| Translucide
Le Palais des congrès est un lieu de passage et de rencontre, un lieu de d'échange de points de vue et d'interaction de perceptions. Nos propositions, dans leurs technologies et leur traitement, reprennent ces dynamiques. Elles sont en interaction constante avec les points de vue physiques du visiteur et se transforment selon son passage. Les deux œuvres proposées se fondent sur une intégration de la présence humaine à la structure architecturale du lieu, pour que le lieu soit habité à tout moment, réellement ou symboliquement. L'aspect graphique du diptyque se sert d'une trame " pixelisée ", reprenant ainsi les codes technologiques des écrans vidéo géants, des moniteurs d'ordinateur et de l'internet en général. Cette "" pixelisation " décompose les silhouettes humaines schématisées. Une mosaïque d'informations qui cohabitent dans l'agora intellectuelle qu'est le Palais des congrès. La grande verrière Pour la grande verrière, nous proposons une image en mosaïque appliquée sur le verre qui sert aussi d'écran aux ombres reportées des visiteurs du Palais. Une image métaphorique
qui fait appel à plusieurs symboliques. Un visage pensant, introspectif,
aux traits masculins mais à une attitude asexuée. Cette scène paisible contraste avec l'activité urbaine, elle invite également le visiteur à la réflexion. La poésie de l'image étonne d'abord pour ensuite nous questionner. Comme toutes oeuvres d'art à caractère poétique, l'image énigmatique de la grande verrière reste ouverte de sens et d'interprétation. Le jour, la grande verrière vue de l'extérieur étonne par son apparente simplicité chromatique qui s'intègre à la face colorée de l'édifice.
De l'intérieur, les visiteurs du Palais des Congrès perçoivent la place et la ville de façon ludique au travers des multiples pixels bleutés qui vont du translucide au transparent. En marchant le long de la rambarde de verre, leur perception de la ville change selon les différents filtres translucides et colorés qui composent l’œuvre. La lumière extérieure, le moment du jour ou de la nuit, voire même la couleur des saisons créent une multitude de possibilités visuelles. La verrière du corridor La portion de l’œuvre qui se retrouve dans le grand corridor reprend les mêmes jeux de perception amplifiés par le mouvement constant des usagers du passage. Des deux cotés de l’œuvre les visiteurs peuvent se voir les uns les autres dans l'environnement architectural, mais cette vision se déjoue des lois optiques en superposant une couche de filtres entre ces deux "réalités". La lumière du jour, ainsi que les luminaires architecturaux pourront également altérer la perception des visiteurs de chaque coté du passage. L'idée maîtresse de la portion de l’œuvre du corridor est de rapprocher les usagers par l'aspect ludique du lieu.
Le mouvement des visiteurs crée donc un effet cinétique qui joue directement sur la perception qu'ils ont du lieu et du jardin intérieur proposé par Cormier. Les silhouettes humaines y sont recadrées de la même façon que les arbres dans le jardin intérieur. Les filtres translucides et optiques constituant ces silhouettes modulent la lumière du lieu et la présence des visiteurs. Ces silhouettes opalescentes deviennent comme les traces de passages humains, les ombres figées de passants le long du corridor de verre. Un dialogue Notre proposition établit donc un dialogue constant entre l'environnement physique et l'expérience humaine. Concept proposé par : Michel
Lemieux en collaboration avec Martin Leblanc de N.O.M.A.D.E. |