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Émission du jeudi 7 janvier 1999 |
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Le bonheur est une science |
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" Ce jour est le premier du reste de notre vie. " Vous connaissez cette vieille maxime? On pourrait ajouter : " Bien quil est rare quon en prenne conscience. " Mais qui a envie de se remettre en question tous les jours? Cest déjà assez fatiguant de sortir de son lit et daffronter les tâches quotidiennes. Doù limportance des choix, de choisir sa vie et peut-être même son bonheur. |
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CAVALLI-SFORZA, Francesco et Luca. La Science du bonheur, Éd. Odile Jacob, 1997. |
Jai préparé à votre intention un montage de réflexions qui portent sur le bonheur. Elles sont tirées dun ouvrage que je considère être parmi les 20 plus importants et plus intéressants que jai consultés pendant la saison. Ce livre, paru aux éditions Odile Jacob, sintitule La Science du bonheur. Et ses deux auteurs, Francesco et Luca, ont signé de leur prénom. Il sagit en fait du père et du fils Cavalli-Sforza. Ils ont déjà écrit en collaboration quelques ouvrages dont Qui sommes-nous?, publié en 1994. Francesco Cavalli-Sforza, le fils, est docteur en philosophie, expert en communication, et réalisateur pour la télévision; son père, Luca, est connu mondialement pour ses recherches en génétique des populations; il est professeur à lUniversité de Stanford aux États-Unis. Je dois vous avouer que jai eu beaucoup de difficulté à marracher à ce livre, tant il est riche dinformation et de matière à réflexion. Quels sont, daprès les Cavalli-Sforza, les points forts de cette science du bonheur? Dabord un premier point qui est, selon moi, très important : " La science du bonheur est une science individuelle. " Cest une chose sur laquelle vous devez travailler vous-même pour vous-même. On est donc peu en mesure de faire le bonheur des autres : on peut créer des conditions, des circonstances, des événements mais on nest pas vraiment, directement, responsable du bonheur des autres; tout comme ils ne le sont pas du nôtre. Cest une science qui procède par essais et erreurs. On précise : " En essayant, en se trompant, en essayant à nouveau, chacun découvre ce qui laide à vivre et à se sentir bien. Il est possible de sécouter soi-même, de rester témoin et pas seulement acteur de ce qui se produit. " Cette autre idée est à retenir. Bien quelle ne soit pas nouvelle, il est toujours bon de se la rappeler : il est important pour être heureux de ne pas seulement être lacteur de sa vie mais de prendre, par rapport à sa vie, par rapport à soi-même aussi, une certaine distance. En quelque sorte, être le témoin qui se voit agir en tant quacteur, qui observe les autres en train dagir, ce qui donne automatiquement le recul nécessaire pour respirer, pour aérer sa vie, pour la voir objectivement sans être en train de ramper ou de se tordre de souffrance. " Il est facile par là de prendre conscience de leffet que nos comportements produisent sur nous aussi bien que sur les autres. Si nous nen sommes pas contents, nous pouvons essayer à nouveau, dune autre manière ". Doù les essais et les erreurs nécessaires. " Nous ne pouvons jamais prétendre que nous avons compris une fois pour toutes ce quest la vie. " Que cest donc vrai! Très souvent, on a la tentation de se dire : " Voilà, maintenant, ça y est : jai compris! " Puis crac! une mauvaise fortune se présente et on réalise que ça ne marche pas si bien que ça, notre affaire, en fin de compte. Notre philosophie prend leau [rires] Ou alors, on se dit : " Je nai pas le bon sceau pour transporter une telle philosophie " Une image illustre bien le propos de cet ouvrage : " De même quen nageant à la surface, nous ne voyons pas la profondeur de la mer. " Ces auteurs, le père et le fils, sont des personnages audacieux qui ont le culot de dire des choses qui ne sont pas toujours agréables à entendre, qui peuvent même déplaire à certains. Par exemple : " Nous pouvons nous améliorer de bien des manières, mais chacun est bien tel quil est et na pas dautre point de départ que soi-même. " Cest important de se dire quon peut saméliorer mais quau départ, on est soi-même et saccepter comme on est. Ils vont jusquà faire la critique de religions et didéologies qui ont " combattu cette idée pendant des millénaires et [qui] nont cessé de prétendre, en recourant même à la violence, que les êtres humains ne sont pas bien tels quils sont, mais quils doivent changer pour mériter la dignité en cette vie, ou en une autre ". " Dans le christianisme, écrivent les auteurs, le premier péché précisément ' originel ', transmis par le père du genre humain à tous ceux qui sont venus après lui. Prétendre imposer à tous ce qui est permis et ce qui ne lest pas, cette vieille erreur des hommes, est une attitude qui ne favorise pas le bonheur, mais seulement lautorité de celui qui ladopte. Cest se donner un immense pouvoir que détablir son contrôle sur lesprit dautrui. " Au départ, il y a soi-même. On peut toujours se dire : " Il y aurait lieu que je maméliore ". Mais il faut dabord réaliser quon nest tout de même pas des criminels ou des tordus complets. Jaime cette attitude car elle laisse une chance au coureur. " Cest seulement en découvrant les choses par soi-même, en prenant personnellement conscience du monde, que nous pouvons atteindre une compréhension qui nous convainque et nous stimule à poursuivre notre recherche. Si ce que je fais améliore ma capacité de compréhension et mon rapport avec les autres, mon intérêt pour la vie, je reçois un signal encourageant, je découvre un chemin, peut-être réussirai-je à communiquer ce que je trouve, ou peut-être pas, mais cest à partir de découvertes de ce genre qua pris forme, au cours du temps, tout ce que nous savons - ou croyons savoir - aujourdhui sur les hommes et sur le monde. " Plus loin, les Cavalli-Sforza font remarquer quil est très difficile sinon impossible de définir le bonheur. Mais ils arrivent, en tout cas, à dire ce quil nest pas " Le bonheur ne doit pas désigner la réaction de joie qui accompagne une chance inattendue ou la réalisation dun espoir longtemps entretenu. Nous savons que la durée de ces états de grâce est brève [ ]. Mais il est plus désirable dêtre durablement content, satisfait, serein, équilibré, parce quil vaut mieux se soustraire, dans la mesure du possible, à lemprise du hasard. " En dautres termes, si vous attendez de gagner à la loto pour être heureux, il est possible que vous attendiez longtemps Comme ce sont des hommes de science tous les deux, ils se sont attardés à lexplication un peu génétique du bonheur. Cest certain quil existe des personnes dont lhéritage génétique dispose plus naturellement au bonheur. Mais les auteurs nestiment pas que ce soit aussi déterminant quon le prétend ces années-ci. " À propos des gènes et du destin, nous avons essayé de préciser que les gènes contribuent dune manière fondamentale à déterminer une personnalité, mais que lenvironnement physique et culturel de la période de formation joue toujours un rôle important, rappellent-ils. " Donc, héritage génétique si on veut, mais ce nest pas sans espoir puisque lenvironnement et lapprentissage interviennent beaucoup dans le processus. " La vie sera ton maître ". Dans la tradition soufi, cest ce quon dit aux jeunes qui devront quitter le monastère après y avoir vécu un certain temps, parce quon a jugé quils nétaient pas suffisamment prêts à adopter cette vie-là. Plus loin, les auteurs parlent des obstacles présents dans la vie, dont certains dordre génétique. " [ ] les maladies dépressives par exemple, qui par définition rendent malheureux. [ ] Mais en face de ces maladies du comportement et de linfluence quelles exercent dans une société, on ne peut se contenter dun jugement négatif; beaucoup dindividus qui en sont atteints démontrent en effet, notamment sur le plan artistique, des qualités doriginalité et de créativité. Le généticien anglais John Edwards qui fut professeur à Oxford la dit : si on devait éradiquer, par un programme deugénique négative, toutes les maladies dépressives et les schizophrénies, on courrait le risque de détruire le théâtre, la poésie, lart en général. Cest ce genre de considérations qui rend peu recommandable toute forme deugénique même si on la propose dans les meilleures intentions. " En conclusion, étant donné quon ne peut travailler personnellement sur nos gènes, ni sur notre formation puisque cest du passé, on doit travailler sur notre attitude devant les obstacles. Continuer notre apprentissage de la vie en intervenant au niveau du témoin. Cest une invitation à " raisonner avec sa propre tête, à se faire une idée personnelle sur le monde ", sur la vie, et particulièrement sur le sens de la vie. La société humaine peut être cause de malheur, également. On dit ici que " les causes de malheur qui sont dordre social nont pas grand-chose de génétique, mais elles dérivent du comportement de lhomme. [ ] La quête du bonheur, au fond, ne consiste-t-elle pas à vivre en paix avec soi-même et avec les autres? " Autant que faire se peut, bien entendu. Tout est dans lattitude, ça revient toujours à ça. Les auteurs ajoutent ensuite que la société urbaine est source dinformations et de valeurs les plus diverses dont limpact est multiplié par la puissance des moyens de communication. Quoiquils nen fassent pas une critique sévère, ils affirment : " On assiste au développement des modes les plus futiles mais aussi de la conscience critique, et lon voit surgir, en même temps quune grande confusion, de grandes possibilités de changement ." À propos de la tolérance, ils deviennent un peu plus mordants lorsquil est question de certaines institutions : " Il y a des religions et des traditions qui condamnent presque toutes les formes de sexualité mais qui, en même temps, prêchent la paix; mais il y a là une contradiction dans les termes, car ce sont deux principes qui ne peuvent pas coexister. Celui qui cherche à réprimer la sexualité nobtiendra jamais la paix. Bien au contraire, cest seulement par la tolérance pour les comportements des autres - pourvu quils ne soient pas dommageables - , y compris les comportements sexuels, quon peut favoriser une vie commune harmonieuse. " |
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Ils
insistent beaucoup également sur limportance de respecter tout le vivant,
précisant quil y a beaucoup de bonheur à entretenir une attitude positive à
légard de la vie végétale et animale, comme de la nature en général. " Au-delà
de lamour pour les chiens, les chats et les autres animaux domestiques, la culture
occidentale contemporaine dénie aux animaux non seulement des droits, mais aussi une
personnalité, une intelligence, une culture, une âme [
] " Ils nous
proposent donc daller à la découverte de tout cela, si on na pas la chance,
comme moi, de vivre avec Cybèle, soir et matin. [rires] |
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" Dans le respect et lattention absolus pour toute forme de vie qui caractérisent certaines traditions orientales, on peut retrouver une simple constatation : on fait son bonheur en faisant le bonheur dautrui, écrivent-ils aussi. Aider un enfant ou un vieillard, ou quelquun de son âge, ou un animal à retrouver une forme de bonheur, cela revient à nous aider nous-mêmes. [ ] Il est difficile despérer quune nouvelle conscience collective accorde aux animaux ne serait-ce quune petite fraction du respect quon voudrait voir manifester aux êtres humains. " " Le bonheur est à inventer. " Il ne faut pas lattendre. Cest une belle entreprise dans laquelle on doit investir de leffort, en somme. " De même que dautres créations ou idéaux de lhomme - la justice, par exemple, ou le bien-être, quel que soit le sens quon lui donne, ou les libertés démocratiques - , le bonheur nest pas une chose qui existe quelque part et quil sagit de trouver. Cest quelque chose qui nexiste que lorsquon le fait exister : de même que les lois de la société et les verdicts des juges font en sorte quil y a plus ou moins de justice, ce sont surtout les attitudes et les choix des individus et des communautés qui rendent les gens plus ou moins heureux, et cest sur eux quil faut porter attention. " Choisir le bonheur " Il est bon de choisir le bonheur comme critère daction. Et cela pour deux raisons : la première, cest que, pour lidentifier, il est nécessaire de sinterroger sur ce quest le bonheur, pour soi-même et pour les autres; la seconde, cest que si on lapplique et quil fonctionne, on en tire du bonheur. On pourra découvrir quil ny a pas de contradiction fondamentale entre ce qui rend heureux les uns et ce qui rend heureux les autres, et quon peut être heureux à beaucoup. " Comme si, lorsque que les autres sont heureux, il ny avait pas de place pour toi là-dedans. Voyons donc! " Au contraire, concluent les Cavalli-Sforza, plus on aime, plus on est capable damour, plus on réussit à être heureux et plus on peut lêtre. " Une réflexion précieuse. À retenir |
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Marc-Alain Descamps :
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Un jour, Marc-Alain Descamps a écrit : " La mort nexiste pas. " Personnellement, je suis de son avis mais ce nest pas nécessairement partagé par tout le monde. Docteur en psychologie, il est président de lAssociation Française du Transpersonnel et lauteur de plusieurs ouvrages, comme Léducation transpersonnelle (1993), pour nen nommer quun. En France, il dirige aussi la Collection transpersonnelle aux éditions Trismégiste. |
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DESCAMPS, Marc-Alain. " La mort nexiste pas ", 3e millénaire, Nº 36, 1995. |
Jai trouvé un article de lui dans un numéro du 3e millénaire qui date de quelques années. " Écrire que la mort nexiste pas pourrait paraître une affirmation paradoxale ou même scandaleuse pour bien des personnes, y écrit-il; il convient de préciser exactement : quelle mort nexiste pas, pour qui et pour quoi? En tout cas, ce qui existe, cest la souffrance, la peur et lagonie La souffrance est une expérience universelle, qui fait partie de la condition humaine. Ses occasions sont nombreuses : la douleur physique, la maladie, la vieillesse... et elle sintensifie à lapproche de la fin de la vie. " Je sais que ce nest pas très populaire comme opinion mais cest comme ça. La vieillesse est difficile bien sûr, et la mort peut être douloureuse si on pense à lagonie. Dailleurs Bouddha disait que la naissance est souffrance, la maladie est souffrance, la vieillesse est souffrance et la mort est souffrance. " La peur de souffrir dabord, puis la peur de mourir, qui est la racine de toute peur, continue-til. Une longue et douloureuse agonie est ce que lon craint le plus. Lagonie est la dernière lutte avant de mourir. Mais lagonie nest pas la mort. [ ] Ce qui nous angoisse, cest toutes ces luttes et ces angoisses avant de mourir car, trop souvent, elles sont bien réelles. Et ce nest que très récemment que certains médecins, dans des services alternatifs, se sont décidés à adoucir ces derniers instants avant la mort. - Je comprends difficilement quon ne le faisait pas avant et quil arrive encore quon ne le fasse pas toujours " Que la mort telle quelle a été définie et conçue pendant des siècles nexiste pas, cest ce que nous apprend la nouvelle science occidentale de la mort. " Il y a un moment, on parlait de la science du bonheur et maintenant, arrive la science de la mort, de quoi sagit-il? Cette science de la mort est née dun certain savoir, dune certaine expérience ou dune certaine réflexion. " Elle sest constituée, écrit Deschamps, à partir des découvertes successives d Élisabeth Kubler-Ross , Raymond Moody, Monroe, etc. Et elle a déjà abouti à un début de transformation de la société, avec la remise en cause de lacharnement thérapeutique, laccompagnement des mourants, les services alternatifs, et laction de lAssociation pour le droit de mourir dans la dignité, etc. " Selon Descamps, il y a deux états qui peuvent se joindre ou rester séparés, selon le cas, et qui ont contribué à nous éveiller à cette question. les OBE (Out of Body Experience) et les NDE (Near Death Experience). Pour nous, les OBE, ce sont les états de conscience en-dehors du corps et les NDE, ce sont les expériences au seuil de la mort, ou les expériences de mort imminente - selon les auteurs. On parle ici des gens qui ont vécu des expériences en-dehors de leur corps, qui ont vu leur corps endormi alors quils se déplaçaient dans la chambre ou à lextérieur de lendroit où se trouvait leur corps physique. Parfois, dautres personnes ont été tenues pour mortes et elles ont vécu des états de conscience à lextérieur du corps également. " Ne pas prendre lagonie pour la mort ", cest la première idée que mentionne Marc-Alain Descamps dans cet article. Il précise ensuite quil ne sagit pas dun anéantissement mais plutôt dun changement. " La vraie mort est dans tous les instants et nest pas séparable de la vie. [ ] Elle ne lui est pas opposable, elle en fait partie. La condition humaine est incluse dans le temps, fait que nous mourons et renaissons à chaque instant ", explique-t-il. Si on prend la mort dans ce sens-là, elle existe, puisque cette mort de chaque instant est présente dans le processus de mort et de renouvellement des cellules du corps, par exemple. On disait que ça prend sept ans pour renouveler toutes les cellules du corps, mais je me demande si lon considère que cest encore vrai. Peut-être que cela dépend des cellules de certaines parties du corps ou des individus, qui sait... Moi, en tous les cas, je ne demanderais pas mieux que les cellules de mon cur et de mes artères se renouvellent. Ça me rendrait bien service. La mort du corps daccord. Mais quen est-il de la mort de la conscience? On a quà se replier sur les convictions quon a sur ce sujet-là. Lautre raison selon laquelle la mort nexiste pas, " cest quil ny a personne qui ne puisse naître ou mourir ou bien ce nest quune illusion, dit-il. La tradition nous apprend que lessence de nous-mêmes, ou le Soi, est immortel et éternel. - Il nest pas né, donc il ne peut pas mourir, voilà lidée. - Lors dune vie, il est recouvert par la personnalité et son ego, avec lequel nous nous identifions à tort. - Sans que ce soit bien grave parce quon ne peut pas vraiment faire autrement. - La science du Yoga a étudié avec finesse et précision linstallation de ces processus. Par le fabriquant du moi, je me suis successivement identifié à mon corps, à ma naissance, à mes premiers traumatismes, et à toute mon histoire. - Le vécu : on en a tellement entendu parler, des vécus des uns et des autres, ces années-ci, jusque ad nauseam... " Le remède est la mort de lego et son sacrifice au profit du Soi ", dit-il encore. Ça, cest une mort qui existerait éventuellement, où lon reviendrait de lalpha à loméga, où lon reviendrait identifié au Soi. Plus loin, il estime que : " Cest ce message que doivent transmettre les personnes âgées. Il leur reste à réussir leur mort après avoir réussi leur vie. La mort est lacte ultime de la vie, son accomplissement. En fait, ce nest quun changement de plan de travail, comme la naissance. Le but du quatrième âge est de dépasser la peur de la mort et de lenvisager de façon sereine.[ ] Comme le disait cette agonisante lucide : Pourquoi avez-vous si peur? Après tout, cest moi qui meurt, ce nest pas vous. " On a peur de la mort, même de celle des autres, nest-ce pas? |
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