TEXTES
la mort
  • C’est là ton erreur que de regarder la mort devant nous : en grande partie, elle est déjà passée; toute l’existence qui est derrière nous, la mort la tient.
  • La plupart sont ballottés misérablement entre la peur de la mort et les tourments de la vie, et, tout en ne voulant pas vivre, ils ne savent pas mourir.
ce qui suffit
  • À portée de la main est ce qui suffit. Celui qui s’adapte bien à la pauvreté est riche.
voir ses défauts
  • La preuve qu’une âme s’est améliorée, c’est qu’elle voit ses défauts que jusque-là elle ignorait.
l'amitié pour soi
  • Je te dirai ce que j’ai savouré aujourd’hui chez Hécaton : " Tu demandes, dit-il, quel progrès j’ai fait? J’ai commencé à être l’ami de moi-même. "
l'errance
  • Je travaille aux affaires de la postérité. […] J’indique à autrui le droit chemin que j’ai reconnu sur le tard et je suis las d’errer.
 
les voyages et l'amitié
  • Ceux qui passent leur vie à voyager ont beaucoup de points de chute mais pas un seul ami.
la philosophie et la simplicité
  • Ce que nous promet avant tout la philosophie, c’est le sens de la communauté, l’appartenance au genre humain, à la société des hommes. […] Notre objectif n’est-il pas de vivre en accord avec la nature? Or, c’est agir contre la nature que de malmener son corps, de rejeter les règles admises de la propreté, de rechercher la crasse et de se nourrir des aliments non seulement les plus ordinaires mais encore répugnants, à vous soulever le cœur. […] La philosophie exige qu’on vive simplement, et non qu’on se fasse du mal.
accepter
la richesse
  • Il y a de la grandeur à se servir de vaisselle en terre cuite comme si c’était de l’argenterie, mais il n’y a pas moins de grandeur à utiliser l’argenterie comme si c’était de la vaisselle en terre cuite. L’incapacité à supporter la richesse est la marque d’un esprit fragile.
la peur
et l'espoir
  • Tu cesseras d’avoir peur quand tu auras cessé d’espérer. […] Derrière l’espoir, la peur.
remettre la vie à plus tard
  • Au lieu de nous adapter au présent nous projetons nos pensées vers un lointain futur. […] Nous nous torturons avec l’avenir et le passé. […] Personne ne souffre du seul présent. […] Ils ne vivent pas, ils attendent de vivre. Ils remettent tout à plus tard.
  • Les hommes apprennent en enseignant.
la confiance
en sa force
  • On ne peut vraiment faire confiance à ses forces qu’au moment où les difficultés apparaissent nombreuses de tous côtés.
les maux imaginaire
  • Il y a plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font mal… Nous souffrons plus des " on dit " que de la chose elle-même. […] Notre douleur, nous l’augmentons, nous l’anticipons, nous l’inventons. […] Nous sommes prompts à nous remettre à l’opinion des autres. […] Je ne sais pourquoi ce sont les maux imaginaires qui causent le plus de trouble. […] Il n’y a aucune limite à nos misères si l’on se met à redouter tout ce qui est redoutable.
les imbéciles
  • " Une des nombreuses erreurs des imbéciles : ils n’en finissent pas de commencer à vivre. "

(Épicure)

  • On ne doit parler qu’à celui qui est prêt à entendre.
le savoir
et les guides
  • Se souvenir, c’est garder en mémoire. En revanche, savoir signifie assimiler sans dépendre d’un modèle, sans avoir les yeux rivés sur son maître. […] D’ailleurs, à suivre un autre, on ne trouve rien. […] Ceux qui ont touché aux questions qui nous intéressent ne sont pas nos maîtres, mais nos guides.
les enfants
  • Personne ne peut regarder son rejeton sans y retrouver sa propre jeunesse.
l'amitié et l'amour
  • L’amitié est toujours bénéfique. L’amour, lui, est même parfois nocif.
  • Veille à être en accord avec toi-même.
l'essence du bonheur
  • En cherchant le bonheur, ils le fuient. En effet, alors que l’essence du bonheur réside dans une sérénité sans faille et dans la confiance inébranlable d’y parvenir, les hommes s’inventent des soucis et, sur la route de la vie semée d’embûches, ils les portent comme de gros bagages, ou plutôt ils les traînent. Ils s’éloignent ainsi toujours plus du but qu’ils poursuivent et plus ils se donnent de peine plus ils s’empêtrent et font marche arrière.
heureux celui...
  •  Être comblé sans rien attendre de la Fortune.

  • Heureux celui qui a tout son bien en son âme, […] qui suit l’enseignement de la nature, s’adapte à ses lois, … qui fait du mal un bien.

(Lettres à Lucilius)

la richesse du sage
  • Quiconque enlèvera les richesses du sage lui laissera tout son bien, car il vit joyeux du présent, insoucieux de l’avenir.

(De la vie heureuse)

  • L’important n’est pas ce que l’on supporte,
    c’est la façon de le supporter.
l'homme de bien
et le destin
  • Je ne subis pas la volonté de Dieu, j’y adhère, et d’autant mieux que je sais que tout se déroule dans le monde en vertu d’une loi imprescriptible, établie pour l’éternité. Les destins sont nos maîtres et la durée de notre vie est arrêtée dès la première heure de notre naissance. Les causes engendrent leurs effets ; un perpétuel enchaînement détermine les événements particuliers et généraux. S’il faut tout accepter vaillamment, c’est que les choses ne sont pas, comme nous nous le figurons, des hasards, mais des résultats. […] Ne perdons pas de vue que de ce qui périt, c’est nous-mêmes. Que fait l’homme de bien ? Il se livre au destin.

(De la Providence)

  • Que chacun aspire à devenir son propre maître.