| D'après :
PROVENCHER,
Jean.
Les 4 saisons de
la vallée du Saint-Laurent,
Éd. Boréal.
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Au
début du 20e siècle, les Anglaises invoquaient la sainte
le jour de sa fête en ces termes :
" Sainte
Catherine, sainte Catherine, aide-moi. Et promets de ne pas me laisser
mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine;
mais plutôt un que pas du tout. "
Vierge
et martyre chrétienne du 4e siècle, Catherine aurait vécu à
Alexandrie. On dit que l'empereur Maxence qui, ayant vainement tenté de
l'épouser, l'aurait fait emprisonner. Plus tard, elle subit le supplice
de la roue : la machine, construite spécialement à son intention,
était comportait quatre roues munies de pointe de fer qui devaient la
déchiqueter. La jeune fille résista si bien qu'on dû l'étêter.
Le culte
de la Sainte-Catherine ne s'est pourtant répandu qu'au Moyen Âge (12e siècle) :
fiancée mystique de Jésus Christ dans la tradition chrétienne, elle devint
la patronne des jeunes filles vierges (les catherinettes) qui habillaient
et coiffaient sa statue le 25 novembre. D'où l'expression " coiffer
la sainte Catherine " pour désigner les célibataires qui atteignent
l'âge de 25 ans et que l'on fêtait encore au début du siècle le 25
novembre.
" Dans le bon vieux temps, disait le le journaliste
Hector Berthelot en 1884, cette fête était célébrée dans presque
toute les maisons canadiennes. C'était un jour de grande liesse. Le
travail était suspendu et le plaisir était partout à l'ordre du jour.
La ménagère passait la journée à préparer le festin avec rigueur. Dans
toutes les familles, c'était une fête à rendre des points aux noces
de Gamache. La soirée et la nuit entière étaient consacrées à la danse. "
Curieusement, un dicton du Languedoc évoque le mauvaise augure de se
marier en novembre : " Mois des morts, noces mortelles ",
y dit-on
Qui sait : peut-être est-ce pour cette raison que
la tradition de la Sainte-Catherine s'est perdue
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La légende attribue l'invention de la tire Sainte-Catherine (dite aussi
tire à la mélasse) à Marguerite Bourgeoys, la fondatrice de la Congrégation
de Notre-Dame de Montréal qui aurait voulu attiré à elle les jeunes
Indiens pour les instruire. D'où l'appellation " tire ".
En fait, comme l'indique Jean Provencher dans Les 4 saisons de la
vallée du Saint-Laurent, la dénomination " viendrait
tout simplement du fait que le mélange d'ingrédients à cuire, puis refroidi,
est étiré aussi vivement et aussi longtemps que possible, devenant alors
d'un beau jaune clair. "
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Une
recette de
Mme Louise Chevrefils
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Tire à la mélasse KLONDIKE
- 2
tasses de cassonade blonde
- 1/2
tasse d'eau
- 1
c. à soupe de sirop de maïs
- 1
tasse de mélasse
- 1/2
tasse de beurre doux
Instrument :
un thermomètre à bonbon.
- Faire
cuire le mélange jusqu'à 260º F.
- Pour
vérifier la texture, mettez une goutte du liquide bouillant dans un
verre d'eau : si elle forme une boule, ça y est : c'est prêt.
- Étendre
la tire dans une lèchefrite beurrée et la laisser refroidir suffisamment
pour ne pas se brûler en l'étirant.
- Étirer
la tire avec ses mains préalablement beurrées jusqu'à ce qu'elle atteigne
la blondeur désirée.
- Couper
et mettre en papillotes.
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