Vivez Londres - Du 27 juillet au 12 août 2012

Consultez la
zone des sports

Sport

À Londres, le Canada sera représenté par un homme et une femme dans les compétitions individuelles de tir à l’arc, qui se tiendront aux Lords Cricket Grounds.

Marie-Pier Beaudet Marie-Pier Beaudet   ©AP Photo/Saurabh Das

Marie-Pier Beaudet, 25 ans, de Lévis, en sera déjà à ses troisièmes Jeux olympiques. Elle s’est classée 59e à Athènes, puis 20e à Pékin.

Elle a notamment remporté la médaille de bronze aux Jeux du Commonwealth de 2010.

Du côté masculin, Crispin Duenas (26 ans) de Scarborough, en Ontario, en sera à ses deuxièmes Jeux olympiques. Il s’est classé 39e aux Jeux de Pékin en 2008 à l’individuel et 11e en équipe. Il a, entre autres, remporté une médaille d’argent aux Jeux panaméricains de 2011 en solo.

Le Montréalais Patrick Rivest-Bunster, 2e lors des qualifications tenues à Montréal en mai, agira comme substitut.

Le Canada n’a jamais remporté de médaille olympique en tir à l’arc.

Le tir FITA, aussi appelé tir olympique, est la seule catégorie inscrite au programme des Jeux, tant en individuel que par équipe. La compétition se déroule sur un terrain plat.

Les archers visent des cibles peintes de 5 couleurs et divisées en 10 zones de pointage pour autant de cercles concentriques.

Depuis les Jeux d'Atlanta, la formule olympique a été modifiée pour s'orienter vers des duels à partir d'un tableau de 64 archers, dont le classement a été établi au cours d'un tour préliminaire de qualification.

À chaque étape, jusqu'aux quarts de finale, chacun des concurrents tire 18 flèches à une distance de 70 mètres. Au cours des demi-finales, du duel pour la médaille de bronze et de la grande finale, les archers tirent 12 flèches en alternance et disposent chaque fois d'un maximum de 40 secondes pour s'exécuter. La formule de la « mort subite », une flèche à la fois, s'applique en cas de match nul.

La ronde préliminaire de qualification individuelle sert aussi à déterminer les 16 meilleurs trios d'archers qui participeront à l'épreuve par équipe. Les scores combinés servent à établir ce classement collectif.

Historique

Nos ancêtres de l'époque néolithique (environ 40 000 ans avant notre ère) ont grandement profité de la fabrication et de l'utilisation des premiers arcs.

Arme de sport, de chasse et de guerre, l'arc s'est imposé avec tant de ténacité au cours des siècles que la Fédération française de tir à l'arc, fondée en 1928, peut retracer sa lignée jusqu'aux Francs Archers du roi Charles VII, 500 ans plus tôt. Les annales olympiques du tir à l'arc, par contre, sont beaucoup moins linéaires.

Aux épreuves « cordon doré », « chapelet » et « sur la perche à la pyramide » des Jeux de 1900, on a ajouté d'autres épreuves, comme celles du « petit oiseau » et du « grand oiseau » aux Jeux de 1920.

À partir de là, flèches et cibles ont disparu du paysage olympique pendant plus de 50 ans. Il a fallu attendre tout ce temps pour dissiper la confusion provoquée par des livres de règlements et des formats de compétition aussi variés que le nombre de pays où le tir à l'arc sportif était pratiqué.

Un nombre suffisant de pays ont finalement adopté les règlements uniformisés de la Fédération internationale de tir à l'arc (FITA), créée en 1931. Ainsi, le tir à l'arc a effectué son retour dans le programme olympique aux Jeux de Munich. C'est aussi en 1972 que les femmes ont pu décocher leurs premières flèches vers une cible olympique.

Le Lord’s Cricket Ground est un site de niveau international depuis le 19e siècle. Nommé en l’honneur de son fondateur Thomas Lord, le terrain de cricket a été transféré au site de St. John’s Wood, au nord-ouest de Londres, en 1814.

Maintenant le domicile du Middlesex County Cricket Club, il accueille régulièrement des matchs internationaux.

Lord’s Cricket Ground  ©AFP/GLYN KIRK