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Émission du jeudi 10 septembre 1998

Club de Budapest

Comme l'a dit Einstein : " On ne peut pas résoudre un problème avec la même pensée que celle qui l'a créé. "

Il y a des gens qui travaillent toujours sur l'hypothèse Gaïa. Sur l'idée selon laquelle existe une conscience planétaire, d'un genre tout à fait nouveau, qui serait en train d'émerger sous la pression terrible de la nécessité " l'émergence dans l'urgence ".

Ervin Laszlo : Ce nom vous dit-il quelque chose? C'est un pianiste de concert qui, à un moment, a changé complètement de carrière. Hongrois d'origine il s'est intéressé à des questions du plus grand intérêt, parce qu’elles concernent la survie de la planète. Conseiller scientifique de l’UNESCO, il est également le fondateur du Club de Budapest, qui a pris la relève du Club de Rome, dont je vous entretiendrai plus loin.

 
d'après :

VAN EERSEL, Patrice et MICHELET, Sylvain." L'Europe a vraiment de la chance! ", Nouvelles Clés, Nº 18, juin-juillet-août 1998.

" Nous entrons dans le troisième millénaire, dit Ervin Laszlo, et l'humanité évolue d'une façon accélérée, avec des conséquences souvent indésirables. Les marchés mondiaux établissent des liens entre les producteurs et les consommateurs, mais ils provoquent aussi un chômage croissant et créent les eaux stagnantes de la misère. " Puis il précise : " L'espace cybernétique relie toutes les parties du monde, mais la plus grande partie de l'humanité en est exclue et le fossé entre ceux qui y sont et ceux qui n'y sont pas grandit. La situation est foncièrement non durable. Les exigences des humains pourraient vite dépasser les ressources de la planète. "

" Les nouveaux modes de comportement concernent les individus, les gouvernements et la société. Vivre de façon responsable, ne signifie pas nécessairement un sacrifice. Un plaisir dépend de sa qualité, pas de son prix. Le stress et l'égoïsme anesthésient les plaisirs les plus simples. Les 500 premières entreprises mondiales emploient 0,05 % de 1 % de la population mais contrôlent 25 % de la production et 70 % du commerce. Les entrepreneurs savent leur intérêt à aider à une transformation. Ils doivent développer la vision d'un rôle durable, d'une responsabilité sociale et écologique, plutôt que de se contenter des bénéfices immédiats. "


Quelques mots sur le Club de Rome. Autour de 1973, si vous étiez déjà un auditeur ou une auditrice de Par Quatre Chemins – qui a commencé en septembre 1971 – vous vous souviendrez peut-être que j’avais beaucoup parlé du Club de Rome. Un réseau de " grosses têtes " dont plusieurs Prix Nobel qui ont décidé, à un moment, de se prononcer sur la marche du monde, ce qui a donné un rapport sur les limites de la croissance. Déjà, en 1973… Je me rappelle que la démarche avait eu beaucoup d'influence. Pas assez pour qu'on prenne les bonnes décisions, mais assez cependant pour engager une réflexion sur la nécessité de transformer les mentalités, afin de prendre les dispositions qui s'imposent afin de franchir l'étape du troisième millénaire.

À un moment, des gens ont tout à coup été frappés par le rapport du Club de Rome. Se posant la question : Selon ce qu’on peut observer maintenant sur cette planète et si la croissance continue comme elle le fait maintenant, d'ici un certain nombre d'années, sera-t-on parvenu à toucher le fond? La vie pourra-t-elle continuer à se renouveler sur Terre?

C'est un peu aussi la vision du Club de Rome qui a inspiré la théorie plus tard du rapport Bruntland sur le développement durable. Ervin Laszlo, lui, arrive dans un deuxième temps lorsqu’il fonde le Club de Budapest. Il existe des cellules du Club de Budapest un peu partout dans le monde aujourd'hui. Qui continuent leurs activités et qui ont d'ailleurs des parrains et des marraines très célèbres dont le Dalaï-Lama, Arthur C. Clarke, Vaclav Havel, Edgar Mitchell, Edgar Morin, Liv Ullmann, Maurice Béjart, Albert Jacquard, et bien d’autres.

C’est tout de même curieux : on tient, à la fin des années 1990, à peu près le même discours que l’on pouvait entendre dans les années 1970. Que les mentalités sont lentes à se transformer! Heureusement, il y a eu un certain cheminement : on s’est interrogé, on s’est réuni – par exemple à Rio – et on continue de s'interroger; mais on ne voit pas que des mesures sont prises pour assurer la survie ce cette planète d'une façon concrète. Ce débat n'est pas pris au sérieux et nous sommes un peu finalement comme ces imbéciles qui sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Le Club de Rome, c'était assez hémisphère gauche, avec ces scientifiques qui mettaient l'accent sur la raison, etc. Tout ça était extrêmement valable, mais le Club de Budapest, qui a suivi, est un peu différent car il met plutôt l'accent sur l'hémisphère droit, je dirais : il a des visions beaucoup plus éclatées ou " flyées ", si vous me permettez la formule un peu plus de notre temps.

Entre autres, le Club de Budapest attire l'attention sur la nécessité de faire évoluer la conscience, la vision, l'éthique, les façons de penser, de sentir et d'agir; la conscience requise pour faire preuve de sagesse et de responsabilité dans le monde du troisième millénaire : globalement connectés, mais individuellement, socialement et culturellement diversifiés. Des scientifiques qui sont assez audacieux pour afficher certaines convictions – je dirais spirituelles –, tels sont les membres du Club de Budapest, ainsi que tous ceux qui approuvent ce mouvement et encouragent une nouvelle vision scientifique.

Un de ces scientifiques est Jean Staune. " Pour lui, le passage de l'âge scientifique à l'âge postmoderne, qu'il appelle l'âge de l'incomplétude (parce que la science s'y avoue inapte à expliquer le réel jusqu'au bout) est aussi évident que le fut, il y a quelques siècles, le passage de l'âge religieux à l'âge scientifique. " On serait donc dans un virage – depuis le temps qu'on en parle! Le discours devient de plus en plus précis.

C'est déjà celui dont parlait le Club de Rome. C'est aujourd'hui celui dont parle le Club de Budapest, mais le contenu est plus audacieux. " L'inconnu absolu à jamais indéchiffrable, l'indicible qui se cache " derrière les choses ", dit Staune, ne nous ramène-t-il pas à la source de toute spiritualité? Fondé sur de rigoureuses démonstrations de physique quantique, mais aussi de linguistique, de logique, de psychologie, de biologie, de science de l'évolution et même de neurologie… "

La vision qu'il défend ressemble à celle que défendait également l'astrophysicien Bernard Despagnat, dont je vous ai parlé à quelques reprises. Ainsi que Thich Nhat Hanh, et Michael Danton, le biologiste – je ne les nommerai pas tous parce que ça risque de devenir fastidieux – mais ces scientifiques ont en commun de dire que quelque chose d'ineffable dépasse infiniment la matière de leurs recherches. Certains intègrent cette ineffabilité dans l'observance d'une tradition : bouddhiste, juive, chrétienne, etc. D'autres préfèrent la garder dans la totale absence de formalisation. Le fait que l'essentiel s'avère pour eux à jamais non représentable n'en rend pas moins cruciale les recherches scientifiques qu'ils mènent.

Ces recherches proposent une vision holistique. C'est remarquable qu'à la fin des années 1990, on se retrouve comme à la fin des années 1960, avec des termes quelque peu nouvel-âgeux. C'est le même vocabulaire et les mêmes préoccupations, me semble-t-il : " La vision holistique où chaque élément de l'univers interagit avec tous les autres. Or, seule une vision d'envergure peut provoquer une mutation dans le destin de l'humanité. On illustre cette affirmation par un exemple que je trouve très tripatif : celui des grandes inventions chinoises. L'imprimerie, la poudre, la boussole, ce sont toutes des inventions chinoises, mais qui n’ont entraîné aucune mutation dans l'Empire du Milieu. Mais sitôt arrivées en Occident, elles ont contribué de manière décisive à une révolution colossale : la modernité. Prenez la poudre, par exemple. En Chine, elle servait à faire des feux d'artifice. Dès qu'elle est passée en Occident, c'est devenu la poudre à canon. Puis, entre autres, les feux d'artifice étaient utilisés par les sages chinois, comme aphrodisiaque, figurez-vous : tu amènes la personne aimée au feu d'artifice et wow! Ça ouvre tout grand les yeux, cette pétarade. Je n'en ai pas fait l'expérience personnellement, mais il paraît qu'un feu d'artifice, c'est difficile à battre! [rires]

Le mot le plus important qui ait été employé lors d'une rencontre récente du Club de Budapest est le mot " participation " : un mot-clé. " Qu'il le veuille ou non, tout expérimentateur participe de son expérience. " " C'est un grand défi, conclut un autre scientifique, que de vouloir convaincre la majorité des scientifiques de l'importance cruciale de ce que nous disons là. " De quoi? C'est-à-dire de cette dimension, de cette ouverture à la spiritualité.

David Lorimer, l’un des membres, raconte qu’on lui a posé la question suivante : Combien de scientifiques pensent comme vous? Il hésite quelques secondes et répond : " Officiellement, peut-être 5 %. Pour des raisons souvent somnambuliques, la plupart de mes confrères s'opposent encore au nouveau paradigme. Mais ce pourcentage change très nettement, passée une certaine heure de la nuit et un certain nombre de verres amicalement partagés! [rires] En réalité, beaucoup de scientifiques ne se sentent pas à l'aise avec l'ancienne vision et seraient personnellement prêts à envisager un changement radical. Ils ne l'avoueront cependant jamais en public, de peur d'être dénoncés par leurs confrères, et surtout par leurs patrons, et par les tutelles dont dépendent leurs budgets – eux-mêmes souvent aux mains de laboratoires et de forces économiques issues de l'ancienne vision. " Voyez-vous comment les choses se passent? " Le vieux système résiste avec l'approbation souvent peu critique des médias " ajoute-t-il.

Et combien de scientifiques font vraiment des découvertes? (autre question piège) Il dit : " Cinq pour cent (5 %).Ce chiffre n'a sûrement pas changé. " Max Plank avait dit ça à l'époque. Toujours en parlant de la participation, Lorimer explique : " Je m'applique à convaincre la majorité des scientifiques de l'importance cruciale de ce que nous disons là. Je m'y applique personnellement, en Angleterre, à l'intérieur de notre réseau. " Ce Club de Budapest organise, entre autres, un grand colloque annuel intitulé Mystics and Scientists.

On a aussi au cours de cette rencontre donné la parole à une dame qui a fait beaucoup couler d'encre ces derniers temps dans le monde scientifique, et particulièrement en France car elle est Française. Il s'agit de Anne Dambricourt-Malassé. Elle est paléoanthropologue : paléo veut dire ancien; et anthropologue, qui étude l'humanité dans les étapes les plus lointaines. Ses découvertes sur les continuités du processus évolutif – dans l'étude des squelettes, c'est une période de 50 millions d'années – l’ont amenée à l’idée de " la nécessité d'introduire en son cœur [de l’évolution] un mécanisme de " récapitulation-mémorisation-innovation " qui remet gravement en cause une évolution darwinienne aléatoire et chaotique. "

On peut résumer ses propos dans la phrase suivante : " Le saut dans l'inconnu de la moindre création suppose une intégration préalable de tout ce qui a été acquis dans l'évolution. " C'est-à-dire que j'ai en moi l'expérience des poulets, des dinosaures, des serpents, un peu de tout ça. Elle affirme : " Tout semble indiquer que l'évolution se fait dans un sens. " Un sujet très discuté; elle n'est pas seule à penser comme ça. C'est très près de Teilhard de Chardin, je trouve.

Lorsqu’elle propose l’idée de récapitulation-mémorisation-innovation, cette scientifique soutient que le prochain organisme à naître fera l'objet d'une récapitulation et d'une mémorisation de tout ce qui a été fait au cours de l'évolution de la lignée à laquelle il appartient. Plus l'innovation : il apporte des éléments nouveaux à tout cela.

Le propos est de faire le lien aussi – ces chercheurs ne sont pas dans l'absolu, ils sont dans le quotidien – entre les nouvelles idées et la vie quotidienne : le travail, l'argent, l'échange. " De la vision holistique du monde, riche en interdépendance, on passe facilement à l'écologie, et de l'écologie à nos comportements de consommateurs, de travailleurs ou d'investisseurs. "

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Expérience de mort imminente (EMI)

D'après:

FENWICK, Peter. " Aller-retour pour l'au-delà ", Le Courrier de l’UNESCO, mars 1998.


J'ai devant moi un article de Peter Fenwick, paru dans le Courrier de l’UNESCO et qui commence par la phrase suivante : " Nombreuses sont les personnes qui sont passées de " l'autre côté " et en sont revenues. " Je me suis dit que c'était d'une grande hardiesse que d'écrire cela, comme entrée de jeu, pour ainsi dire. De toute façon, le phénomène que représente ces milliers d'expériences n’est peut-être pas nouveau mais il est significatif.


On a commencé à en faire état il y a plusieurs années déjà. Surtout à partir de l'ouvrage de Raymond Moody, La vie après la vie, qui a fait grand bruit à une époque. Depuis, ça se poursuit et on parle très volontiers d'expériences de mort imminente. En anglais :
Near Death Experiment (NDE).

Les données fournies par l'étude des expériences de mort imminente sont fascinantes en soi et posent des questions passionnantes. […] On peut avoir une EMI en situation d'angoisse intense, de terreur, de souffrance extrême, etc. […] D'un autre côté, frôler la mort n'entraîne pas nécessairement une EMI. Des études comparatives montrent que ces expériences sont fortement colorées par les différents schémas culturels. Toutefois, le nombre d'Expériences de mort imminente vécues par des enfants encore trop jeunes pour avoir été marqués par ces schémas culturels nous invitent à ne pas y voir un pur produit culturel. "

J’ai été quelque peu surpris que Le Courrier de l’UNESCO ait choisi pour son dossier principal le sujet de l'Au-delà. Et c'est d'ailleurs ce titre qu'on retrouve sur la couverture. Et qu'on soit arrivé à choisir cette question pour la couverture de la publication de l'UNESCO, me paraît très significatif aussi. Il me semble qu'il existait une forme de censure à une époque qui n'abordait pas ces questions facilement. C’est vrai que l'UNESCO doit s'occuper de la culture à travers le monde et la culture sur cette planète Terre est riche sur ce genre de témoignages.

Il faut dire que bien avant les expériences de réanimation dues à la médecine technologique, ces expériences de mort imminente existaient, mais disons que ça s'est multiplié (et publicisé) avec les nouvelles techniques dont nous disposons.

Quant à l'hypothèse selon laquelle il s'agit de rêves ou d'hallucinations, elle n'explique en rien pourquoi tant de personnes font le même rêve ou ont les mêmes hallucinations. " S'il n'y a pas deux expériences de mort imminente identiques, toutes se ressemblent assez pour que le phénomène soit troublant en soi. Dans la plupart des cas, l'EMI est une expérience émotionnelle intense, dont le sujet garde longtemps un souvenir particulièrement vif. " – et j'ajouterais à cela : Et qui a pour effet de transformer la vie de la personne qui a vécu cette expérience-là. Parce que ça me paraît le critère le plus intéressant. Lorsqu’une personne revient à la vie consciente et dit : Maintenant face à la mort, je n'ai plus de crainte. Ma vie s'est transformée. Je connais le sens de la vie. J'accepte la vie telle qu'elle est. Je m'occupe des autres, etc. " L’expérience commence souvent par une sensation de paix, de joie ou de félicité décrite comme dépassant de loin le simple bonheur. […] La douleur disparaît. Suit une sensation de détachement de soi : la personne a l'impression de quitter son corps et de planer vers un point élevé, généralement le plafond, d'où elle contemple sa dépouille ", ou son corps. Il y a une lumière également au bout d'un tunnel, d'un sombre tunnel.

Jérôme Bosch : Le Paradis céleste.Sur la page de gauche du magazine d'où je tire ces informations tripatives, il y a la fameuse peinture de Jérôme Bosch, Le Paradis céleste, plus exactement un détail du tableau, un volet des visions de l'Au-delà. Ce qui est surprenant c’est que Bosch l’a peint en 1500, 1516, par là, et c’est une illustration très étonnante de ce qui a été décrit dans les expériences de mort imminente. On voit bien cet espace de tunnel avec la lumière au bout. Il y a un individu qui a l'air de flotter dans l'espace et qui entraîne avec lui un ange. C’est troublant.

J'en viens à une autre partie de cet article de Peter Fenwick. " Peut-on expliquer scientifiquement les expériences de mort imminente? S'agit-il d'une simple hallucination [… ou] l'influence de drogues, de la douleur, du manque d'oxygène, de la maladie? Si certaines expériences de mort imminente sont manifestement déclenchées par des drogues, aucune des autres explications avancées (anoxie, hypercapnie, libération d'endorphine par le cerveau dans un moment de souffrance ou d'angoisse), ne couvre tous les aspects d'une EMI, ni l'ensemble des situations dans lesquelles elles se produisent. Tout au plus peuvent-elles être invoquées dans certains cas particuliers. " D'autant plus que ces expériences contredisent un certain nombre de nos idées sur le fonctionnement du cerveau.

" Nombre d'entre elles ont lieu durant les périodes d'inconscience, lorsque le cerveau est théoriquement dans l'incapacité d'élaborer les schémas complexes, mais cohérents, structurant le récit des personnes concernées. De plus, la mémoire ne fonctionne pas lorsque le cerveau est inconscient; aussi, même s'il était capable d'élaborer les schémas en question, le sujet ne devrait pas s'en souvenir. Il devrait donc être impossible d'avoir une EMI quand ces fonctions sont en veilleuse et que le cerveau lui-même est gravement atteint. Et pourtant, c'est arrivé. "

On parle plus loin de Wilder Penfield, qui est devenu un boulevard ou une avenue comme vous le savez. Très célèbre : c'est ce neurologue québécois, canadien, montréalais, qui a fait les premières cartographies cérébrales dans les années '30 et '40, expliquant que les lobes temporaux sont impliqués dans le phénomène de mort imminente. " Penfield a découvert qu'on pouvait, par simple stimulation de ces lobes, provoquer chez un sujet donné l'impression de quitter son corps, d'être en paix ou de voir des gens. Certaines personnes ont même eu de brefs instants d'hypermnésie [mnésie : mémoire, hyper : beaucoup. Se souvenir de son vécu, par exemple.] L'EMI est une expérience profondément émotionnelle. […] La perception modifiée du temps est un autre phénomène propre aux expériences de mort imminente. Or, la confusion chronologique des événements est aussi imputable à une modification de l'hémisphère droit du cerveau. […] Cette impression n'est pas sans rappeler le sentiment irrationnel de connaître déjà quelqu'un qu'éprouvent parfois les personnes épileptiques dont le lobe temporel droit est le point de départ du processus épileptique. "

Donc, il y a plusieurs explications, mais qui, souvent, ne peuvent tenir compte que de certains cas évoqués.

Dans son article, Peter Fenwick fait mention également du psychiatre canadien Richard Bucke (1837-1902). Un autre dont je vous ai parlé. Qui a d'ailleurs été formé à l'Université McGill à Montréal, qui a été l'un des premiers hommes de science occidentaux à tenter une expérience mystique.

" Les EMI sont, selon toute probabilité, des expériences mystiques affranchies de contraintes temporelles, sans lien avec la mort purement et simplement humaine.[…] Les expériences de mort imminente confirment-elles que la conscience de soi survit à la mort clinique? " Ça, c'est une belle question! Moi, j'ai mes réponses; c'est à vous de trouver les vôtres.

En tout cas, c'est porteur de sens ces expériences-là.

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.
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