L'homme
dans l'imaginaire québécois
par Jacques Languirand
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Conférence d'ouverture du 1er forum québécois sur la condition masculine,
" Être homme en l'an 2000 ",
tenue à Québec les 12 et 13 novembre 1999

Nous avons voulu rapporter le plus fidèlement possible les paroles du conférencier, cependant, le lecteur devra utiliser son imagination pour y ajouter les éclats de rire, les mimiques, les intonations, les " a parte " de monsieur Languirand. Son humour légendaire est difficilement traduisible.

Cette conférence m'a donné beaucoup de fil à retordre. En effet, il est difficile d'embrasser le sujet de la condition masculine dans sa totalité et sa complexité. Comment ne pas s'arrêter à des cas particuliers? Ce forum est un exercice auquel chacun doit participer. Il y est question d'intégration. Nous sommes tous conviés à faire un effort pour intégrer le vécu. Nous ne sommes plus à l'époque de nos grands-pères où les croyances, les valeurs, demeuraient identiques à elles-mêmes. Les repères sont changés. Aujourd'hui tout va à une telle vitesse qu'on a l'impression de laisser des choses derrière nous. Il nous faut prendre du temps pour les intégrer.

Nous sommes entre deux systèmes d'organisation sociale et de valeurs. Nous quittons un monde pour entrer dans un nouveau et nous sommes suspendus entre les deux à la façon d'un trapéziste qui se retrouve suspendu dans le vide. Le malaise qui est vécu au niveau de la condition masculine doit être situé dans un changement de paradigme. Tout évolue, tout est ébranlé. Un peu partout la présence de l'homme mâle est atténuée par rapport à ce qu'elle était dans la société patriarcale qu'on vient à peine de quitter.

La mâlitude est bien " maganée "

II faut dire que lorsqu'on parle de domination masculine, les hommes peuvent encore perdre des plumes. C'est sans doute une bonne chose que la domination masculine ait éclatée. Les hommes peuvent maintenant cheminer sans avoir la contrainte d'assurer cette sorte de domination, d'inégalité avec leurs mères, leurs femmes, leurs camarades-femmes de travail. Les femmes ne sont plus citoyennes de deuxième classe. Elles ont trouvé leur place, elles se sont imposées. Ce faisant, elles nous ont rendu service, et c'est une victoire pour l'humanité tout entière.

Nous manquons maintenant de repères. Nous n'avons pas de modèles pour ce que nous cherchons à devenir. Personne avant nous n'a jamais fait ce que nous cherchons à réaliser, particulièrement en Occident.

La fin du muscle

Je vais souvent me promener dans un petit parc près de chez moi qui s'appelle " le parc des hommes forts ". On y trouve une statue de bronze de Louis Cyr qui s'impose devant les deux grosses boules qu'il soulevait et qui faisaient sa renommée. C'était un des hommes forts du Québec au début du siècle. On a envie de lui dire: " Ti-Louis, va te rhabiller, c'est fini ce temps-là ". Le temps de l'agressivité, de la combativité est passé.

J'aimerais saluer ici nos ancêtres, les mâles, qui ont été assez combatifs, agressifs, assez violents même pour assurer leur survie dans des conditions très pénibles. Le problème c'est que nous sommes à une autre époque. Peut-être, nous, les mâles, avons-nous hérité d'une grande combativité, même d'agressivité, et hélas de violence, mais ces défauts d'aujourd'hui étaient autrefois des qualités qui ont assuré la survie de l'espèce. Ce ne sont pas là des tendances qu'il faut renier, il faut apprendre à vivre avec.

La force musculaire des mâles est devenue une rigolade. On la retrouve actuellement dans des combats sauvages faits par des individus masqués, maquillés, par des bouffons de la force physique. Ces combats extrêmes par des hommes-machines sont dégradants et jettent le ridicule sur les hommes qui prétendent à la force brute. D'ailleurs, il y a de plus en plus de femmes culturistes qui n'ont plus rien à envier aux hommes si ce n'est leur pénis, mais durant ce temps les hommes prennent des anabolisants et deviennent impuissants. Dernièrement j'ai vu un film The Fight Club dans lequel, sous prétexte d'aide, des hommes se tapent sur la gueule. " Les gars sont malades ", se dit-on en voyant cela.

Une dame américaine a un jour proposé que, tenant compte du fait que 90 % des crimes sont commis par des hommes, que 90 % des prisons sont peuplées par des hommes, on devrait à la naissance de tout garçon imposer une taxe spéciale en prévision de toutes les bêtises qu'il pourra faire par la suite. Il est intéressant de constater qu'en Amérique du Nord, contrairement à ce qui se passe sur le reste de la planète, lorsqu'un couple a le choix du sexe de l'enfant, il choisit une fille. Les garçons causent-ils trop de problèmes?

Reconnaître les différences

II est important, au moment où nous discutons de la condition masculine, de ne pas perdre de vue que la situation des femmes n'est pas réglée non plus. Les transformations dans la condition féminine sont certainement l'événement le plus important du siècle. On ne peut ignorer qu'en grande partie, la remise en question de l'attitude masculine est due à la libération des femmes.

Il y a eu deux phases dans le mouvement des femmes. Au début, les hommes et les femmes devaient être pareils. On croyait à une égalité en toutes choses. Mais dans les faits, ce n'est pas comme cela. Lorsque j'avais trois ans, je savais déjà qu'un garçon et une fille, c'est pas pareil. Puis, par la suite, est venue l'idée que les hommes et les femmes sont égaux dans la différence. Sur bien des points l'un et l'autre sexe se recoupent tout en apportant quelque chose qui est propre à son sexe.

Margaret Mead croyait que cet affrontement hommes-femmes n'avait guère de sens. Elle ne voyait pas comment les choses pouvaient s'arranger à travers l'opposition. Elle affirmait qu'on assistait à une multiplicité des genres. Entre les extrêmes homme et femme, il y a de la place pour une multiplicité d'expression dans une société qui, elle, est appelée à accepter les différences. Nous avons désormais à faire preuve, comme société, de plasticité et de mobilité.

Je dois reconnaître que je ne suis pas tout à fait pur. J'ai reçu dernièrement un livre du Dr Danièle Perreault, une femme médecin, qui fait de nombreuses émissions de télévision et qui est une excellente médecin. Son livre, Secret d'hommes, l'érection à l'heure du viagra, est un livre complet, magnifiquement documenté et illustré. Je me suis surpris à me demander pourquoi une femme s'intéresse-t-elle à l'érection des hommes? Que connaît-elle à l'érection des hommes? Pourquoi est-ce que cela m'embarrasserait parce qu'une femme s'intéresse à un tel sujet. Si elle est compétente, ce qui est le cas, pourquoi pas? Je suis certain que beaucoup d'hommes ont réagi ainsi. Et pourquoi alors ne serait-on pas dérangé par le fait que des hommes gynécologues s'intéressent à des aspects de la reproduction qui relèvent spécifiquement des femmes. Nous sommes questionnés devant cela.

Un héritage lointain

Le féminisme a profondément ébranlé l'édifice de la mâlitude. Il y aurait, semble-t-il, des raisons biologiques sous-jacentes à certaines attitudes des hommes. Lionel Tigger dans Men's Group (Entre hommes) développe une hypothèse de travail concernant le lien inter humain. Selon lui, on aurait hérité comme homme, de ce lien inter humain qui caractériserait les mâles de notre espèce. Il y a des milliers d'années, les mâles se seraient constitués en groupes pour la chasse, la pêche, la guerre. La survie réclamait la coopération. Il fallait la force, l'agressivité, la violence pour assurer la survie. Nous aurions retrouvé par la suite cette fraternité à un moment où ce n'était plus nécessaire, à la guerre, en politique, à la bourse, en affaires. Le patriarcat serait né de là. Que vaut cette hypothèse? En tout cas elle nous déculpabilise, nous les hommes. Ce lien inter humain vient de très loin et parle de la relation entre les mâles.

Comme toujours il est question de l'inné et de l'acquis. L'inné se retrouve dans les gènes, l'acquis est relié à l'expérience. Dans les théories évolutionnistes, on dit que l'acquis, à force d'avoir été renforcé d'une génération à l'autre, devient pour ainsi dire permanent. Les éleveurs de chiens connaissent bien cela. Selon Tigger, la transmission biologique des informations acquises se fait d'une génération à l'autre.

Voilà qu'aujourd'hui, soudainement cet héritage devient un encombrement. Tout se passe comme si les liens naturels qui relient les hommes entre eux et qui fonctionnent dans l'action, ne laissent plus de place aux femmes. Il faut se dire que ce n'est pas parce qu'on a hérité d'une tendance comme celle-là qu'il faut l'utiliser contre les autres.

Une différenciation à faire

II existe chez les humains trois besoins fondamentaux, celui de sécurité, celui de stimulation et celui d'identité. Comme mâle, nous souffrons au niveau de l'identité. Qui sommes-nous? Notre identité est menacée. C'est Élizabeth Badinter, dans son ouvrage XY, l'identité masculine, qui dit : " Né d'une femme, bercé dans son ventre féminin, l'enfant mâle, contrairement à l'enfant femelle, est condamné à la différenciation pendant une grande partie de sa vie. " Pour comprendre une pareille citation, il faut se dire que l'enfant femelle n'aura pas à affirmer sa différence par la suite puisqu'elle sera dans la continuité de sa mère. L'enfant mâle, lui, aura à affirmer sa différence.

Une femme a déjà écrit : " C'est la raison pour laquelle la masculinité est plus importante pour les hommes que la féminité pour les femmes ".

La féminité serait ainsi plus " naturelle ". Le mâle est obligé de se détacher de sa source pour trouver son identité à lui, identité qui n'est pas celle de la mère. Les femmes sont naturellement femmes. Dès qu'elles ont leur règles, elles savent qu'elles sont femmes. Pour un gars, il ne sait pas exactement quand il est un homme.

Nécessité d'une initiation

Pour les femmes, leur fonction est claire. Les hommes doivent être initiés à leur masculinité et, dans les société traditionnelles, cela s'est fait à travers des rituels. L'initiation du futur guerrier exigeait que l'on enlève l'enfant mâle à sa mère afin de mettre fin à ce qui restait de l'état fusionnel et que cesse l'identification à la femme. Puis le jeune garçon traversait des épreuves mâles commandées par des mâles, qui consistaient en une confrontation avec l'adversité. Dans certaines sociétés traditionnelles, le jeune ne pouvait revoir sa mère et lui toucher que lorsqu'il était lui-même devenu père. La mère était devenue tabou et il fallait qu'il s'en sépare.

Cela donne à penser que le jeune pré-adolescent doit être éduqué par des hommes. C'est un des messages que j'ai à communiquer ici ce soir. Je suis très ferme sur cette question qui est très bien documentée par ailleurs. Comme ancien délinquant, je me suis retrouvé devant un juge et j'ai été sauvé par un éducateur qui a choisi de s'occuper de moi. C'est un homme qui m'a sorti de là. Dernièrement un ami m'a demandé de faire un film avec 12 délinquants. Il y avait cinq femmes et deux hommes comme intervenants. Où sont les hommes, lui ai-je demandé? Comment rejoindre ces garçons délinquants si les hommes ne sont pas là?

Bien sûr, les jeunes délinquants ont besoin d'amour, mais qu'est-ce que cela veut dire? Comme garçon, on n'a pas seulement besoin d'être aimé et compris. On a besoin d'un modèle, on a besoin d'être pris en main par un homme. Il faut se rappeler que si un jeune homme reste étroitement associé à la mère, il est associé au complexe d'Oedipe.

Le suicide chez les jeunes garçons est une énorme question qui nous est posée. La répartition des troubles psychiatriques selon le sexe montre une sur-représentation masculine jusqu'à l'adolescence. On a dit également que les jeunes adolescents devenus homosexuels ou craignant de l'être se suicident en plus grand nombre. Il ne s'agit pas de chercher des explications pour l'homosexualité. Il me semble cependant que si la rupture d'avec la mère n'est pas faite, il y a de plus grandes chances pour qu'un garçon soit dans une situation psychologique de contrainte. Ce qui manque, ce n'est pas tant que la rupture d'avec la mère ne soit pas faite, mais plutôt le fait que le père n'ait pas enlevé l'enfant à sa mère pour en faire un être social. C'est là la fonction du père.

Que faire?

On confond souvent le rôle du père et de la mère dans l'éducation. Le rôle du père est en particulier celui de transformer l'enfant en être social. Il faut situer la question de la condition masculine dans un ensemble. C'est toute notre civilisation qui est malade. On va devoir s'occuper de masculinité mais sans perdre de vue l'ensemble.

Je ne veux pas faire comme on fait dans la majorité des livres que j'ai lus, finir par la liste des choses à faire. Je pense qu'il faut agir plutôt que réagir. J'ai eu une relation très difficile avec mon père qui était violent et me jouait des tours pendables. Il avait également des grandes qualités, mais ça, tout le monde en a des qualités. Par exemple, il m'a déshérité. Moi, j'ai été très blessé par cela. Je m'étais dit que je ne le reverrais plus jamais après tout ce qu'il m'avait fait. Mais je n'étais pas à l'aise avec une telle décision. C'était comme si, pour décider de ce que je voulais faire, je partais de ce que lui m'avait fait. Je me suis demandé ce qu'un fils en contrôle de ses moyens, un fils qui maîtrise sa vie devrait faire. J'ai choisi de le voir une fois par semaine. Même s'il me demandait pourquoi j'allais le voir, j'ai continué à aller le voir régulièrement. J'ai agi, je n'ai pas réagi.

C'est ce que je veux dire : il ne faut pas que les hommes réagissent à ce que les femmes font ou ne font pas. Ils doivent se demander ce qu'eux veulent faire. Peu importe les autres. Nous devons créer les conditions pour réaliser ce qui est juste pour nous et nous sommes les seuls susceptibles de prendre ces décisions, contre vents et marées.

Une école non mixte

Je suis pour une école non mixte. Pas au primaire, mais dès la pré-adolescence. Il faut que les petits gars soient pris en main par des mâles. Voici ce que j'ai trouvé dans un article de Lisiane Gagnon qui date de plusieurs années : " Même les comportements anodins des petits garçons sont devenus sujets à caution dans bien des écoles. Un garçon trop actif, agressif, qui aime se " colletailler " sera vu comme un délinquant en puissance. Les valeurs à la mode sont celles des filles, l'entraide, la câlinerie, les jeux non violents, etc. " On doit confronter les jeunes à certaines valeurs comme le courage, l'engagement.

Conclusion

En guise de conclusion, je vous laisse ce qui suit : " De l'homme mutilé à l'homme réconcilié, donnez le temps au temps, mais ayant orienté le temps ". La phase que nous traversons est extrêmement importante. Nous sommes en train de trouver une façon de nous redéfinir comme êtres humains en fonction des sexes. C'est positif, même si c'est difficile à vivre. Nous sommes dans un moment important de l'histoire de l'humanité. Si la plus grande révolution culturelle a été le féminisme, la deuxième en importance sera l'adaptation que l'ensemble de l'humanité aura faite aux valeurs que les femmes nous auront obligés à regarder en face.

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PÉRIODE DE QUESTIONS

Participant : Les femmes avaient-elles des liens inter humains qui les faisaient se regrouper entre elles?

J. Languirand : Cela sera étudié lors d'un autre forum sur la condition féminine. Il semble que les femmes ont moins le sens du groupe que les hommes. Elles coopèrent mais pas en groupe.

Participant : N'est-ce pas un rôle traditionnel que celui du père qui doit enlever le garçon à sa mère? Est-ce que tout cela n'est pas changé si le père s'implique dès le départ. N'est-ce pas différent si l'enfant est sécurisé par la présence du père?

J. Languirand : J'ai utilisé une formule métaphorique. À un moment le père doit s'impliquer pour socialiser l'enfant, l'amener en dehors du milieu familial. Il doit le retirer de l'influence de la mère. Cela n'empêche pas la mère d'avoir des rapports avec les enfants.

Participant : Quelqu'un témoigne qu'il s'est détesté comme homme longtemps. Un jour, il a été engagé comme infirmier sur un bateau de la garde côtière alors qu'on attendait une infirmière. Il a dû passer son temps à faire la démonstration qu'il n'était pas homosexuel. Il devait défiler ses possessions, femmes, enfants.

J. Languirand : C'est un fait que les hommes doivent continuellement prouver qu'ils sont des hommes.

Participant : On n'a pas abordé la question de la sexualité et des fantasmes masculins. Il vit avec une féministe, il adhère au discours féministe qui a critiqué beaucoup les fantasmes masculins qui sont basés sur la pornographie. Son éducation sexuelle s'est faite beaucoup par la pornographie ce qui a créé chez lui beaucoup de culpabilité, de contradiction. Les fantasmes, cela fait partie de son désarroi personnel.

J. Languirand : Le discours féministe est très ambivalent sur cette question. Un groupe de féministes semble avoir une vision très restreinte face à la liberté sexuelle qui n'est pas permise. D'autres disent que la libération de la femme c'est la possibilité de faire tout, y compris des films pornos. Il y a là deux attitudes. Vous avez le choix. Changez de gang de féministes.

Participant : Un participant soulève la question du viagra et veut savoir comment le conférencier réagit au fait que la ministre de la santé ait éliminé toute forme de médicament pour soigner les troubles érectiles alors qu'on accepte toutes les thérapies hormonales pour les femmes.

J. Languirand : Je répondrai très facilement. Nos gouvernements sont profondément hypocrites. Des gens m'ont dit que dans les casinos on est équipé pour recevoir les cartes de crédit. L'état est profondément immoral. Il vend de l'alcool, encourage les jeux de hasard...

Participant : On demande de commenter sur la publicité méprisante pour les hommes.

J. Languirand : Je regrette que les hommes se ridiculisent eux-mêmes dans des combats extrêmes et dans la lutte, par exemple.

Participant : Quelqu'un signale une recherche de la DPJ sur les garçons victimes de violence. Il y aurait deux filles pour un garçon qui seraient retirées des milieux dangereux, comme si on protégeait plus les filles. N'y a-t-il pas une injustice qui a tendance à s'instaurer par rapport à la condition masculine?

J. Languirand : Je pense que vous avez raison. Il faut redresser cela sans tomber dans la paranoïa. Le forum de ce soir sert à cela.

Participant : Quelqu'un repose la question concernant le retrait des enfants de la mère.

J. Languirand : Comment faire cela chez nous? Les femmes s'occupent des enfants. Les hommes sont souvent absents. Le problème est double car on ne peut reprocher aux femmes de s'occuper des enfants si le père ne s'en occupe pas.

Participant : Est-ce qu'en Occident il y a des pays qui semblent mieux réussir par rapport à cet équilibre hommes-femmes?

J. Languirand : Les pays nordiques européens semblent plus intelligents que nous de ce côté. Le Danemark a bien réussi la social-démocratie. Nous, on s'est noyé dedans. La Hollande est beaucoup plus avancée que nous sur bien des plans, notamment les rapports hommes-femmes. Dans la compagnie KLM, la place des femmes est importante. Une partie du pouvoir est entre leurs mains, autant, me semble-t-il, que dans les mains des hommes.

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Nos remerciements à l'organisation du 1er Forum sur la condition masculine pour nous avoir fourni la transcription de la conférence.

Édition : Stéphanie Adam Le Roch/ Révision : Nicole Dumais
Documentation : Rosalie Dumontier /Infographie : Pascal Languirand
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