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Solstice d'été

 

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Toujours est-il que l’année est divisée en quatre: quatre saisons. Je suis fasciné par le nombre quatre qui est le nombre de la terre mère, la terre mère des hommes. Quatre est un nombre pair, donc féminin, l’ordre quaternaire de la nature dans le temps : ce sont les quatre saisons; et dans l’espace : les quatre directions. On parle des quatre vents, des quatre évangiles, des quatre discours, des quatre chemins... etc.

J’ai l’impression de me répéter, mais l’année aussi se répète, c’est cyclique...

Il faut en parler dans une perspective de renouvellement cyclique, se reprendre en main et dire :  " Voilà, une autre étape est franchie! " On se retrouve dans le triomphe de la lumière, c’est-à-dire le jour le plus long, le solstice d’été par opposition au jour le plus court, le solstice d’hiver. Dans les deux cas, c’est l’occasion de fêtes, c’est l’espérance de la lumière.

On se retrouve tout à coup comme plongé dans l’obscurité. À l’autre bout, le triomphe de la lumière, au contraire. Dans les deux cas, c’était traditionnellement l’occasion de grandes fêtes initiatiques.

Dans un cas, il s’agissait de mettre l’accent sur le fait que nous étions dans l’obscurité, qu’il fallait avoir la foi, qu’on allait aboutir un jour à la lumière. Et dans l’autre cas, après avoir touché le fond pendant six mois, voici que la lumière triomphe. Curieusement, pour faire plaisir aux Taoïstes et autres chinois de bonne souche, l’un contient l’autre en puissance. Dès que la lumière a triomphé, elle commence tout à coup à perdre de sa vigueur et elle va mettre six mois pour s’éteindre ou, presque symboliquement, pour que nous soyons livrés aux ténèbres et, dès qu’on touche le fond de la nuit, le jour commence à allonger.

C’est le calendrier qui détermine tout le temps puisque nous sommes dans le monde du temps.


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