| Cette
conférence m'a donné beaucoup de fil à retordre. En effet,
il est difficile d'embrasser le sujet de la condition masculine dans sa totalité
et sa complexité. Comment ne pas s'arrêter à des cas particuliers?
Ce forum est un exercice auquel chacun doit participer. Il y est question d'intégration.
Nous sommes tous conviés à faire un effort pour intégrer
le vécu. Nous ne sommes plus à l'époque de nos grands-pères
où les croyances, les valeurs, demeuraient identiques à elles-mêmes.
Les repères sont changés. Aujourd'hui tout va à une telle
vitesse qu'on a l'impression de laisser des choses derrière nous. Il nous
faut prendre du temps pour les intégrer. Nous
sommes entre deux systèmes d'organisation sociale et de valeurs. Nous quittons
un monde pour entrer dans un nouveau et nous sommes suspendus entre les deux à
la façon d'un trapéziste qui se retrouve suspendu dans le vide.
Le malaise qui est vécu au niveau de la condition masculine doit être
situé dans un changement de paradigme. Tout évolue, tout est ébranlé.
Un peu partout la présence de l'homme mâle est atténuée
par rapport à ce qu'elle était dans la société patriarcale
qu'on vient à peine de quitter. La
mâlitude est bien " maganée " II
faut dire que lorsqu'on parle de domination masculine, les hommes peuvent encore
perdre des plumes. C'est sans doute une bonne chose que la domination masculine
ait éclatée. Les hommes peuvent maintenant cheminer sans avoir la
contrainte d'assurer cette sorte de domination, d'inégalité avec
leurs mères, leurs femmes, leurs camarades-femmes de travail. Les femmes
ne sont plus citoyennes de deuxième classe. Elles ont trouvé leur
place, elles se sont imposées. Ce faisant, elles nous ont rendu service,
et c'est une victoire pour l'humanité tout entière. Nous
manquons maintenant de repères. Nous n'avons pas de modèles pour
ce que nous cherchons à devenir. Personne avant nous n'a jamais fait ce
que nous cherchons à réaliser, particulièrement en Occident. La
fin du muscle Je
vais souvent me promener dans un petit parc près de chez moi qui s'appelle
" le parc des hommes forts ". On y trouve une statue de bronze
de Louis Cyr qui s'impose devant les deux grosses boules qu'il soulevait et qui
faisaient sa renommée. C'était un des hommes forts du Québec
au début du siècle. On a envie de lui dire: " Ti-Louis,
va te rhabiller, c'est fini ce temps-là ". Le temps de l'agressivité,
de la combativité est passé. J'aimerais
saluer ici nos ancêtres, les mâles, qui ont été assez
combatifs, agressifs, assez violents même pour assurer leur survie dans
des conditions très pénibles. Le problème c'est que nous
sommes à une autre époque. Peut-être, nous, les mâles,
avons-nous hérité d'une grande combativité, même d'agressivité,
et hélas de violence, mais ces défauts d'aujourd'hui étaient
autrefois des qualités qui ont assuré la survie de l'espèce.
Ce ne sont pas là des tendances qu'il faut renier, il faut apprendre à
vivre avec. La
force musculaire des mâles est devenue une rigolade. On la retrouve actuellement
dans des combats sauvages faits par des individus masqués, maquillés,
par des bouffons de la force physique. Ces combats extrêmes par des hommes-machines
sont dégradants et jettent le ridicule sur les hommes qui prétendent
à la force brute. D'ailleurs, il y a de plus en plus de femmes culturistes
qui n'ont plus rien à envier aux hommes si ce n'est leur pénis,
mais durant ce temps les hommes prennent des anabolisants et deviennent impuissants.
Dernièrement j'ai vu un film The Fight Club dans lequel, sous prétexte
d'aide, des hommes se tapent sur la gueule. " Les gars sont malades ",
se dit-on en voyant cela. Une
dame américaine a un jour proposé que, tenant compte du fait que
90 % des crimes sont commis par des hommes, que 90 % des prisons sont
peuplées par des hommes, on devrait à la naissance de tout garçon
imposer une taxe spéciale en prévision de toutes les bêtises
qu'il pourra faire par la suite. Il est intéressant de constater qu'en
Amérique du Nord, contrairement à ce qui se passe sur le reste de
la planète, lorsqu'un couple a le choix du sexe de l'enfant, il choisit
une fille. Les garçons causent-ils trop de problèmes? Reconnaître
les différences II
est important, au moment où nous discutons de la condition masculine, de
ne pas perdre de vue que la situation des femmes n'est pas réglée
non plus. Les transformations dans la condition féminine sont certainement
l'événement le plus important du siècle. On ne peut ignorer
qu'en grande partie, la remise en question de l'attitude masculine est due à
la libération des femmes. Il
y a eu deux phases dans le mouvement des femmes. Au début, les hommes et
les femmes devaient être pareils. On croyait à une égalité
en toutes choses. Mais dans les faits, ce n'est pas comme cela. Lorsque j'avais
trois ans, je savais déjà qu'un garçon et une fille,
c'est pas pareil. Puis, par la suite, est venue l'idée que les hommes et
les femmes sont égaux dans la différence. Sur bien des points l'un
et l'autre sexe se recoupent tout en apportant quelque chose qui est propre à
son sexe. Margaret
Mead croyait que cet affrontement hommes-femmes n'avait guère de sens.
Elle ne voyait pas comment les choses pouvaient s'arranger à travers l'opposition.
Elle affirmait qu'on assistait à une multiplicité des genres. Entre
les extrêmes homme et femme, il y a de la place pour une multiplicité
d'expression dans une société qui, elle, est appelée à
accepter les différences. Nous avons désormais à faire preuve,
comme société, de plasticité et de mobilité. Je
dois reconnaître que je ne suis pas tout à fait pur. J'ai reçu
dernièrement un livre du Dr Danièle Perreault, une femme médecin,
qui fait de nombreuses émissions de télévision et qui est
une excellente médecin. Son livre, Secret d'hommes, l'érection
à l'heure du viagra, est un livre complet, magnifiquement documenté
et illustré. Je me suis surpris à me demander pourquoi une femme
s'intéresse-t-elle à l'érection des hommes? Que connaît-elle
à l'érection des hommes? Pourquoi est-ce que cela m'embarrasserait
parce qu'une femme s'intéresse à un tel sujet. Si elle est compétente,
ce qui est le cas, pourquoi pas? Je suis certain que beaucoup d'hommes ont réagi
ainsi. Et pourquoi alors ne serait-on pas dérangé par le fait que
des hommes gynécologues s'intéressent à des aspects de la
reproduction qui relèvent spécifiquement des femmes. Nous sommes
questionnés devant cela. Un
héritage lointain Le
féminisme a profondément ébranlé l'édifice
de la mâlitude. Il y aurait, semble-t-il, des raisons biologiques sous-jacentes
à certaines attitudes des hommes. Lionel Tigger dans Men's Group
(Entre hommes) développe une hypothèse de travail concernant
le lien inter humain. Selon lui, on aurait hérité comme homme, de
ce lien inter humain qui caractériserait les mâles de notre espèce.
Il y a des milliers d'années, les mâles se seraient constitués
en groupes pour la chasse, la pêche, la guerre. La survie réclamait
la coopération. Il fallait la force, l'agressivité, la violence
pour assurer la survie. Nous aurions retrouvé par la suite cette fraternité
à un moment où ce n'était plus nécessaire, à
la guerre, en politique, à la bourse, en affaires. Le patriarcat serait
né de là. Que vaut cette hypothèse? En tout cas elle nous
déculpabilise, nous les hommes. Ce lien inter humain vient de très
loin et parle de la relation entre les mâles. Comme
toujours il est question de l'inné et de l'acquis. L'inné se retrouve
dans les gènes, l'acquis est relié à l'expérience.
Dans les théories évolutionnistes, on dit que l'acquis, à
force d'avoir été renforcé d'une génération
à l'autre, devient pour ainsi dire permanent. Les éleveurs de chiens
connaissent bien cela. Selon Tigger, la transmission biologique des informations
acquises se fait d'une génération à l'autre. Voilà
qu'aujourd'hui, soudainement cet héritage devient un encombrement. Tout
se passe comme si les liens naturels qui relient les hommes entre eux et qui fonctionnent
dans l'action, ne laissent plus de place aux femmes. Il faut se dire que ce n'est
pas parce qu'on a hérité d'une tendance comme celle-là qu'il
faut l'utiliser contre les autres. Une
différenciation à faire II
existe chez les humains trois besoins fondamentaux, celui de sécurité,
celui de stimulation et celui d'identité. Comme mâle, nous souffrons
au niveau de l'identité. Qui sommes-nous? Notre identité est menacée.
C'est Élizabeth Badinter, dans son ouvrage XY, l'identité masculine,
qui dit : " Né d'une femme, bercé dans son ventre
féminin, l'enfant mâle, contrairement à l'enfant femelle,
est condamné à la différenciation pendant une grande partie
de sa vie. " Pour comprendre une pareille citation, il faut se dire
que l'enfant femelle n'aura pas à affirmer sa différence par la
suite puisqu'elle sera dans la continuité de sa mère. L'enfant mâle,
lui, aura à affirmer sa différence. Une
femme a déjà écrit : " C'est la raison pour
laquelle la masculinité est plus importante pour les hommes que la féminité
pour les femmes ". La
féminité serait ainsi plus " naturelle ". Le
mâle est obligé de se détacher de sa source pour trouver son
identité à lui, identité qui n'est pas celle de la mère.
Les femmes sont naturellement femmes. Dès qu'elles ont leur règles,
elles savent qu'elles sont femmes. Pour un gars, il ne sait pas exactement quand
il est un homme. Nécessité
d'une initiation Pour
les femmes, leur fonction est claire. Les hommes doivent être initiés
à leur masculinité et, dans les société traditionnelles,
cela s'est fait à travers des rituels. L'initiation du futur guerrier exigeait
que l'on enlève l'enfant mâle à sa mère afin de mettre
fin à ce qui restait de l'état fusionnel et que cesse l'identification
à la femme. Puis le jeune garçon traversait des épreuves
mâles commandées par des mâles, qui consistaient en une confrontation
avec l'adversité. Dans certaines sociétés traditionnelles,
le jeune ne pouvait revoir sa mère et lui toucher que lorsqu'il était
lui-même devenu père. La mère était devenue tabou et
il fallait qu'il s'en sépare. Cela
donne à penser que le jeune pré-adolescent doit être éduqué
par des hommes. C'est un des messages que j'ai à communiquer ici ce soir.
Je suis très ferme sur cette question qui est très bien documentée
par ailleurs. Comme ancien délinquant, je me suis retrouvé devant
un juge et j'ai été sauvé par un éducateur qui a choisi
de s'occuper de moi. C'est un homme qui m'a sorti de là. Dernièrement
un ami m'a demandé de faire un film avec 12 délinquants. Il
y avait cinq femmes et deux hommes comme intervenants. Où sont les hommes,
lui ai-je demandé? Comment rejoindre ces garçons délinquants
si les hommes ne sont pas là? Bien
sûr, les jeunes délinquants ont besoin d'amour, mais qu'est-ce que
cela veut dire? Comme garçon, on n'a pas seulement besoin d'être
aimé et compris. On a besoin d'un modèle, on a besoin d'être
pris en main par un homme. Il faut se rappeler que si un jeune homme reste étroitement
associé à la mère, il est associé au complexe d'Oedipe. Le
suicide chez les jeunes garçons est une énorme question qui nous
est posée. La répartition des troubles psychiatriques selon le sexe
montre une sur-représentation masculine jusqu'à l'adolescence. On
a dit également que les jeunes adolescents devenus homosexuels ou craignant
de l'être se suicident en plus grand nombre. Il ne s'agit pas de chercher
des explications pour l'homosexualité. Il me semble cependant que si la
rupture d'avec la mère n'est pas faite, il y a de plus grandes chances
pour qu'un garçon soit dans une situation psychologique de contrainte.
Ce qui manque, ce n'est pas tant que la rupture d'avec la mère ne soit
pas faite, mais plutôt le fait que le père n'ait pas enlevé
l'enfant à sa mère pour en faire un être social. C'est là
la fonction du père. Que
faire? On
confond souvent le rôle du père et de la mère dans l'éducation.
Le rôle du père est en particulier celui de transformer l'enfant
en être social. Il faut situer la question de la condition masculine dans
un ensemble. C'est toute notre civilisation qui est malade. On va devoir s'occuper
de masculinité mais sans perdre de vue l'ensemble. Je
ne veux pas faire comme on fait dans la majorité des livres que j'ai lus,
finir par la liste des choses à faire. Je pense qu'il faut agir plutôt
que réagir. J'ai eu une relation très difficile avec mon père
qui était violent et me jouait des tours pendables. Il avait également
des grandes qualités, mais ça, tout le monde en a des qualités.
Par exemple, il m'a déshérité. Moi, j'ai été
très blessé par cela. Je m'étais dit que je ne le reverrais
plus jamais après tout ce qu'il m'avait fait. Mais je n'étais pas
à l'aise avec une telle décision. C'était comme si, pour
décider de ce que je voulais faire, je partais de ce que lui m'avait
fait. Je me suis demandé ce qu'un fils en contrôle de ses moyens,
un fils qui maîtrise sa vie devrait faire. J'ai choisi de le voir une fois
par semaine. Même s'il me demandait pourquoi j'allais le voir, j'ai continué
à aller le voir régulièrement. J'ai agi, je n'ai pas réagi. C'est
ce que je veux dire : il ne faut pas que les hommes réagissent à
ce que les femmes font ou ne font pas. Ils doivent se demander ce qu'eux veulent
faire. Peu importe les autres. Nous devons créer les conditions pour réaliser
ce qui est juste pour nous et nous sommes les seuls susceptibles de prendre ces
décisions, contre vents et marées. Une
école non mixte Je
suis pour une école non mixte. Pas au primaire, mais dès la pré-adolescence.
Il faut que les petits gars soient pris en main par des mâles. Voici ce
que j'ai trouvé dans un article de Lisiane Gagnon qui date de plusieurs
années : " Même les comportements anodins des petits
garçons sont devenus sujets à caution dans bien des écoles.
Un garçon trop actif, agressif, qui aime se " colletailler "
sera vu comme un délinquant en puissance. Les valeurs à la mode
sont celles des filles, l'entraide, la câlinerie, les jeux non violents,
etc. " On doit confronter les jeunes à certaines valeurs comme
le courage, l'engagement. Conclusion En
guise de conclusion, je vous laisse ce qui suit : " De l'homme
mutilé à l'homme réconcilié, donnez le temps au temps,
mais ayant orienté le temps ". La phase que nous traversons
est extrêmement importante. Nous sommes en train de trouver une façon
de nous redéfinir comme êtres humains en fonction des sexes. C'est
positif, même si c'est difficile à vivre. Nous sommes dans un moment
important de l'histoire de l'humanité. Si la plus grande révolution
culturelle a été le féminisme, la deuxième en importance
sera l'adaptation que l'ensemble de l'humanité aura faite aux valeurs que
les femmes nous auront obligés à regarder en face. ************************************** PÉRIODE
DE QUESTIONS Participant :
Les femmes avaient-elles des liens inter humains qui les faisaient se regrouper
entre elles? J. Languirand :
Cela sera étudié lors d'un autre forum sur la condition féminine.
Il semble que les femmes ont moins le sens du groupe que les hommes. Elles coopèrent
mais pas en groupe. Participant :
N'est-ce pas un rôle traditionnel que celui du père qui doit
enlever le garçon à sa mère? Est-ce que tout cela n'est pas
changé si le père s'implique dès le départ. N'est-ce
pas différent si l'enfant est sécurisé par la présence
du père? J. Languirand :
J'ai utilisé une formule métaphorique. À un moment le père
doit s'impliquer pour socialiser l'enfant, l'amener en dehors du milieu familial.
Il doit le retirer de l'influence de la mère. Cela n'empêche pas
la mère d'avoir des rapports avec les enfants. Participant :
Quelqu'un témoigne qu'il s'est détesté comme homme
longtemps. Un jour, il a été engagé comme infirmier sur un
bateau de la garde côtière alors qu'on attendait une infirmière.
Il a dû passer son temps à faire la démonstration qu'il n'était
pas homosexuel. Il devait défiler ses possessions, femmes, enfants. J. Languirand :
C'est un fait que les hommes doivent continuellement prouver qu'ils sont des hommes. Participant :
On n'a pas abordé la question de la sexualité et des fantasmes
masculins. Il vit avec une féministe, il adhère au discours féministe
qui a critiqué beaucoup les fantasmes masculins qui sont basés sur
la pornographie. Son éducation sexuelle s'est faite beaucoup par la pornographie
ce qui a créé chez lui beaucoup de culpabilité, de contradiction.
Les fantasmes, cela fait partie de son désarroi personnel. J. Languirand :
Le discours féministe est très ambivalent sur cette question. Un
groupe de féministes semble avoir une vision très restreinte face
à la liberté sexuelle qui n'est pas permise. D'autres disent que
la libération de la femme c'est la possibilité de faire tout, y
compris des films pornos. Il y a là deux attitudes. Vous avez le choix.
Changez de gang de féministes. Participant :
Un participant soulève la question du viagra et veut savoir comment
le conférencier réagit au fait que la ministre de la santé
ait éliminé toute forme de médicament pour soigner les troubles
érectiles alors qu'on accepte toutes les thérapies hormonales pour
les femmes. J. Languirand :
Je répondrai très facilement. Nos gouvernements sont profondément
hypocrites. Des gens m'ont dit que dans les casinos on est équipé
pour recevoir les cartes de crédit. L'état est profondément
immoral. Il vend de l'alcool, encourage les jeux de hasard... Participant :
On demande de commenter sur la publicité méprisante pour
les hommes. J. Languirand :
Je regrette que les hommes se ridiculisent eux-mêmes dans des combats extrêmes
et dans la lutte, par exemple. Participant :
Quelqu'un signale une recherche de la DPJ sur les garçons victimes
de violence. Il y aurait deux filles pour un garçon qui seraient retirées
des milieux dangereux, comme si on protégeait plus les filles. N'y a-t-il
pas une injustice qui a tendance à s'instaurer par rapport à la
condition masculine? J. Languirand :
Je pense que vous avez raison. Il faut redresser cela sans tomber dans la paranoïa.
Le forum de ce soir sert à cela. Participant :
Quelqu'un repose la question concernant le retrait des enfants de la mère. J. Languirand :
Comment faire cela chez nous? Les femmes s'occupent des enfants. Les hommes sont
souvent absents. Le problème est double car on ne peut reprocher aux femmes
de s'occuper des enfants si le père ne s'en occupe pas. Participant :
Est-ce qu'en Occident il y a des pays qui semblent mieux réussir
par rapport à cet équilibre hommes-femmes? J. Languirand :
Les pays nordiques européens semblent plus intelligents que nous de ce
côté. Le Danemark a bien réussi la social-démocratie.
Nous, on s'est noyé dedans. La Hollande est beaucoup plus avancée
que nous sur bien des plans, notamment les rapports hommes-femmes. Dans la compagnie
KLM, la place des femmes est importante. Une partie du pouvoir est entre leurs
mains, autant, me semble-t-il, que dans les mains des hommes. |