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Émission du jeudi 10 décembre 1998 | |||
Shambhala | ||||
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Ce qui mattire le plus dans cette voie, cest quelle se préoccupe essentiellement de la redécouverte du caractère sacré et magique de la vie quotidienne. Lart du guerrier dans sa vie de tous les jours. Je vous ai déjà parlé de Shambhala en rapport avec un ouvrage qui sintitule Shambhala : La voie sacrée du guerrier, de Chögyam Trungpa Rinpoché dans lequel il est question du guerrier au sens spirituel du terme. Chögyam Trungpa Rinpoché, directeur de léducation au Shambhala Training International, enseigne partout dans le monde lart du guerrier de Shambhala. Son ami intime et élève Jeremy Hayward vient de publier Le monde sacré de Shambhala Pratique de la voie du guerrier dans la vie quotidienne. | |||
HAYWARD,
Jeremy. | Il y a de multiples façons de découvrir ou de redécouvrir le caractère sacré et magique de la vie humaine et cette école de pensée nous invite à devenir vigilant. " Les enseignements Shambhala sintéressent à la vie humaine dans ce quelle a dordinaire, la vie vécue pleinement, à fond, en tant que voie de lart du guerrier, explique Jeremy Hayward dans son introduction. Être un guerrier ou une guerrière consiste à oser vivre avec authenticité même quand surgissent des obstacles comme la peur, le doute, la dépression ou lagression externe. Être un guerrier ne veut pas dire faire la guerre. Cest, au contraire, trouver le courage de connaître la personne que lon est, sous toutes ses coutures. Que lon se considère comme un être bon ou méchant, que lon soit heureux ou déprimé, jeune ou vieux, névrosé ou sain, en tant que guerrier authentique, on reconnaît la bonté primordiale inhérente qui, elle, est plus profonde et plus durable que tous ces hauts et ces bas éphémères. - Il y a quelque chose de stable en nous, et cest une invitation à prendre conscience du centre de lêtre, autrement dit, plutôt que de la périphérie. À partir de laction, on pénètre vers le centre où se trouve la paix, la lumière. - Quand on est authentique, quand on est vraiment soi-même, on peut rester ouvert à cette bonté primordiale, la sienne propre et celle des autres, même lorsquelle semble obscure ou même enfouie. " Je vous communique cette formule qui me plaît beaucoup : " Un guerrier nabandonne jamais personne, y compris lui-même. " " Cest au fond leffort consenti pour vivre pleinement chaque jour. La voie du guerrier na pas pour objectif le retrait du monde ", écrit aussi lauteur. Cette idée me frappe particulièrement parce que je suis un homme daction. Non pas que je naime pas à loccasion me retirer mais ce nest jamais pour très longtemps, parce que je mennuie rapidement du monde et de laction. Jespère que je vais mourir en faisant quelque chose dactif, pour moi ce serait plus naturel. Cette voie du guerrier veut au contraire en faire " un lieu plus propice à léveil pour soi et pour autrui. " Shambhala, cest un enseignement : il considère que tout, y compris les engagements que peuvent être la carrière ou la vie familiale, fait partie de la voie. Parfois je rencontre des gens qui me disent : " Je rêve daller passer deux ans dans les Himalayas. " Je me dis alors : " Cest peut-être une bonne idée les Himalayas, mais si cest pour en revenir transformé, vous pouvez aussi bien essayer de le faire chez vous! " [rires] " Là où lon se trouve, il faut être ce guerrier qui agit sur lui-même et qui se transforme : dans ses engagements, dans sa carrière, dans sa vie familiale. [ ] Sur le chemin du guerrier, on apprend à unir lesprit, le corps et les émotions en un tout harmonieux. " Jeremy Hayward éclaire la philosophie de Shambhala par le biais de lignes directrices pratiques de méditation et dintuition. Il écrit par exemple : " Suggestions : démasquer la peur. Pour découvrir la peur sous-jacente il faut trouver où elle se cache. Observez attentivement toutes vos habitudes : les habitudes corporelles, votre façon de communiquer verbalement, vos émotions, vos croyances. Pendant une semaine, portez attention aux moments où vous vous sentez mal à laise, nerveux, irritable ou paresseux. " Quest-ce que vous voulez faire au juste? Comment vous sentez-vous entouré détrangers? Comment réagissez-vous quand on vous demande de faire quelque chose qui vous est peu familier : un exposé devant un groupe ou un compte rendu devant la classe, vous présenter à une entrevue demploi, vous lever deux heures plus tôt ou vous coucher deux heures plus tôt que dordinaire. Comment vous sentez-vous? Comment sentez-vous votre corps quand vous entrez dans une pièce où tous posent les yeux sur vous? Comment réagissez-vous quand quelquun exprime des idées que vous jugez inacceptables, naïves ou insensées? Avez-vous tendance à penser que vous avez raison et à vous mettre en rogne quand on nest pas daccord avec vous? Observez les moments où vous résistez au changement, ou ceux où vous avez limpression quon vous pousse dans le dos. Ce ne sont que quelques suggestions susceptibles de vous aider à observer des situations qui vous mettent mal à laise : les points difficiles de notre vie. " Aujourdhui, pour moi, cétait tout à coup un appel téléphonique que je devais faire, et une lettre que je devais écrire et que je navais pas envie décrire. Cet appel membarrassait parce que javais à expliquer des choses que je navais pas envie dexpliquer. Face à cette résistance quon rencontre et quon ressent, quel est notre comportement? Il faut savoir que lennemi, cest précisément cette résistance que lon perçoit dans sa vie et quil faut arriver à vaincre. Être attentif au quotidien. Ce nest pas la seule chose à retenir mais cest lun des points très importants. Ce qui ne veut pas dire dêtre conscient de limage que lon projette quand on est conscient de soi-même. " On se divise entre la personne qui agit et celle qui se regarde agir. On a deux esprits et on est plein de doute. La conscience de soi peut présenter un problème au pratiquant de lattention, notamment, sil adopte une approche maladroite, une attitude ' religieuse '. Dans ces conditions, lattention devient une raison supplémentaire de se faire des reproches, de mettre en doute sa bonté primordiale. En fait, être attentif signifie faire un avec ce que lon doit faire, à cent pour cent, de sorte que lesprit porte attention à ce que fait le corps, et inversement. Corps et esprit sont unis, synchronisées, en harmonie : ils ne font quun. Lattention est toute entière dans le présent. Lesprit cesse de prendre une longueur davance sur le corps, pour faire des plans, des combines. Il ne tire plus vers larrière en s efforçant de ressasser le passé. Au contraire, le corps et lesprit font ensemble lexpérience du monde. On est attentif aux perceptions sensorielles au moment même où elles arrivent à la conscience. Quand on sapprête à prendre une tasse de café, notre esprit prête réellement attention à la couleur de la tasse, `lodeur du café, `la courbe de lanse entre nos doigts, au poids de la tasse au moment de la soulever. Quand on pratique ainsi, lattention est source de joie et non de soucis. Elle rend joyeux puisque lorsquon abandonne le guetteur qui doute, lorsquon est juste présent à sa vie, on dispose alors de beaucoup dénergie et de vitalité. " Ça me fait penser à James Cameron qui dit, à un moment : " Jai rêvé que jétais ceci et que jétais cela, mais ce nétait pas moi " Tu es dans ton rêve mais tu es le témoin, tu nes pas le personnage principal de ta vie. " Il faut toutefois faire des efforts, se discipliner pour pratiquer lattention quand on est actif. Lorsque lhabitude nest pas encore prise, lattention nest pas un phénomène aussi naturel que le battement du cur. " Il faut décider dêtre attentif ou alors être en train dagir, dintervenir. On donne parfois lexemple du chirurgien qui ne sétait pas rendu compte que lhôpital était sous un bombardement et que les murs étaient en train de tomber autour de lui. Peut-être pas à ce point mais tout de même, il continuait son opération dans linstant présent, attentif à cette action-là et rien dautre. " Lattention en action peut sexercer [aussi] avec humour et en douceur ", ajoute Hayward. Ce nest pas nécessaire den faire une contrainte, de le faire de manière obligée. Tout à coup, on devient attentif et rien nest plus agréable que dêtre vraiment attentif et de regarder autour de soi, de voir quon est entouré de tout ce qui est vivant. " Amener lattention dans la vie quotidienne tout en étant attentif. " " Je ninsisterai jamais assez : le fondement, lobjectif, lessentiel de la méditation reste de lintégrer dans laction. Et ce travail dintégration est dautant plus urgent dans notre société moderne, avec sa violence, son stress, ses distractions et ses défis ", enseignait Sogyal Rinpoché, ce maître tibétain dont on a parlé à quelques reprises. Alors la première qualité que lon développe par la pratique régulière de la méditation, cest justement lattention. Arriver à maintenir la conscience en éveil. " À mesure que nous continuons à pratiquer lattention, dit un peu plus loin Hayward, elle sétend à la conscience de ce qui nous entoure, de même quà celle de nos pensées et de nos émotions. - On part dun petit centre et on devient de plus en plus attentif, conscient, comme éveillé. - La tradition bouddhique permet dopérer une distinction entre lattention et la conscience en éveil. Lattention dont on parle ici signifie cultiver la paix. " Cest lessentiel de ce que je peux vous résumer ici parce quaprès, on se lance dans les mots en sanskrit et là, je risquerais de me prendre les pieds dans les fleurs du tapis même si cest un tapis tripatif et dorigine tibétaine. " Les quatre qualités du guerrier. " Ça membarrasse toujours de donner des listes comme ça. Vous dire : voilà les trente-deux choses que vous devez faire Mais de se les faire redire, ça peut être encourageant tout de même, et il y a probablement dans cette liste-là des qualités que vous possédez déjà. Donc sur lesquelles vous ne serez pas obligé de trop travailler. " Les enseignements Shambhala décrivent quatre qualités ou ' dignités ' quacquiert le guerrier accompli au fur et à mesure quaugmente sa conscience en éveil, et quil laisse choir ses préoccupations axées sur le moi, pour permettre au pouvoir de la joie et de lespace de pénétrer son être et sa vie. Ces quatre qualités sont : lhumilité, la vivacité, la démesure et linsondabilité. " Je ne sais pas si on va se comprendre dans les termes, parce parfois les traductions... Essayons. " La première qualité, lhumilité, est le fondement de lêtre du guerrier. Quel que soit le degré de réalisation atteint, le guerrier demeure authentique, modeste, sans prétention. Il est indépendant et alerte. Comme il na pas une image de lui-même gonflée dorgueil - Je dirais même de vanité ici - , il est curieux de tout. " En fait, il sintéresse au monde qui lentoure et non pas à son nombril. " Quant à la deuxième qualité, la vivacité, cest cette inclination au jeu qui traite tout avec une fine pointe dhumour. - Se jouer un peu de soi et de la vie. - Lenjouement nest toutefois pas relié à une cause; le guerrier est rompu à la pratique de lattention et ne cesse de se dépenser allègrement. Cest un état de fraîcheur et délévation où le corps et lesprit sont parfaitement en harmonie. Un enthousiasme plein de jeunesse surmonte tout doute, toute paresse, ainsi que limpression de perdre son temps à avancer pour relever dautres défis. " La troisième qualité, je lai pratiquée vraiment beaucoup dans ma vie [rires] Mais je ne pensais pas que cétait une qualité de guerrier : javais plutôt limpression que cétait pour embêter le monde quon était fait comme ça. " La troisième qualité, la démesure, permet au guerrier dentrer à fond dans toute situation, sans essayer de mesurer sa propre capacité dy répondre adéquatement ou den deviner le résultat. À ce stade, le guerrier ne se laisse plus prendre au jeu de la peur de ne pas atteindre un objectif précis ou de lespoir dy arriver. Pour accomplir le nécessaire, il ne craint plus de dépasser les réactions conventionnelles ou les limites que lui imposent ses propres habitudes mentales ou de comportement ". Lhumilité, la vivacité, la démesure, ça va mais jai un peu de difficulté avec linterprétation juste de la quatrième qualité, linsondabilité. Lauteur en parle en ces termes : " Linsondabilité est celle qui fait rester dans le maintenant. Le guerrier laisse tout simplement tomber sa propre logique, ses croyances et ses façons dagir. À cette étape, il franchit la frontière entre lui-même et le monde pour sidentifier pleinement à autrui et à la terre, au temps quil fait, aux forêts, au ciel et aux éléments. " Linsondabilité aurait quelque chose à voir avec lidée de laisser de côté ses repères habituels, peut-être? Plus loin, lauteur suggère : 1- Goûter pleinement ses émotions. Je vous signale quil existe à travers le monde plusieurs centres Shambhala. Il y en a un à Montréal, de même que plusieurs autres à travers le Canada : Edmonton, Frédéricton, Halifax, Montréal, Nelson, Ottawa, Saint-Jean, Vancouver et Victoria. Personnellement, je ne sais pas comment ça se passe dans les centres, mais je peux vous dire que cest un enseignement qui est très intéressant, quoique aussi très exigeant. | |||
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Globalisation nest pas " conscience planétaire " | ||||
CAMPBELL, Bonnie. " Les enjeux de la globalisation ", Le Courrier de lUnesco, octobre 1998.
" La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. " |
Il y a toute une interrogation sur la question des droits et cela représente, bien entendu, un grand progrès. Mais il ne faut pas confondre le phénomène planétaire quon vit actuellement - globalisation, capitalisme libéral, etc. - avec la conscience planétaire : ce sont deux choses bien différentes. Le point de vue des multinationales, ou en général celui de léconomie, met laccent sur lintérêt des entrepreneurs et lart de faire fructifier les capitaux, et se retrouve très souvent dans des situations où les droits humains, un peu partout dans le monde, représentent pour ces intervenants un inconvénient. Par exemple, exploiter des enfants pour fabriquer des chaussures sport quon vend dans les pays développés cest plus simple et moins cher que de respecter les droits de lenfance, ou ceux des femmes. Voilà lidée. La nouvelle économie entraîne beaucoup lexclusion, la marginalisation, le non-respect du droit au travail. Et ce sont tous des facteurs, des conditions qui limitent les droits humains, qui finissent par créer beaucoup dinégalités et qui amènent des abus de droits dans le monde. Jai trouvé, dans une publication que je lis toujours très attentivement, Le Courrier de lUnesco, (édition doctobre 1998), un article de Bonnie Campbell, du département de Sciences politiques de lUniversité du Québec à Montréal. Il aborde la question des enjeux de la globalisation par rapport aux droits humains : " Cinquante ans après la Déclaration universelle de 1948, peut-on parler de lémergence dune nouvelle génération de droits humains et si oui, quels rapports ont-ils avec ceux mis en avant il y a un demi-siècle ? ", se demande dabord lauteur, avant dapporter certaines précisions. Quand on parle dinterdépendance, entre les pays par exemple, on a assez souvent limpression que ça signifie quil y a une égalité. Eh bien pas du tout. " Interdépendance ne signifie pas forcément létablissement de rapports symétriques et légalité des chances. Ce sont peut-être même les formes prises par linternationalisation et le bouleversement des rapports sociaux qui expliqueraient les préoccupations croissantes concernant les droits humains. " Bref, il ny a pas que les dictateurs, les pays où les droits ne sont pas respectés, les pays qui mettent laccent sur le terrorisme ou encouragent des formes excessives de croyances : il y a aussi le fait que la nouvelle économie, la mondialisation, représente une résistance et un défi à relever pour les droits humains. Quels sont ces enjeux de la globalisation par rapport aux droits humains de la Déclaration universelle de 1948? Cette globalisation représente, si lon nest pas prudent, un risque considérable pour les droits. Bonnie Campbell rappelle " laggravation de la marginalisation et de lexclusion de certaines catégories sociales " qui a eu lieu pendant les années 90. À lintérieur de la démarche ou du rapport quon trouve sur le développement dans le monde " la fonction ' assurer léquité sociale ' - qui est une fonction essentielle des droits - nest pas présentée comme un objectif en soi - encore moins un droit social et économique - mais comme un élément de stabilisation et de consolidation dun modèle de croissance économique dont la logique ne peut quaccentuer les inégalités et donc être potentiellement porteuse dabus de droits. Dans le mesure où la pauvreté et les dysfonctionnements dont souffre la planète ont pour origine un mode de régulation sociale et politique sélectif et inéquitable, la revendication de nouveaux droits recouvre en fait un problème de lutte pour la redistribution du pouvoir, donc une question éminemment politique. " On sinterroge ensuite sur " la question cruciale du contrôle sur le processus de développement : Qui le contrôle? En fonction de quelles finalités? En fonction de quels intérêts? " Sur la couverture de ce Courrier de lUnesco doctobre 1998, on écrit :" Droits humains : une conquête inachevée. " Je me suis particulièrement attardé à cet article, parce que cest une question qui mintéresse beaucoup, à savoir : Est-ce que le progrès nest pas suspendu, dune certaine façon, par les politiques qui mettent essentiellement laccent sur la croissance économique à tout prix? Il apparaît que " les interventions de plus en plus poussées ", les nombreuses formes daides dans le domaine social et politique, résultent en " une tentative de dépolitisation qui nie la légitimité des objectifs politiques ", affirme Campbell. Les états disparaissent de plus en plus de ce point de vue-là. Les grandes décisions sont prises par les multinationales, guidées par les impératifs économiques et tout ça passe au-dessus de la tête des états. " Létat de droit - où il existe des arènes dans lesquels la remise en cause des règles sociales concernant les normes fondamentales de travail, la santé ou lenvironnement, peuvent être débattues publiquement par des organismes ayant un statut reconnu. " Dans le cas où les états fonctionnent, bien sûr car si les états cessent de fonctionner, alors tout ça tombe : il ny a plus de ces arènes pour en débattre les principes et les états sont en quelque sorte spoliés. Parlant du droit à linformation par rapport aux avancées technologiques et scientifiques, Campbell se pose la question : " Qui contrôle les fruits de ces recherches? Qui décide de lutilisation de leurs résultats? Dans quel but et dans quels intérêts? " Cest un article très intéressant. Il est question, entre autres, des grandes entreprises transnationales : " Surtout celles qui vendent des biens de consommation dans les pays riches, se sont préoccupées de voir mis en place des codes de conduite ou déthique, afin déviter des campagnes de boycottage, comme il sen est produit en Europe et en Amérique " - pour empêcher que ne soient déversés sur nous des produits qui ont été fabriqués dans des pays pauvres, dans des conditions qui ne respectent pas les droits humains. Mais Campbell fait remarquer labsence de surveillance ou de dispositifs juridiques pour faire respecter ces codes. Pour terminer, je vous communique un extrait de la Déclaration des droits de lhomme et du citoyen en France (1789) : " La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. " Jolie définition. | |||