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Il me reste à parler de la dimension que représente, dans cette phase de la vie,
le vieillissement que je n'ai jusqu'ici qu'effleurer, avec l'intention d'y
revenir. De toute évidence, la vieillesse est un sujet tabou, qui exige pour être
abordé une certaine réflexion, mais aussi, je dirais, une certaine habileté
si l'on veut survivre à ses écrits! Un sujet tabou, en effet, au point que la plupart des jeunes
imaginent cet âge, renforcés en cela par les médias, comme étant une nouvelle
jeunesse, ou plus exactement comme le paradis de l'adolescence, dont ils ont une profonde
nostalgie, enfin retrouvé! Un âge idyllique où on aurait les moyens, financiers et
autres, de vivre sans reproche l'irresponsabilité... C'est en effet un programme
alléchant!
Au moment où je termine le
présent exposé, j'approche de la soixantaine... Il me semble que, jusqu'à l'âge
d'environ 55 ans, j'ai peu ressenti les effets du vieillissement, bien que j'éprouve,
depuis la transition du milieu de la vie, une baisse de l'énergie physique, que je suis
parvenu à compenser, relativement, par une certaine vigilance qui se traduit par une
meilleure alimentation, l'exercice régulier, la méditation... bref, par la
pratique d'un art de vivre; alors qu'au plan psychique, mon énergie me paraît aussi
grande, peut-être même plus grande encore bien qu'il m'arrive parfois
d'éprouver un sentiment de vulnérabilité...
Mais ça, c'est une autre
histoire! |