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La fatigue est le mal du siècle.Plus de 50% de ceux qui consultent les médecins sont des fatigués - qui traînent leur fatigue de généralistes en spécialistes... Nous sommes tous à la recherche de la potion magique d'ASTÉRIX. |
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| SOULIGNAC, Pierre; 101 Conseils pour vaincre la fatigue, Hachette. |
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Ce mal-être, qu'on appelle la fatigue, la médecine lui a donné le nom spécifique d'asthénie. Ce qui, à vrai dire, ne nous éclaire pas pour autant, puisque le mot asthénie vient du grec asthenia qui veut tout simplement dire ''manque de force''... Mais il y a la bonne fatigue et la mauvaise fatigue : La bonne fatigue est celle qu'on éprouve par suite d'un effort physique ou mental. Cette fatigue est réversible : selon le cas, une bonne nuit de sommeil suffit, parfois même dix ou quinze minutes de relaxation. Mais dans le cas de la mauvaise fatigue, de l'asthénie proprement dite, elle n'est pas réversible par le repos. Cest cette fatigue qui nous intéresse : la fatigue-surmenage qui persiste en partie après le repos, la fatigue psychique ou nerveuse - c'est la forme de fatigue aujourd'hui la plus répandue. Cette fatigue qui en vient souvent à s'exprimer par des ulcères ou de l'hypertension - qui sont le plus souvent des maladies psychosomatiques. Ou encore par des difficultés d'ordre psychologique. Il existe, en rapport avec la fatigue, des âges difficiles :
On dirait qu'après avoir lutté dans le passé pour survivre physiquement, l'homme doive maintenant lutter pour survivre psychologiquement. |
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| BUGARD Pierre; Le dossier fatigue, Stock. |
dans l'environnement
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La fatigue est souvent due à des difficultés d'adaptation à une société de plus en plus stressante. La vie moderne : la mécanisation, l'industrialisation, l'urbanisation, considérées il n'y a pas si longtemps comme autant de facteurs de progrès, apparaissent aujourd'hui comme des causes générales de ce mal-être qu'on appelle la fatigue. Il y a les transports, les conditions de travail et d'habitation, le stress de la compétition... Tout se passe comme s'il y avait une inadéquation entre l'être humain et la société industrielle. L'évolution mentale de l'être humain serait moins rapide que l'évolution technique. Ce que d'autres appellent le ''choc du futur'', est la fatigue des mécanismes d'adaptation. C'est sans doute ce qu'on trouve au fond de nos états de fatigue; ce qui serait la cause commune : une incapacité de suivre le courant. Il y a, en particulier, ce qu'on appelle la surstimulation. Elle se caractérise par un excès d'impacts sensoriels et peut, au-delà d'une certaine limite, devenir traumatisante. La surstimulation et, en particulier, la surinformation dont l'homme moderne fait l'objet.
On commence aujourd'hui à reconnaître les signes d'un ralentissement du système, suscité non par les structures, ni par les machines, mais par nous-mêmes; ralentissement que nous n'osons pas reconnaître, à cause sans doute de son effet sur la productivité et des conséquences que cela peut entraîner. Nous faisons comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Alors qu'en fait, nous entrons dans une phase inquiétante pour la société industrielle, de contre productivité. Tout prend de plus en plus de temps. Ce ralentissement est dû en grande partie à une fatigue générale des mécanismes d'adaptation chez les individus. Sans trop s'en rendre compte, les fatigués que nous sommes ralentissent le fonctionnement du système - afin sans doute de se reprendre en mains. |
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Le bruitParmi les causes de la fatigue, il s'en trouve une très importante et pourtant méconnue : le bruit. |
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| MIGNERON,
Jean-Gabriel In Québec Science, juillet 1981. |
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L'accroissement angoissant des maladies mentales peut être en partie attribuée au bruit. Le bruit est la forme la plus répandue de sur stimulation sensorielle. Nous vivons littéralement au milieu du bruit. Celui, tout d'abord pour un très grand nombre, des lieux de travail, qui provoque des troubles nerveux : maux de tête, vertige, bourdonnements d'oreilles. La société industrielle se préoccupe peu de l'équilibre nerveux des ouvriers dont dépend sa production. Mais il y a aussi le bruit partout présent dans nos villes.
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dans l'être |
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La fatigue a souvent une origine psychologique. Ce qui ne veut pas dire qu'elle ne soit pas tout aussi réelle. On a encore tendance à penser que tout ce qui est psychologique peut être écarté du revers de la main comme si ça ne comptait pas. Alors qu'en réalité tout a une répercussion au plan psychologique. La fatigue psychologique est souvent due à une insatisfaction, à une inadaptation, à une difficulté d'être avec soi-même et/ou avec les autres, c'est-à-dire avec le milieu professionnel, familial ou autre. La vie est riche de conflits, de tendances qui s'opposent, de motivations contradictoires. Quelle qu'en soit la nature, un conflit personnel provoque toujours la fatigue. Qu'on en soit conscient ou non. L'opposition entre des pulsions profondes, entre des forces contradictoires, ou encore des conflits à tous les niveaux des relations humaines... Si on parvient à éclairer un conflit : à le voir clairement, on diminue le pouvoir qu'il a d'épuiser nos énergies. Une crise est toujours le moment d'un choix; où l'on se trouve dans une situation dont on ne voit pas l'issue, où l'on est partagé entre plusieurs solutions. Le conflit est parfois une opposition entre la raison et l'instinct. Le conflit nous vide de notre énergie. Et tout cela suscite / entretient un état de fatigue. Il faut que se défassent les nuds - à l'intérieur comme à l'extérieur. Il faut être attentif aux états mentaux : savoir dans quel espace mental on séjourne une partie de sa vie. La névrose peut être un nud de contradictions. Ce genre de fatigue se manifeste souvent au moment d'un choix difficile, personnel ou professionnel. Ce genre de fatigue est souvent accompagné de ce qu'on pourrait appeler un sentiment d'incomplétude. De n'être pas à la hauteur des circonstances. De n'être pas allé jusqu'au bout dans ce qu'on a entrepris. Une forme d'auto-évaluation. Nous éprouvons tous, à un moment ou l'autre, ce sentiment. Mais on peut l'éprouver à divers degrés et pour un temps plus ou moins long. L'asthénie - la fatigue - est le facteur commun à toutes les névroses. Les fatigués ne se mettent jamais en cause, ils refusent de reconnaître qu'il y a ce nud qui les étrangle; ils rendent plutôt les autres responsables. Ils projettent leurs problèmes personnels sur les autres : sur le système, sur la pollution, sur le bruit... Sur des causes extérieures, dont nous avons parlé et qui sont réelles; mais s'en tenir aux causes extérieures, auxquelles, généralement, on ne peut pas grand-chose, c'est souvent refuser de voir en soi le nud du problème : tel conflit avec l'autorité, qu'on ne veut pas reconnaître; telle difficulté sexuelle qu'on refuse d'identifier ou de régler - ce qui souvent revient au même; telle relation difficile avec le conjoint - qu'on projette sur le monde extérieur.
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| BUGARD Pierre; Le dossier fatigue, Stock. |
Combattre la fatiguedans l'environnement
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La collectivité commence à s'éveiller. Le jour n'est peut-être pas loin où la qualité de vie sera considérée comme un placement à long terme. On commence à peine à comprendre qu'une société dont les individus sont moins stressés est plus productive... J'aurais préféré dire : plus heureuse. Mais l'argument décisif, à notre époque, demeure la productivité. C'est peut-être, hélas ! La seule façon de faire passer la qualité de la vie que d'en parler en fonction de la productivité... Pourvu qu'elle passe. Qu'on devienne plus soucieux de la qualité de l'environnement; de l'importance de diminuer le bruit; de se tourner vers les horaires variables afin de diminuer le stress et la perte de temps causée par les transports... qu'on prenne les moyens pour diminuer les causes extérieures de fatigue. Il faut collectivement s'engager dans une véritable campagne contre la fatigue - dont le coût social est astronomique. Il faut qu'on passe, dans notre société, au stade de la prévention. Mais on dirait que la société, dans l'anonymat de ses structures, s'acharne à rendre la vie des individus de plus en plus difficile. Dans les lieux publics, on aménage peu d'aires de repos; pas plus que de temps de repos dans les horaires. Tout ça, parce qu'on vise l'efficacité d'abord. Or, la société se trouve impliquée directement dans l'hygiène physique et mentale de l'individu : elle l'utilise comme force de travail, lorsqu'il se porte bien, et le prend en charge, lorsqu'il est malade. Mais une attitude tournée vers la prévention suppose un niveau de conscience relativement élevé. Il faut aussi mettre un peu d'ordre dans sa vie. Lorsque cela est nécessaire - et dans la mesure où on peut intervenir - il faut changer son environnement et modifier ses conditions de vie : Votre appartement est-il trop bruyant, mal aéré, mal éclairé... ? Faites-vous de longs trajets pour vous rendre au travail ? Vivez-vous en plein mélodrame, jour après jour ? Il y a des tas de questions qu'on ne se pose pas. On se laisse aller - par la fatigue, précisément. |
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dans l'êtrePour vaincre la fatigue, du moins pour parvenir à vivre avec, il faut avoir une hygiène de vie qui passe nécessairement par le corps. La fatigue peut venir de ce que le corps est maltraité ou négligé. Il n'aime ni les manques ni les excès: mauvaise alimentation, manque d'exercice, manque d'oxygène, trop de tabac, trop d'alcool. L'absence de fatigue, autrement dit l'état de bien-être, correspond à un niveau d'équilibre. Il faut mettre de l'ordre dans sa vie - une certaine cohérence. |
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SOULIGNAC, Pierre; 101 Conseils pour vaincre la fatigue, Hachette. |
Le travail, par exemple, peut devenir une forme de surmenage. Beaucoup en sont victimes sans s'en rendre compte. On vit tellement sans se rendre compte. Les Maîtres disent que nous sommes endormis. Il est d'autant plus facile de sombrer dans le travail que pour notre civilisation, le travail est le seul but, la seule justification. Ne vivre que pour travailler, c'est ne pas vivre harmonieusement. L'organisme finit par prendre l'habitude du surmenage et il arrive qu'on devienne incapable de se détendre, de se reposer. |
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BUGARD Pierre; Le dossier fatigue, Stock. |
Il s'agit de découvrir le loisir. L'éducation devrait préparer davantage les jeunes à des activités créatrices qui seraient pour eux un moyen de s'équilibrer dans la vie professionnelle. Nous devrions tous, dans l'idéal, apprendre à profiter sainement des décors naturels comme aussi bien des créations artistiques : théâtre, musique, danse. Les possibilités de détente existent déjà, de réadaptation et d'épanouissement de la personnalité; il faut en prendre conscience et s'offrir le temps de vivre. La fatigue peut être due en partie à un mauvais aménagement de la journée. On prend souvent l'horaire de sa journée pour acquis. Alors qu'il y aurait souvent lieu, par exemple, de se donner plus de temps le matin. Généralement, la journée commence mal. On se lève trop tard, ce qui entraîne une précipitation - qui est source de fatigue. Il faut aussi se ménager du temps pour la détente. Les rythmes biologiques demandent une alternance de temps de travail et de temps de détente. La journée devient une série de sprints, sans avoir le temps de réfléchir ou de choisir.
Mais, le plus souvent, c'est ici que ça se gâte : les huit heures qui devraient nous revenir passent en transports ou à des occupations de travail et non de loisir; ou encore, on les vit au milieu du bruit et de l'affluence - à l'heure du repas de midi... Il est impossible d'éviter la fatigue. Il s'agit donc plutôt de s'entraîner à la dominer. C'est ça vivre avec la fatigue. Savoir la prévenir. Éviter de se retrouver dans certaines situations; ou, si on ne peut pas toujours les éviter, prévoir des temps de repos.
On considère comme une cause importante de fatigue l'impossibilité pour l'homme moderne d'exprimer ses pulsions agressives. L'agressivité qui n'est pas extériorisée est à l'origine d'un grand nombre de maladies psychosomatiques; le refoulement de cette agressivité détériore les lignes de force de la personnalité. Le sauvage en chacun de nous n'arrive plus à s'exprimer, alors qu'il est lui-même constamment agressé par le milieu. Il faut trouver à exprimer son agressivité. Il faut, par exemple, exprimer verbalement ce qui ne va pas dans les rapports personnels ou de travail. Il faut ensuite véhiculer l'agressivité refoulée, par l'exercice, le sport. L'agressivité passe nécessairement par le corps. Et si elle n'est pas exprimée, c'est à travers le corps qu'elle va se manifester : par un état de fatigue. Cette fatigue n'est toujours qu'un signal. C'est le corps qui me parle. Si je ne l'écoute pas, la fatigue peut alors se transformer en maladies psychosomatiques. Il faut donc intervenir dans le milieu comme, du reste, dans sa propre vie... Mais il arrive qu'on ne le puisse pas, qu'il soit difficile, voire impossible de changer, par exemple, certaines conditions de vie. Alors peut-être pouvons-nous du moins changer notre attitude à l'égard de ces conditions de vie. Il faut toujours accepter ce qu'on ne peut pas améliorer. Et renoncer même à toute intervention - du moins provisoirement. Au fond de la plupart des situations difficiles à vivre, il y a d'abord la difficulté de s'accepter. ''L'acceptation des difficultés, passe d'abord par l'acceptation de soi-même'', dit le Dr SOLIGNAC Mais il y a aussi, il faut bien le dire, une fatigue à laquelle on ne peut pas grand-chose. Lorsqu'on fait le tour de la question - non pas en général, mais plutôt de sa propre fatigue; lorsqu'on est intervenu du mieux qu'on le pouvait, lorsqu'on a même changé son attitude... Il reste parfois comme un résidu de fatigue qu'il faut bien finir par accepter. Accepter de vivre avec une certaine fatigue. Elle paraît liée, dans une certaine mesure, à la nature humaine. Elle finit même par nous être familière. C'est peut-être par-là qu'il aurait fallu commencer. Par dire l'importance d'accepter sa fatigue : l'accepter, c'est la reconnaître; et la reconnaître, c'est commencer d'intervenir, c'est remonter petit à petit jusqu'aux causes... |
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DROUET, Marcel; Relaxation psychosomatique, Dangles. |
Il faut développer une attitude :
Au début, d'une façon consciente. Puis, petit à petit, créer des réflexes de détente qui permettent d'entretenir l'état de relaxation. Réduire tout simplement l'allure de la marche peut avoir des répercussions considérables sur l'ensemble de la vie. Il n'y a pas de remède miracle. La solution se trouve dans un ensemble de règles de vie. Mais il est certain que la pratique de la relaxation constitue un outil important. Des techniques, il en existe plusieurs. Elles ont en commun la détente musculaire et l'apaisement du mental pendant un certain temps. Les gens qui sont capables de relaxer, je veux dire qui s'appartiennent assez pour s'offrir une ou deux fois par jour une courte séance de relaxation, sont rares. C'est cette capacité de se prendre en charge qu'il faut développer. Mais les séances de relaxation ne constituent qu'une première étape. L'objectif est de parvenir à cet état de relaxation pouvant être recréé quelque que soient les conditions. ''À partir de la prise de conscience, la relaxation doit devenir un état instantané auquel aucun obstacle ne peut s'opposer.'' écrit Marcel ROUET C'est donc, au-delà des séances elles-mêmes, une question de comportement, de maîtrise de soi à laquelle aboutissent les méthodes de relaxation : la capacité de maintenir un certain état privilégié. |
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La fatigue et la Voieapaiser les pensées et les émotionsPour la Pensée traditionnelle, qui est le fond commun de la sagesse accumulée au cours des siècles, nous sommes tous sur la Voie, cheminant vers une perfection de plus en plus grande. Il n'y a même que la Voie. Certains cheminent sans en être conscient; d'autres, au contraire, en sont conscients. Pour ceux qui cheminent consciemment sur la Voie, la fatigue est un ennemi qu'il faut terrasser. Parce que la fatigue empêche tout progrès au plan psychique et spirituel. La progression sur la Voie passe obligatoirement par le contrôle de ce qu'on appelle le mental. Le mental est constitué, en partie, par le jeu complexe des pensées et des émotions. Il faut, à une étape sur la Voie, parvenir à exercer un contrôle sur ses pensées et ses émotions. Généralement, le jeu complexe des pensées et des émotions se poursuit presque sans interruption. Il faut d'abord prendre conscience de ce phénomène. Nous prenons souvent pour la pensée le flot ininterrompu des pensées et des émotions qui entretiennent la conscience - ce qui empêche la paix. La fatigue a pour effet de stimuler le flot des pensées et des émotions. Lorsqu'on est fatigué, il est pratiquement impossible de trouver la paix dans sa tête. Suspendre le flot des pensées et des émotions est très difficile. Faute d'y parvenir rapidement, on peut au moins espérer le rendre moins pressant : avoir moins de ces pensées et de ces émotions qui entretiennent la ''petite paranoïa'' : la peur, le doute, le sentiment d'être abusé par les autres, ou par le système. Même si le système est réellement oppressant, il faut se libérer de la pensée de cette oppression; autrement dit, parvenir à en ralentir le flux, à espacer les pensées et les émotions - on trouve déjà une paix relative lorsqu'on parvient à créer une impression d'espace au niveau du mental. Mais la fatigue empêche toute intervention dans le fonctionnement du mental. C'est pourquoi il faut venir à bout de la fatigue, si on veut progresser sur la Voie. |
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| DESJARDINS, Arnaud; Au-delà du moi, La Table Ronde. |
économiser l'énergie :
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Il s'agit, pour la Pensée traditionnelle, d'être vigilant, de vivre éveillé - de n'être pas toujours emporté par le courant : Celui des pensées et des émotions. Mais aussi le courant des événements quotidiens, des circonstances de tous les jours. Cela suppose qu'on mette de l'ordre dans sa vie. La fatigue a d'autant plus de prise sur nous que nous vivons dans l'incohérence. Lorsqu'on va trouver les Maîtres, on croit que leur enseignement va porter sur de grandes questions philosophiques. Mais plus on avance sur la Voie, plus l'enseignement porte sur le quotidien, sur l'importance de l'existence dans le monde matériel. ''C'est ainsi que, enseigne Arnaud Desjardins, lorsque vous parviendrez à ne plus être fatigués, vous saurez que vous avez fait un bon bout de chemin sur la Voie...'' Car, surmonter la fatigue suppose une vigilance très grande. Être attentif aux événements et rester au contrôle de soi. Cette vigilance permet de diminuer, petit à petit, le gaspillage d'énergie. |
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''Ce qui vous est possible, écrit Arnaud Desjardins, c'est de diminuer, dans des proportions que vous ne soupçonnez même pas, votre gaspillage d'énergie.'' Et une des façons d'économiser son énergie consiste à mettre de la cohérence dans son quotidien. Lorsque vous aurez vaincu la fatigue, c'est que vous serez devenus vigilants. Autrement dit, que vous serez parvenus à un niveau de conscience très élevé. Et je ne parle pas ici de se faire violence ou de fanfaronnade - comme de donner l'impression d'être toujours en forme et de mourir d'une thrombose autour de la cinquantaine. Beaucoup plus que les pouvoirs psychiques la victoire sur la fatigue est le signe d'un être avancé sur la Voie, d'un être unifié. |
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