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Émission du jeudi 11 juin 1998 |
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Les mourants et la mort |
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Kübler-Ross, Elisabeth. On Death and Dying, New York, The Macmillan Company, 1969. Kübler-Ross, Elisabeth. Les derniers Instants de la vie, Genève, Éditions Labor et Fidès, 1975, 1996. |
Pour commencer une devinette. Voici ce qu'écrit la personne dont je vais vous parler : " Le docteur B., une femme âgée, prétendait avoir des dons de voyance. Nous étions les premières triplées à l'accouchement desquelles elle ait participé. Elle se mit à scruter méticuleusement nos visages et fit à ma mère des prédictions sur chacune d'entre nous. Elle dit qu'Éva, née la dernière resterait toujours " la plus chère au cur de sa mère " tandis qu'Erika, la deuxième choisirait toujours " la voie du milieu. " Puis, le docteur B., me désignant d'un geste, expliqua que j'avais montré la voie aux deux autres et ajouta " vous n'aurez jamais à vous inquiéter de celle-là. " Qui était-elle? [Rires ] Pour vous aider à vous situer dans le temps, je peux vous dire que jai parlé de cette personne à la radio à plusieurs reprises autour de 1971 ou 1972. Puis en 1975, paraissait un ouvrage très important, dont j'ai eu l'occasion de reparler par la suite. En parlant de son travail, jai abordé un sujet qui mintéressait beaucoup : les soins palliatifs. Non pas que je m'occupe de l'accompagnement des mourants en phase terminale, mais j'ai été l'un des premiers membres du conseil d'administration de Palli-Ami, organisme associé à ce genre de question au sujet de la mort, des mourants etc. Il s'agit d'Elisabeth Kübler-Ross, qui a d'abord écrit On Death and Dying, Les derniers instants de la vie, paru en anglais en 1975, puis en français un peu plus tard; cet ouvrage a été réédité récemment chez Fidès. |
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Kübler-Ross, Elisabeth. The Wheel of Life: A Memoir of Living and Dying, New York, Scribner, 1997. Kübler-Ross, Elisabeth. Mémoires de vie Mémoires d'éternité, Genève, Éditions Jean-Claude Lattès, 1998, 361 p. |
Cette femme est certainement à mon sens et avec le recul - je me dis parfois que l'âge procure certains avantages lune des personnes les plus importantes du siècle. Cest à travers un monde matérialiste à outrance quelle s'est occupée d'une question dont tout le monde semblait vouloir se défaire : la mort et les mourants, laboutissement naturel de la vie de chacun d'entre nous. Elle a accompagné dans la mort des milliers de gens, puisqu'elle ne fait que cela depuis le début des années 1970, jusqu'à tout récemment où elle a pris une forme de retraite. Elle a publié dernièrement The Wheel of Life: A Memoir of Living and Dying, traduit en français sous le nom de Mémoires de vie Mémoires d'éternité. Je me suis plongé là-dedans et j'ai redécouvert cette grande dame de notre époque, et jai eu envie de partager cette redécouverte avec vous. " Des années durant, j'ai été poursuivie par une réputation exécrable, par des gens qui me considéraient comme la Dame des " Derniers instants de la vie " (son premier ouvrage). Ils pensaient quavoir passé plus de trois décennies à poursuivre des recherches sur la mort et la vie après la mort me rendait automatiquement experte en la matière. Je crois qu'ils sont à côté de la question. Le seul fait indéniable concernant mon travail, a trait à l'importance de la vie. J'ai toujours dit que la mort peut constituer l'une des plus grandes expériences que l'on puisse connaître. Si vous vivez chaque jour de votre existence dans la droiture, alors vous n'avez rien à craindre d'elle. Peut-être ce livre, qui est certainement mon dernier, éclaircira-t-il ce point. Il suscitera sans doute également quelques questions nouvelles et pourra peut-être même en fournir les réponses. " |
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" Tout le monde traverse des difficultés dans la vie; plus vous en aurez, et plus vous apprendrez et évoluerez " |
Dans sa maison de Scottsdale en Arizona, où elle s'est retirée depuis quelques années, elle parle de la petite fille qu'elle a été, son enfance en Suisse, destinée à devenir une femme au foyer, gentille et bigote, comme tant dautres Suissesses etc. " Certaines de mes opinions sont non conformistes. Ainsi par exemple, ces dernières années, jai souffert dune demi-douzaine dattaques cérébrales, parmi lesquelles une petite crise juste après Noël 1996. Mes médecins mont mise en garde, me suppliant darrêter le café, les cigarettes et le chocolat. Mais je continue toujours à madonner à ces petits plaisirs. Pourquoi pas? Cest ma vie après tout! " Elisabeth Kübler-Ross, est une de ces bonnes femmes impossibles, une de ces entêtées, une obstinée... " Cest ainsi que jai toujours été. Je suis très indépendante, têtue comme une mule, et un peu déséquilibrée, alors cest comme ça que je suis et cest tout. " En parlant du puzzle de sa vie elle dit : " Tout ce qui mest arrivé devait marriver. Mon destin était de moccuper des mourants. Je nai pas eu le choix lorsque jai rencontré mon premier atteint du Sida. " Elle est médecin au départ : " Jai eu le sentiment quon me demandait de parcourir 400 000 km chaque année pour animer des séminaires afin daider les gens à gérer les aspects les plus douloureux de la vie, de la mort et de la période intermédiaire. Plus tard dans ma vie, une force irrésistible ma incitée à acheter une ferme de 120 hectares dans la campagne virginienne ". Et cest là quelle a créé un centre daccueil dune part, qui est en même temps un centre de formation pour des personnes qui soccupent de laccompagnement des mourants. Jai retenu ces trois phrases dans lintroduction de son ouvrage : " Tout le monde traverse des difficultés dans la vie; plus vous en aurez, et plus vous apprendrez et évoluerez " Voilà qui est encourageant si ce nest pas totalement désespérant, cela dépend du point de vue que lon adopte bien sûr! " Ladversité ne peut que vous rendre plus fort " " Dès lors que vous aurez appris vos leçons, la douleur disparaît." Puisquil sagit de sa biographie, elle nous reparle de sa découverte de la mort, de lexpérience de la mort des autres, puis de tout ce quelle a vécu autour et alentour de ce phénomène, qui est considérable. Cest probablement la personne qui est allée le plus loin dans ce genre de recherches, avec Stanislav Grof. " Les données rassemblées par lobservation auprès de mourants, mont convaincue quil ne sagissait pas de pures coïncidences ou d'hallucinations, ce que les mourants vivaient ou avaient vécu. Un moment, ces découvertes remarquables mont conduites à une conclusion scientifique encore plus remarquable. La mort nexistait pas, en tout cas pas dans sa définition traditionnelle. Javais le sentiment que toute définition nouvelle devrait aller au-delà de la mort du corps physique. Elle devrait prendre en compte la preuve que nous détenions, selon laquelle lhomme a également une âme et un esprit, une raison supérieure de vivre, un sens de la poésie, quelque chose de plus que la simple survie, quelque chose dimmortel. Les patients mourants qui étaient passés par les cinq stades déclaraient ensuite : une fois que nous avons accompli tout le travail pour lequel on nous avait envoyés sur terre, nous sommes autorisés à abandonner notre corps lequel emprisonne notre âme comme le cocon enferme le futur papillon " Ce qui ressemble beaucoup à la formule quemploie Platon quand il dit que " Lâme est prisonnière du corps comme dun tombeau ". Pour nous, cest une formule qui paraît un peu froide comme ça, mais en grec, il y a un jeu de mots entre " soma ", le corps, et " sema " qui est le tombeau! Les cinq phases en question, on ne les vit pas nécessairement dans le même ordre où elle les définit. Dans le film All that Jazz, on raconte la mort dun chorégraphe et son passage à travers justement ces cinq étapes définies par Mme Kübler-Ross. Cest intéressant de constater que le scénario a été bâti à partir de ses observations. |
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Processus de la mort |
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Elle en a identifié quatre :
Dailleurs les témoignages abondent là-dessus. Evidemment, avec la technologie qui permet de procéder à des réanimations de personnes qui étaient rendues très proches ou très loin de la mort, on a plus de ce genre de témoignages. Certains qui sont allés très près de " lautre côté " sont revenus et ont affirmé avoir vécu ce genre dexpérience-là. " La conclusion fondamentale que jai tirée de tout cela cest que les êtres humains, quils soient riches ou pauvres, Américains ou Russes, ont des besoins et des soucis similaires. En fait, je nai jamais rencontré une personne dont le plus grand besoin nait été lamour inconditionnel. " |
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" Ce que la mort enseigne, cest la vie, comment vivre la vie. " |
Si je devais tirer lessentiel de son propos, ce serait : " Ce que la mort enseigne, cest la vie, comment vivre la vie. " Son dernier chapitre sintitule justement Sur la vie et la façon de vivre et elle écrit : " Cest bien dans mon style davoir dores et déjà prévu ce qui va se passer. Ma famille et mes amis viendront du monde entier, traverseront le désert jusquà ce quils tombent sur un petit écriteau planté sur une piste poussiéreuse et sur lequel on peut lire Elisabeth, puis atteindront le Tipi indien et le drapeau suisse qui flotte très haut au-dessus de ma maison de Scottsdale. Certains me pleureront. Dautres auront compris à quel point je serai enfin soulagée et heureuse. Ils mangeront, échangeront des anecdotes, riront, pleureront et à un moment donné, lâcheront des douzaines de ballons gonflés à lhélium. Qui donneront au ciel une apparence surnaturelle. Bien entendu ... je serai morte ". Cest une directive quelle est en train de donner à ses successeurs, jai limpression. Au fait, pourquoi pas, organiser une cérémonie dadieu pour fêter lévénement " À 70 ans, moment ou jécris ces lignes, je peux dire que jai vécu pleinement. À ma naissance je ne pesais que deux livres et des poussières et on ne sattendait pas à ce que je survive. Par la suite, jai passé la plus grande partie de ma vie à combattre le Goliath que sont les forces de lignorance et de la peur. Tout ceux qui sont des familiers de mon uvre savent que pour moi la mort peut constituer une des plus grandes expériences de la vie. Tout ceux qui me connaissent personnellement peuvent témoigner de mon impatience de quitter ce monde de souffrances et de luttes pour rejoindre le royaume de lamour infini. " Elle parle de sa " dernière leçon, celle de la patience " qui est très difficile à vivre, car il faut se la représenter comme une femme daction qui a parcouru le monde, qui a soigné, vécu, dun rendez-vous à lautre, etc. Une femme très peu conformiste. Sa dernière leçon, celle de la patience, me fait aussi penser à Alexandra David-Néel qui a traversé lHimalaya à pied; une autre aventurière étonnante. À la fin de sa vie, elle était condamnée à mettre une heure et quart à descendre lescalier du premier étage au rez-de-chaussée " Ma dernière leçon, celle de la patience na pas été de tout repos. Ces deux dernières années, à cause dune série dattaques cérébrales, je me suis retrouvée complètement dépendante des autres pour les moindres gestes de la vie quotidienne et pour les soins qui doivent mêtre prodigués. Je dois me battre tous les jours pour descendre de mon lit, masseoir sur mon fauteuil roulant, aller à la salle de bains et en revenir. Depuis deux ans, je ne souhaite quune chose : quitter mon corps à limage du papillon qui sort de sa chrysalide pour me fondre enfin dans la grande lumière.[...] Le seul intérêt de cette lente approche de la transition finale a été le temps que jai pu ainsi consacrer à la contemplation.[...] libérés comme le papillon, nous serons libérés de toute souffrance, de toute peur et de tout souci... nous serons libres comme un magnifique papillon qui retourne chez lui au royaume de Dieu... Un endroit où nous ne sommes jamais seuls, où nous continuons de grandir, de danser, de chanter, où nous retrouvons ceux que nous avons aimés et où nous sommes enveloppés dun amour infini et inimaginable. " Vous nêtes pas obligés de partager sa vision des choses mais cest intéressant de prendre note de son point de vue. " Le plus grand cadeau que Dieu nous ait fait est le libre arbitre. " " Si lon avait protégé des ouragans les terrains où se sont creusés les canyons, vous ne pourriez pas contempler ces paysages fantastiques que lérosion a sculptés au fil des siècles. " " La seule raison dêtre de la vie est lévolution. La leçon suprême de la vie est dapprendre à aimer et à être aimé de manière inconditionnelle. " |
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Bouddhisme en France |
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" En Occident, ne pas savoir est un signe dimperfection; dans le bouddhisme, il y a mille choses quil est indifférent de savoir ou non et on vit avec ces silences, et ça me plaît bien. " Roger Pol-Droit |
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" Enquête sur la France Bouddhiste ", Lévénement du jeudi, n° 707, du 20 au 27 mai 1998, p. 86. |
![]() Il y a quelques années, jai fait la connaissance de Marc de Smedt que jai interviewé pour une émission et je lai trouvé fort sympathique. Je lai aussi accompagné dans certaines expériences de conférences à deux, ici à Montréal et à Québec. Directeur de la collection Spiritualités vivantes, chez Albin Michel et de la revue Nouvelles Clés, il fut lun des collaborateurs de Louis Pauwels à une époque. Disciple à un moment de maître Deshimaru, le gourou Zen, un Japonais qui sest établi un moment en France et qui a eu une grande influence en Europe. Puis récemment dans un magazine, Marc de Smedt sexplique sur le sens de son engagement personnel : " Je suis pour ce type de spiritualité laïque, athée et entièrement tournée vers les autres. " Cest comme ça quil définit le bouddhisme dans ce dossier portant sur le bouddhisme en France, phénomène qui devient colossal! Il y a deux millions de bouddhistes en France, dont près dun million de gens qui ne sont pas dorigine asiatique. Cest très curieux parce quêtre bouddhiste, cest adhérer à une certaine vision de la vie, cest adapter un certain point de vue à la fois engagé dans le monde et distancié. Cest une philosophie et non pas une religion, peut-être même un art de vivre! Cest ce qui me plaît dans le propos de Marc de Smedt parce que je my reconnais assez. " La méditation? Cest arrêter la course, poser un regard sur soi même. Voir que nous ne sommes pas uniquement un petit personnage, quil y a un autre, le grand ego qui regarde le petit ego. Cest fondamental, on devrait lenseigner depuis le plus jeune âge. " Après la mort de maître Deshimaru, dont il fut lun des premiers disciples, Marc de Smedt a continué de pratiquer le zazen presque quotidiennement mais il sest peu à peu éloigné de la sangha, la communauté bouddhiste. " Le groupe, cela peut être important, cela donne une forte énergie. Mais je me méfie de lesprit de chapelle. " Et puis " Les rituels lennuient, les bouddhas peinturlurés aussi. " Aussi, supprime-t-il, quand il médite, les statues, les chants, les prosternations, pour ne garder quune bougie sur lautel et un bâtonnet dencens. Moi qui le connais, je sais quil tient tout de même à créer un certain rituel, pour des raisons qui tiennent du conditionnement, qui est nécessaire dans la vie. " Je nai rien contre le nomadisme spirituel non plus.[...] le marché est vaste. On peut pratiquer le yoga, le tai-chi, la bicyclette... pourvu que ce soit fait en conscience. Il peut y avoir autant de religions que dêtres humains " . Le bouddhisme demeure cependant la religion dont il se sent le plus proche : " Cest dailleurs plus une philosophie quune religion. Son côté pratique a fait beaucoup pour son succès en Occident. Dans la pratique du Zen, il ny a plus de dichotomie corps esprit Ça fait du bien tout simplement. " " Le bouddhisme réside dans un rapport à soi et aux autres. Cest une incitation à prendre sa vie en main et à être responsable de ce quon décide den faire. " " Bouddha, la vedette des stars ". Dans ce dossier portant sur le bouddhisme en France, on trouve évidemment une liste de vedettes qui ont été séduites par cette philosophie. Jeanne Moreau qui a présenté le Dalaï Lama lors dune conférence à laquelle assistaient Alain Delon, Mireille Darc et Richard Gere. Leonard Cohen qui vit dans un monastère auprès de Sasaki Roshi. Tina Turner qui affirme : " Quand je serai prête, jenseignerai le bouddhisme ". Ou encore lécrivain Jean-Claude Carrière, aussi scénariste, qui " se souvient avoir placé, à six ou sept ans, un bouddha dans la crèche aux côtés du petit Jésus. " Cest un ami du Dalaï Lama. Ils ont même écrit un livre ensemble. Le Dalaï Lama a dû lui interdire de se convertir au bouddhisme, en lui disant : " À votre âge, ce serait ridicule. " [Rires] On retrouve aussi Jean-Louis Servan-Schreiber, personnage que jaime beaucoup, qui a écrit un livre très amusant sur lart du temps. Cest lui qui a forgé la formule " Tout le monde a une montre, personne na de temps. Jetez votre montre, prenez votre temps. " Il témoigne, lui aussi : " Jai commencé à mintéresser aux pensées orientales, il y a près de 25 ans, alors que jétais professeur à luniversité de Stanford en Californie. Petit à petit, je me suis ainsi familiarisé avec la réflexion et la pensée bouddhiste, bien plus proches de moi que léducation jésuite que jai reçue. Le bouddhisme réside dans un rapport à soi et aux autres. Cest une incitation à prendre sa vie en main et à être responsable de ce quon décide den faire. Il ny a pas non plus cette notion de culpabilité si présente dans la religion catholique. Je me retrouve aussi dans cette très forte incitation de la réflexion bouddhiste à respecter le réel, à accepter les choses comme elles sont. Le discours du bouddhisme cest " Ne croyez pas ce quon vous dit " un schéma psychologique et intellectuel éclairant et pragmatique. Doù son utilité dans le milieu des affaires puisquil favorise une bonne approche du réel. Nul doute que le bouddhisme a aidé les Japonais à conquérir le monde. Le bouddhisme fait de plus en plus dadeptes, il est un principe de vie. Ce qui mévite de me poser la question de savoir si je vais me raser la tête! " Puis une entrevue avec Martin Scorsese, lauteur dun film qui sintitule Kundun. Un film mystique quasi contemplatif sur la vie du quatorzième Dalaï Lama, quil a été amené à rencontrer, entraîné par une amie : Melissa Matisson, la scénariste de E.T. Quest-ce qui vous plaît dans le bouddhisme?, a-t-on demandé à Roger Pol-Droit? " Sa manière dendurer lignorance. En Occident, ne pas savoir est un signe dimperfection; dans le bouddhisme, il y a mille choses quil est indifférent de savoir ou non et on vit avec ces silences, et ça me plaît bien. " |
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