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Les noces alchimiques

   


Il s'agit du mariage des opposés.
Comme l'eau et le feu.
Qui sont toujours complémentaires.
Comme la femelle et le mâle.
Ou encore, le Yin et le Yang du Tao.

     
Les noces chymiques, ou noces alchimiques, consistent en la rencontre (fusion / juxtaposition / génération) de deux opposés complémentaires, de la coïncidence des opposés, ou coïndidentia oppositorum pour reprendre la vielle formule latine des alchimistes, que symbolise la génération de deux éléments : l'un féminin, l'eau; l'autre, masculin, le feu.

Lorsque la coïncidentia de deux opposés est réalisée, l'opposition se trouve alors dépassée, transcendée, et une énergie naît de leur complémentarité : que ce soit la vapeur qui provient de la génération de l'eau et du feu; ou, comme le formule la thermo-dynamique, d'une source froide et d'une source chaude; que ce soit l'amour qui naît de la rencontre de la femme et de l'homme et qui se manifeste comme énergie sexuelle et/ou cosmique; ou encore, que ce soit le plein épanouissement de l'être, qui découle de la conscientisation, processus qui consiste à rendre conscients certains matériaux de l'inconscient; autrement dit, du rapprochement ou de l'accouplement du conscient et de l'inconscient, qui donne naissance à une conscience renouvelée...

 

"Rien ici-bas n'est plus souple, moins résistant que l'eau, pourtant, il n'est rien qui vienne mieux à bout du dur et du fort."

LAO-TSE

 

eau

"Je suis la mer et la mer est en moi. (...) La Terre est la planète de l'eau."

Commandant Jacques-Yves Cousteau


L'eau est un élément féminin, créateur et conservateur de vie. Elle est la source informelle de la vie : la source de fécondation de la terre et de ses habitants. Elle est aussi le véhicule de toute vie. L'eau est la mère : mater, materia.

Élément de la naissance et de la renaissance, physique et spirituelle, elle purifie, guérit, rajeunit : l'eau du baptême, des ablutions, des sources miraculeuses... Elle est force vitale, sacrée et sacralisante.

Symbole des énergies inconscientes, elle est associée aux ténèbres : elle représente les puissances informes de l'âme, les motivations obscures.

BONNEFOUS, Edgar  L'homme ou la nature? (J'ai lu).  

 
"On commence à mesurer aujourd'hui les conséquences catastrophiques de la pollution des eaux. L'eau est le véhicule par excellence de la vie; sa pollution menace donc tous les aspects de la vie animale."

Edgar Bonnefous

   
On commence à peine à découvrir ce qu'il en coûte de vouloir trop corriger la nature à force de chimie synthétique.

Dans une région fruitière de la Pennsylvanie, un échantillon d'eau dite potable contenait assez d'insecticides pour faire crever dans les quatre heures tous les poissons qu'on y mettait.

En 1956, au Nouveau-Brunswick, des aspersions aériennes de D.D.T. destinées à détruire un parasite dans les plantations fruitières, ont causé la mort de 800 000 saumons et truites - c'est-à-dire à peu près les deux tiers des effectifs respectifs.

Pour ne donner ici que deux exemples de l'effet des pesticides sur l'eau.

L'alternative aux pesticides paraît être, entre autres, la lutte biologique.

   


Les besoins en eau ne cessent d'augmenter.

On a calculé qu'il fallait 447 gallons d'eau pour irriguer la superficie d'un champ de coton nécessaire à la fabrication d'une seule chemise, depuis le moment où on sème la graine jusqu'à celui de la récolte.

La production d'une pinte de lait nécessite 232 gallons d'eau, si on tient compte de l'irrigation des champs de céréales destinées au bétail producteur de lait, de l'eau consommée par les vaches elles-mêmes et de celle nécessaire au nettoyage de l'étable.

À partir de ce genre de données, on arrive à déterminer qu'il faut 136 gallons d'eau pour produire un pain; 125 gallons pour une livre de tomates; 47 gallons pour une livre d'oranges; 23 gallons pour une livre de pommes de terre...

Ce qui souligne, une fois de plus, l'irresponsabilité d'une civilisation aussi polluante que la nôtre.

La Conférence des Nations Unies sur l'Eau, tenue en Argentine en 1977, avait recommandé que la décennie 1980-1990 soit proclamée officiellement "Décennie internationale de l'eau potable et de l'assainissement", afin de relever le défi auquel l'humanité devrait éventuellement faire face puisque, si nous poursuivions dans le sens où nous étions engagés, très bientôt, les ressources d'eau des régions habitées du globe seraient presque épuisées.

Où en sommes-nous?

   


Il est impossible de considérer l'homme détaché de sa planète. Nous vivons en symbiose avec la Terre. Qui est la planète de l'eau. L'homme est lui-même en grande partie constitué d'eau. Ce que l'eau véhicule sur la planète, l'homme finit par en être lui-même le véhicule. L'état de l'eau devient l'état de l'homme.

   


Novalis écrit :

''... toutes nos sensations agréables ne sont à la fin, que diverses manières d'écoulement en nous des mouvements de cette eau originelle qui est en nous. Le sommeil lui-même n'est rien autre que le flux de cette invisible mer universelle et le réveil le commencement de son reflux.''

Et le poète de conclure :

''... les poètes seuls devraient s'occuper des liquides.''

   


Ce qu'il y a de plus profond dans l'homme participe de l'eau. C'est là que puisent nos racines. Dans le ventre de la mère, le petit baigne dans le liquide amniotique. Tout ce qui évoque la sécurité, la nourriture, la chaleur, se trouve lié à cet élément féminin. L'eau est aussi le symbole des énergies inconscientes, des motivations obscures. Ce sont les eaux profondes, dormantes, mais jamais mortes. Les zones humides, ténébreuses et froides de l'être. Qu'il faut, petit à petit, éclairer et réchauffer par le feu.

BACHELARD, Gaston; La psychologie du feu (Idées).

   

feu

"... le feu suggère le désir de changer, de brusquer le temps, de porter toute la vie à son terme, à son au-delà."

Gaston Bachelard

 

JOSSAY, Dr Michel; 101 conseils anti-nervosité (Hachette).

   

Le feu est un élément masculin, agent de la transformation de la matière et de la transmutation de l'esprit. Il est la connaissance intuitive. La chaleur psychique et spirituelle fait fondre ce qu'il y a de plus dur : le cœur humain. Il est connaissance pénétrante, illumination - initiation. Il est énergie dévorante qui transforme : à la fois purificateur et régénérateur.

Comme cet oiseau magnifique et fabuleux, qu'on appelait Phénix, qui se levait avec l'aurore, pour se consumer et s'éteindre comme le soleil, dans les ténèbres de la nuit, et renaître de ses cendres avec la nouvelle aurore. Le Phénix est le symbole du feu créateur et destructeur.

"Pendant des millénaires, l'homme fut conditionné à se retrouver autour d'un feu, le soir, et à s'endormir auprès de lui tranquillisé par la danse magique des flammes."

Dr Michel Jossay

MUMFORD, Lewis; Technique et civilisation (Le Seuil).    

"Le feu facilitait la digestion des aliments, ses flammes éloignaient les animaux dangereux et sa chaleur, pendant les saisons froides, permettait une vie sociale active, au lieu de la confusion et du vide de l'hivernage."

Lewis Mumford

   


La conquête du feu a été un des bonds merveilleux de l'évolution de l'homme. Comme agent de civilisation, le feu est lié, dans toutes les civilisations, au dieu initiateur. Dans la civilisation grecque, ce fut PROMÉTHÉE. Il déroba le feu du ciel et le donna aux hommes.

Le feu est à l'origine des conquêtes humaines : on passe avec lui du cru au cuit, on découvre la métallurgie, la poterie... La domestication du feu marque le début de la civilisation : le début de la culture par rapport à la nature. Cette opposition est fondamentale.

Le feu que l'on contrôle engendre la culture. Il participe de la magie. Qui est un état intermédiaire entre l'imagination et la connaissance exacte. C'est par la magie que fut entreprise la conquête du milieu. Conquérir la nature est un des plus vieux rêves de l'homme. Exercer sa domination sur la nature.

Aujourd'hui, nous découvrons que nous sommes allés trop loin dans ce sens. Que nous avons oublié que nous participons de cette nature. Qu'il ne faut pas la conquérir au point de l'anéantir. Que le moment est venu de vivre en harmonie avec elle, si nous voulons survivre.

Notre survie dépend de l'équilibre naturel. Le moment est maintenant venu de protéger la nature. D'en être les gardiens. Mais il aura fallu passer par l'étape de la conquête. Et cette étape de notre évolution n'a pu être entreprise que parce que nous avions fait tout d'abord la conquête du feu. C'est le feu qui est à l'origine de cette entreprise - autrement dit, c'est le feu qui est à l'origine de toute civilisation.

   
 

"J'attise une flamme en moi... Mon coeur est l'âtre, la flamme est le soi dompté."

Sumyuttanikaya

 

  la kundalini

 

La kundalini est l'Énergie cosmique.

Tout participe de la kundalini. Tout participe de la même énergie. À des états divers. Comme l'eau peut devenir de la glace ou de la vapeur. Ce sont trois états différents d'une même chose.

À l'origine, l'Énergie cosmique est une - mais multiple dans son expression.

L'homme participe de l'Énergie cosmique de plusieurs façons à la fois; il participe même de toutes les façons possibles, puisqu'il se définit sur tous les plans à la fois.

L'homme est un récepteur / émetteur d'énergie. Il reçoit de l'énergie sur tous les plans à la fois; il en émet aussi sur tous les plans... Mais il n'émet pas pour autant l'énergie sous la même forme sous laquelle il l'a reçue. Puisqu'il est aussi un transformateur d'énergie. À certains moments, il reçoit une énergie physique qu'il transforme en énergie psychique ou même spirituelle... Il peut aussi recevoir une énergie psychique, suscitée et véhiculée par une forme-pensée et la transformer en énergie physique : c'est tout l'art de la guérison psychique qui passe par la visualisation - comme, par exemple, la visualisation d'une plaie qui se cicatrise ou cicatrisée, déclenche le processus physique de la cicatrisation. Il faut tendre à transformer les états inférieurs de l'énergie en des états supérieurs. C'est ainsi qu'on élève son niveau de conscience.

L'éventail des sources d'énergie s'étend de la nourriture à la Conscience pure, en passant par l'air et la lumière. Lorsqu'on a besoin d'énergie, on peut donc manger. Mais la nourriture est limitée comme source d'énergie, puisque la digestion des aliments entraîne une dépense d'énergie. Au plan physique, bien sûr. Mais aussi à des plans plus élevés, car l'air que nous respirons véhicule aussi de l'énergie à un état plus subtil. Cet état de l'énergie plus subtil que l'air et véhiculé par lui s'appelle le prana.

 


Mais la lumière dont il s'agit ici est à la fois celle que les sens physiques perçoivent (non seulement la vue, mais aussi le toucher) et celle qui se définit au-delà de cette perception; au-delà même de la perception inconsciente, mais qui demeure pourtant physique - je pense à la partie invisible et imperceptible consciemment du spectre de la lumière, comprenant l'ultra-violet, l'infrarouge, les divers rayons... Mais il s'agit plutôt ici d'états subtils de la lumière, parfois liés à la lumière physique, parfois et le plus souvent, indépendants d'elle : ce qu'on appelle la lumière intérieure.

Lorsqu'on parle de lumière intérieure, il ne s'agit pas d'un concept abstrait, encore bien moins d'une figure de style, mais effectivement d'une forme subtile de la lumière - qui est l'Énergie cosmique même.

On entend le plus souvent la kundalini non pas au sens large de l'Énergie cosmique, mais plutôt comme une manifestation particulière, privilégiée même, de cette Énergie. La Tradition compare la kundalini, au sens restreint du terme, à un serpent. Qui serait endormi et lové dans la partie inférieure du corps; il s'agirait pour l'homme d'éveiller cette énergie, de lui permettre de s'élever, en empruntant un canal qui se trouve dans la colonne vertébrale; cette énergie traverserait les centres nerveux qu'on appelle les chakras, pour enfin atteindre le sommet de la tête.

C'est alors que se produit l'expérience de l'illumination. C'est l'éveil et la montée du feu intérieur qui débouche sur une expérience extatique. La conscience de l'être se trouve alors éblouie par la Lumière.

La plupart des témoignages se recoupent sur l'essentiel : certains parlent de l'impression que la circonférence de la tête se trouve considérablement augmentée - c'est la traduction par le cerveau en termes physiologiques, du phénomène de l'expansion de la conscience. L'intérieur de la tête est alors perçu comme l'intérieur d'un dôme qui paraît en même temps comme la voûte du ciel. Au moment de la mort, si l'être meurt conscient, l'énergie qui se retire du corps lentement se concentre un moment au milieu de la poitrine (chakra cardiaque) et au sommet de la tête (chakra suprême).

L'être fait alors l'expérience plus ou moins grande, selon son niveau de conscience, de l'illumination : il lui semble que l'intérieur de sa tête devient lumineux. L'expérience consiste en un élargissement de la conscience qui commence à se libérer du corps physique et de l'Ego - cette libération se manifestant par une montée de la kundalini. Il est fait allusion à cette expérience dans un passage de la Bible où on parle de la lampe d'or :

"Les pleureurs tournent déjà dans la rue; avant que se rompe le cordon d'argent, que se brise la lampe d'or (...); avant que la poussière retourne à la terre, comme elle en vint, et que l'esprit retourne à Celui qui l'a donné..."

Au cours d'une extase de ce genre, l'être se perçoit comme lumineux. S'il parvient à ouvrir les yeux, il pourra aussi percevoir la lumière des objets - non pas l'aura; qui est le champ d'énergie qui se dégage des objets -  mais la lumière même des objets; la Matière étant une manifestation de l'Énergie.

Selon l'intensité de l'input, l'expérience est plus ou moins grande : certains demeurent éblouis sans pouvoir bouger; d'autres vont à leurs affaires, tout en percevant à la fois le monde matériel et, plus ou moins selon la qualité de l'attention, sa contrepartie lumineuse, comme en surimpression.

L'expérience peut être de courte durée - le temps d'un éclair; ou s'étendre sur toute la vie, avec des périodes plus ou moins intenses. Cela s'appelle, dans le langage ésotérique, une montée de la kundalini.

Il n'y a pas de doute qu'il s'agit ici de l'or des alchimistes, aussi bien que de toute expérience extatique / mystique se manifestant, selon le cas, sous la forme d'un éclair, d'une illumination, d'un éblouissement - voire même d'un buisson ardent...

Faut-il éveiller la kundalini?

Il est tentant de répondre oui. Puisque des penseurs nous assurent qu'il s'agit de l'énergie évolutive. Autrement dit, plus cette énergie circulerait librement, plus l'humanité serait évoluée; de même que, au plan individuel, plus elle circulerait librement, plus l'être serait créateur et d'un niveau de conscience élevé. Mais cela suppose que l'instrument, plus précisément le système nerveux, est capable de recevoir une énergie d'une définition aussi élevée.

Je considère, pour ma part, qu'il est dangereux de recourir à des techniques de choc. Je pense à la drogue - qui peut provoquer, dans certaines conditions, une montée de cette énergie, non sans risques; mais je pense aussi à certaines techniques yogiques ou d'inspiration yogique. Il ne faut pas brûler les étapes. Nous allons tous un jour déboucher sur la Lumière. Si ce n'est dans cette incarnation-ci, ce sera dans une autre. Ou encore entre deux incarnations. Une telle expérience suppose que l'individu est parvenu à un niveau de conscience élevé.

La comparaison avec l'électromagnétisme est pertinente : on ne branche pas un instrument conçu pour un voltage inférieur sur une source de haut voltage.

L'expérience de la Lumière peut être passagère et/ou même accidentelle. Une montée de la kundalini peut être une expérience terrifiante. Un certain nombre de déments le sont devenus parce qu'ils ont eu une montée, accidentelle ou non, de cette énergie, qu'ils n'ont pas pu contrôler.

Depuis peu, la science s'intéresse à ce phénomène, en particulier aux processus physiologiques qui accompagnent les expériences de la kundalini.

   


Il s'agit d'évoluer. Jour après jour. De tendre vers la Lumière.

À une époque, j'ai fait des recherches sur les techniques d'éveil de la kundalini. Tels points d'acupuncture. Tels exercices physiques. Tels exercices de concentration. Tout cela existe, bien sûr.

Mais un jour, j'ai découvert dans une étude sur la question que le meilleur moyen d'éveiller naturellement la kundalini était de s'occuper des autres sans rien attendre en retour - le don de soi.

Les techniques comme telles sont souvent des pièges. Il faut surtout la démarche. Le travail sur soi. Il s'agit, en somme, d'entretenir le feu intérieur.

 

''Tout procède de la génération du pair et de l'impair...''

PLATON

 


Dans le couple, c'est la recherche du sexe opposé et complémentaire. Au plan psychologique, c'est le conscient à la recherche de l'inconscient. Comme le Prince Charmant est à la recherche de la Belle au Bois Dormant qu'il doit éveiller. Telle est cette étape majeure de l'évolution de l'être : celle des noces chymiques du conscient et de l'inconscient : la synthèse des deux images de l'être, qui conduit à la réalisation de soi.

L'homme moderne cherche le sens de son être et de sa vie à l'extérieur de lui : sans la croyance d'un progrès matériel. Mais la démarche essentielle passe par l'intérieur. Il faut se mettre à l'écoute de l'inconscient, qui s'exprime par les rêves, les fantasmes, les émotions, afin de découvrir ce qu'il y a de plus profond en nous.

JUNG, Carl  Ma Vie (Gallimard).    

"...la tâche majeure de l'homme devrait être (...) de prendre conscience de ce qui, provenant de l'inconscient, se presse et s'impose à lui, au lieu de rester inconscient ou de s'y identifier..."

Dr Carl Jung

 

"Elle est retrouvée.
Quoi?
L'éternité

C'est la mer alliée avec le soleil."

RIMBAUD

 


Carl JUNG est un des pères de la psychologie moderne. C'est aussi un des maîtres à penser de notre époque. Les opposés occupent une place importante dans sa pensée. Chez lui, comme dans la pensée traditionnelle, les opposés sont toujours complémentaires. Comme la femelle et le mâle. Mais le couple, ici, est en chacun de nous. C'est le dialogue de la femme avec l'animus : la partie masculine de l'inconscient, et de l'homme avec l'anima : la partie féminine de l'inconscient.

Le couple est le symbole de l'union psychique des contraires, vers laquelle chacun doit tendre. Comme dans la conjonction des symboles alchimiques de la Lune et du Soleil. Ou encore l'hermaphrodite qui représente l'état d'équilibre des opposés en chacun de nous. L'un est à la recherche de l'autre.

La démarche sur la Voie initiatique procède aussi de la génération du pair et de l'impair, du mariage de l'eau et du feu; elle se définit sur deux plans :

  • l'étude de la pensée ésotérique;

  • l'expérience personnelle de cette pensée.

C'est ainsi que le dialogue se poursuit entre les deux hémisphères du cerveau : le rationnel et l'intuitif, visant au rapprochement de l'Occident et de l'Orient en chacun de nous. C'est le travail sur soi de l'alchimiste dans le laboratoire / oratoire de la vie quotidienne.

     
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