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Émission du jeudi 21 janvier 1999

Le 21e siècle

Malraux a dit un jour : " Le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas. " Une réflexion qui fait partie des informations que je continue à colliger, qui sont autant d’invitations à réfléchir à ce que sera le prochain siècle. Il sera ce qu’on en fera…

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Le coaching

Tant dans la science que dans la psychologie, on expérimente des moyens pour nous éclairer davantage, pour nous fournir de nouveaux outils de travail sur soi-même. Il y a déjà un moment que je voulais parler du coaching, mais je n’arrivais pas à savoir précisément de quoi il s’agissait lorsqu’on en faisait mention dans plusieurs articles. Une chose est claire : la thérapie et le coaching ne sont pas la même chose car ils ne répondent pas à la même souffrance psychologique.
D’après :

SERVAN-SCHREIBER, Florence. " Le coaching ", Psychologies, octobre 1998.


Il semble que des gens se tournent vers le coaching, lorsqu’ils pensent avoir besoin d’être aidés, parce qu’ils se trouvent en face de " difficultés dues à un changement, attendu ou non : une promotion, un licenciement, un divorce, un départ à la retraite, une mutation, un déménagement pour des raisons professionnelles… ", écrit-on dans un article paru dans le magazine Psychologies, en octobre dernier. Quelque chose, si vous voulez, qui soit déstabilisant. En tous les cas, je peux vous dire qu’aux États-Unis, c’est très couru.

C’est le psychologue Michael Brown qui a, il y a une vingtaine d’années environ, commencé à s’intéresser à cette question " à partir des réflexions du philosophe Frédéric Hudson, explique-t-on ici, dont les préoccupations portaient à la fois sur les âges de la vie et sur les cycles de changement qui y trouvaient leurs racines. ". Il estimait que les gens peuvent avoir besoin d’aide, d’un certain coaching, quand ils vivent une transition dans un cycle de vie, quand leurs valeurs changent, que les inquiétudes et les intérêts ne sont plus les mêmes, etc. Un peu comme on le voit dans les sports où le rôle de l’entraîneur, le coach, doit se limiter à soutenir, encadrer, guider l’équipe dont il a la charge.

Récemment, j’ai entendu Larry King, que l’on retrouve souvent sur CSN, alors qu’il interviewait un personnage dont je ne vous ai pas parlé depuis un certain temps : Anthony Robbins. C’est curieux, je l’aurais plutôt considéré comme un psychothérapeute mais lui-même se présente comme un coach. À une époque, on le voyait marcher sur des charbons ardents; c’était d’ailleurs l’expérience qu’il faisait faire à certains de ses étudiants coachés (un mot qu’utilisent maintenant les Français), pour les aider à dépasser leurs peurs, leurs limites, leurs vieux conditionnements antérieurs, voire les lois de la nature.

En fait, le risque n’est pas aussi grand qu’on pourrait le croire. Je me souviens avoir dit à certaines personnes qui se penchaient là-dessus pour étudier le phénomène : " Vous dites que ce n’est pas si formidable que ça, mais le feriez-vous? " Car c’est bien beau d’expliquer que la transpiration fait qu’on ne ressent pas la chaleur, mais le faire, marcher sur des braises, c’est une autre histoire… De toute façon, Anthony Robbins ne donne plus ce genre de démonstration. La dernière fois où l’on a entendu parler de lui, c’est lorsque le président Clinton a tenu à le rencontrer pour lui demander de lui servir de coach, pour l’aider à traverser cette période difficile à laquelle il fait encore face.

Dans son entrevue, Larry King lui a posé cette question : " Est-ce qu’on peut, sans porter atteinte au secret professionnel, vous demander dans quel sens vous avez coaché le Président? " Robbins a répondu : " Je n’ai aucune objection à vous le dire, c’est extrêmement simple. Mais je ne vous dirai pas les réponses et la démarche qui ont été faites de part et d’autre et ensemble. Il faut simplement commencer par demander à la personne : Qu’est-ce que vous voulez faire? Qu’est-ce que vous attendez de la vie? Par exemple, dans son cas : Est-ce que vous vous attendez à vous tirer de cette situation par une pirouette ou si vous avez l’intention d’avoir un comportement qui donne à penser que votre motivation profonde, c’est celle d’être réhabilité aux yeux des gens et d’apparaître comme un président très important dans une cinquantaine d’années? " Je pense que c’est probablement cette deuxième option que Clinton a choisie, aidé et soutenu par ce coach d’expérience qu’est Anthony Robbins.

À la première rencontre, il s’agit donc de faire connaissance et d’accepter ou de refuser le coach proposé – parce que c’est souvent une question d’affinités. " En effet, explique-t-on dans cet article, une relation de confiance et de confidence est nécessaire. Ensuite, le rôle du coach c’est de progresser pas à pas derrière son client en s’assurant que ce dernier avance au maximum de ses possibilités. " Bref, il s’agit pour le coach d’aider son client à traverser l’étape à laquelle il est parvenu dans son cycle de vie ou la situation dans laquelle il se trouve, après avoir identifié la phase de changement qu’il vit.

" Toute mutation débute par l’élaboration d’un rêve ou d’un projet. Une fois celui-ci lancé, l’activité ou la situation se stabilise et connaît " une phase plateau " – C’est la deuxième étape. – Suit une certaine lassitude ou un changement de motivation qui se traduit par une période de marasme – Ça ressemble beaucoup aux cures d’amaigrissement, me semble-t-il. – […] Faire le deuil de la situation précédente pour laisser la place à un nouveau rêve ou entreprendre une remise en question ". " L’intervention du coach lui a permis de clarifier ses choix ", résume-t-on plus loin. Parmi les techniques qu’utilise le coach : " écoute, questionnement, confrontation, etc.[…] différentes méthodes qui contribuent à aider l’individu à prendre conscience de son propre mode de fonctionnement et à le libérer de ses croyances limitantes. " C’est très important parce qu’on se connaît très mal soi-même en général.

Ceux ou celles qui ont choisi de pratiquer le coaching, se sont imposés une formation d’à peu près deux ans, qui exige d’avoir au préalable des connaissances en psychologie ou en socio-psychologie. Il y a un élève de Carl Rogers, l’un des maîtres de la psychologie aux États-Unis, qui a développé la technique du " Provocative Coaching ". J’ai utilisé cette méthode à quelques reprises. Je me souviens avoir dit un jour à une dame qui me racontait sa vie en long et en large depuis un bon moment, qu’elle était profondément ennuyeuse : c’est un exemple de " Provocative Coaching ". Si la personne s’en remet, vous l’avez orientée sur une piste. [rires] " Dans un climat d’acceptation inconditionnelle et de bienveillance, le coach pousse le coaché dans ses retranchements par la provocation. […] L’objectif n’est ni de blesser ni de se moquer, mais d’user de dérision pour offrir une lecture nouvelle de la situation et déclencher une réaction ou une réflexion. "

 

Anthony Robbins

D’après :

ROBBINS, Anthony. Pouvoir illimité, Éd. Robert Laffont, 1989.


Tout cela m’a donné envie de retourner dans les livres d’Anthony Robbins, dont un qui s’intitule Pouvoir illimité. Il y a un chapitre qui reproduit un peu une session de coaching, qui commence avec la fameuse question : " Qu’attendez-vous de la vie? " C’est étonnant de voir que lorsqu’on pose cette question, certaines personnes ont bien du mal à savoir précisément ce qu’ils veulent. Par exemple, certains vont dire : " Moi, je veux de l’argent. " Mais si on leur demande : " Est-ce que c’est vraiment ce que vous voulez, de l’argent? ", on remarque une hésitation.

" Le meilleur outil ne sert pas à grand-chose si l’on a pas une idée précise de ce à quoi on désire l’employer, écrit Anthony Robbins. […] La qualité de votre vie dépend de la façon dont vous communiquez avec les autres. Nous allons voir comment développer les talents relationnels qui vous permettrons de tirer le meilleur de vous-même dans une situation donnée ", annonce l’auteur.

" Avez-vous des projets particuliers, nettement définis, et avez-vous un plan pour les réaliser? " C’est la question posée au cours d’une étude faite auprès des étudiants de l’Université Yale. 3 % seulement ont répondu oui. " 20 ans plus tard, relate Robbins, les chercheurs sont revenus à la charge et ont interrogé les survivants de cette promotion. Ils ont découvert que les 3 % des étudiants qui s’étaient fixé des objectifs avaient une surface financière supérieure à tous les autres réunis. La seule mesure donnée ici est celle de la réussite matérielle, pourtant les enquêteurs se sont aperçus que dans les domaines plus subjectifs et plus difficilement mesurables, tel celui du bonheur ou de la joie de vivre, c’étaient les mêmes individus qui semblaient avoir obtenu les meilleurs résultats. Voilà à quoi arrivent ceux qui se donnent des buts. " Ce qui montre l’importance d’avoir une image précise de ce qu’on désire.

Robbins explique ensuite : " Lorsque vous connaissez vos objectifs, vous donnez à votre cerveau une image précise des informations que votre système nerveux doit recevoir en priorité. " À un moment, il cite Christopher Morley : " Il n’y a qu’une seule réussite : arriver à vivre sa vie comme on l’entend"

Pour définir les objectifs, il propose un programme, dont voici ce qu’il appelle les composantes clés :

" Programme : Que voulez-vous exactement?
Données sensorielles : Que verrez-vous? Qu’entendrez-vous? Quelles sensations ressentirez-vous? Quelle odeur sentirez-vous?
État recherché/ État présent : Que voulez-vous? Qu’avez-vous en ce moment? Quelle en est la différence?
Vérification : Comment saurez-vous que vous avez ce que vous désirez?
Être plus, devenir plus, devenir mieux, tirer le maximum de soi... Robbins définit cinq règles, toujours en rapport avec le coaching :

  1. Définissez vos objectifs en termes positifs : dites ce que vous désirez qu’il vous arrive et non pas ce que vous ne voulez pas.
  2. Soyez aussi précis que possible : à quoi ressemblent vos objectifs? Servez-vous de vos cinq sens. Plus votre description sera sensoriellement riche, plus vous donnerez de puissance à votre cerveau pour créer ce que vous voulez créer. – Du moins créer les états d’esprit et entretenir les états d’esprit favorables à ce que vous voulez créer. C’est une formule qui donne à penser qu’on peut agir d’une façon très directe mais je dirais relativement. – Fixez-vous un laps de temps pour y arriver.
  3. Donnez-vous les moyens de faire le point : sachez dès maintenant à quoi vous ressemblerez, ce que vous ressentirez et percevrez du monde extérieur, quand vous aurez atteint vos objectifs. […]
  4. Gardez la situation à main : la réalisation de vos désirs ne doit dépendre que de vous. Vous ne devez pas attendre pour être heureux que les autres changent. Assurez-vous que vos objectifs concernent uniquement des choses sur lesquelles vous pouvez agir directement.
  5. Vos objectifs doivent être écologiquement sains et désirables : imaginez les conséquences qu’aura sur l’avenir ce que vous vous proposez d’atteindre. Vos buts doivent être bénéfiques. "

Tout ça est bien positif.

Il précise un moyen, un itinéraire :

  1. Commencez par faire l’inventaire de vos rêves, de tout ce que vous voulez être, accomplir, posséder, partager.
  2. Passez en revue votre liste et faites une estimation du temps qu’il vous faudra pour obtenir vos objectifs : six mois, un an, deux ans, cinq ans, vingt ans.
  3. Essayez maintenant autre chose : choisissez pour l’année à venir vos quatre objectifs les plus importants.
  4. Après avoir fait la liste de vos principaux objectifs, passez-les en revue à la lumière des cinq règles établies plus haut.
  5. Établissez ensuite une liste des principales ressources dont vous disposez.
  6. L’étape suivante consiste à se concentrer sur les moments de votre vie où vous avez le mieux utilisé certaines de ces ressources.

L’exercice en vaut la peine…

Anthony Robbins dirige maintenant une entreprise colossale au nom de laquelle des animateurs se rendent dans une trentaine ou une quarantaine de pays pour y former des coachs. Enfin, c’est une grande entreprise dirigée par un homme qui me semble honnête. D’une certaine façon, il ne vend pas ce qu’il n’a pas.

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La violence comme valeur de vie

Il y a un certain temps, j’avais décidé d’écrire un ouvrage intitulé Trente-six vérités pas bonnes à dire. Mais je n’ai pas trop insisté pour réaliser ce projet parce que je me suis aperçu rapidement que j’abordais des sujets des plus délicats. La violence, en est un : quand on regarde l’histoire de l’humanité, on est obligé d’admettre que la violence a souvent été fructueuse. On ne peut nier que nous sommes les descendants de gens qui ont été parmi les plus violents, ceux qui ont mis pied en Amérique et ont tué à peu près tous ceux qui croisaient leur chemin. Mais il n’y a pas que la violence physique. Je pense, par exemple, à la violence verbale, aux stratégies belliqueuses en affaires, à certaines attitudes, etc. D’ailleurs, j’ai constaté dans ma vie qu’il y avait beaucoup de violence dans l’entreprise, en général.

D’après :

SIBONY, Daniel, propos recueillis par CHÂTELET, Antoine & VILLARS, Violette." La violence est une valeur de vie ", Psychologies, décembre 1998.


À ce propos, j’ai pris connaissance d’un article paru dans le numéro de décembre 1998 de la revue Psychologies. On y fait état de la parution d’un livre intitulé Violences : traversées, publié aux éditions du Seuil, dans lequel l’auteur, Daniel Sibony, nous dit que " la violence est une valeur de vie. "

" Agression en augmentation dans les transports, scènes de pillage pendant les manifestations… " La violence a débordé les cités pour gagner le cœur des villes ", constatent les journaux. La société ne cesse de la dénoncer comme un virus qui contamine et bouleverse l’ordre social. Mais n’est-ce pas plutôt cette société qui la mobilise en prétendant l’exclure? " se demande-t-on en introduction de cet article. C’est un point de vue troublant… " Pourtant, une vie sans violence n’est pas concevable, ne serait-ce que parce que la mort – violence radicale –, fait partie de la vie. " C’est un exemple du discours que tient Daniel Sabony dans son ouvrage.

" Dans Violences : traversées, son dernier livre, écrivent les journalistes qui ont recueilli ses propos pour l’article, Daniel Sabony nous fait prendre conscience du mensonge qu’il y a à réduire la violence à un phénomène de société. Il s’aventure au plus près de nos violences privées et quotidiennes montrant qu’elles ne sont pas un fait divers, mais un fait intime. Au sein des couples, lorsque l’un des deux perd l’envie d’aimer l’autre à force de frustration, et qu’il s’abîme dans la dépression (autre violence invisible – la dépression qui est une violence qu’on tourne contre soi, une agressivité détournée –, des crises se jouent, des âmes s’effondrent. Belles réflexions de Sibony sur ce mal du siècle, la dépression : tous ces passages à vide où l’on ne se sent plus exister. "

Je suis très agacé ces temps-ci, lorsque je vais promener le chien dans des lieux peu fréquentés comme autour des usines près du canal Lachine, de voir un peu partout des graffitis. Daniel Sibony donne une explication à ce phénomène : " Un enfant qui n’a jamais pu impressionner sa mère parce qu’elle était dépressive et qui a gardé cette obsession de faire quelque chose qui marque. Et bien, devant un mur nettoyé, il va écrire et crier sa volonté d’exister, sa " trace d’existence ", sous forme de graffiti glauque, irréductible au sens, mais qui tient lieu, pour lui, de signature, de nom propre. Ce trait insensé pour les autres est un appel infini de sens. Donc la violence peut apparaître gratuite quand elle a pour fonction d’affirmer une existence qui, pour les autres, allait de soi mais pas pour le sujet lui-même. " Cela ne va pas entièrement me réconcilier avec les graffitis, mais disons que ça donne à réfléchir. Il ne s’agit donc pas ici de justifier la violence, mais plutôt d’essayer de la comprendre, de la considérer d’un autre point de vue.

" Ne pas être violent, est-ce pouvoir dénouer les violences qui se présentent à nous? questionne Sibony. Est-ce transmuer telle violence en une violence plus " praticable "? Dans ce cas, c’est faire preuve d’initiative, d’interprétation, de poésie, de métamorphose. Souvent, un résultat est positif parce qu’il est le produit d’une guerre […] qui exclut que l’un des deux adversaires reste sur le carreau. Quand je dis que la violence est une valeur de vie, ce n’est pas une façon de l’exalter mais de maintenir sa valeur d’alerte, d’exercice d’un conflit, en quête d’autre chose, sa valeur de désespoir aussi et, parfois, de folie qui fait rupture avec d’autres folies. " Car il y a un manque, si vous voulez, à la source de la violence.

" Un manque à être essentiel, explique-t-il plus loin, qui resurgit lors de nos blocages, nos frustrations, nos impasses, et qui les rend insolubles si on les méconnaît. […] Heureusement, on peut traverser l’angoisse et " recycler " l’énergie qu’elle accaparait, on peut intégrer le manque, ne pas en faire un sujet de résignation mais un rebond de vie."

" Le contraire de la violence n’est pas la raison mais la liberté dites-vous, la capacité d’avoir du jeu… " lui souligne les auteurs. " Quand une capacité est bloquée, répond-il, vous vous sentez fixé à elle au point où elle vous définit, devient votre identité et vous en êtes réduit à jouer toujours le même jeu. La déprime peut incarner un " ressassement " de cette " mort invisible ". Or, dans un jeu, il faut pouvoir trouver " la passe ", c’est-à-dire la capacité de donner du jeu au jeu, quitte à bousculer les règles. " En fait, mettre la créativité au service de cette violence pour empêcher qu’elle ne soit, pour empêcher que son expression dure.

" De fait, il y a toujours de la violence, dit-il plus loin, mais il s’agit de se débrouiller pour se nourrir de son énergie et créer quelque chose de beau. " " Le remède de la violence serait de pouvoir l’interpréter, la penser? " lui demande-t-on. " C’est le minimum, le degré zéro, affirme Sabony. Dans une situation violente, la première épreuve à surmonter, c’est d’être capable, tout en étant acteur de cette scène, d’en être aussi le metteur en scène ou le spectateur, de jouer différents rôles, de rétablir les conditions de la parole. Par exemple : ne pas se penser en victime, ce qui redoublerait la violence vécue. Mais essayer de comprendre et d’interpréter la violence subie pour la transformer en action, pour la dépasser. "

Pour résumer l’essentiel de son discours, j’ai retenu cette toute petite phrase qui incite à la réflexion : "Toute violence est langage. "

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

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