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| Sciences
occultes La magie : le Tao et les maths de Pythagore | |||
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À propos de l'auteur | |||
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LÉVI,
Éliphas. | Éliphas Lévi était un homme bien particulier, dont on dit qu'il est le plus bel exemple des marginaux visionnaires et prodigieux comme en a produit le 19e siècle avant que le moule ne soit brisé. " L’ex-abbé Alphonse-Louis Constant (1810-1875) a tenté, d’abord par le christianisme, puis par le socialisme, enfin par l’occultisme – vous voyez qu’il était très vaste –, d'élever la destinée de l'homme contemporain ", lit-on en quatrième couverture. Il a été emprisonné à trois reprises, sous trois régimes politiques successifs, pour ses écrits. On dit qu'il est l'apôtre du féminisme dans l'église et dans la vie sociale, et l'ami des grands réformateurs. " Devenu Éliphas Levi et retiré du monde et de ses vanités – que j’aime donc cette formule-là de son présentateur – il consacre ses dernières années à rédiger, dans une prose éblouissante, Dogme et Rituel de la haute magie, Histoire de la magie et Les clés des grands mystères. Trois ouvrages considérables qui ont influencé des personnages aussi divers que Nerval, Baudelaire, Victor Hugo, André Breton. " | ||
| L'équilibre magique | |||
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| Voici un passage du premier livre qui porte sur l’équilibre magique. " L’équilibre est la résultante de deux forces. Si les deux forces sont absolument et toujours égales, l’équilibre sera l’immobilité, et par conséquent, la négation de la vie. Le mouvement est le résultat d’une prépondérance alternée. – Tantôt un aspect tantôt un autre aspect; tantôt une force tantôt l’autre force. – L’impulsion donnée à l’un des plateaux d’une balance détermine nécessairement le mouvement de l’autre. Les contraires agissent ainsi sur les contraires dans toute la nature par correspondances et par connexions analogiques. La vie entière se compose d’une aspiration et d’un souffle; la création est la supposition d'une ombre pour servir de limite à la lumière – c’est fort ça! –, d’un vide pour servir d’espace à la plénitude de l’être, d’un principe passif fécondé pour appuyer et réaliser la puissance du principe actif générateur. " Toute la nature est bissexuelle et le mouvement qui produit les apparences de la mort et de la vie est une continuelle génération. " | ||
| " Les contraires agissent ainsi sur les contraires dans toute la nature par correspondances et par connexions analogiques. " | |||
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Le mouvement | ||
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" Le mouvement, c'est un échange perpétuel : celui qui donne reçoit et celui qui reçoit donne. Connaître la loi de cet échange, savoir la proportion alternative ou simultanée de ces forces, c’est posséder les premiers principes du grand arcane magique qui constitue la grande divinité humaine. " Vous voyez jusqu’où ça va... | |||
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| La magie mathématique de Pythagore | |||
Dans son deuxième volume, Histoire de la magie, un des trois ouvrages regroupés dans Les secrets de la magie (Éd. Robert Laffont, Coll. " Bouquins "), Éliphas Lévi consacre son 6e chapitre à la " Magie mathématicienne de Pythagore ". Pythagore est un mathématicien sur lequel j'ai beaucoup trippé, à tel point que j'ai écrit un ouvrage De McLuhan à Pythagore (Éd. Ferron), dans lequel je me suis amusé à démontrer jusqu'à quel point certains des principes énoncés par McLuhan, de même que beaucoup de modernes et de post-modernes, étaient l'équivalent de ce qui avait été énoncé par le passé et en particulier par Pythagore. Si bien que j'ai passé cinq ans de ma vie avec Pythagore. | |||
" Le grand vulgarisateur de la philosophie des nombres ", écrit Éliphas Lévi à son sujet et précise qu'il avait été initié aux secrets de la kabbale. " Suivant [Pythagore] , l'expression la plus haute de la justice, c'est le culte; le plus parfait usage de la science, c'est la médecine; le beau, c'est l'harmonie, la force, c'est la raison; le bonheur, c'est la perfection; la vérité pratique, c'est qu'il faut se méfier de la faiblesse et de la perversité des hommes. […] | |||
| " De même qu'il y a trois notions divines et trois régions intelligibles, il y a aussi un triple Verbe... " |
" Pythagore disait :‘ De même qu'il y a trois notions divines et trois régions intelligibles, il y a aussi un triple Verbe, car l'ordre hiérarchique se manifeste toujours par trois. Il y a la parole simple, la parole hiéroglyphique et la parole symbolique; en d'autres termes, il y a le Verbe qui exprime, le Verbe qui cache, et le Verbe qui signifie; toute l'intelligence hiératique est dans la science parfaite de ces trois degrés. ’ " | ||
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On prête è Pythagore un poème, des vers dorés, qu'il n'aurait pas lui-même écrit, mais qui seraient un collage de certains de ses enseignements, par des formules qui tiennent de la poésie. On retient donc de Pythagore, ses vers dorés, ses symboles, ses enseignements sur les nombres. " Ses vers dorés, nous dit É. Lévi, sont devenus des lieux communs de morale vulgaire, tant ils ont eu du succès à travers les âges. En voici une traduction :
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Par 4 chemins/ Le
21 janvier 2001/3e heure | |||
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