PAR... |
Émission du
mercredi 13 janvier 1999 |
|||
Avons-nous encore besoin des pauvres? |
||||
|
Il rapporte cet exemple éloquent : " Sil ny avait pas de structure daide sociale, la France, comme les États-Unis, compteraient 25 % denfants déshérités. En France, et dans les autres pays où il y a des prestations sociales, cela permet de ramener cette proportion à 6,2 %. Tandis quaux États-Unis, elle reste supérieure à 21 %. On peut multiplier les exemples. Avons-nous vraiment cessé de nous intéresser aux plus démunis? " Tout cela pour en venir à lopinion dun anthropologue, Allen Hanson, de lUniversité du Kansas qui est la suivante : " La façon dont nous percevons les pauvres nest plus la même. Nous avions autrefois tendance à les considérer comme partie intégrante dun modèle global de société qui induisait toute une série de conséquences pour les pauvres comme pour les non-pauvres. La façon dont nous traitions les pauvres en disait long sur nous-mêmes : sur notre compassion, bien entendu, mais aussi sur notre conception de la nature humaine et de la providence divine, voire même notre grandeur dâme. Cette dimension morale a poussé les non-pauvres à aider les pauvres et à lutter contre l'exclusion. " Lanthropologue estime que, aujourdhui, notre vision de la pauvreté est devenue économique. Quoi de surprenant dailleurs, puisque tout est devenu économique maintenant? La pauvreté économique, cest donc ce phénomène responsable de " tout un lot de nuisances : toxicomanie, échecs scolaires, mères adolescentes, violence... Rien de surprenant à ce que le tableau ne nous inspire aucune compassion. " Cest vrai, on met toujours laccent sur ces aspects de la pauvreté. Pourtant, il y a des pauvres qui ne sont pas toxicomanes, qui ne connaissent pas déchecs scolaires, qui ne sont pas des adolescentes enceintes ou qui ne sadonnent pas à la violence. " Et ce nest pas la première fois quon assiste à un tel revirement, rappelle-t-il. Au Moyen Âge, la misère nétait pas une pathologie sociale, mais sinscrivait dans la logique de lordre social établi : on était riche ou pauvre parce que Dieu en avait décidé ainsi. Et, dans un cas comme dans lautre, on ne pouvait quaccepter humblement sa situation. Les pauvres avaient même une certaine supériorité morale : les moines, les nobles, les riches, leur lavaient les pieds, les invitaient à leur table. " Je me souviens même davoir vu un sketch qui sinspirait de cette tradition. Il ny avait quun seul pauvre et tout le monde voulait lui laver les pieds. Il protestait, exaspéré : " Voulez-vous bien me lâcher les pieds, sil vous plaît? " [rires] " De plus, les pauvres avaient pour les riches et les puissants une fonction purement utilitaire puisque, par laumône, ils leur permettaient de racheter leurs péchés, continue Allen Hanson. Au 19e siècle, la famine, les épidémies, les crises économiques avaient engendré de véritables armées de pauvres, qui vagabondaient de ville en ville, vivant de la mendicité et se rendaient coupables de vols et dagressions. Il nen fallait pas davantage pour que la misère devienne le cancer de la société, une plaie à éradiquer. " Il y a aussi les thèses dinspiration darwiniste qui suggèrent que celui qui sadapte le mieux devient plus riche et que lautre, sil est pauvre, est soit personnellement responsable de sa misère, soit héréditairement pauvre. Je tiens toutefois à préciser que cest une vision darwiniste qui nest pas vraiment darwinienne. " Tout ça nous a fait admettre quand même, pour aussi sévère que cela puisse paraître, que mieux valait laisser les pauvres disparaître deux-mêmes, au même titre que les autres espèces inadaptées, explique lanthropologue. Dans les années 50, les pauvres ont retrouvé nos faveurs. Sans être véritablement remis à lhonneur, ils furent pour le moins réhabilités, car perçus comme victimes dun système socio-économique sur lequel ils navaient aucune prise. " " Aujourdhui, je pensais que notre indifférence à la misère provenait essentiellement des divers programmes de lutte contre lexclusion, disait récemment un journaliste. Je me trompais. Au cours dune entrevue téléphonique que jeus avec Monsieur Hanson, il se dégagea une nouvelle perspective tout à fait originale. Les conservateurs affirment que nous aurions pu gagner la guerre du Vietnam, mais que notre mauvaise volonté et notre répugnance à nous engager pleinement, nous ont barré la route de la victoire. Les libéraux tiennent exactement le même discours sur la guerre contre la misère. Pire, lidée même déradiquer la pauvreté, et non plus seulement daméliorer le sort des pauvres, est de moins en moins partagée. Le nouveau postulat reprend les idées de Charles Murray, qui prétend que traiter la misère ne revient quà laggraver, et que le problème tient davantage à lintelligence innée quà la politique sociale. Contrairement à autrefois, la réflexion sur la pauvreté nest plus intégrée à la réflexion sur le progrès de lhumanité ou sur la nature humaine plus vaste. " Parce quau fond, sil y a du progrès dans le monde, les chances seront plus équitables pour tous. " Il nest peut-être pas tout à fait vrai que nous nous désintéressons du sort des pauvres, continue le journaliste. Pour peu quun journaliste compatissant nous présente habilement un déshérité, nous ne manquons pas de verser une larme. Ce qui fait aujourdhui défaut, cest le sentiment que la misère a un quelconque rapport avec notre humanité profonde, avec ce que nous sommes ou devrions être. Ce nest certes pas tout à fait la même chose que tourner le dos aux pauvres, mais la différence est ténue. " |
||||
|
||||
La génération X sinsurge |
||||
|
|
||||
| Il y a peu de temps de cela,
jai passé un week-end à réfléchir avec un groupe de jeunes de 20 à 25 ans, qui
ne sont pas sans apparentement avec la génération X, qui se situe plutôt dans la
trentaine et qui, à son tour, nest pas sans apparentement avec la fin du baby-boom.
Je trouve quon généralise beaucoup quand on parle de ce phénomène, car il est
constitué de trois groupes, de trois époques, finalement. François Ricard le précise
bien dans La génération lyrique, quand il parle du premier groupe des
baby-boomers et explique la distinction à faire entre eux et ceux qui ont suivi. À lépoque, on a beaucoup parlé de cette question, même si dautres en avaient parlé bien avant; peut-être parce que cétait la première fois où, médiatiquement parlant, nous en prenions conscience. Jétais de ceux qui en avaient pris conscience du fait que le baby-boom occupait un espace considérable dans la société, car ses représentants étaient très nombreux et très compétents. La société a ainsi évolué de sorte que le baby-boom a fini par occuper despace social si considérable que la génération qui a précédé, cest-à-dire la mienne, avait le sentiment dêtre poussée vers le haut. Pour certains, un peu dépassés, avec toutes ces nouvelles technologies qui apparaissaient, cela sest traduit par un sentiment dêtre poussés vers la retraite ou la pré-retraite. En même temps, cette masse incroyable de gens bien formés et bien informés empêchait les jeunes de monter dans léchelle sociale, de trouver leur place dans la société. Ce qui ne veut pas dire quil faille considérer les baby-boomers comme des gros méchants : la question nest pas là. Mais on ne peut ignorer lexistence dune opposition, dune tension qui se précise entre les baby-boomers, auxquels on attribue des tas de vertus et de privilèges quils nont peut-être pas autant quon le prétend, et les représentants de la génération qui les suit. |
||||
Collectif. Interdit aux autruches, Éd. Les Intouchables, 1997. |
Toujours est-il que, 22 auteurs issus de cette génération X ont rédigé ce collectif qui sintitule Interdit aux autruches. Les autruches auxquelles on fait référence sont, évidemment, les baby-boomers qui se mettraient la tête dans le sable pour ne pas voir la réalité. Dailleurs, on le dit bien dans lavant-propos de cette publication : " Le néolibéralisme impose en toute impunité sa loi en affaiblissant lindividu et lÉtat. Il faut réagir. Nous ne pouvons pas passer sous silence la montée de la droite, la compression des programmes sociaux, lexclusion systématique des jeunes du marché du travail, la croissance phénoménale de la pauvreté, le taux désastreux chez les jeunes et les enfants, la faillite monumentale de léducation et du système de santé, la mainmise dintérêts privés sur les ressources naturelles, linsouciance environnementale, lintolérance et le racisme. " Jessaie de regarder ce qui se passe avec un certain recul, mais il est tout de même évident que notre société est en train de se déglinguer. Pour quelquun de ma génération, ça peut être très pénible parce quon a le sentiment, et cest très décevant, davoir tenté modestement de contribuer à bâtir une société plus juste, un état plus généreux envers les démunis, etc. Comme, par exemple, la mise sur pied dun système de santé qui faisait lenvie dun grand nombre de pays occidentaux, sans parler des autres qui nosaient même pas rêver de notre niveau de réussite de ce point de vue-là. De voir que tout ça est en train de seffilocher, je ne peux mempêcher, jusquà un certain point, de massocier à la critique que proposent ces jeunes de la génération X et jajouterais de même quun certain nombre de baby-boomers ; parce quil nest pas réaliste de les mettre tous dans un même wagon, et il doit se trouver des baby-boomers marginaux qui sont frustrés de ne pas faire partie de ceux qui protestent contre le système qui existe actuellement. Je me suis plongé dans la lecture de ce document intéressant, qui peut sembler un peu répétitif car les uns et les autres parlent du thème en général. Mais cet ouvrage est un cri, lexpression dune colère. Et cest une critique qui mérite quon sy attarde. Jarrive un peu en retard, car le livre a paru il y a déjà quelques mois, mais jaime bien parfois arriver en retard car cela me permet de voir si la vague qui a précédé a eu une influence ou pas. En tout cas, pour cette question soulevée par les éditions Les Intouchables, je peux vous dire quon na pas assisté à un raz-de-marée. Il me fait dautant plus plaisir de revenir sur cette problématique, quelle est toujours présente. Dune certaine façon, je relie linitiative de cette maison dédition Les Intouchables à un phénomène qui est récurent : à toutes les époques, apparaît ainsi une publication ou une maison dédition qui permet tout à coup à des gens plus jeunes de prendre position, de saffirmer, et dintervenir. Dans le premier article de ce collectif, voici ce que dit Denis Trudel, le comédien : " Pourquoi cette rage profonde que je sens monter en moi chaque fois que jentends leur nom? Deux choses : lomniprésence et le renoncement. Les baby-boomers sont partout dans ce qui se voit. Cest la plus grande génération de " show-off " que la Terre ait porté. Ils ont investi en masse les médias dinformation. On les voit à la télévision, on les lit dans les journaux, dans les magazines, on les écoute à la radio, ils font des films, écrivent des livres, ils conçoivent des publicités, ouvrent des boîtes de relations publiques, on les rencontre aussi dans les restaurants, quelquefois avec le tablier, mais plus souvent derrière la caisse enregistreuse. Ils sont aussi médecins, dentistes, avocats, psychologues, bref on les rencontre et on les voit partout. On a limpression que le monde cest eux et quil leur appartient. Ils ont des emplois et tout le monde le sait, doù un léger sentiment de frustration chez les plus jeunes pour qui le taux de chômage na jamais été aussi élevé. " Évidemment, cest là que le bat blesse, en particulier, dirions-nous. Pas seulement pour ce qui est de lemploi en général, mais de la possibilité de jouer un rôle dans la société. " Pourtant les baby-boomers, de continuer Trudel, ont grandi avec des idéaux. Ils ont passé leur jeunesse à prôner lamour libre, lindépendance, le socialisme, lentraide, la culture et le collectivisme. Ils ont combattu limpérialisme économique et clérical. Ils ont manifesté contre les guerres, contre les multinationales, contre la censure, contre le racisme, contre la discrimination et contre lintolérance. En bref, ils voulaient une société plus libre, plus juste et une planète où régnerait la paix et lharmonie entre tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Toutes choses qui mapparaissent encore aujourdhui hautement souhaitables et qui font partie de mes valeurs les plus profondes. Mais voilà que, à un moment donné, vers le tournant de la trentaine, toute cette génération plein didéaux a décidé que le party était fini : ils ont remisé leurs pancartes, brûlé leurs pamphlets, troqué leur poncho pour un complet trois pièces, prétextant que jeunesse avait effectivement passé. Dans les faits, il faut bien admettre que les années 60 et 70 ont été partout en Occident un vaste champ dexpérimentation sociale : tout changement semblait, et je dis bien semblait, possible et souhaitable, toutes les valeurs semblaient pouvoir être remises en question et on devait tout essayer. Il fallait brasser la cage de cette société injuste et sclérosée, pleine dinégalités et de barrières; on repoussait les limites dans toutes les directions; on préconisait le changement comme valeur " Moi, je me souviens très bien de cette époque : jétais presque frustré dappartenir à lautre génération, celle qui avait précédé. Le " party ", cest eux qui le faisaient, alors il fallait sassocier à eux le plus possible pour y participer. Jai vécu de très beaux moments grâce aux baby-boomers, portés par eux, et auxquels je me suis même identifié à un moment. Denis Trudel sinsurge, plus loin : " Pourtant, et cest là ma plus grande frustration, cette génération a légué au monde un lourd et tragique constat dimpuissance et déchec. " Cest certain que ça donne à réfléchir. Il y a eu un engagement collectif pour certaines grandes valeurs et après, on les a laissées tomber en prenant de lâge, avec larrivée des enfants, les préoccupations de la famille, prévoir la retraite et tout ça. " Donc, je vis dans une société tout aussi inégalitaire et injuste quil y a trente ans, mais avec quelque chose de terrible en moi : limpossibilité de rêver. " Je pense que ce propos résume très bien lensemble des doléances de la génération X. Jaimerais pouvoir vous communiquer plusieurs extraits des propos tenus par ces jeunes mais je dois me limiter. Il y a, par exemple, cette vision de Sylvie Demers, enseignante et nouvelliste, que je trouve très intéressante : " Lun des principes unificateurs de ma génération est de demeurer éternellement jeune. Aucune génération au Québec na connu cela avant nous. Nous, nous demeurons jeunes envers et contre toute logique. Quand javais 18 ans, les statistiques parlaient des jeunes de 18-25; à 25 ans, heureuse dêtre enfin parmi les grands, je me suis rendue compte que je faisais désormais partie des jeunes de 18-30 ans [rires]; et maintenant, jai 33 ans et je suis ravie. Je suis toujours aussi jeune. Cest merveilleux! Les statistiques, lorsquil sagit de la jeunesse, elles englobent maintenant les 18-35 jy suis toujours! Même le mode de facturation de lassurance-maladie nous renseigne sur cette éternelle jeunesse : les 18-40 ans forment une grande famille quand il est temps de payer lexamen chez loptométriste. Maintenant, cest certain que je demeurerai jeune jusquà 40 ans, cheveux blancs en prime. " [rires] Il faut dire que lidée décrire ce collectif vient de ce que ces jeunes ont regardé, comme des milliers dautres Québécois, lémission Les enfants dun siècle fou diffusée aux Beaux Dimanches à Radio-Canada, au mois de février 1997, soit trente ans après lExpo 67. " Pierre Brochu a voulu donner la parole à une brochette de gens qui, du temps de leur jeunesse, ont participé à lessor de la société québécoise tant sur le plan politique, social que culturel. Ce documentaire sest révélé un spectacle dérisoire dauto-congratulation entre baby-boomers satisfaits deux-mêmes et aveugles de la réalité contemporaine ", dit-elle. Cest là que la colère sest allumée. Plus loin, Sylvie Demers rappelle que : " Il y a quelques années, en 1990 je crois, à une émission à la radio de Radio-Canada où lon minterrogeait sur les jeunes auteurs, jai dit que le dénominateur commun des jeunes auteurs cétait dabord la pauvreté. Jai même cru bon de proposer que nous dévoilions le montant de nos dettes détudes et comment chacun comptait sen sortir, si sortie il y avait. Jai poursuivi en disant que la pauvreté était la seule thématique qui nous unissait; pour le reste, nous navions ni objectif commun, ni pensée commune, sauf celle dune génération des écrivains " jeunes " qui [ ¼ ] , ont entre 25 et 30 quelques années. " Je croyais fermement que la pauvreté était le seul point commun à notre génération : je le crois toujours. Pourtant, on la camoufle cette pauvreté, parce quelle existe partout : elle est devenue banale et commune. Nous ne sommes pas pauvres, nous dit-on, nous sommes seulement jeunes " |
|||
|
||||
Pour la protection des droits civiques des singes . |
||||
À une époque où la biodiversité dans la nature est de plus en plus compromise, où de nombreuses espèces, végétales et animales sont menacées dextinction, voilà que je trouve dans le New Scientist un article fort sérieux qui invite la communauté scientifique à sintéresser à nos quasi-frères - on parle des grands singes - et à leur accorder le statut légal de personnes... " Ne serait-ce pas, demande un zoologiste britannique, une élégante manière de célébrer le nouveau millénaire? " Étrange époque contradictoire : on extermine des espèces, on veut en préserver dautres; on découvre toutes sortes de solutions alimentaires nouvelles pour les sociétés bien nourries, pendant que des gens meurent de faim, un peu partout, même dans des pays dOccident. " Les grands singes ont, à lévidence, des liens de parenté très étroits avec les humains, écrit ce zoologiste. Si lon se limite aux singes dAfrique et quon utilise la méthode des ressemblances mesurables, nous appartenons tous à la même famille des hominidés. Nos ADN respectifs ont des caractéristiques communes. En outre, tous les grands singes semblent posséder une aptitude au langage et chacun dentre eux est un individu. Ils ont certainement conscience davoir une existence propre. Ils ont peut-être une certaine vie émotionnelle. Les singes africains sont probablement aussi sensibles que la plupart des jeunes enfants. Pourquoi ne pas profiter des célébrations du nouveau millénaire et reprendre la vieille notion de jubilé pour donner un nouveau statut aux singes et annuler une partie des dettes de certains de leurs voisins humains. Pour payer les intérêts de leurs emprunts, de nombreux pays africains pauvres doivent empiéter toujours plus sur leurs forêts afin dy exploiter des cultures commerciales : celles-ci ne leur rapportent pas grand-chose, mais elles permettent de calmer leurs banquiers et dobtenir deux dautres prêts, si nécessaire. " Jadmets que les populations du Tiers-Monde qui survivent tant bien que mal sont probablement insensibles aux droits des gorilles comme aux appels pour quils se transforment en pongidophiles. - Une note précise ici que les gorilles appartiennent à la famille des pongidés. - Du jour au lendemain, cest au pays créancier de lier les deux questions en négociant pour que certaines zones reviennent à leurs occupants simiens en échange de documents effaçant les dettes. - Protégez les espèces et en même temps, on va effacer vos dettes. - Les singes, bien entendu, ne savent pas grand-chose de leurs droits, pas plus quils nont défendu très activement leurs intérêts. " [rires] Il y a de lhumour dans son propos. Plus loin, il raconte quune expérience récente menée dans la forêt de létat de Bwindi en Ouganda, qui abritait 300 des 650 gorilles de montagne vivants en 1995, montre comment cela pourrait fonctionner. Il termine en disant que " Ce serait une noble façon de célébrer le nouveau millénaire : libérer les pays de leurs dettes et en profiter pour aider la survie de la planète ". Pourquoi pas? |
||||