes.

La neuropsychologie soulève encore beaucoup plus de questions qu’elle ne sait en résoudre jusqu’ici. La recherche des composantes cérébrales de l’identité sexuelle sera au cœur des recherches des prochaines années. Dès aujourd’hui d’ailleurs, les grands laboratoires pharmaceutiques s’y intéressent car ils sont persuadés que, dans peu d’années, les traitements du système nerveux central devront être adaptés selon le sexe des patients. Chez les femmes, à prendre le matin, chez les hommes à prendre le soir. Ou chez les femmes : prenez la pilule verte et chez les hommes : prenez la pilule bleue…puisque c’est celle-là, actuellement, qui a le plus de succès chez les hommes. " [rires]

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La guerre, elle, a un sexe

Des psychologues soutiennent que " la cause première des guerres est la surpopulation des hommes de 15 à 29 ans, en manque de ressources et de femmes. " C’est bien possible et ce ne serait pas nouveau dans l’histoire.

Il faut s’habituer, nous dit Edgar Morin, à une pensée complexe. On peut difficilement, par exemple, expliquer un phénomène comme la guerre en ne l’attribuant qu’à une seule cause.

D’après :

COULON, Jocelyn.
" La guerre a un sexe ", L’Actualité, 15 mars 1999.


Dans le dernier numéro de l’Actualité, je découvre dans un article de Jocelyn Coulon, que deux psychologues canadiens de l’Université York à Toronto, Christian G.Mesquida et Neil I. Wiener, se sont penchés sur la question et arrivent à cette hypothèse de travail que je mentionnais plus haut : " la cause première des guerres serait due à la surpopulation des hommes de 15 à 29 ans et aussi au manque de ressources et de femmes. " Quand on regarde " tous ces jeunes, armes au poing, T-shirts déchirés, casquettes vissées sur la tête ", en Somalie, au Liberia, en Algérie et ailleurs, qu’est-ce que ces événements ont en commun ? " Ils sont provoqués, animés, menés par des jeunes hommes, des adolescents bien souvent, parfois même des garçons. Par dizaines de milliers, ces jeunes s’enrôlent dans les milices, les mouvements intégristes, se lancent dans les guérillas. Ils sont prêts à tout et rien ne semble les arrêter " expliquent-ils.

Il faut quitter le champ des explications traditionnelles – pauvreté, rivalité, ambition – et chercher la cause fondamentale de la guerre dans la biologie évolutionnaire. " Avec la biologie, on se place du point de vue de l’inné, alors qu’on regarde plutôt du côté de l’acquis avec la sociologie. Je pense que la vérité doit se situer quelque part entre les deux. " La guerre, estiment les deux chercheurs, est un phénomène naturel mené par des organismes biologiques, plus précisément par des jeunes hommes de 15 à 29 ans. À mesure que leur proportion augmente au sein d’une tribu ou d’un État, la violence est davantage susceptible d’éclater. Et contrairement aux idées reçues, précisent-ils, ce ne sont pas les hommes mûrs qui déclenchent les conflits et qui envoient les jeunes se faire tuer. " Ce sont les jeunes qui sont disposés à s’engager dans la guerre

C’est curieux de constater à quel point l’étude de la démographie est en train de devenir un savoir qui est aussi valable, sinon plus, que toutes les techniques divinatoires. Ces deux psychologues ont étudié la situation qui prévaut un peu partout dans le monde depuis 1950, dans des dizaines de pays, de tribus, etc. pour se rendre compte – vous ne serez pas surpris de l’apprendre – que la guerre est une affaire de gars. Même si la biologie du comportement a fait de grands progrès au cours des 30 dernières années, on tente encore de trouver des explications à des phénomènes comme, par exemple : Qu’est-ce qui vient interrompre une longue période de paix ? Quels facteurs provoquent cette rupture ?

Les explications traditionnelles ne suffisent plus. Il faut se tourner vers d’autres approches et l’étude de la démographie masculine en est une. " La croissance rapide de la population est une cause importante de turbulences sociales et politiques, et même des guerres. Le surpeuplement d’une ville, d’un État, avive les pulsions pour l’obtention de ressources. Cela dégénère en violence interne, en tentative de conquêtes ", et cela peut mener à l’émigration des jeunes, également, font observer ces deux chercheurs dans la conclusion de leur étude. C’est probablement ainsi que plusieurs découvertes ont été faites, quand des pays plus anciens ont colonisé des pays plus jeunes ou ont envahi certains territoires pour s’y établir de gré ou de force. On a constaté, en tous les cas, que " les conflits éclatent seulement lorsqu’il y a un nombre relativement important de jeunes hommes. Lorsque leur proportion dépasse 35 % de la population masculine adulte, la société peut rapidement verser dans la violence. "

" Pourquoi les jeunes en viennent-ils à la violence ? Leur désir, légitime, d’acquérir des ressources pour attirer une femme et fonder une famille " serait la réponse selon ces chercheurs. " Et lorsque leur nombre est trop élevé, le risque est grand qu’ils se heurtent au chômage, à la rareté des terres, à des élites plus âgées qui ne veulent pas partager, etc. Sans ressources, les jeunes hommes sont rejetés par les femmes. Ils deviennent impatients et belliqueux. La situation, elle, devient explosive ", peut-on lire dans cet article paru dans le dernier numéro de l’Actualité.

On répète plus loin que ce ne sont pas les plus vieux qui déclencheraient les guerres, apparemment. " Les hommes plus âgés ont généralement amassé des biens, des ressources, ils sont donc plus prudents. Lorsque la violence des jeunes éclate, ils cherchent à la canaliser. Grâce à leur richesse, ils prennent la tête des groupes de jeunes, leur promettent un avenir meilleur s’ils attaquent les voisins. "  Deux exemples classiques : " Hitler a promis un espace vital aux jeunes Allemands à son époque, et Saddam Hussein, lui, a fait miroiter les richesses du Koweït, après huit ans de guerre terrible contre l’Iran. […] L’analyse démontre que la violence peut surgir dans une société riche. " On donne plusieurs exemples de cela.

Évidemment, c’est troublant parce que plusieurs pays voient présentement la population masculine augmenter. Le Mexique, le Vietnam, la Chine, par exemple. Selon cette thèse, ne devraient-ils pas être en guerre ? Or, ce n’est pas le cas. Pourquoi ? Si on prend l’exemple du Mexique où l’on assiste à une immigration massive vers les États-Unis, on voit qu’il y a de l’espoir, comme une frontière ouverte. " Les jeunes hommes quittent leur village pour les villes nord-américaines, s’y installent et font ensuite venir leur famille, etc. Cette émigration est une formidable soupape de sécurité pour la société mexicaine. Quant au Vietnam, la proportion des jeunes hommes âgés de 15 à 29 ans atteint 47 % mais le pays vient à peine de sortir d’un conflit avec ses voisins, etc. L’avenir de ce pays demeure imprévisible. Enfin, la Chine, comme le Mexique, pourrait être une zone de turbulences."

Les théories simples n’expliquent pas tout; elles permettent seulement d’élargir le regard, si on peut dire. Ce sont les explications complexes qui tiennent davantage compte de la réalité, qui est elle-même complexe. On estime que dans le Pakistan et en Inde, la population de jeunes hommes augmente rapidement, et les ardeurs guerrières des élites ne cessent de croître.

Je ne sais pas si vous vous souvenez, il y a quelques années, un auteur s’était lancé dans les prévisions politiques en étudiant simplement la démographie. Ce n’est donc pas surprenant qu’on décide maintenant d’utiliser cette grille-là pour tenter d’expliquer la guerre. Mais, selon moi, ce n’est qu’un facteur parmi d’autres et il recoupe le fait que les hommes, dit-on, sont plus portés à s’affirmer par une certaine violence.


Voir : Comment hommes et femmes gravissent les échelons dans l’entreprise

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Albert Einstein
et la transmission des valeurs

À la fin de l’émission du mercredi, on a pris l’habitude de faire place à un mentor. Et ce que racontais tout à l’heure en parlant de la menace que représentent l’Inde et le Pakistan m’a donné l’idée de rapporter certaines réflexions d’Albert Einstein.

Albert Einstein


À un moment, il a fait parvenir deux lettres au président Roosevelt. Dans la première, il écrivait : " Monsieur le Président, certains travaux récents qui m’ont été communiqués en manuscrit me conduisent à penser que l’élément uranium peut devenir une nouvelle et importante source d’énergie dans un futur immédiat... Il est concevable – bien que beaucoup moins certain – que les bombes extrêmement puissantes d’un nouveau type puissent être construites de cette manière. " Non pas qu’il le préconisait mais, à cette époque-là, il faut se rappeler qu’on craignait beaucoup que l’Allemagne nazie puisse parvenir à découvrir le secret de la bombe atomique. Peut-être faut-il interpréter la lettre d’Einstein à Roosevelt dans ce sens-là. 

Au moment où la première bombe s’achève, Hitler est vaincu. Albert Einstein adresse une seconde lettre à Roosevelt pour lui demander que cette arme monstrueuse ne soit jamais employée contre les hommes. La suite de l’histoire est extraordinaire : Roosevelt n’a pas pu lire la lettre en question car on l’a retrouvée sur son bureau, non décachetée, après sa mort soudaine. Étonnant la vie… Cette missive se voulait être un appel à la prudence : " …la découverte des réactions atomiques en chaîne ne constitue pas pour l’humanité un danger plus grand que l’invention des allumettes. Mais nous devons tout entreprendre pour supprimer le mauvais usage du moyen. Dans l’état actuel de la technologie, seule une organisation supranationale peut nous protéger si elle dispose d’un pouvoir exécutif suffisant. "

Einstein préconisait le gouvernement mondial. " Quand nous aurons reconnu cette évidence, nous trouverons la force d’accomplir les sacrifices nécessaires pour la sauvegarde du genre humain. Chacun de nous serait coupable si l’objectif ne serait pas atteint à temps. Le danger consiste en ce que chacun sans rien faire attende qu’on agisse pour lui. Il faut que tout individu avec des connaissances limitées, ou même avec des connaissances superficielles fondées sur l’environnement technique, se sente tenu d’éprouver du respect pour les progrès scientifiques réalisés pendant notre siècle. On ne risque pas de trop exalter les réalisations scientifiques contemporaines si on garde présent à l’esprit les problèmes fondamentaux de la science. " Il dira plus loin :" Nous comprenons mieux maintenant que les efforts les plus considérables doivent être entrepris pour que l’héritage devienne pour l’humanité non une catastrophe, mais une chance. Si jadis un homme incarnait une valeur aux yeux de la société quand il dépassait d’une certaine mesure son égoïsme personnel, on doit exiger de lui aujourd’hui qu’il dépasse l’égoïsme de son pays et de sa classe. Seulement alors arrivé à cette maîtrise, il pourra améliorer le destin de la communauté humaine. "

D'après:

EINSTEIN, Albert. Comment je vois le monde. Éditions Flammarion.


Einstein estimait que : " Il ne suffit pas d’apprendre à un homme une spécialité car il devient ainsi une machine utilisable et non une personnalité. Il importe qu’il acquière un sentiment, un sens pratique de ce qui vaut la peine d’être entrepris, de ce qui est beau, de ce qui est moralement droit. Sinon il ressemble davantage avec ses connaissances professionnelles, à un chien savant qu’à une créature harmonieusement développée. Il doit apprendre à comprendre les motivations des hommes, leurs chimères et leurs angoisses pour déterminer son rôle exact vis-à-vis des proches et de la communauté. Ces réflexions essentielles livrées à la jeune génération, grâce au contact vivant avec les professeurs, ne s’écrivent absolument pas dans les manuels. "

Ce qui me fascine, dans un texte comme celui-là, c’est de voir l’importance qu’il attache à l’éducation et au rapport que les jeunes peuvent avoir avec de véritables mentors au moment de leur formation. Récemment, je confiais à quelques amis le souvenir de mes rencontres, pendant ma jeunesse, avec des gens plus âgés qui m’ont aidé, guidé et soutenu, et qui m’ont aussi corrigé et appris une certaine rigueur. Quelqu’un disait : " Quelle chance tu as eu d’avoir des gens de cette qualité pour te tenir ce genre de discours. " Oui, c’est une grande chance. Il me semble qu’il n’y a plus auprès des jeunes de ces mentors qui apportent une vision élargie et non spécialisée. C’est une qualité d’être qu’il faut transmettre aux jeunes. Ils sont réceptifs pourtant mais on dirait que les systèmes d’aujourd’hui – comme, par exemple, le système d’éducation qui a été mis sur pied pour la transmission du savoir –, ne paraissent pas résoudre la problématique de la transmission des valeurs. Ce qu’on ne trouve pas dans les manuels ni dans les programmes.

" Ainsi se forme et s’exprime toute culture, poursuit Einstein. Quand je conseille ardemment les Humanités (au sens large, ce sont les études qui font de la place à la philosophie, à l’histoire, à la connaissance des autres, des peuples, incluant la psychologie et la sociologie, etc.), c’est cette culture vivante que je recommande et non pas un savoir desséché, surtout en histoire et en philosophie. […] Les excès du système de compétition et de spécialisation prématurée sous de fallacieux prétextes d’efficacité, assassinent l’esprit, interdisent toute vie culturelle et suppriment même les progrès dans les sciences d’avenir. Il importe enfin pour la réalisation d’une parfaite éducation de développer l’esprit civique dans l’intelligence du jeune homme. Or, la surcharge de l’esprit, par le système de notes, entrave et transforme nécessairement la recherche en superficialité et absence de culture. L’enseignement devrait être ainsi : celui qui le reçoit le recueille comme un don inestimable. Jamais comme une contrainte pénible. "

C’était un homme qui préconisait beaucoup la tolérance. D’où cette formule : "On joue un mauvais rôle quand on se plaint d’autrui alors qu’à côté de nous, il envisage la vie d’une autre manière. " L’entente c’est simple finalement…

À propos de la civilisation, il était d’avis que : " Si l’on veut évaluer le désastre que la grande catastrophe politique a provoqué dans l’évolution de la civilisation, il faut se souvenir qu’une culture plus affinée ressemble à une plante fragile tributaire d’éléments complexes, et ne se développe qu’en un petit nombre de lieux. Sa croissance exige un fonctionnement délicat. Une partie de la population de notre pays travaille sur des questions non indispensables à la conservation de la vie. Cela suppose une vivace tradition morale valorisant les biens et les produits de la civilisation. La possibilité de vivre est donnée à ceux qui y travaillent, par ceux qui ne s’exercent qu’aux nécessités immédiates de la vie. […]

Puisque la civilisation accorde tellement de prix aux valeurs intellectuelles, l’humanité doit se préserver contre le cancer en ce domaine. Elle remédiera donc de toutes ses forces à la crise momentanée et réveillera une idéologie commune supérieure reléguée à l’arrière-plan par l’égoïsme national. Le prix des valeurs humaines se situe au-delà de toute politique et de toutes les barrières de frontière. "

En parlant de la vie culturelle à l’échelle mondiale : " L’échange inconditionnel des idées et des découvertes s’impose pour un progrès harmonieux de la science et de la vie culturelle. À mon avis, indubitablement l’intervention des puissances politiques a provoqué un désastre déjà apparent dans cette communication libre des connaissances entre individus. "

Ces réflexions d’Einstein sont tirées d’un de ses ouvrages qui rassemble la plupart de ses interventions générales et non scientifiques ou politiques. Cela s’intitule Comment je vois le monde, aux éditions Flammarion. Ce n’est pas récent, bien sûr, mais faut-il que les choses soient récentes pour qu’elles soient importantes ?

Albert EinsteinPour terminer, à propos du sens du mot paix, il écrivait : " Les génies les plus remarquables des civilisations anciennes ont toujours préconisé la paix entre les nations. Ils en comprenaient le rôle. Mais aujourd’hui, leur position morale est bousculée par les progrès techniques. Et notre humanité civilisée découvre le nouveau sens du mot paix : il s’appelle survie. Aussi serait-il concevable qu’un homme, en son âme et conscience, puisse éluder sa réelle responsabilité face au problème de la paix ? "

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

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