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Émission du jeudi 24 septembre 1998

Culpabilité : le complexe Woody Allen

J’en arrive à la conclusion qu’une société sans culpabilité ce serait l’enfer. Et oui, tous, nous nous sentons coupables : ceux qui mendient comme ceux qui font l’aumône, et surtout ceux qui ne la font pas.

Combien de fois par jour vous sentez-vous coupables, messieurs-dames? Souvent? Eh bien, il y a des gens qui le savent…Il y a même cette caricature parue dans le magazine Psychologies, éditions de septembre 1998 qui l’illustre très bien. On voit un sans-abri qui est à mendier dans le métro et qui rencontre un autre sans-abri qui mendie, lui aussi. Il lui demande : " Alors toi, ça fait longtemps que tu es dans le " culpabilité business "? Elle n’est pas de moi, je m’empresse de le dire. L’auteur est un certain Voutch.

Ce sentiment de culpabilité que nous éprouvons tous – la plupart d’entre nous du moins –, cela nous vient en gros de ce que nous sommes habités par le Surmoi qui est le parent intérieur, beaucoup plus exigeant que le parent véritable, la mère ou le père. Il nous commande d’être parfait, ce juge intérieur psychique qui s’élabore autour du complexe d’Oedipe et qui va nous contrôler toute notre vie. Il est le produit des interdits posés par nos parents et aussi de notre propre rapport à la Loi.

Alors qu’il existe une culpabilité " normale ", pour ainsi dire, l’absence totale de culpabilité est extrêmement grave. Ceux qui en souffrent sont des personnages absolument dangereux, comme les tueurs en série. À l’inverse, une trop grande culpabilité c’est autre chose. Lorsque ça prend des proportions démesurées, il faut y voir parce que cela devient pathologique et extrêmement souffrant. En résumé, disons qu’une certaine culpabilité devrait normalement nous aider à vivre avec nous-mêmes et avec les autres également, et nous aider à nous prendre un peu moins au sérieux. Pour alimenter le sentiment social. Il faut donc apprendre à vivre avec.

 

C’est ce que Woody Allen essaie de faire, mentionne-t-on dans ce dossier que je viens de lire sur la culpabilité. Soit dit en passant, Allen est un bonhomme pour lequel j’ai une très grande admiration parce qu’il arrive à dire d’une façon drôle des choses extrêmement graves. Comme par exemple : " L’erreur c’est de naître. " On ne peut pas dire qu’il ne part pas du début!!
[rires]

Il est victime de tous les maux décelés par la psychanalyse et de quelques autres aussi. Dans un de ses films, il avoue à une femme qu’il fréquente : " Mon psychanalyste m’a dit que tu ne me convenais pas, que je devais trouver une autre femme. Alors j’ai changé de psychanalyste. " Belle preuve d’amour. Et : " Il se défend toujours à travers les personnages de ses films qui sont le prolongement de lui-même. -  Vous remarquerez, ils se sentent tous coupables -  : coupables de prendre des antidépresseurs, d’avoir peur des araignées, [coupables] d’être égoïstes, d’être Juifs, de ne pas trouver de place de stationnement, de ne pas être à la hauteur... " Et j’ajouterais même coupables de se sentir coupables…

En fait, une seule culpabilité ne l’habite pas et c’est pourtant l’une des plus grandes culpabilités que je connaisse : celle d’être femme. Car les femmes souffrent énormément du sentiment qu’elles ont de se sentir responsables de tout. Au moins, il aura échappé à celle-là. Mais il va revenir, vous verrez, et il va se réincarner en femme pour être certain d’avoir bien fait le tour des culpabilités. [rires]

" Le premier sentiment de culpabilité que j’ai éprouvé c’est d’avoir vécu tranquillement alors que des milliers d’êtres humains étaient massacrés pendant la guerre... ", raconte Allen. C’est un Juif qui parle. Dans son film Annie Hall, " c’est à cause de son inadéquation si ses parents portent des masques de Groucho Marx. " Dans un autre de ses films, Prends l'oseille et tire-toi, ils ont honte de leur fils. " Pour Woody Allen, chaque geste, chaque action, chaque atome est la conséquence d’un ratage. -  Et c’est peut-être ça qui nous plaît chez lui, je pense : ce surplus d’humanité - La question n’est pas : Comment cela a-t-il pu arriver? La question est : Comment cela n’arrive-t-il pas plus souvent? " Il a trouvé, ajoute-t-il une explication parfaitement satisfaisante de l’univers : " C’est une erreur ". Il n’est pas impossible qu’il voit juste après tout? [rires]

Et le succès de Woody Allen tient sans doute en grande partie de ce qu’il est l’illustration de ce que nous sommes tous porteurs au fond. Lorsqu’il parle de sa carrière d’humoriste sur scène, car il le fut un temps, il confie : " Si vous ne saviez pas que j’étais un comique, vous auriez cru que j’étais un portrait vivant de la tristesse. Mes yeux étaient tombants, mes épaules aussi. C’est si facile de se haïr… " Ce que j’aime de lui, c’est qu’il fait toute une description et que le mot de la fin, c’est toujours quelque chose qui remet tout en question.

" Sa culpabilité lui complique la vie. " Dans l’un de ses personnages, par exemple, il va adopter un enfant, il cherche à retrouver sa vraie mère, et se torture pour inculquer à son fils le respect de Dieu puis il dit cette phrase étonnante : " Nous ne savions pas dans quelle religion ne pas élever notre enfant. "[rires]

Plus loin : " La vie est une succession de misères, de douleurs, de malheurs, et en plus, elle s’achève bien trop tôt. " Pas mal, ça. Et son péché originel, dit-il, c’est " Ne pas être Cary Grant. " [rires] L’art de ne pas se prendre au sérieux… Et cette formule audacieuse : " Dieu est arrogant, mesquin, vulgaire. Mais l’homme, lui, est simplement coupable. Coupable de quoi? D’être mortel. Et mauvais perdant. "

Cela me fait penser à Alfred Adler dont j’aime vous parler. D’autant plus qu’il me semble que bien peu de gens en parlent maintenant. J’essaie périodiquement de rappeler que c’est un des grands personnages de la psychologie moderne. Une de ses formules me revient à chaque fois que je vois un film de Woody Allen : " Être homme, c’est se sentir inférieur. " [rires]

Dans ce dossier sur la culpabilité, je vois par exemple qu’il y a un article intitulé joliment " Une journée de mauvaise conscience ordinaire ". Qu’est-ce que ça peut être? Par exemple, lorsque vous réalisez que vos factures ne sont pas payées, qu’au repas du midi vous avez fait une entorse à votre régime, que dans le métro, au retour ce soir, les gens vont vous tendre la main et vous allez donner de l'argent ou pas. Quoi qu’il en soit, vous allez culpabiliser d’un côté comme de l’autre. " Si je ne donne rien, je me sens coupable et si je donne, je culpabilise pour avoir entretenu un système d’assistanat. " La culpabilité, en somme, c’est ce qui nous empêche d’être heureux.

D'après:
DOLLÉ, Cécile,
FORESTIER, François,
HEYMANN, Danièle,
LEMOINE, Laurence,
SCHILTON, Delphine,
TAUBES, Isabelle,
TORRE, Stéphanie.

" Comment se
déculpabiliser "

Psychologies,
septembre 1998.


Retour au début-
Le zen : les quatre vérités et le chemin octuple
 


Parlant d’essayer d’être heureux, je voudrais vous parler un peu du zen qui est la branche japonaise du bouddhisme. Car le bouddhisme est essentiellement une philosophie qui réussit à s’adapter à des cultures différentes. Je suppose que dans le cas du zen , le bouddhisme s’est greffé à la tradition des samouraïs, du guerrier, etc. " En Occident, le zen est beaucoup plus un mouvement laïque, et le pratiquant qui souhaite vivre à la fois dans la société conformément au zen doit trouver un équilibre entre ces deux pôles. Au lieu de se dévouer à l’illumination […], il doit adopter une forme de pratique plus variée dans laquelle seront combinés d’une part, l’entraînement zen formel et d’autre part, les exigences et les préoccupations de la vie quotidienne. "

Dans l'Essentiel du zen, ce qui a retenu mon attention plus particulièrement, c’est un chapitre qui parle du zen appliqué dans la vie de tous les jours. Parce que là, j’ai la chance et la possibilité de rejoindre tout le monde, puisque cela touche à ce que nous vivons tous. " La pratique [du zen] dans la vie quotidienne, explique Robert Aitken Roshi, est la même que sur votre coussin -  pour ceux qui pratiquent le zazen -  : examinez vos pensées ordinaires d’avidité, de haine et d’ignorance, et retournez à votre pur esprit originel. " L’attention de soi.

D'après:
SCOTT, David
et DOUBLEDAY, Tony.
L’Essentiel du zen ,
Calmann-Lévy, 1992.
 

"Abstiens-toi de
mal agir et fais ce
qui est correct"

Simple mais pas
si facile.


On cite aussi beaucoup ces temps-ci, un peu partout dans le Monde, le maître zen canadien Albert Low, qui vit à Montréal, où il a d'ailleurs
mis sur pied un centre zen. Il décrit la situation de la manière suivante : " On peut, en s’engageant entièrement dans la vie laïque et les sacrifices qu’elle implique, autrement dit en vivant pleinement et authentiquement le rôle de parent et d’époux, être entièrement voué à l’Éveil, au dharma - le dharma, c’est la Voie - . Mais un tel engagement nécessite un travail continu, aussi continu que lorsqu’on se consacre à la vie monastique. C’est un peu comme gouverner un bateau sur l’océan : on ne peut se permettre de fixer la barre et de ne plus se soucier de rien. On doit sans cesse vérifier sa route et ajuster le cap. "

" Le zen ne s’occupe pas du comportement en société. Mais l’enseignement zen ayant pour effet, parmi d’autres, d’effacer peu à peu les distinctions dualistes qu’on établit entre soi-même et les autres, ce changement de perception s’accompagne d’une conscience accrue de l’interdépendance de toute chose -  Voilà un point important - ; et ce changement, à son tour, engendre un sentiment de conscience sociale, de communauté et de compassion envers les autres. -  La compassion, c’est très important dans le bouddhisme - La vie par elle-même peut devenir un koan. "

Le koan, c’est une formule qu’on prononce comme ça, une sorte de poème, si vous voulez, composé de quelques mots seulement, mais qui est extrêmement intriguant et difficile à déchiffrer sans faire appel à l’intuition. Alors la vie elle-même est remplie de koan, dans ce sens que tu te frappes dans la porte quelque part, quelqu’un te rencontre et te dit quelque chose. Quel sens tout ça a dans ta vie? Comment l’interprètes-tu? Comment vivre en tenant compte de nos propres besoins et de ceux des êtres qui nous entourent? C’est ça le grand koan finalement.

Cette prise de conscience que l’on n’existe pas indépendamment de tout le reste entraîne une autre conséquence : on doit désormais assumer non seulement la responsabilité de ses actes, mais aussi celle de toutes les expériences que l’on vit. Il n’est plus possible de dire : " Elle m’a rendu jaloux " -  si l'on pratique le zen - . On doit dire : " Je me suis rendu jaloux. " -  Parce que c’est dans la tête de qui? Entre les deux oreilles de qui cela s’est-il passé? - On ne peut plus chercher le responsable des problèmes à l’extérieur de soi; on doit se tourner vers l’intérieur, se confronter à soi-même, et découvrir ce qui, à l’intérieur, a provoqué telle ou telle situation. "

Que l’on pratique le zen officiellement ou non, il me semble de toute façon que l’on doive vivre comme ça. Je ne sais pas comment on pourrait vivre sans ce poser ce genre de questions et sans devenir conscient de ce que l’on est, de ce que l’on fait, de ce que l’on dit et de ce que l’on pense. " Si l’on pratique le zen, on ne peut plus chercher le responsable des problèmes à l’extérieur de soi, on doit se tourner vers l’intérieur, se confronter à soi-même et découvrir que c’est ce qui est à l’intérieur qui a provoqué telle ou telle situation. " Moi, c’est curieux, c’est peut-être une question d’âge, mais je suis arrivé au point où je trouve que tous les enseignements se recoupent sur l’essentiel. Ce que je viens de vous lire maintenant, je pourrais vous le dire à propos des stoïciens, des épicuriens, etc.

Vivre en voyant les choses de ce point de vue exige, il est vrai, un effort considérable et la capacité de garder l’esprit clair au milieu de la confusion de notre vie. Pour y parvenir, nous disposons, en plus de la pratique du zazen… " de la méditation où l’on prend conscience de ce qui est en-dehors de soi. La Voie du Milieu - ni trop, ni trop peu -, est au cœur de l’enseignement du Bouddha, qui d’ailleurs n’a jamais prétendu être Dieu, qui ne l’a jamais dit ou laisser dire autour de lui; et c’est ça qui est encourageant : c’était un être humain, comme vous et moi. Alors, on se dit : Si ça a été possible pour lui, ça doit être possible pour moi. Possible quoi? D’échapper à l’angoisse, d’échapper à la souffrance. D’échapper à la souffrance! Monsieur Languirand, vous n’êtes pas sérieux? Je devrais peut-être dire dépasser la souffrance…

" Montrer comment aller au-delà de la souffrance, comment mener une vie faite d'altruisme, de compassion et de sagesse. Son enseignement de base est fondé sur le principe suivant : pour atteindre le bonheur et l’harmonie et transcender la souffrance, il faut connaître les quatre nobles vérités et suivre le noble chemin octuple. "

Parce que ça se complique à un moment. Les quatre nobles vérités sont les suivantes :

  • 1- " Parce que la vie est impermanente, nous la ressentons comme une souffrance. " Rien ne dure. Tout est changement. Tu ne peux compter sur rien. Bien, ça revient à ça, l’impermanence des choses : tout est souffrance.

  • 2- " Notre souffrance est provoquée par notre désir que la vie soit différente. " Il faut accepter ce qui est, ce qui ne nous empêche pas de changer les choses que l’on peut, mais en les ayant d’abord acceptées. D’ailleurs, il y a Jung qui dit quelque chose à ce sujet-là : " Pour changer quoi que ce soit chez un individu, il faut qu’il le reconnaisse et qu’il l’accepte. Le voir, l’accepter, pour le changer. "

  • 3- " La façon de mettre fin à la souffrance est de mettre fin au désir. " Alors là, je n’ai rien à dire là-dessus, sinon que c’est difficile. Très difficile. C’est impossible? Tant pis parce qu’on va continuer à souffrir. Difficile, oui : je vous l’accorde. Mais plus on diminue les désirs, moins il y a de déceptions au fond. 4 -" Pour mettre fin au désir, il faut suivre le noble chemin octuple. " Voyez, c’est un peu complexe cet enseignement : après les quatre nobles vérités, on se retrouve maintenant avec la nécessité de cheminer sur un sentier noble qui comprend huit points.

Le zen enseigne qu’il faut suivre le " chemin octuple ". Octuple veut dire huit. Or, si je vous énumère tout ça, vous allez dire : Il n’y a rien de compliqué là-dedans!

Il faut s’arrêter à chacune des formules, c’est évident. Je vais vous donner une idée de la confusion que ça peut créer si on ne s’y arrête pas :la vue juste; la pensée juste; la parole juste; l’action juste; la subsistance juste; l’effort juste; l’attention juste; la concentration juste.

C’est le mot " juste " qui fait toute la différence dans " la façon dont il s’applique aux différents éléments. […] Le noble sentier octuple a fait l’objet de nombreux débats qui eux-mêmes ont donné naissance à différents courants de la pensée bouddhiste. " Parce qu’il y a plusieurs façons de se rendre chez le Bouddha comme il y a plusieurs routes qui mènent à Rome, dit-on. " Dans le zen , on recommande la " Voie du Milieu ", en mettant particulièrement l’accent sur l’entraînement de l’attention au moyen de la méditation […]. On apprécie la modération. [Mais il faut garder à l’esprit] que cette modération doit aussi s’appliquer à elle-même comme le montrent les histoires occasionnelles de maîtres zen ivres morts! " [rires]

La Voie du Milieu, donc. Vous êtes mieux d’être capables de vivre avec une image comme celle-là, parce que si vous ne pouvez l’accepter en vous disant offensé : "Il y aurait des gourous ivres morts?", eh bien, ne vous engagez pas sur cette voie-là : ce n’est pas fait pour vous du tout. Le maître Rimpoché avait la réputation de boire de temps en temps, et il y a des gens que ça fatiguait beaucoup. On serait tenté de leur dire : N’allez pas le voir, n’écoutez pas ce qu’il dit, ne lisez pas ses livres qui sont pourtant extraordinairement bien écrits et son enseignement qui est extrêmement sérieux. Ayez une vision plus " juste ". Soyez vous-même modéré dans vos opinions.[rires]

On peut parler ici de l’enseignement le plus fondamental : " Abstiens-toi de mal agir et fais ce qui est correct " Simple mais pas si facile. Pour y arriver, un maître zen enseignait à ses disciples huit méthodes " justes ". La base de cette méthode, c’est d’atteindre l’équilibre au moyen du zazen, c’est-à-dire de la méditation : " Équilibre entre activité et passivité; entre optimisme et pessimisme; entre tension et relâchement; entre raison et déraison. "

Voici les propos de ce gourou : " Par exemple, la vue juste du monde veut dire que l’on voit la vie telle quelle est, sans optimisme ni pessimisme excessifs. La pensée juste, c’est les idées, les plans et les théories qui découlent de la vue juste du monde, et qui ne tombent ni dans l’idéalisme impraticable ni dans le matérialisme dérisoire."

C’est une façon de l’interpréter mais il y en a mille autres.

"La parole juste a souvent été interprétée comme voulant dire l’absence de mensonges, mais, plus profondément, elle désigne les paroles bienveillantes qui sont en harmonie avec celui qui parle, celui qui écoute et la situation. L’action juste est celle qui est toujours adaptée aux circonstances et n’est point influencée par les humeurs et les caprices passagers."

C’est un bout très difficile.

"La subsistance juste veut dire le choix correct des moyens de gagner sa vie.

Attention! Quand on creuse ce point-là, on découvre qu’il y a un os quelque part. Oui, il faut faire très attention à ça.

"L’effort juste est le travail bien fait que rend possible l’harmonie et l’équilibre intérieurs. " Il termine en disant : " L’esprit juste, comme vous pouvez le deviner qui veut dire l’esprit tranquille, non perturbé. L’équilibre physique juste qui veut dire n’être ni trop tendu ni trop relâché. "

Sauf que, consciemment ou inconsciemment, ce gourou a changé les deux derniers termes qui sont l’attention juste et la concentration juste pour l’esprit juste et l’équilibre physique juste. Peut-être est-ce une question de traduction ou d’interprétation. Parce l’esprit juste, c’est le résultat de l’attention juste, évidemment. Si tu es en méditation, tu es attentif à ce qui est et tu as l’esprit juste, c’est-à-dire l’esprit tranquille, non perturbé. Au lieu de mentionner l’objet poursuivi, il donne la façon d’y parvenir. Il parle ensuite de l’équilibre physique juste. Ça c’est une question qui suppose peut-être un certain entraînement à la méditation.

Non pas que ce soit si compliqué la méditation, mais si vous essayez d’être détendu, sans être trop tendu, mais non plus jusqu’à vous endormir, il y a un équilibre à trouver entre l’attention et la détente des muscles abdominaux, de la main, du port de tête, par exemple. En d’autres mots, il y a un équilibre à trouver entre trop de tension et trop de détente et de relâchement pour ainsi dire.

Bonne méditation. Vous avez du pain sur la planche!



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