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Émission du mardi 1er septembre 1998
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Le Fonds monétaire international
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Entre la surinformation, la
désinformation et linformation en général, on arrive à se demander exactement ce
que tel mot veut dire. Par exemple, le Fonds monétaire international. Tout le monde
entend parler de ça constamment, ces temps-ci en particulier. La chance a fait que
jai trouvé une définition qui ma paru assez cohérente. Ce qui ma
permis de me rendre compte que je ne connaissais pas grand-chose...
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 | D'après: |
Le Point, no 1353,
aôut 98. |
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Le FMI, cest une sorte de coopérative qui fonctionne grâce aux quotes-parts
versées par les 182 états qui en sont membres. La cotisation de chacun et sa faculté
demprunter en même temps lui confèrent sa puissance économique. Les droits de
vote sont proportionnels à ces quotes-parts. Qui paie le plus, peut le plus. À ce jeu,
les États-Unis dominent avec près de 18 % des votes, alors que le Japon et
lAllemagne nen ont chacun que 5,54 %.
Les allocations du Fonds ne sont donc pas des dons mais des prêts.
Largent prêté appartient aux membres de la coopérative. Cest-à-dire que
les fonctionnaires du Fonds monétaire international, qui sont un peu plus de 2 000
au total, ne peuvent en disposer à leur gré, car les dollars prêtés doivent être
remboursés. Le problème, car il y a un problème, cest que le Fonds monétaire
international a beaucoup dépensé et que sa caisse nest pas inépuisable. Depuis le
déclenchement de la crise asiatique - voilà un an déjà et ça sest précisé
depuis - le Fonds a prêté 53 milliards de dollars à : la Corée
(21 milliards), lIndonésie (10 milliards), la Thaïlande
(4 milliards), la Russie (18 milliards). Pourquoi ces prêts? Cest pour
tenir tout ce monde-là à lintérieur du système des réseaux, du nouvel ordre
mondial, comme on dit parfois. |
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Sur ce total,
38,5 milliards de dollars ont effectivement été versés à ce jour mais le Fonds a
dautres clients dans le monde, beaucoup de pays du tiers-monde en particulier, si
bien quil ne lui reste plus que 10 milliards prêtables. Le Fonds monétaire
international nest pas le Père Noël. Si la Russie ne tient pas les engagements
quelle avait pris avec le Fonds, il y a un mois, le directeur général du Fonds
monétaire international fermera le robinet à dollars. Déjà son débit est
sérieusement ralenti. Le 20 juillet dernier, 22,6 milliards de dollars étaient
alloués à Moscou, sur deux ans, pour sortir de la crise économique et financière dans
laquelle patauge le pays. Le Fonds doit apporter près de la moitié de cette somme :
11,2 milliards. Ces dollars ne sont jamais allongés dun coup sur la table. Ils
sont accordés après de longues négociations et sous conditions. Puis ils sont
débloqués tranche après tranche dans la mesure où les engagements pris sont tenus. |
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En juillet, le Kremlin a reçu
4,8 milliards (moins quil ne lespérait), et 4,2 milliards de plus
devraient tomber dans son escarcelle dans la seconde quinzaine de septembre. Mais, on
nen verra pas la couleur si on ne parvient pas à redresser la barre dici-là.
Sinon, il y a une menace sur ce quon appelle le nouvel ordre mondial. Alors, ce nest pas faire preuve de morale mais de bonne gestion et de
crédibilité pour cette organisation internationale née aux lendemains de la dernière
guerre et basée à Washington. Beaucoup déconomistes disent que cest
finalement probablement le Fonds lui-même qui est lune des causes de la détresse
dans laquelle nous nous trouvons depuis quelque temps. En cas dextrême urgence, le
Fonds pourrait gratter 15 milliards auprès des plus riches mais ce serait
insuffisant. À lautomne dernier, une augmentation de 45 % des quotes-parts a
bien été votée mais le Congrès de Washington ne veut pas payer sa part. Compte tenu du
poids des États-Unis, la machine est presque bloquée. En un sens, le voyage de Clinton
au pays dEltsine pourrait sexpliquer non seulement par la volonté
dapporter une solution aux problèmes de la nouvelle Russie mais également de
placer le Congrès américain dans la situation où il serait obligé daccorder les
45 % qui avaient été votés pour le Fonds monétaire international. |
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Le rendez-vous des
sociologues
Je vous ai déjà parlé du 14e
Congrès mondial de sociologie qui sest déroulé à Montréal cet été. Cet
événement ma semblé être le plus significatif en dehors de toutes les activités
qui tiennent du loisir et de la distraction. Ce congrès a donné lieu à six colloques en
même temps, auxquels ont participé plus de 4 500 personnes. |
 | D'après: |
La Presse,
25 jullet 1998.
Le Devoir,
1er et 2 août 1998.
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On y a parlé du travail, des
jeunes, de la mondialisation, de la famille, des communications, de la recherche
scientifique, de la civilisation des loisirs, pour ne mentionner que quelques-uns des
thèmes abordés. Au cur de toute cette réflexion, évidemment, il y a
lindividu - cest un peu ce que disait dans un court article, Immanuel
Wallerstein, président de lAssociation internationale de sociologie à
loccasion de ce congrès, sinterrogeant, se demandant ce que la sociologie
peut nous apporter comme savoir sur nous-mêmes. Sa réponse, quelque peu
surprenante : " Des choses plutôt scandaleuses. La sociologie nous dit
que les individus que nous sommes, chacun différent les uns des autres, sont les produits
en très large mesure des contextes sociaux dans lesquels nous avons vécu, avons été
formés et même façonnés. Donc, premier scandale : lindividu
est une création sociale. Puis la sociologie nous enseigne que les sociétés ne sont
jamais unifiées, elles abritent toujours et sans cesse des sous-groupes qui ont des
intérêts différents voire opposés, qui sont en lutte parfois avec acharnement pour se
défendre contre les autres, pour grimper plus haut dans léchelle de la hiérarchie
sociale. Donc, deuxième scandale : le social, concept sensé refléter une
communalité, une union de base cache toujours des divisions internes interminables. "
Enfin, la sociologie nous explique que la paix sociale repose sur le fait que les gens
qui souffrent le plus au sein des différentes " sociétés ", des
sociétés au sens large, ont tendance à accepter leur sort et à légitimer le pouvoir
qui les opprime. Bien sûr, pas toujours, mais plus souvent quon ne le dit. Toute la
question est de savoir pourquoi. La meilleure réponse est quils gardent
lespérance pour lavenir. Je lai toujours dit : lespoir cest ça le problème! Tu vis
despoir et puis tu ne règles pas les problèmes parce que tu te dis que ça va
finir par sarranger. Tu ninterviens pas et tu dis : jai
lespoir moi, je ne ferai rien pour que ça change mais jai lespoir. Et
cet espoir te ronge tranquillement, bon. " Que feront-ils quand ils perdront
cette croyance? demande Wallerstein. Un dernier scandale : Les gens sont
pour longtemps beaucoup moins révolutionnaires quobjectivement ils auraient dû
lêtre. " Jai trouvé ce texte extrêmement tripatif, pas vous?
Une espèce dinvitation, non pas à la révolution ni à la révolte, mais une prise
de conscience quant à la nécessité dintervenir dans sa vie et dans la vie de la
société également, dans le fonctionnement de la société afin de changer les règles
du jeu. |
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Voici quelques-uns des autres thèmes qui ont été abordés
: les bidonvilles, les sans-abri, les ethnies, limmigration, les phénomènes
dexclusion, lentrepreneurship, les méthodes de torture, les conséquences du
développement touristique au Vietnam, aux Philippines, au Zimbabwe, les répercussions
des catastrophes naturelles, les sous-cultures reliées aux sports, les questions sur les
greffes, la génétique. Ils en avaient de linformation ces gens-là. En tout,
3 000 présentations ont été faites. Cest tout dire!
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 | D'après: |
Le Devoir,
1er et 2 août 1998.
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Sociologie et mondialisation
Quel est le sujet qui est le plus en vogue selon vous? Cest la
question qui a été posée à Alberto Martinelli qui présidait le comité du programme
pour ce congrès. Il est dailleurs devenu officiellement président de
lAssociation internationale de sociologie. " Jopterais pour
la mondialisation. Et en second lieu la notion de citoyen. Dailleurs, les deux
concepts sont liés : la mondialisation des phénomènes entrent sans cesse en
conflit avec le respect des cultures et des langages. "
Le fait que lévénement se tenait dans la ville de Montréal
prenait toute sa saveur dautant plus que lAssociation a entrepris lors de son
congrès de sattaquer aux problèmes de la domination de langlais. " En
90, alors que le Congrès se tenait à Mexico, des étudiants hispanophones avaient
manifesté pour dénoncer le fait que la plupart des communications, y compris celles de
leurs compatriotes, se faisaient en anglais. " Je tire cette information
dun article de Marie-Claude Ducas dans Le Devoir du dimanche, 2 août 1998,
elle cite Martinelli : " Il faut une langue commune pour la
communication scientifique, et il faut bien reconnaître que langlais joue le même
rôle que le latin autrefois. Mais il faut voir à ce que les recherches de ceux dont la
première langue est langlais ne soient pas avantagées par rapport à toutes les
autres. " Ça cest un bon point!
Ensuite, on a parlé de la mondialisation culturelle versus les
affaires. Les médias sont perçus comme étant contrôlés par la culture occidentale.
Dans un autre article du Devoir, celui-là de Caroline Montpetit, on apprend que " dans
les Émirats arabes unis, un courant de pensée définit la mondialisation comme étant
menaçante pour la définition de lÉtat. " Ça lest aussi pour
nous. " On parle de la possibilité de lémergence dune
génération pour qui le sentiment dappartenance nationale sera plutôt lié à des
produits reconnus ou à des marques internationales prestigieuses. " Ça pas
de sens un sentiment dappartenance lié à une marque commerciale! Vous voyez ça
dici : je suis un Nike, toi tu es quoi? Et vous on ne vous parle pas parce que
vous êtes des Adidas! Est-ce possible?
" Dautres identifient clairement la
mondialisation comme une nouvelle forme desclavage qui essaie de dominer les parties
pour servir la stratégie occidentale. " Là évidemment, cest à
propos détudes qui ont été faites dans les Émirats arabes unis. On comprend,
mais peut-être que ces études qui mettent le doigt sur quelque chose de vraiment
excessif où la différence entre leur culture et la culture occidentale est plus
perceptible, plus visible à lil nu si je peux dire, nous donne une idée
quand même de lespèce de machine à décerveler dans laquelle on se retrouve tous
entraînés. " Cest aussi une nouvelle forme horrible
dexploitation économique et dhégémonie politique sous une apparence de
légitimité internationale. " selon un des intervenants présents au
congrès. Ensuite, il a été question " des effets pervers de la
mondialisation sur la jeunesse indienne " Et encore là, je trouve que ça
nous ouvre les yeux sur les effets moins visibles qui sont ressentis par notre jeunesse à
nous du fait de la mondialisation. " Ils ne savent pas quoi faire, ils ne
savent pas quoi penser, ils ne savent pas jusquoù ils peuvent aller "
Si ça ne correspond pas à une certaine image de la jeunesse un peu partout dans le
monde...? " Mais la jeunesse a de plus en plus tendance à se polariser, dans
ces pays-là, entre les fondamentalistes islamistes et ceux qui soutiennent
lidéologie occidentale. Dans lavenir, il y aura confrontation entre les
deux. "
Retenez ça. Ça peut servir. |
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Sociologie et loisir
Parlons maintenant de la civilisation du loisir. Les sociologues en
ont dailleurs fait état au cours de ce congrès. Voici par exemple, ce que
jai lu dans un article de Gilles Pronovost qui est professeur au département des
Sciences du loisir et de la communication sociale, donc un sociologue à toute fin
pratique, sur la civilisation du loisir. Il se demande si la civilisation du loisir est
morte ou si cétait déjà un mythe, si ça lest encore ou si ça correspond
à une réalité. Il rappelle quil ny a pas si longtemps on nous chantait les
promesses de la civilisation du loisir, de lutopie du loisir à plein temps, des
longues semaines de vacances, de la fête à longueur dannée et tout ça. Nous
avons déchanté, dit-il. Nous avons le sentiment de travailler de plus en plus fort.
Vrai? vrai. De manquer de temps? Vrai? vrai. Dêtre toujours à la course. Vrai?
vrai.
Les organismes culturels se plaignent régulièrement du public qui
ne vient pas, les musées doivent préparer, à grands frais, des événements
denvergure pour difficilement équilibrer leur budget. On laisse entendre, par
exemple, que les Québécois lisent de moins en moins. Quelle est la part de vérité?
Quelle est la part de fiction?
Certains faits contredisent les faits les plus alarmistes. Par
exemple : même sil faut reconnaître que le nombre demplois précaires
ou à temps partiel est en hausse, les sociétés occidentales connaissent une nette
baisse du temps de travail. Cest vrai que même si vous dites aujourdhui que
vous travaillez 60 heures par semaine, ce qui est très peu probable, vous travailleriez
encore moins que vos grands-parents, à une certaine époque. Donc, un net déclin du
temps de travail, ça cest un fait. LEurope, le Japon, les pays nordiques ne
font pas exception. Quel pays vante les mérites de la semaine de 50 heures?
Pronovost cite un peu plus loin, John Robinson, un américain
spécialiste des études dites demploi du temps, qui, dans un ouvrage récent, a
bien étayé quil y a un très grand écart entre le sentiment de manquer de temps
et la réalité du temps de travail. En fait, il conclut - et vous allez peut-être vous
reconnaître là-dedans - que dans les sondages, on a tendance à surévaluer
dau moins 10 % le temps réel consacré au travail, et ce pourcentage augmente
à mesure que la semaine réelle de travail saccroît. Ceux qui travaillent 60
heures disent travailler 70 heures, etc. Si le temps réel de travail diminue, vers où se
reporte le temps extra ainsi gagné? Cest une bonne question ça. Vers où?
Quest-ce que nous faisons? Pas vers un sommeil accru - parce quon sait très
bien quon ne dort pas assez, ni vers les travaux ménagers par exemple. En fait, le
véritable gagnant est le temps consacré à des activités de loisir. Eh bien, ça
ma beaucoup étonné. Jai commencé à lire cet article en diagonale, en me
disant : où est-ce quil veut en venir, etc. Il nous parle de société de
loisir, mais nous on nest pas dans une société de loisir et lui nous dit :
attention, regardez les choses comme elles sont et vous allez voir que nous sommes déjà
dans une société de loisir. Alors le seul véritable gagnant est le temps consacré à
des activités de loisir. Pour quoi faire? Voilà ce quil nous répond : " il
faut regarder moins la télévision. " Messieurs, dames, ce nest pas
moi qui le dit, cest lui qui le dit. Parce que des fois, il y a des gens qui
disent : Languirand, il a lair dêtre contre la télévision. Moi, je ne
suis pas contre la télévision. Mais le déclin de la télévision est amorcé. Youppi! [rires]Je sais bien
que plusieurs émissions sont enrichissantes mais la télévision, cest souvent une
machine à décerveler. Voilà.
Et il paraît que les Québécois lisent davantage quon ne le
dit : " Contrairement à une croyance répandue, les taux de lecture
sont à la hausse au Québec, les études du ministère de la Culture et des
Communications le démontrent clairement ", nous apprend Gilles Pronovost.
Autre donnée significative : " Après une
décennie de déclin, la lecture est en hausse chez les jeunes générations. On sait que
la fréquentation du cinéma a repris le terrain perdu. Si certains genres de spectacles
traditionnels perdent leur public... " - voyez-vous jaime bien ça, il
sagit de spectacles traditionnels, donc il ne se lance pas sur une exégèse sur
cette question-là mais ça laisse supposer quil y a une modification culturelle
importante ici, une évolution, un changement profond. On va vers autre chose. " ...des
nouveaux prennent la relève, même sil sagit encore dune pratique
minoritaire appelée à croître certainement dans le temps, grâce aux nouvelles
technologies de linformation et de la communication. On peut lire des informations
scientifiques et techniques sur Internet. " Ça cest un loisir
important Internet. Il y a même maintenant des psychologues et des psychiatres qui se
spécialisent dans la thérapie des gens accros à Internet comme on peut être accros à
lhéroïne.
En fait, le processus a été plus subtil que ce que les prophètes
du loisir navaient prévu : " Nous refusons de plus en plus de
travailler à outrance, ajoute le professeur Pronovost. Nous exigeons du temps pour
nous, pour rencontrer nos amis, pour être en famille, ne pas jouir dun minimum de
vacances relève de lexclusion, en dautres termes, nos valeurs sociales
révèlent des exigences nouvelles par rapport au temps et au travail. Nous prenons soin
de notre corps, de notre santé, parfois du corps des autres aussi. Nous
considérons comme un suprême affront dêtre traité dinactif. Celui qui ne
lit pas au moins de temps en temps ne fait pas partie du monde souhaitable dans lequel
nous voulons vivre. De nos jours, notre notion de la personne civilisée renvoie à des
dimensions culturelles, éducatives, fondamentales dont une partie est satisfaite grâce
au temps libre. " Ah encore une opinion à laquelle je vais être obligé de
renoncer pour en adopter une nouvelle! " Loisir et travail sopposent et
se complètent tout à la fois. Pas ou peu de loisir est possible, pas de travail :
inacceptable ; trop de loisir et pas de travail, pas question. Uniquement du loisir
ou uniquement du travail, pas question non plus. Nos sociétés de fin de siècle
cherchent un équilibre toujours à recommencer entre un temps de travail valorisant et
gratifiant qui laisse une place significative à du temps pour soi. Temps pour apprendre
et comprendre. Du temps de participation sociale et éthique. " Très
intéressant et souhaitable ce quil nous raconte là. |
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 | D'après: |
Marianne,
29 juin au 5 jullet 1998
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Drogues douces: dépénalisation
Entre autres informations tripatives,
jai été surpris de prendre connaissance cet été dun rapport sur les
drogues douces publié par une équipe de scientifiques en France - et ça ma paru
dautant plus surprenant que la France na pas une politique douverture
mais de fermeture sur le sujet.
Bizarrement, le résultat de ces recherches et des extraits de ce rapport ont
paru dans les journaux, à peine quelques jours après que le président Chirac et
Monsieur Jospin aient pris position en disant : Non, on ne va jamais décriminaliser.
Non on ne va jamais légaliser. Or, ce grand rapport qui a fait couler beaucoup
dencre, intitulé : " Problèmes posés par la dangerosité des
drogues " classe les drogues selon trois critères : la neurotoxicité,
la dangerosité sociale et la dépendance, et arrive à ces conclusions :
" Lalcool le dispute en nocivité à lhéroïne, le tabac est un
danger pour soi et le cannabis est acquitté.
Ça va en emmerder plusieurs ça! [rires]Dépendances
psychique et physique? Faible. Toxicité générale? Très faible. Dangerosité sociale?
Faible. " Voilà ce que dit ce rapport sur le cannabis.
Étonnant mais cest comme ça. |

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