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du
latin NOVEM, qui signifie "neuf"
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| La mort : la vierge | |
Dans la tradition chrétienne, on entre dans le mois de novembre avec, le 1er novembre, la Toussaint, une célébration instituée en l'an 800 qui consiste à rendre hommage à tous les saints. Le lendemain 2 novembre, Jour des Morts, on avait coutume daller au cimetière rendre hommage aux défunts. Le Robert note que lusage sest répandu de fêter les morts le jour de la Toussaint. Mais dans certains pays - en France notamment - la coutume a traversé les âges. Dans la tradition nord-américaine, on entre dans le mois en sortant du précédent, cest-à-dire en fêtant lHalloween le 31 octobre. LAll Hallow Even, cest le Tous les saints des anglo-saxons. Deux traditions, trois fêtes, mais que recoupe, à travers les morts dont on se souvient ou qui viennent nous visiter, un seul thème : la Mort. De la tradition chrétienne, on retrouve son origine dans la mythologie romaine, où Diane, divinité consacrée au mythe lunaire, était associée particulièrement au mois de novembre. Munie d'une flèche et d'un arc (comme la Grande Faucheuse à sa faux), elle symbolisait la nuit : cette nuit qui, sétant imposée progressivement au jour depuis le solstice dété, prend de plus en plus dampleur et se dirige vers son apogée, le solstice dhiver (21 décembre), le jour le plus court de lannée. Par la suite, victime dune mythologie romaine qui tente de se définir et qui subit fortement linfluence hellénique, Diane devient une divinité secondaire et incarne un temps la lumière ou le jour pur et la maîtresse des montagnes et des bois. Jusquà ce que la religion chrétienne finisse par récupérer toutes formes de paganisme en imposant son culte et sa vision sur les dates de célébration pa?ennes. Cest ainsi que la chaste Diane se transforme en La Vierge. Encore un peu pa?ens, les Romains c?lèbrent encore son caractère lunaire lors des Nocturnes de l'Office des Morts (le 2 novembre). Puis, plus tard, alors quils sont bien christianisés, ils en célèbrent la chasteté le jour de la présentation au Temple de la Vierge, le 21 novembre. Enfin, la vierge Catherine sanctifiée permet à lÉglise dinstituer une nouvelle la Sainte-Catherine : en lhonneur des jeunes femmes de plus de 25 ans restées célibataires, elle est célébrée le 25 novembre Dans le cycle des saisons, cest la Mort qui sinstalle en novembre. Alors que la Terre a donné ses derniers fruits, le principe féminin commence à prendre le dessus, annonçant lobscurité, le froid, leau des pluies ou de la neige. Parvenu à léquilibre alors que la force obscure en croissance rejoint la force lumineuse en décroissance, les rôles sinversent. Cette notion de transition, on semble la retrouver dans la tradition celtique, dailleurs très proche de l'Hallowen, dont on dit que, pendant cette nuit, les esprits des morts sortent une dernière fois avant l'hiver. En effet, dans la nuit du 1erau 2 novembre, alors que leur année sachève et que la nouvelle commence, les Celtes célébraient les défunts, profitant de ce moment précis où le monde des vivants peut communiquer avec celui des morts. Aujourdhui, qui, le 31 octobre, parle désormais de morts? Même en les déguisant, nenvoie-t-on pas simplement nos enfants à la fête, cueillir des bonbons et socialiser avec le voisinage? Quant à la Toussaint, le Jour des Morts et la Sainte-Catherine, ils font désormais partie dun culte religieux qui ne répond plus aux exigences de sens des sociétés modernes, dont les croyances et les valeurs ont changées. Est-ce un hasard si lon accorde maintenant plus dimportance à tous ceux qui sont morts pendant les deux guerres mondiales et la Guerre de Corée, en se rappelant le Jour du Souvenir chaque 11 novembre? Probablement pas. Le visage de la Mort a changé : aux faux et aux fantômes se sont substituées armes nucléaires et bombes bactériologiques Mais la Mort est toujours là, et cest en novembre quon y songe. |
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