Vivez Londres - Du 27 juillet au 12 août 2012

Consultez la
zone des sports

Sport

Les objectifs de l’équipe canadienne de soccer sont à la fois clairs et ambitieux. Le onze féminin espère monter sur le podium à Londres, même si la tâche s’annonce ardue.

Chose certaine, faire mieux qu’à la dernière Coupe du monde féminine en Allemagne ne sera guère difficile. Les Canadiennes avaient perdu leurs trois matchs et n’avaient marqué qu’un seul but.

Un an plus tard, si le moteur de l’équipe est sensiblement le même, un nouveau cerveau a été greffé. L’Anglais John Herdman a pris la place de l’Italienne Carolina Morace, qui a quitté l’équipe après un froid avec la fédération nationale.

Douze équipes, réparties en trois groupes (E, F, G), lutteront pour une place sur le podium. Les deux premières formations de chaque groupe et les deux meilleures troisièmes accéderont aux quarts de finale.

Le Canada, 7e au classement de la FIFA, est dans le groupe F avec le Japon (3e), la Suède (4e) et l’Afrique du Sud (61e).

Si la tâche s’annonce titanesque face aux Japonaises, championnes de la dernière Coupe du monde, le match clé du groupe sera l’affrontement contre la Suède. Les Scandinaves, 3es en Allemagne l’été dernier, avaient d’ailleurs battu le Canada aux Jeux olympiques de 2008.

Le groupe E est formé de la Grande-Bretagne (9e), de la Nouvelle-Zélande (23e), du Cameroun (50e) et du Brésil (5e).

Les Américaines (1res), championnes olympiques en titre, sont les grandes favorites du groupe G devant la France (5e), la Colombie (28e) et la Corée du Nord (8e).

L’équipe canadienne a conclu sa préparation le 30 juin avec une défaite de 2 à 1 contre les États-Unis.

Les Américaines avaient d’ailleurs éliminé les Canadiennes en quarts de finale à Pékin. Les Jeux de 2012 marquent la deuxième présence du Canada au tournoi de soccer féminin.

Une seule vedette, une seule Québécoise

Christine Sinclair Christine Sinclair   ©PC/JONATHAN HAYWARD

La grande meneuse de l’équipe canadienne sera encore une fois l’attaquante la plus prolifique de l’histoire du soccer canadien Christine Sinclair.

La capitaine sera appuyée par un contingent expérimenté. Pas moins de 17 des 18 joueuses retenues ont déjà pris part à une Coupe du monde.

Six membres de l’équipe ont disputé plus de 100 matchs avec l’équipe, soit la gardienne Karina LeBlanc, Christine Sinclair, Diana Matheson, Brittany Timko, Candace Chapman et Rhian Wilkinson.

Wilkinson, de Baie-d'Urfé sur l’île de Montréal, est la seule représentante québécoise de l’effectif unifolié. L’arrière Marie-Ève Nault, de Trois-Rivières, est l’une des trois réservistes.

Partie remise pour l’équipe masculine

Le Canada n’a pas été en mesure de se qualifier pour le tournoi masculin. L’équipe nationale des moins de 23 ans a été battue par le Mexique dans le match décisif des qualifications.

Le Mexique et le Honduras seront les représentants de la CONCACAF aux Jeux de Londres.

Le Canada ne s’est qualifié qu’à trois reprises pour les Olympiques en soccer masculin. La dernière fois c’était aux Jeux de Los Angeles en 1984.

Le tournoi olympique de soccer est soumis aux règles universelles, édictées et constamment révisées par l'International Football Association Board.

Seize équipes chez les hommes, et 12 chez les femmes, s'affronteront à Londres. Chaque équipe est composée de 18 athlètes (11 joueurs et 7 remplaçants).

Chez les hommes, 15 des 18 joueurs doivent être âgés de 23 ans et moins.

La compétition se déroule sous la forme d'un tournoi à la ronde jusqu’aux quarts de finale.

Historique

Si on en croit les légendes les plus tenaces, il est difficile d'imaginer un sport ayant des origines aussi macabres que le soccer des Anglo-Saxons.

Certains rapportent que les légionnaires romains avaient pris l'habitude de célébrer leurs victoires en tapant à coups de pied dans les têtes coupées de leurs ennemis.

D'autres avancent qu'au tout début du deuxième millénaire, des paysans anglais en train de labourer un champ ayant servi de scène à une bataille militaire ont déterré inopinément le crâne d'un ennemi juré, membre de l'armée danoise d'occupation. L'occasion était trop belle, les Anglais se sont mis à se passer le crâne avec leurs pieds.

Les sentiments de revanche et de violence qui ont marqué les premiers moments de ce jeu collectif sont restés collés au sport, dont la première description écrite fait partie d'un recueil sur l'histoire de Londres écrit en 1174.

Heureusement, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de la Tamise avant que la « Football Association » d'Angleterre voie le jour, en 1863, et adopte des règlements plus civilisés. Vingt ans plus tard, l'Irlande, l'Écosse et le pays de Galles se sont joints à l'Angleterre pour fonder l'International Football Association Board, organisme encore responsable de la rédaction et de la mise au point des 17 lois du jeu.

En 1904, la Fédération internationale de football association (FIFA) a été créée pour promouvoir le sport et superviser son développement international. Le soccer a fait son apparition sur la scène olympique aux Jeux de Paris en 1900.

Les relations entre les responsables du soccer et leurs homologues du mouvement olympique n'ont cependant pas été des plus harmonieuses. Les premiers ont tenté et tentent toujours de faire en sorte que la suprématie planétaire soit consacrée par leur Coupe du monde, instituée en 1930. Les seconds ont tout mis en œuvre pour que leurs Jeux constituent une culmination quadriennale comparable à nulle autre.

D'interminables querelles au sujet du statut amateur des joueurs ont jalonné l'histoire du soccer olympique. En 1932, le malaise était tel que ce sport a été exclu du programme des Jeux de Los Angeles. De retour au JO en 1936, les soupçons à son sujet n'ont jamais été complètement étouffés.

En 1964, l'Italie a même déclaré forfait en raison d'accusations voulant que certains joueurs de son équipe olympique soient des professionnels. Cette situation a duré jusqu'à ce que les « pros » soient officiellement acceptés aux Jeux de Los Angeles en 1984.

Les querelles de clocher ne se sont pas apaisées pour autant. La FIFA, craignant toujours que la moindre ombre ne ternisse sa Coupe du monde, a décrété que seuls les joueurs âgés de moins de 23 ans et n'ayant jamais pris part à une Coupe du monde pouvaient participer au tournoi olympique de Barcelone en 1992.

Nouvelles modifications pour les Jeux olympiques de 1996. Dans un premier temps, seuls les joueurs de moins de 23 ans — peu importe s'ils avaient déjà joué en Coupe du monde — ont pu participer aux diverses phases de qualification. Puis, pour la phase finale à Atlanta, chaque équipe qualifiée a pu inscrire 3 joueurs de 23 ans ou plus dans sa formation de 18 joueurs.

Le tournoi olympique de soccer se déroulera dans six stades différents.

Stade de Coventry

Stade de Coventry   ©AFP/PAUL ELLIS

Domicile du club de soccer Coventry City, ce stade de 32 609 places se trouve dans un complexe qui accueille des évènements sportifs divers. Construit en 2005, il a officiellement été inauguré le 24 février 2007.







Hampden Park

Hampden Park   ©AFP/FRANCK FIFE

Le Hampden Park est situé à Glasgow en Écosse. Il accueillera huit matchs, cinq féminins et trois masculins. Le stade a célébré son centenaire en 2003. C’est aussi là que se dérouleront les épreuves d’athlétisme des Jeux du Commonwealth en 2014. Il peut contenir 52 063 spectateurs.



Stade Millennium

Stade Millennium   ©AFP/ANDREW YATES

Le Millennium s’élève au centre de Cardiff, capitale du pays de Galles, sur les rives de la Taff. Avec une capacité de 74 500 places, il est le stade national du pays de Galles et le domicile de l’équipe nationale de rugby. Il aura l’honneur d’accueillir la toute première épreuve des Jeux. En effet, les matchs de soccer féminin débutent le 25 juillet, deux jours avant la cérémonie d’ouverture.



Old Trafford

Old Trafford   ©AFP/PAUL ELLIS

Affectueusement surnommé le « Théâtre des rêves » par la légende du soccer Bobby Charlton, Old Trafford est le domicile de Manchester United. Ce stade est devenu le domicile permanent de la célèbre équipe en 1910, mais a été très endommagé en 1941 durant la Seconde Guerre mondiale. Manchester United a été forcé de déménager au stade Maine Road de Manchester City jusqu’à ce que l’Old Trafford soit reconstruit en 1949. Le stade a récemment été agrandi et peut maintenant accueillir 76 000 personnes. Cela fait de lui le deuxième stade de soccer du Royaume-Uni pour ce qui est de la capacité.

St James’ Park

St James’ Park   ©AFP/ADRIAN DENNIS

St James’ Park est le plus vieux terrain de soccer du nord-est de l’Angleterre. Newcastle United joue dans ce stade de 52 000 places depuis 1892. Il a accueilli un match de soccer en 1880 et fait partie des plus grands stades du Royaume-Uni.





Stade Wembley

Stade Wembley   ©AFP/VOISHMEL

Avec ses 90 000 places, Wembley vient au 2e rang pour la capacité des stades, après le nouveau stade olympique. Inaugurée en 2007 sur le site de l’ancien stade de 1923, la nouvelle enceinte comprend un toit coulissant pour faire face au mauvais temps. Avec une envergure de 315 mètres, l’arche de Wembley est la toiture à pan unique la plus longue du monde, et elle est visible depuis l’autre côté de Londres.