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DÉCEMBRE
du latin -decem-, qui signifie "dix"

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Le solstice d’hiver

Le solstice d’hiver est marqué par le jour le plus court de l’année, vers le 22 décembre, période des anciennes saturnales romaines devenue, pour nous aujourd’hui, le Temps des Fêtes.

C’est le moment où nous touchons le fond de l’abîme, le moment où l’année se trouve au milieu de sa propre " nuit ". C’est la spirale en expansion.

Mais au même moment s’annonce le mouvement ascendant et l’espoir se transforme immédiatement en réalité : les jours commencent à allonger! Le solstice d’hiver marque la fin d’un cycle et, de l’autre côté de Noël débute un autre cycle: celui de la nouvelle année, celui d’un "autre temps".

Le moment du solstice, c’est la fête du temps.

Au solstice d’hiver, correspond le pôle yin -passif, lié à l’eau


Une trêve à Noël

À Noël, je ne sais plus quelle année, mais au cours de la Guerre 14-18, il y eut une trêve. C’est-à-dire que pendant 24 heures on a cessé de se tirer dessus, de s’embrocher, puis de se tirer du gaz. Du côté allemand, dans la nuit, dans les tranchées, je ne sais plus où, les soldats ont commencé à chanter des cantiques de Noël et les Français, de même qu’un peu plus loin les Britanniques, qui se trouvaient en face dans leurs propres tranchées, en ont fait autant. Tout ce joli monde chantait ensemble des cantiques de Noël. Les mêmes cantiques, avec ici des paroles en allemand, là des paroles en anglais, là des paroles en français. Ce fut un curieux mélange, une communion troublante, une interaction entre des groupes ennemis, dans leurs tranchées respectives. Une trêve au moment de Noël, avant de se remettre, dès le lendemain, à se tirer dessus, à se gazer et à s'embrocher les uns les autres. Voilà! On pourra dire que la conscience planétaire est née dans la douleur… N’est-ce pas?

 

31 décembre: le nouvel agenda

...C’est le moment de se tourner, un peu, pas trop parce que ça donne le vertige et qu’on risque d’être transformé en statue de sel, vers le passé, vers l’année écoulée, d’en faire un peu le bilan. Nous ne sommes jamais tellement satisfaits de nous-mêmes, nous nous disons que nous aurions pu mieux occuper notre temps... ou que le temps aurait pu mieux s’occuper de nous ! Mais ça, c’est du passé... la " recherche du temps perdu "... C’est aussi le moment de s’interroger sur l’avenir puisque c’est le moment de l’année où nous déchirons nos vieux agendas et où nous commençons à étrenner nos agendas neufs.

Vous avez peut-être remarqué que l’on commence son agenda comme l’année, plein de bonnes résolutions, de bonnes intentions... On commence par y écrire lisiblement, proprement mais... parfois, quand on arrive au mois de décembre, ce n’est plus qu’un chaos...

Oui, à la veille du premier de l’an, il faut jeter les vieux agendas, pour s’alléger, se libérer et arriver tout nu, comme l’enfant qui vient de naître... C’est l’occasion de repartir à neuf.

Ca fait partie des grandes illusions qu’il faut entretenir en tous les cas car ça nous encourage beaucoup de penser que nous sommes en train de recommencer à neuf.

L’agenda, c’est un nouveau rapport au temps. Invention récente, il est comme une espèce de grande boîte à l’intérieur de laquelle se trouvent des boîtes moyennes que sont les mois, à l’intérieur desquelles encore se trouvent des mini-boîtes, que sont les jours, et des micro boîtes que sont les heures... Tout ça pour organiser le temps, avec l’impression que c’est nous-mêmes qui nous faisons organiser en quelque sorte puisque c’est nous qui nous trouvons à l’intérieur de ces boîtes, prisonniers... !

Curieusement, on a le sentiment d’être quelqu’un dans la mesure où on peut commencer, la veille du premier de l’an, à transcrire déjà certaines obligations dans le nouvel agenda.

Il semble que ce soit une façon de se retrouver, de se définir dans le temps. Et, le plus rassurant, le plus important au fond, c’est que nous parvenions tous ensemble au premier de l’an...

Que nous soyons des gens à l’emploi du temps débordant, moins débordant ou pas débordant du tout... !

Que ce soit ceux pour qui l’année a passé très vite ou ceux à qui elle a paru, au contraire, plus longue que les autres... tout le monde arrive en même temps au premier de l’an. C’est très rassurant, en un sens.

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