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Les
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La fête de l'Action de grâce remonte à la nuit des temps. C'était la fête de la Terre-Mère: féconde, abondante, généreuse la fête de l'automne. Dans presque toutes les traditions, c'est une déesse qui a donné l'aliment de base aux hommes. Dans la tradition hellène, c'est CERES, la déesse de l'agriculture qui donna le blé aux hommes. L'épi de blé est aussi l'attribut de la déesse de l'Abondance et de la Charité qui distribue à profusion les épis et toutes les nourritures qu'ils symbolisent. Il est intéressant de noter en passant que, pour les Anciens, l'abondance et la charité sont liées. Dans la grande tradition amérindienne, lépi de maïs représente le pouvoir surnaturel qui habite la Terre-Mère doù provient la nourriture nécessaire à la vie. Chez les Sumériens, la vigne était consacrée aux Grandes Déesses : arbre sacré, sinon divin, elle permet dobtenir le vin, lui-même boisson des dieux. Le jour de l'Action de grâceLe jour
de lAction de grâce nest célébré que dans six pays à travers
le monde, dont les États-Unis (où le Thanksgiving's day est une
fête très importante), le Canada et le Brésil. Officiellement, il a été
fêté pour la première fois aux États-Unis en 1621. En empruntant cette fête aux Américains, nous avons emprunté le menu qui sy rattache puisque cest latocas de Cape Cod et la patate sucrée, populaire dans les États du Sud (de forme allongée et de couleur orange, la vraie patate, dit-on, car ce que nous mangeons ici cest la pomme de terre) qui accompagnent la dinde et le jambon. Pourtant, labondance de lautomne, chez nous, ce serait plutôt du brocoli, du chou-fleur, des courges, du céleri, des carottes, des navets, des choux de Bruxelles et encore quelques tomates et concombres. Pourquoi ne pas enrichir nos menus des richesses locales? On raconte quà loccasion de la première de fête de lAction de grâce, en 1621, 140 personnes des Européens qui venaient sétablir en Amérique et des Indiens ont festoyé pendant trois jours. Qu'ont-ils mangé? De la dinde... hé oui! Cet animal d'ailleurs mal nommé par Christophe Colomb qui pris loiseau pour une pintade... En fait, il existait déjà des "poulles dYnde" au moyen âge, mais elles désignaient des pintades, par "Ynde" il était fait référence à lAbyssinie, où la pintade vivait à létat sauvage. Quand Christophe Colomb débarqua au Mexique, en croyant arriver aux Indes, il y découvrit le dindon auquel sappliqua désormais le terme de "poule dInde". Le mot changea donc de sens : il ne désigna plus la pintade mais le dindon, et la dinde prit place sur les tables dEurope dès la première moité du 16e siècle! Que la dinde soit associée à lAction de grâce, fête de labondance, nest peut-être pas un hasard, car pour les Indiens dAmérique du Nord elle est un symbole à la fois de puissance virile et de fécondité maternelle : lorsquil gonfle le cou, le dindon évoque lérection phallique et ce serait, de tous les volatiles, le plus prolifique! Un square dédié à lAction de grâce Cest à Peter Stewart que lon doit le Square de lAction de grâce qui se trouve au coeur de la ville de Dallas. Il sagit dun site de forme triangulaire sur lequel on a érigé une tour en forme de spirale. À lintérieur de la spirale, se trouvent des illustrations et des citations ayant trait à lAction de grâce et remontant à la première célébration de cette fête en Amérique. Les gens des bureaux situés autour du Square se rendent à la tour pour prier pendant leurs journées de travail. Une autre manière de " rendre grâce " John Marks Templeton affirme que chacun dentre nous devrait cultiver un sentiment de gratitude dans toutes les circonstances du quotidien:
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| Pourquoi la citrouille? Parce que la citrouille est le dernier végétal de la récolte. Après ce jour on entre dans la saison morte et, par association, dans la saison des morts, avec novembre. C'est le moment où on se familiarise avec le monde souterrain, en quelque sorte. | ||
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Chez les Celtes, cette fête était associée au ramassage de la dernière gerbe. Il fallait, à ce moment de l'année où les esprits reviennent de l'au-delà, neutraliser les forces négatives : on en faisait l'occasion de rituels, où les participants portaient des costumes et des masques qui évoquaient les esprits afin de les confondre ou de se les rendre favorables. C'est à cette tradition que remonte l'Halloween. On a donc tort d'associer cette coutume à la seule culture anglo-saxonne puisque les gaulois étaient aussi des Celtes! Mais il vrai de dire que ce sont les peuples anglo-saxons qui ont en grande partie véhiculé cette tradition jusqu'à nous, notamment celle des citrouilles transformées en lanternes. En effet, les Jack-o-langern remplaçaient les veilleurs de nuit qui, par leur fonction associée aux esprits et aux morts, étaient particulièrement utiles la nuit de l'Halloween, alors les esprits revenaient de leur monde souterrain... C'est intéressant - pour revenir à la citrouille -, de voir qu'une fois qu'un aliment donné s'est vu attribuer un statut symbolique élevé, sont rôle sur le plan purement nutritionnel peut devenir secondaire. C'est un peu le cas finalement de la citrouille, qui pourtant a été un des aliments de base des Indiens d'Amérique et des premiers colons venus d'Europe, et qui a été évidemment un végétal important dans les fêtes de l'Action de Grâces. Mais son rôle, avec le temps, a pris un caractère presque uniquement symbolique et décoratif, à tort d'ailleurs, parce que c'est un aliment extrêmement important et intéressant. Chaque
année, le lendemain de l'Halloween, on peut voir dans les rues des citrouilles
maganées, jetées au poubelle. Aussi avait-on un jour envisagé d'instituer
la Journée de la citrouille, afin d'attirer l'attention sur le
gaspillage et de reconnaître les vertus de ce fruit qui a, sur le plan
nutritif, de grandes vertus. J'en parlais plus haut comme d'un végétal,
car on le considère et on l'apprête en général comme un légume, quoiqu'il
produise une excellente confiture. Il faut attirer l'attention sur le
gaspillage éhonté d'aliments dans notre société de surproduction, de surconsommation,
à une époque où plus du tiers du monde crève de faim et où 10 000
personnes dans la ville de Montréal dépendendraient de dons de nourriture
pour survivre. |
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