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Émission du mardi 15 décembre 1998

Les turbulences humaines

 

 

 

D’après :

PERROT’ Rafaël. " Les compagnies aériennes déclarent la guerre aux passagers turbulents ", L’Événement du jeudi, 3 au 9 décembre 1998.


Je ne cesse d’être intrigué par les comportements humains, fasciné même.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes quand tout à coup le vol Paris-Nouméa du 20 juillet a été contraint à une escale d’urgence à Karachi. " Incident technique? Pas vraiment. Le commandant de bord a choisi de se dérouter à cause des turbulences… d’un appelé qui avait trop arrosé sa quille! " Après avoir frappé une hôtesse, l’individu en question est entré dans le cockpit pour y menacer le pilote. Comme on ne badine pas avec la sécurité, on a rapatrié le perturbateur et il a été condamné à un an de prison ferme plus une lourde amende. Remarquez que ce n’est qu’un exemple, parce que les incidents de turbulence humaine à bord des avions se banalisent de plus en plus.

Jusqu’ici le personnel navigant commercial dans les avions était à l’abri dans leur carlingue au-dessus des nuages, et pensait échapper au sort de ceux qui s’occupent de promener les voyageurs sur le plancher des vaches. " Parce qu’apparemment, les conducteurs d’autobus ont beaucoup à se plaindre des voyageurs. On se disait que l’avion est au-dessus de ça. Eh bien, non. " Eux aussi doivent parer aux violences de passagers tantôt stressés ou tantôt imbibés. Depuis deux ans, Air France a répertorié les incidents et les violences causés par des passagers ' indisciplinés et perturbateurs '. Le résultat est alarmant puisque leur nombre a été multiplié par deux de 1997 à 1998, pour atteindre plus de cinq cents cas, dont 50 % étaient des conflits physiques ou mettaient en danger la sécurité du vol! - Je ne cesse d’être intrigué par les comportements humains.

" Un tableau de chasse presque semblable à celui de British Airways (260 plaintes l’an dernier) et de Cathay Pacific (incidents en hausse de 400 % depuis 1995). - Sommes-nous en train de devenir fous? - Sans compter le palmarès des flottes yankees : 930 cas recensés l’année passée. Grâce à ces relevés, Air France est parvenue à déterminer les causes du ' tapage aérien '. En tête, les problèmes liés au tabac (38 %) - les gens qui ne peuvent pas supporter l’interdiction de fumer et qui remplacent l’absence de tabac par l’alcool. Cela en énerve plusieurs et ça peut rendre terriblement agressif - , à l’alcool (20 %)… "

Je suis toujours aussi étonné de constater à quel point chaque solution entraîne des problèmes. C’était une solution que de dire : on va empêcher les gens de fumer dans l’avion. Parce qu’à une époque, si vous vous rappelez, il était permis de fumer à bord et on voyait un nuage épais flotter au-dessus de nous. C’était absolument hallucinant. Au point de penser : " On doit être en dehors de la carlingue sans s’en apercevoir! " Et c’est encore comme ça dans les vols qui vont vers l’Orient car la plupart de ces vols continuent d’être fumeurs, sans quoi il n’y aurait plus personne qui voyagerait. Les Japonais fument d’une façon absolument étonnante dans l’avion. Je le sais, j’étais là!

Des problèmes sont causés aussi, dit-on, par le choix de la place qu’occupe le passager ou par un mauvais voisin (12 %), par les produits de la compagnie (5 %), par la qualité du repas, la relation avec l’équipage, les bagages à main encombrants. " S’y ajoutent les mauvais délires des groupes de vacanciers ou de supporters - Pouvez-vous dans la vie supporter le tohu-bohu des groupes de fans qui accompagnent des joueurs de football, ou de hockey? J’ai vécu cela… c’est difficile. - un bébé qui pleure, un toutou en liberté ou un retard (15%) et les causes indéterminées (8 %). Le perturbateur n’a pas de profil type. C’est monsieur ou madame Tout-le-monde,  pris de bouffées délirantes. Certains expliquent cette violence par la démocratisation du transport aérien, le nombre croissant de passagers, le stress, les vols sans escale longs et fatigants. Prédominent les ravages du tabac. Depuis l’interdiction de fumer, l’abstinence est un calvaire pour certains, qui compensent - comme je vous le disais - par l’alcool. "

L’évolution de la relation passager-transport aérien. " De simple moyen de transport, l’avion est devenu aujourd’hui un service; le client a des exigences en termes de qualité, de sécurité mais se croit aussi tout permis. " C’est un commentaire du président d’un syndicat du personnel navigant. Alors on va renforcer de plus en plus les contrôles pour identifier les voyageurs en état d’ébriété et leur interdire d’embarquer. " Enfin, une approche psychologique et technique sera enseignée au personnel pour désamorcer les conflits. Depuis le 1er septembre, British Airways a instauré la politique du carton jaune, un ultime avertissement aux passagers avant l’intervention et l’arrivée de la police. " Le petit carton indique qu’un passager a la " rage de l’air ". Après la remise du petit carton jaune, si vous n’êtes pas sage, on prévient les gens par radio et la police vient vous chercher. On doit en arriver là. Je ne cesse d’être intrigué par les comportements humains, fasciné même.

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Naturel ou artificiel

D’après :

" L’artificiel : Jusqu’où peut aller la science? ", un dossier paru dans Science et Avenir, numéro 116 (Hors-Série), octobre 1998.


Je suis plongé dans un dossier de Science et Avenir qui m’intéresse vivement : L’artificiel. Par exemple, on dit ici que " le rapport est toujours à redéfinir entre le naturel et l’artificiel. " Vous vous doutez bien que le naturel recule de plus en plus dans nos vies mais est-ce un mal? Rien n’est aussi simple. On ne peut pas trancher en disant : " Moi, je ne veux que du naturel; je ne peux pas accepter l’artificiel. " Cela me fait penser… tu décides d’aller faire une promenade dans le bois et quand tu es rendu à trois ou quatre mètres dans la forêt, tu t’aperçois que ce n’est plus possible d’avancer facilement, parce qu’il n’y a pas de sentier, pas de chemin. Et si on veut trop dompter le naturel, il va se retourner contre nous, c’est évident; tout le problème de nos rapports avec la nature est là. Il faut faire de notre planète, si elle a un avenir, un jardin qu’il faut cultiver tout en conservant le naturel, mais aussi l’habiter, l’organiser, l’aider, etc.
D’après :

" Le penseur de l’artifice : François Dagognet ", Science et Avenir, numéro 116 (Hors-Série), octobre 1998


Philosophe, François Dagognet, s’est penché sur le sujet. " En principe, dit-il, le naturel a partout reculé. Il n’a pas vraiment disparu tant nous lui sommes attachés. Le plus souvent, ce naturel est l’artificiel d’hier. Nous y sommes tellement accoutumés que nous le croyons originaire au premier. La campagne le montre bien : les limites de la forêt, les bandes parallèles des champs cultivés, les divers chemins. Il n’est rien qui n’expose la marque de l’homme; de même, les végétaux n’ont-ils pas été sélectionnés, améliorés, croisés 
- bien avant qu’on fasse toutes les transformations biotechnologiques dont on parle beaucoup ces temps-ci, par des boutures, par des greffes, des sélections de semences, des croisements chez les animaux, etc.

" Le prétendument naturel est malingre, chétif, alors que le cultivé frappe par sa taille ou son exubérance. " C’est vrai, en particulier pour les tomates et les fraises. J’ai vu des fraises énormes, vous devez les couper en tranches, et ce n’est pas mangeable : on pourrait en faire des talons de caoutchouc pour les souliers! Il paraît que c’est juste une étape dans le processus et que ça va s’arranger mais d’ici à ce qu’on retrouve le goût des petites fraises des champs…Tiens, je me demande : combien d’entre vous ont déjà mangé de ces petites fraises des champs?

[…] Mais le plus notable naît de l’intersection entre ces deux univers complémentaires : l’un, qui est l’autre, s’emploie à inquiéter cet autre ou à le limiter. " C’est ce que nous dit ce penseur, François Dagognet, qui a consacré une partie importante de son œuvre à la construction d’une matériologie '. Il se penche désormais, avec les outils qu’il a ainsi forgés, sur la question de la morale. Une nouvelle morale (1998) et Des détritus, des déchets et l’abject. Une philosophie écologique (1997). Deux ouvrages publiés chez Les Empêcheurs de penser en rond.

" Les Grecs, explique Dagognet, ne s’y sont pas trompés : ils ont valorisé la nature. Elle leur a permis de définir leur morale, leur manière de vivre. Aristote, plus particulièrement, voyait dans la nature l’union entre une forme et le matériau, l’être humain concrétisant le mieux cette symbiose. De plus, ce qui est naturel renvoie à un fond, qui le sauve de la platitude : il est plus que ce qu’il est. " Oui, parce qu’il participe à quelque chose de plus grand : une fleur fait partie du champs, un fruit fait partie d’un arbre qui fait partie de… vous comprenez l’idée?

" Ainsi, le vivant relève de géniteurs qui se sont inscrits en lui et qu’éventuellement il rappelle, sans négliger le fait qu’il ne cesse lui-même de changer et de s’adapter lentement, car, comme on le sait, ' la nature ne fait pas de sauts '. En comparaison, l’artificiel risque fort de décevoir. Il se borne à reproduire - au lieu de se transformer. Kant, dans la Critique du jugement, évoque ce qu’est le chant du rossignol : son imitation par un garnement, caché dans un sous-bois, nous induit en erreur. Cette pseudo-équivalence nous prive de ' l’arrière-fond ' qui nous captait; le chant du rossignol évocateur en dit plus que lui-même, en quelque sorte. Kant souligne le fait que le naturel se définit par sa propre richesse : il dépasse ce qui tenterait de l’enfermer dans une formule : ' Un visage parfaitement régulier qu’un peintre désirerait avoir pour modèle est d’ordinaire sans expression. ' " conclut-il, philosophiquement bien sûr.

J’ai sous les yeux une photo qui représente deux fruits en un. On dirait la forme d’une poire coupée en deux. Au centre, son noyau est celui de l’avocado. C’est beau, c’est peut-être bon. C’est pour illustrer, finalement, qu’on a une tendance à confondre, à croire que, parce que c’est un légume ou un fruit, c’est entièrement naturel.

Parmi les articles du dossier de Science et Avenir : " Des fruits sur mesure ", " Des corps artificiels ", " Le mirage naturaliste ", " Des matériaux toujours nouveaux ", etc. " Il faut être conscient du fait que nos légumes et nos fruits, dans ce qui semble être le plus naturel, sont tous le résultat de l’intervention de l’homme ", affirme Michel Pitrat, chercheur à l’Institut national de recherche agronomique et auteur de cet article intitulé : " Des fruits sur mesure ". " Il n’existe pratiquement plus de paysages naturels, écrit-il. Tous ont été modelés, transformés par les activités agricoles et forestières de l’homme. Ce changement a commencé il y a environ dix mille ans avec le remplacement des activités de chasse et de cueillette par l’agriculture. Certaines espèces sauvages, qui jusque-là étaient simplement ramassées, ont été domestiquées et mises en culture. Les activités de cueillette n’ont d’ailleurs pas complètement disparu de notre civilisation où elles constituent sinon une nécessité économique du moins un passe-temps agréable. Si les champignons continuent, en particulier, à être cueillis, il en est de même des fruits (fraises, framboises, mûres sauvages) ou de légumes (pissenlits, pousses d’asperge sauvages).

" La domestication des espèces sauvages a eu pour résultat d’éliminer ou de diminuer la concentration de substances toxiques ou répulsives, d’accroître les parties utiles et consommables et de sélectionner des caractères qui correspondent à des impératifs techniques agricoles. Par exemple, à cause de la présence de cucurbitacine, les formes sauvages du melon, de la pastèque et des courges sont extrêmement amères, et certaines sont mêmes toxiques. Les augmentations de taille peuvent être illustrées non seulement par les énormes potirons, mais aussi par les tomates ou les piments qui, à l’état sauvage, ne pèsent que quelques grammes. L’amélioration des plantes et la sélection de formes artificielles s’éloignant du type spontané ou naturel ont donc commencé au néolithique. - On revient à cette formule qu’employait le philosophe : " Ce qui nous paraît naturel, c’est l’artificiel d’hier. "

" Le choix des espèces domestiquées est d’ailleurs très révélateur de l’intérêt que porte l’homme à certains produits. En raison de leur grande utilité, certaines espèces ont été domestiquées à plusieurs reprises et de manière indépendante. […] La diversification et la sélection ayant suivi la phase de domestication - Parce qu’il y a des étapes : la première étape, c’est la domestication. La deuxième, c’est la diversification et la sélection, etc - ont abouti à toutes les formes botaniques, les cultigroupes et les variétés locales qui constituent une partie des ressources génétiques. On ne peut qu’être stupéfait devant la diversité des choux obtenus à partir de la forme spontanée européenne Brassica oleracea : chou pommé, chou-fleur, chou de Bruxelles, brocoli, chou-rave, chou fourrager; ils appartiennent à la même espèce et sont donc interfertiles. De même, céleri-rave et betterave, d’une part, céleri branche et côtes de bette ou poirée, d’autre part, sont deux formes de sélection divergente qui ont favorisé l’hypertrophie, soit de la racine, soit des pétioles. " Tout ça pour dire qu’on ne peut échapper à cette intervention que l’on qualifie d’artificielle par rapport à ce qui est naturel, au sens de sauvage à l’origine. Il est donc permis de rêver que l’on pourra faire de la Terre, si elle doit survivre, un véritable jardin mais en intervenant de manière aussi intelligente que possible et aussi généreuse que possible également, dans notre échange avec la nature.

Le philosophe François Dagognet a employé le mot " matériologie ". Une science particulière qu’il entend fonder. Je trouve ailleurs cette définition : " La science et l’industrie modifient le concept de matière, dans la mesure où elles parviennent à décider de celle-ci et à la réaliser de telle façon qu’elle puisse inclure des qualités résolument opposées, comme le très mince et l’incassable, ou encore le léger et le résistant, etc. " Comme ces vêtements qu’on porte ces temps-ci et qui sont faits, paraît-il, avec du plastique de bouteilles récupérées. Un autre scientifique intervient : " Peut-on mieux suggérer combien la connaissance de l’artificiel est devenue la condition de la compréhension philosophique de notre monde? ", demande Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie (" Le mirage naturaliste "). Une autre affaire sur laquelle je devrai encore changer d’opinion!

Je découvre que l’artificiel n’était pas du tout ce que je pensais que c’était. Ce qu’on prend habituellement pour le naturel, en fait, c’est très artificiel. Tout ça c’est l’heureux effet et parfois l’effet discutable de l’avancement de la science, de ce qu’on pourrait appeler le progrès. Est-ce que l’invention, de la télévision par exemple, représente un progrès plus important que celle de l’écriture? Ou de la roue?

D’après :

MENASCE, Benjamin. " L’Eden des techniques ", Science et Avenir, numéro 116 (Hors-Série), octobre 1998.


On admet généralement que la science a plus progressé durant le dernier siècle et demi que depuis les débuts de l’humanité, écrit Benjamin Menasce dans un autre article du dossier (" L’Eden des techniques "). […] L’accumulation de données empiriques nouvelles et d’applications utiles étaye la thèse d’une progression exponentielle depuis la révolution industrielle du 19e siècle. Une telle évaluation du progrès est en réalité discutable. Ces critères quantitatifs doivent être pondérés par des variables telles que la taille de la population, les moyens économiques, etc. Le recours à une évaluation du progrès en termes qualitatifs semble plus probant. Il convient, suivant Claude Lévi-Strauss 
- l’anthropologue français qui est l’un des chefs de file de cette discipline - , de replacer les avancés techniques dans leur contexte socioculturel et historique. Dans cette perspective, les transformations de ce contexte pourrait servir de critère d’évaluation. - À savoir qu’est-ce qui a contribué le plus à transformer le contexte? C’est ça qui est l’idée.

Ainsi, l’invention de la roue peut-elle être considérée comme une révolution aussi importante que la maîtrise de l’atome en ce qu’elles ont toutes deux transformé radicalement les civilisations qui les ont vu naître; on peut même les voir comme des ruptures marquant la naissance d’une civilisation nouvelle. En ce sens, le progrès suivrait une courbe en escalier : une croissance rapide après une découverte importante, procédant un ralentissement jusqu’à une nouvelle révolution. Il convient par ailleurs d’élargir la notion de technique. Celle-ci ne recouvre pas la seule technologie, mais toute construction artificielle au sens étendu de réalisation humaine. - Et tout ce qui est réalisation humaine est artificiel. - Ainsi l’invention de l’argent est-elle un progrès fondamental : la mise en place de cette abstraction comme objet d’échange a permis le développement du commerce et l’avènement des civilisations modernes. "

D’ailleurs, l’économiste John Kenneth Galbraith, un Canadien qui a vécu longtemps aux États-Unis, disait que c’était tellement important l’argent que la dégradation de la monnaie pourrait causer la chute d’une civilisation.

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La famille parfaite au temps des Fêtes


Ce qu’il ne faut surtout pas s’attendre à retrouver dans le temps des Fêtes, c’est une famille parfaite. Si elle ne l’a pas été avant, elle ne le sera pas non plus pendant parce que c’est un temps de festivités. Vous n’êtes pas parfait, les autres non plus. Ne vous attendez pas trop à ce que le temps des Fêtes soit un temps de qualité dans vos rapports avec les autres, famille ou amis. Ça pourrait, à un moment, vous sembler très superficiel tout ça. Vous ne pouvez pas réparer les torts que vous avez causés, ou ceux qui vous ont été faits, dans une journée ou deux.

Et surtout, ne vous attelez pas à vouloir transformer l’un ou l’autre des membres de votre famille. Le temps des Fêtes, ce n’est pas le moment de dire à votre oncle Édouard, qu’au fond, il devrait se rendre compte qu’il est alcoolique. Ou d’obliger votre mère à s’ouvrir enfin aux autres membres de la famille. En d’autres mots, ne tentez pas de refaire le monde! Le temps des Fêtes, c’est pour vous amuser ensemble, vous retrouver, et c’est tout.

Ce n’est pas que je sois pessimiste mais je me base un peu sur mes propres expériences et celles des autres. On m’a beaucoup raconté de choses à propos de ces réunions-là... Il y a des règles à respecter dont celle-ci :

- Faites votre possible et faites-vous confiance les uns les autres.

C’était le mot philosophique du Père Noël… euh pardon, du Père Languirand. Oh-Oh-Oh!

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

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