PAR...  

Émission du lundi 5 octobre 1998

 

Femmes sous influence

D'après :

BRETAGNE,
Jean-Marie, GAZIO,
Sophie et
SANSONETTI,
Isabelle.
" Femmes :
En quoi avez-vous
changé? ",

Ça m'intéresse,

Nº 211, septembre
1998.


Dans l’Antiquité, et même si l'on remonte jusqu’à la Préhistoire, alors qu’elles contribuaient à la survie du groupe par la cueillette, la pêche et la chasse, les femmes étaient les égales des hommes. Aujourd’hui, elles retrouvent donc la position qu’elles occupaient autrefois. Malheureusement, ce n’est pas le cas partout dans le Monde…

L'intégrisme

Chez les Talibans, par exemple, la femme ne mérite même pas de nom. " Le visage d’une femme est source de corruption pour les hommes étrangers à la famille " : c’est l’un des credo intégristes. En somme, la femme est voilée à cause du désir qu’elle pourrait provoquer. Elle n’a pas la moindre existence propre, selon eux. Mais pourquoi, et d’où vient cette haine qu’on semble entretenir à l’égard des femmes dans certains pays?

L’écrivain Latifa Ben Mansour évoque les enlèvements de femmes pratiqués en Algérie par les intégristes : " Le premier geste qu’ils font c’est de leur arracher leurs vêtements, de leur retirer leur prénom et leur donner des noms de choses, comme table, godasse ou torchon puant. Pour eux, il y a trois types de femmes. La catin qui accepte de côtoyer les hommes au travail ou à l’université, et est donc une prostituée potentielle; la sorcière qui exerce le métier de voyante et se rend ainsi coupable de polythéisme; et la sainte, silencieuse, obéissante, voilée, calfeutrée, dans son domicile ou à la mosquée. Sa mission est de procréer, de préférence des garçons qui sont embrigadés au plus vite et donneront leur vie pour Allah. "

Plus loin dans cet article, on cite un extrait d’une lettre ouverte intégriste adressée au président de la République algérienne : " La femme doit s’affranchir de " l’emprise des coutumes anté-islamistes (antérieures) ainsi que du complexe de mimétisme à l’égard de la femme occidentale. Elle ne produit pas de choses matérielles mais cette chose essentielle qu’est le musulman ", martèle Ali Ben Hadj, le numéro deux du FIS. "

Tout de même incroyable des idées comme celles-là!

 


Le viol

" À Alger, étudiantes et lycéennes sont parfois vitriolées en pleine rue. En Afghanistan, dans les régions contrôlées par les talibans, les femmes n’ont plus le droit de travailler, les écoles de filles et les hammams ont été fermés. L’accès aux soins leur est quasiment impossible, et les veuves n’ont d’autre choix que mendier pour survivre. Chez elle, une femme ne doit pas être visible, et les Talibans ont même exigé que les fenêtres des rez-de-chaussée donnant sur la rue soient masquées. […] Comment les femmes peuvent-elles faire l’objet d’une paranoïa collective et d’une logique d’apartheid? Tout tourne, essentiellement, autour de leur pouvoir à donner la vie. C’est, au travers de leur enfermement et de leur soumission, le contrôle de la filiation que veulent s’assurer les talibans. Dans certains conflits, ce précieux contrôle de la filiation devient d’ailleurs un enjeu. Entre 1991 et 1995, durant la guerre en ex-Yougoslavie, on a constaté la pratique de viols systématiques sur plusieurs milliers de femmes. "

On cite plus loin une anthropologue, Véronique Nahoum-Grappe qui se positionne : " Le viol n’a pas seulement été une " atrocité de guerre ", selon le stéréotype le plus rebattu qui l'associe à l’impunité d’une situation et aux pulsions des soldats sexuellement frustrés. Au contraire, les autorités responsables de l’agression ont fait de cette pratique un usage politique. Ils l’ont " géré "  (le viol). Le bourreau prend la place de tous les hommes de la famille de sa victime, y compris celle du fils, lorsqu’il dit à la femme bosniaque qu’il viole : " Tu auras un enfant tchetnick. " "

Elle rappelle plus loin que les fascistes espagnols avaient inscrits sur les murs : " Nous mourrons peut-être mais vos femmes donneront naissance à des enfants fascistes! "

voir:
Dieu serait-il
contre les
femmes?


" Par l’enfermement comme par le viol,
continuent les auteurs, la femme est niée, reléguée au second plan derrière sa simple fonction procréatrice. […] L’indignation occidentale devant ces pratiques barbares ne doit pas faire oublier que, sous des formes à peine plus policées, les mêmes préjugés misogynes ont été en vigueur chez nous  - en Occident : au début de ce siècle, l’adultère féminin - dans plusieurs pays d’Occident - était passible de prison. " Etc. Bref, ça continue comme ça… Alors comment les femmes ont-elles pu renverser ce courant-là en Occident?

L'émancipation

Les femmes ont ébranlé fortement le courant, je dirais, mais ne l’ont pas complètement renversé; même dans notre société, ce n’est pas encore fait. On dit ici que " Ce joug masculin s’est effondré en moins d’un siècle dans les pays occidentaux, mais aussi, même si l'on observe de tragiques retours en arrière, à travers l’immense majorité de la planète. Comment les femmes ont-elles pu le renverser? – Voilà la réponse - En s’attaquant aux deux verrous qui les maintenaient prisonnières - ces deux verrous que l’on retrouve solidement cadenassés dans l’idéologie intégriste : la maîtrise de la fécondité et le travail. Le phénomène s’est enclenché avec l’industrialisation à la fin du 19e siècle… mais sous le signe de la plus grande ambiguïté : " La révolution industrielle a nécessité de recruter chez les femmes autant que chez les hommes rappelle […]. Mais les femmes ont fourni la main-d’œuvre la plus exploitée. " En somme, à ce stade, la libération de la femme peut aussi être lue comme une oppression masculine plus subtile. " J’ajouterais qu’il y a eu un phénomène de remplacement durant la Guerre : les hommes étaient au front, les femmes à l’usine. Bref, une situation suspendue et non corrigée.

Le modèle de la femme au foyer, qui s’était imposé au milieu du 19e siècle, va lentement décroître puis voler en éclats au tournant des années 1970. Les femmes découvrent le travail mais aussi l’ambition : les 50 dernières années racontent la chute successive de toutes les positions sociales traditionnellement masculines dans le domaine de la mixité. " Plus loin, on parle du " second tabou " : " […] le pouvoir des hommes s’effondre sous les coups de butoir successifs du MLF - Mouvement de libération de la femme - puis de la loi. Notre ventre nous appartient!, scandent les féministes. […] Toutes ces conquêtes ont aujourd’hui un parfum presque désuet… […] Les mentalités ont évolué plus vite encore que les décrets chargés de les réformer. Dans les années 1980, à tous les échelons, les femmes se sont imposées. Mais à quel prix? "

Selon Jeannine Maussuz-Lavau : " Quand les femmes sont entrées dans le milieu du travail, elles ont dû s’imposer dans un monde d’hommes. Elles se sont donc alignées sur le modèle masculin, et ont fait preuve d’autoritarisme et de fermeté ". Margaret Thatcher, Indira Gandhi, par exemple. 

Monsieur Laborit, ce grand coquin, s’est un jour attiré les foudres du gouvernement britannique après qu’il eût lancé : " Madame Thatcher ne pouvait pas porter de minijupe car on aurait vu ses couilles… " À ce propos, j’ai appris récemment qu’il avait eu l’audace d’exprimer tout haut ce que les politiciens qui entouraient Madame Thatcher disaient entre eux tout bas : " She’s got balls… ". Ce qui ne l’a pas empêché d’avoir des ennuis diplomatiques. [rires]

Dans le même dossier : " Les années 1980 sont celles de " l’executive woman ", la superbattante qui consacre sa vie au boulot et à la réussite, quitte à sacrifier sa vie familiale. Sacrifice sans doute insupportable : les années 1990 sont déjà venues bouleverser ce nouvel ordre. " Puis on cite Anne Chanon : " Depuis la fin des années 1980, […] les femmes reconquièrent leur féminité. Les tenues fluides, féminines, refont surface. Les stars revendiquent leur féminité en posant avec leur gros ventre. Les dessous réapparaissent, le maquillage aussi. Et les femmes redonnent priorité à leur vie privée. Tout se passe comme si, après s’être adaptées au monde des hommes, jusqu’à y conquérir une place pleine et entière, les femmes souhaitaient maintenant que le monde masculin s’adapte enfin à elles. C'est la fameuse féminisation de la société. " On dit aussi que Monsieur Jospin a une qualité d’écoute " féminine ". On n’aurait jamais pu utiliser l’expression il y a quelques années…

L’article rapporte également un commentaire de Boris Cyrulnik sur le sujet: " Il n’y a pas que les hommes qui soient sexistes. Je pense qu’actuellement le sexisme féminin risque de dénaturer notre culture d’épanouissement des femmes. " Puis : " Aux États-Unis, le néo-féminisme est en train de prendre un visage effrayant. La hantise du harcèlement sexuel y est telle que, dans certaines universités, il faut un consentement verbal clair à chaque nouvelle étape d’un flirt : Acceptes-tu que je t’embrasse? Acceptes-tu que je dégrafe ton soutien-gorge? - Oui mais avec les dents… [rires] - .Une diplomatie de guerre froide appliquée à la sexualité… bientôt à l’affiche dans nos lycées? " Il y a un présent incertain, au fond.

 


Les hormones

Voyons un peu les découvertes qui ont été faites depuis quelques années. D’abord, on apprend que les œstrogènes et la progestérone sont des hormones féminines qui provoquent de grands et de petits effets qui éclairent les mystères du beau sexe. " Ainsi, les femmes leur doivent, indirectement, les problèmes de circulation sanguine mais aussi la production du bon cholestérol qui les rend moins vulnérables aux maladies cardio-vasculaires. " D’où l’intérêt pour les aliments qu’on appelle les phyto-œstrogènes (phyto veut dire végétal, plante), qui sont l’équivalent des hormones œstrogènes, et dont la consommation va permettre la production du bon cholestérol, en autres choses. " Plus fondamentalement, ce sont les œstrogènes et la progestérone qui dictent le cycle menstruel -  Tout un système - dont la physiologie masculine ne possède aucun équivalent. " C’est la testostérone, hormone mâle, qui est responsable de la non moins fameuse violence masculine. " Or, les femmes en ont beaucoup moins sauf cas rares. "

Les observateurs scientifiques se sont rendus compte que le corps féminin a beaucoup évolué au cours de ces dernières 50 années. Si vous regardez les photos des belles du début du siècle, c’est à se demander s’il existait des maigrichonnes comme on en voit tant aujourd’hui… C’est très mystérieux pour moi, car je n’arrive pas à comprendre comment la femme peut être aussi plastique que ça, s’adapter, se modeler, etc. On dirait que l’aspiration vers l’égalité des sexes s’est traduite à un moment par une relative égalisation des silhouettes féminines et masculines. Le directeur du laboratoire d’anthropologie du Musée de l’Homme, André Laganey explique que : " Les femmes contemporaines se sont fabriquées un corps plus ferme, plus musclé, plus mince, grâce aux sport, aux régimes alimentaires successifs, à l’abandon du corset et à une vie plus active. " C’est une explication mais est-ce que ça explique tout?

" La douceur féminine a-t-elle des fondements hormonaux? En creux, oui. " Pourquoi " en creux? " Parce que ce n’est pas tellement à ce qu’elles ont, mais plutôt à ce qu’elles n’ont pas qu’elles doivent la douceur de leur peau. " Les œstrogènes favorisent la souplesse de l’épiderme, d’où la peau proverbialement satinée des femmes. De plus, ces hormones dilatent les vaisseaux sanguins. Voilà pourquoi les jeunes filles rougissent plus facilement que les garçons… " Tiens, je me demandais… [rires]

   
 

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Le clitoris : plus grand que nature…

D'après :

NOWAK, Rachel et
WILLIAMSON,
Susan.
" La face caché
du clitoris ",
Courrier International
,
3 au 9 septembre
1998,
(tiré du New
Scientist
).


On croyait tout savoir sur le clitoris et voici qu’une étude vient de démontrer que le clitoris est un organe très mal connu, au point que même les anatomistes se trompent sur son compte. Il n’y a pas du tout de sensationnalisme dans ma démarche, je le précise. J’ai d’abord lu cet article qui est relativement court avec beaucoup d’intérêt et je me suis dit un moment : il n’y a rien à faire, il faut que j’aborde absolument cette question-là.

Le clitoris, explique-t-on, serait beaucoup plus qu’un simple monticule car c’est là le sens du terme grec kleitoris. " Le clitoris s’étend profondément dans le corps de la femme. Il est au moins deux fois plus grand et des dizaines de fois plus large que ce qu’en montrent la plupart des ouvrages d’anatomie. " Ce n’est pas rien.

Cette étude récente a été réalisée sous la direction du docteur Helen O’Connell, chirurgienne spécialisée en urologie, au Royal Melbourne Hospital, en Australie. " Le clitoris doit sa réputation lilliputienne au fait, entre autres, que sa structure tridimensionnelle, complexe, se situe largement à l’intérieur de l’organisme, dissimulée par du tissu adipeux et de l’os. Une grande partie des tissus érectiles n’est pas dessinée dans les manuels d’anatomie - la femme encore " coincée " -, sauf, peut-être, dans quelques très vieux schémas de dissection de la littérature française et allemande," explique Helen O'Connell.

 
On cite également le docteur Cindy Amundsen, gynécologue de l’Université de Houston, au Texas, qui affirme que " Les dissections de O’Connell sont magnifiques. Les tissus érectiles sont plus proches de l’urètre et couvrent une zone de la paroi vaginale beaucoup plus étendue que ce qu’on imagine généralement. "

Et on raconte un peu comment elle en est venue à se poser ce genre de questions là. " Les manuels continuent à reproduire des illustrations d’organes féminins surannés et inexacts, quand ils n’omettent pas purement et simplement d’en présenter des schémas. De même les textes d’accompagnement sont incomplets. L’un d’entre eux présente les organes génitaux féminins comme une structure identique à celle de l’homme mais tournée vers l’intérieur – j’ai déjà lu ça quelque part.  - Pour un autre, ils ne sont qu’un " pauvre homologue " des organes mâles - comme si le clitoris était un pénis qui avait perdu le Nord… - Pas même le Gray’s Anatomy - qui est considéré comme la bible des anatomistes - ne décrit en détails les nerfs et les vaisseaux sanguins reliés au clitoris. " Pour un chirurgien, déclare Helen O'Connell, c’est inadmissible. " 

" Selon les descriptions d’Hélène O’Connell, peut-on lire plus loin, les nerfs caverneux parcourent les parois de l’utérus, du vagin, de la vessie, de l’urètre. " Tant de choses qu’il faut savoir quand on est chirurgien, bien entendu. Pourquoi le clitoris a-t-il été systématiquement mal étudié? Parce qu’apparemment " les corps disponibles pour les dissections sont souvent celles de femmes de 80, voire de 90 ans ", souligne-t-on. Mais probablement aussi, comme me faisait remarquer une amie, parce que les recherches ont été faites par des hommes.

C’est peut-être aussi simple que ça l’explication, finalement.

   
 

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Les meilleurs étudiants
pour les meilleures universités seulement

 


Je vous ai souvent parlé de Jacques Attali, principal artisan du Rapport universitaire d’enseignement, il est considéré comme un expert mondial en matière d’éducation. Selon lui, le monde dans son ensemble a du mal à choisir entre une pure logique de marché, où les universités seraient des entreprises en situation de concurrence, et le système actuel où domine la bureaucratie publique universitaire. Il parle aussi du développement planétaire du système universitaire qui n’a pas réduit les inégalités, comme il était supposé le faire, mais qui a plutôt favorisé leur aggravation.

De quelle façon?

D'après :

ATTALI, Jacques.
" Demain, une élite
mondiale ",

propos recueillis par
Sophie Bessis,
Le Courrier de
l'UNESCO
,
septembre 1998.


" Une double dynamique est à l’œuvre,
explique-t-il, qui attire les meilleurs étudiants, quelle que soit leur nationalité, vers les meilleures universités, américaines surtout. Non seulement les élites du Sud vont continuer, comme elles le font déjà, à aller vers les pays du Nord en privilégiant de plus en plus le monde anglo-saxon, mais les universités vont créer des " campus nomades " dans des pays-clients - qui vont s’exporter avec leurs standards de qualité vers Singapour ou Nouvelle-Delhi. Avec cette privatisation, on ne pourra plus parler de Nord proprement dit, mais de systèmes universitaires autonomes. Harvard ou Oxford, labelliseront - l’étiquette - les universités du Sud…  - Pour ainsi dire, comme pour les entreprises, il va y avoir les marques Harvard ou Oxford - Les grandes universités fonctionneront donc comme des pompes aspirantes des meilleurs étudiants du Monde. " On va vers une sorte d’élite mondiale, ce qui présente finalement une difficulté, celle de compromettre sérieusement la démocratie et la démocratisation de l’enseignement.
 
" Il faut résister à cette tendance,
prévient Jacques Attali, en créant des espaces transnationaux capables de lutter contre l’introduction de la logique de marché dans l’enseignement supérieur. " Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais Pepsi-Cola a décidé de commanditer une chaire dans une université; McDonald également. Verriez-vous pour l’Orchestre symphonique de Montréal, qui en arrache ces temps-ci, si monsieur Dutoit décidait de s’habiller en espèce de clown bigarré comme celui de McDonald pour obtenir une subvention? Remarquez, ce n’est pas une suggestion, seulement un morceau de délire. [rires]

" Les universités publiques doivent accepter de se soumettre à des évaluations effectuées par des opérateurs extérieurs à eux, " ce qui place les universités dans une situation de transparence permanente et " les feraient sanctionner en cas de non-respect de leur cahier des charges. "

" L'enseignement supérieur doit-il former des producteurs ou des citoyens? questionne Attali. Les deux, bien sûr. Les liens entre les universités et les entreprises doivent être renforcés de façon à ce que les entreprises acceptent plus facilement d’accueillir des formations diplômantes. Dans le même temps, tout diplômé sortant de l’université doit y avoir appris quatre choses au moins : être citoyen, communiquer, créer et critiquer. - On pourrait appeler ça la Loi des 4 C, parce que le hasard fait que les quatre mots commencent par la lettre C - […] L’enseignement, ajoute-t-il, ne prend pas suffisamment en compte ces exigences. Communiquer, c’est ainsi disposer de l’outil informatique, mais également connaître au moins deux langues étrangères, ce qui est rare. De même, l’aptitude au débat critique est loin d’être généralisée. "

Puis, on lui pose la question : Qu’est-ce qu’être citoyen?C’est d’abord connaître la Loi, ses devoirs et ses droits. Mais c’est aussi apprendre à vivre en société, à décider, à participer. La vie étudiante elle-même doit être un lieu d’apprentissage de la démocratie. " Aussi, dans les pays riches, l’enseignement supérieur ne se démocratise pas, il se massifie. " Seul un petit nombre a aujourd’hui accès au véritable enseignement supérieur, dit Attali. On assiste en fait un peu partout dans le Monde à un allongement de l’enseignement primaire, à une quasi disparition de l’enseignement secondaire, le primaire et le supérieur se rejoignant. "

Ces propos, dont je vous donne un aperçu rapide semblent indiquer que la démocratie se porte plutôt mal à l’échelle planétaire puisque les inégalités sociales vont s’aggravant, comme chacun sait maintenant.

   
Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.
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