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| Bernard
Werber | |
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WERBER,
Bernard. | |
| Relativité : il existe un absolu… | |
| Un petit exercice amusant sur la relativité. " Tout est relatif, donc même la relativité est relative. Donc, il existe quelque chose qui n’est pas relatif. Et si quelque chose n’est pas relatif, par définition il est absolu. Donc il existe un absolu. "[rires] | |
| À propos des tests d'intelligence | |
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" Il ne faut pas oublier que les tests d’intelligence sont faits dans le but de prouver que les personnes intelligentes sont celles qui ont un esprit identique à l’esprit des… inventeurs de tests d’intelligence. " [rires] |
| Psychopathologie de l'échec | |
C’est l’un de nos préférés, Bernard Werber. Pardonnez-moi la formule courante… L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, c’est hautement tripatif! |
" Pourquoi autant de gens sont-ils attirés par la chaleur rassurante de la défaite? " Je vous pose cette question parce qu’elle va un peu dans le sens de ce qu’on se racontait, dans la première heure, à propos du sport et des psy. J’aime bien faire des rapports comme ça entre les sujets de la première partie de l’émission et ceux de la seconde. La réponse : " Peut-être parce qu’une défaite ne peut être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice; la victoire est conservatrice. Tous les humains sentent confusément cette vérité. Beaucoup parmi les plus intelligents sont ainsi tentés de réussir non pas la plus belle victoire mais la plus belle défaite. Hannibal fit demi-tour devant Rome offerte. César insista pour aller aux ides de mars – et il en est mort… –. L’armée écossaise de Charles Edouard Stuart refusa d’entrer dans Londres qu’elle avait pourtant conquise. Napoléon annonça la retraite à Waterloo alors que la bataille était probablement gagnée. Et que dire de tous ces stars du show-business qui tout à coup tombent dans la drogue, l’alcool ou se suicident sans aucune raison logique? Elles n’arrivaient pas à supporter la gloire, elles ont donc sciemment organisé leur défaite. Tirons la leçon de ces expériences passées : derrière beaucoup de prétendues réussites, il n’y a qu’une volonté de se hisser au plus haut plongeoir pour bien se planter de manière spectaculaire. " [rires] |
| Le deuil du bébé | |
| Dans son Encyclopédie, Bernard Werber explique, entre autres, que non seulement il y a le traumatisme de la naissance dont nous avons parlé plus tôt et à d’autres occasions, mais il existe aussi ce qu’il appelle " le deuil du bébé ". Voici en quoi cela consiste. | |
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" À l’âge de huit mois, le bébé connaît une angoisse particulière que les pédiatres nomment ‘ l’angoisse du neuvième mois ’. Chaque fois que sa mère s’en va, il croit qu’elle ne reviendra plus jamais. Cette crainte suscite parfois des crises de larmes et des symptômes de l’angoisse. C’est à cet âge que le bébé comprend qu’il y a des choses dans ce monde qui se passent et qu’il ne domine pas. Le ‘ deuil du bébé ’ s’explique par la prise de conscience de son autonomie par rapport à sa mère. Il doit faire le deuil de la symbiose, accepter la séparation. Le bébé et sa maman ne sont pas irrémédiablement liés, donc on peut se retrouver seul, on peut être en contact avec ‘ des étrangers qui ne sont pas maman ’ (est considéré comme étranger tout ce qui n’est pas maman et, à la rigueur, papa). " Il faudra attendre que le bébé atteigne l’âge de 18 mois pour qu’il accepte la disparition momentanée de sa mère. La plupart des autres angoisses que l’être humain connaîtra plus tard jusqu’à sa vieillesse : peur de la solitude, peur de la perte d’un être cher, peur des étrangers, etc., découleront de cette première détresse ", écrit Bernard Werber. | |
| Le baiser | |
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Voyons sa définition du mot " Baiser ". | |
| " Parfois on me demande ce que l’homme a copié de la fourmi… Le baiser sur la bouche. On a longtemps cru que les Romains de l’Antiquité avaient inventé le baiser sur la bouche plusieurs centaines d’années avant notre ère. En fait, ils se sont contentés d’observer les insectes. Ils ont compris que lorsqu’elles se touchaient les labiales, les fourmis produisaient un acte généreux qui consolidait leur société. Ils n’en ont jamais saisi la signification complète, mais ils se sont dit qu’il fallait reproduire cet attouchement pour retrouver la cohésion des fourmilières. S’embrasser sur la bouche, c’est mimer une trophallaxie. Mais dans la vraie trophallaxie, il y a régurgitation du jabot social et don de nourriture – beaucoup d’oiseaux font ça –, alors que dans le baiser humain, il n’y a qu’un vague échange de salive. " Une dent, de temps en temps… [rires] | |
| La synchronicité | |
| Voici ce que je lis sous " Synchronicité ". " Une expérience scientifique réalisée simultanément en 1901 dans plusieurs pays démontra que par rapport à une série de tests d’intelligence donnée les souris méritaient une note de 6 sur 20. " Reprise en 1965 dans les mêmes pays avec exactement les mêmes tests, l’expérience accorda aux souris une moyenne de 8 sur 20. Les zones géographiques n’avaient rien à voir avec ce phénomène. Les souris européennes n’étaient ni plus ni moins intelligentes que les souris américaines, africaines, australiennes ou asiatiques. Sur tous les continents, toutes les souris de 1965 avaient obtenu une meilleur note que leurs aïeules de 1901. Sur toute la Terre, elles avaient progressé. C’était comme s’il existait une ‘ intelligence souris planétaire " qui se serait améliorée au fil des ans De même on a vu des singes apprendre ‘ tout à coup ’ à éplucher des patates sur plusieurs îles du Pacifique pourtant fort éloignées les unes des autres. | |
" Chez les humains, on a constaté que certaines découvertes et inventions avaient été mises au point simultanément en Chine, aux Indes et en Europe : le feu, la poudre, le tissage, par exemple. De nos jours encore, des découvertes s‘effectuent au même moment en plusieurs coins du globe et dans des périodes restreintes. Tout laisse à penser que certaines idées flottent dans l’air, au-delà de l’atmosphère et que ceux dotés de la capacité de les saisir contribuent à améliorer le niveau de savoir global de l’espèce. "
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| La sexualité des… punaises | |
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Je vais maintenant demander à mon réalisateur de m’autoriser à vous parler de la sexualité des punaises. Vous pensez que c’est simple chez eux? L’explication est assez longue et c’est même possible que je déborde un peu mais je pense que vous ne regretterez rien. " De toutes les formes de sexualité animales celle des punaises des lits (Cimex lectularius) est la plus stupéfiante. Nulle imagination humaine n’égale une telle perversion. | |
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" Première particularité : le priapisme – l’obsession de la capacité sexuelle –. La punaise des lits copule énormément. Certains individus ont plus de 200 rapports par jour! – Messieurs, dames, je pense qu’on peut aller se rhabiller… – " Seconde particularité : l’homosexualité et la bestialité. Les punaises des lits ont du mal à distinguer leurs congénères et, parmi ces congénères, elles éprouvent encore plus de difficulté à reconnaître les mâles des femelles. 50 % de leurs rapports sont homosexuels, 20 % se produisent avec des animaux étrangers – des petits animaux tout de même, pas des chiens! – 30 % enfin s’effectuent avec des femelles. " Troisième particularité : le pénis perforateur. Les punaises des lits sont équipées d’un long sexe à corne pointue. Au moyen de cet outil semblable à une seringue, les mâles percent les carapaces et injectent leur semence n’importe où, dans la tête, le ventre, les pattes, le dos et même le cœur de leur dame! L’opération n’affecte guère la santé des femelles, mais comment tomber enceinte dans ces conditions? D’où la… " Quatrième particularité : la vierge enceinte. De l’extérieur, son vagin paraît intact et, pourtant, elle a reçu un coup de pénis dans le dos. Comment les spermatozoïdes mâles vont-ils alors survivre dans le sang? En fait, la plupart seront détruits par le système immunitaire, tels de vulgaires microbes étrangers. Pour multiplier les chances qu'une centaine de gamètes mâles arrivent à destination, la quantité de sperme lâchée est phénoménale! À titre de comparaison, si les mâles punaises étaient dotés d’une taille humaine, ils expédieraient 30 litres de sperme à chaque éjaculation. – Multiplié par 200 par jour, il me semble que ça fait énormément de jus tout ça! [rires] – Sur cette multitude, un tout petit nombre survivra. " Cachés dans les recoins des artères, planqués dans les veines, ils attendront leur heure. La femelle passe l’hiver squattée par ces prédateurs clandestins. Au printemps, guidés par l’instinct, tous les spermatozoïdes de la tête, des pattes et du ventre se rejoignent autour des ovaires, les transpercent et s’y enfoncent. La suite du cycle se poursuivra sans problème aucun. " Cinquième particularité : les femelles aux sexes multiples. À force de se faire perforer n’importe où par des mâles indélicats, les femelles punaises se retrouvent couvertes de cicatrices dessinant des fentes brunes cernées d’une zone claire, semblables à des cibles. On peut ainsi savoir précisément combien la femelle a connu d’accouplements. La nature a encouragé ces coquineries en engendrant d’étranges adaptations. Génération après génération, les mutations ont abouti à l’incroyable. Les filles punaises se sont mises à naître nanties de ces cibles brunes auréolées de clair sur leur dos. À chaque tache correspond un réceptacle, ‘ sexe succursale ’ directement relié au sexe principal. Cette particularité existe actuellement à tous les échelons de son développement : pas de cicatrices, quelques cicatrices-réceptacles à la naissance, véritables vagins secondaires dans le dos. – Il me semble qu’il y a des petits animaux qui sont pas mal mieux équipés que nous… " Sixième particularité : l’autococufiage. Que se passe-t-il lorsqu’un mâle est perforé par un autre mâle? Le sperme survit et fonce comme à son habitude vers la région des ovaires. N’en trouvant pas, il déferle sur les canaux déférents de son hôte et se mêle à ces spermatozoïdes autochtones. Résultat : lorsque le mâle passif percera, lui, une dame, il lui injectera ses propres spermatozoïdes mais aussi ceux du mâle avec lequel il aura entretenu des rapports homosexuels. – Je suis sûr que vous n’étiez pas prêt pour ça… [rires] " Septième particularité : l’hermaphrodisme. La nature n’en finit pas d’effectuer des expériences sur ces étranges insectes. Les mâles punaises ont eux aussi muté. En Afrique vit la punaise Afrocimex constrictus dont les mâles naissent avec de petits vagins secondaires dans le dos. Ceux-ci, cependant, ne sont pas féconds. Il semble qu’ils soient là à titre ‘ décoratif ’ ou encore pour encourager les rapports homosexuels. " Huitième particularité : le sexe-canon qui tire à distance. Certaines espèces de punaises tropicales, les Antochorides scolopelliens, en sont pourvues. Le canal spermatique forme un gros tube épais, roulé en colimaçon, dans lequel le liquide séminal est comprimé. Le sperme est ensuite propulsé à grande vitesse par des muscles spéciaux qui l’expulsent hors du corps. Ainsi, lorsqu’un mâle aperçoit une femelle à quelques centimètres de lui, il vise de son pénis les cibles vagins dans le dos de la demoiselle. Le jet fend les airs. La puissance de ces tirs est telle que le sperme parvient à transpercer la carapace plus fine en ces endroits. "
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18 février 2001/2e heure | |
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