Vivez Londres - Du 27 juillet au 12 août 2012

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Sport

Le Canada enverra deux tireurs aux Jeux olympiques de Londres.

Chez les hommes, Cory Niefer, 36 ans, de Saskatoon, s’exécutera au 50 m rifle couché. Les qualifications et les finales se tiendront le 3 août. Fait peu commun, Niefer a agi comme entraîneur aux Jeux de Pékin en 2008.

Dorothy Ludwig Dorothy Ludwig   ©AFP/Indranil Mukherjee

Du côté féminin, Dorothy Ludwig, de Renfrew, en Ontario, mais aujourd’hui résidente de la Colombie-Britannique, participera à l’épreuve de pistolet deux jours plus tôt, le 1er août. La femme de 33 ans a remporté l’or aux derniers Jeux panaméricains. Elle suit ainsi les traces de son père, Bill Hare, qui a pris part aux Jeux de 1964, 1968 et 1972 en tir au pistolet.

Niefer et Ludwig en seront tous les deux à leur première expérience olympique.

Le Canada montre une récolte totale de neuf médailles en tir, la plus récente ayant été remportée par Linda Thom (or) à Los Angeles, en 1984, au pistolet.

Chaque catégorie de tir sportif possède sa propre technique et ses difficultés. Neuf épreuves masculines et six épreuves féminines seront présentées à Londres.

Femmes et hommes concourent à la carabine, au pistolet ainsi qu'au tir aux pigeons d'argile. Seuls les hommes peuvent prendre part à l'épreuve de cibles mobiles.

Historique

Le baron Pierre de Coubertin n'allait pas manquer une si belle occasion. Ex-champion de France au pistolet, le père fondateur des Jeux olympiques de l'ère moderne a fait inclure cinq épreuves de tir dans la programmation des Jeux d'Athènes en 1896 : deux de gros calibre (fusil et fusil de guerre) et trois de pistolet. Au grand plaisir du baron, le tir a été la discipline qui a attiré le plus grand nombre de sportifs.

La suite des événements devait lui donner encore raison, à l’exception des Jeux de Saint Louis en 1904 et d’Amsterdam en 1928, où le tir a été exclu du programme.

Le tir s'est toujours classé parmi les quatre sports réunissant le plus d'adeptes pour tous les Jeux subséquents. Un constat qui n'a rien de surprenant, même si les débats sur la pertinence d'accueillir des armes à feu sur une scène consacrée au rapprochement des peuples de la Terre n'ont jamais cessé.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, par exemple, une controverse a éclaté au sujet de la progression constante du nombre d'épreuves olympiques de tir. Il y en avait 15 aux Jeux de 1912, et 5 de plus à ceux d'Anvers, en 1920. On a donc réduit le nombre d'épreuves à 6 pour les Jeux de 1924, à Paris, avant de rayer complètement ce sport à Amsterdam en 1928.

Le tir n'allait cependant pas mourir de sa belle mort, car il était trop profondément ancré dans les mœurs de certaines nations. L'histoire nous apprend, en effet, que, dès le 16e siècle, des festivals de tir étaient organisés dans des villes du nord de l'Europe.

Pour faire face aux soubresauts de l'actualité mondiale et de l'éthique olympique, le tir sportif a donc dû plier, mais sans casser, comme un roseau. La tactique était bonne, car il était de retour avec deux épreuves au cours des Jeux de 1932, à Los Angeles.

Les femmes ont pu participer au tir olympique à partir de 1968 à Mexico. À cette époque, elles tiraient aux côtés des hommes dans les mêmes épreuves. C'est l'Américaine Margaret Murdock, aux Jeux de Montréal, en 1976, qui a eu l'honneur d'être la première femme à remporter une médaille (l'argent). En 1984, à Los Angeles, les femmes ont vu quatre épreuves leur être exclusivement réservées. La séparation a été totale à partir de 1996.

La Fédération internationale de tir sportif (ISSF) est actuellement composée de 157 fédérations nationales.

Les Royal Artillery Barracks offrent un emplacement de choix pour le tir. Son héritage remonte à l’année 1716. Un mandat royal avait alors autorisé la formation de deux sociétés d’artillerie

Les stands de tir et les tribunes temporaires profitent d’un site sensationnel, avec pour toile de fond les baraques et leur magnifique architecture du 18e siècle.

Le site temporaire de Londres 2012 a été conçu de manière innovante avec 18 000 mètres carrés de membrane en PVC. Le matériau donne une apparence unique aux structures extérieures.

Royal Artillery Barracks  ©AFP/BEN STANSALL