À Londres, le Canada sera représenté par deux athlètes en pentathlon moderne, un sport fait de cinq épreuves (escrime, tir au pistolet, natation, équitation et cross-country).
Melanie McCann, 22 ans, de Parkhill, en Ontario, a commencé le pentathlon moderne en 2004 et s’est hissée parmi les 30 premières mondiales aux Championnats du monde juniors en moins de quatre ans. Celle qui s’entraîne à Ottawa a obtenu son billet pour Londres en se classant 4e aux Jeux panaméricains de Guadalajara, au Mexique, l’an dernier. Elle est classée 23e au monde.
Donna Marie Vakalis ©PC/Dominic
Lipinski
De son côté, Donna Marie Vakalis, une Torontoise de 32 ans, est double championne canadienne (2009 et 2010). Elle s’est classée dans le top 20 à la finale du circuit de la Coupe du monde, en mai dernier. Le mois précédent, elle avait remporté l’Omnium du Guatemala. Elle est actuellement 33e au classement mondial de l’Union internationale de pentathlon moderne.
Elles en seront toutes les deux à leurs premiers Jeux olympiques.
Le Canada n’a jamais remporté de médaille à ce sport aux Jeux. Chez les hommes, le meilleur résultat canadien est la 24e place de Joshua Riker-Fox à Pékin. Du côté féminin, Monica Pinette a été la meilleure sur la scène olympique avec sa 13e place à Athènes, en 2004.
Le pentathlon moderne olympique célébrera ses 100 ans aux Jeux de Londres.
Le sport est régulièrement montré du doigt par des réformistes qui souhaitent moderniser le programme des Jeux olympiques. Il a donc fallu en dépoussiérer les règles pour le rendre plus attrayant.
Le concours, qui s'étalait sur une période de cinq jours, a donc été ramené à une seule journée aux Jeux d'Atlanta en 1996. Cela a permis aux concurrents de renouer avec la véritable nature du scénario imaginé par le baron Pierre de Coubertin.
Les athlètes commencent par l’épreuve d’escrime. S’ensuivent un 200 m de nage libre et une épreuve de saut d'obstacles sur un cheval qu'ils ne connaissent pas. Un délai de 20 minutes est accordé aux écuyers pour se familiariser avec leur monture avant de s'élancer sur le parcours.
Les pentathloniens enchaînent finalement avec une course de 3000 m, qui inclut des étapes de tir. Les pentathloniens tirent 20 balles sur une cible de 15,5 cm de diamètre, placée à une distance de 10 m, dans un temps maximal de 40 secondes.
Les intervalles de départ des athlètes pour la course à pied sont calculés en fonction des points du classement établi au terme des épreuves précédentes.
Les pentathloniennes participent aux Jeux depuis Sydney en 2000.
Les soldats de Sparte ont fini par en avoir assez. Selon eux, les Jeux olympiques ne leur laissaient pas de place, car aucune épreuve ne tenait réellement compte de leurs talents particuliers. Leurs plaintes répétées ont fini par produire l'effet escompté.
Au cours des 18es Jeux olympiques de l'Antiquité (708 ans av. J.-C.), les athlètes militaires ont pu montrer leur savoir-faire dans une épreuve taillée sur mesure pour eux, le pentathlon.
Contrairement à la formule moderne, la version antique était basée sur l'élimination directe. À chaque étape, le concurrent battu se retirait de la compétition, tandis que son adversaire poursuivait la marche vers un podium olympique.
Les quatre premières disciplines sportives au programme étaient le lancer du disque et du javelot, le saut en longueur et la course à pied. Le concours était organisé de telle sorte qu'il ne restait plus que deux concurrents en lice pour le dénouement final qui se jouait à la lutte dans une arène.
Pour ce qui est du pentathlon moderne, on attribue au baron Pierre de Coubertin la responsabilité de son insertion dans le programme des Jeux de Stockholm en 1912. Le père des Jeux olympiques modernes a imaginé un scénario qui permettrait de mettre en valeur les qualités indispensables à un soldat polyvalent. Quels obstacles devraient affronter un officier de liaison de l'armée pour livrer un message de la plus haute importance?
D'abord, sauter sur le premier cheval venu et galoper sur un terrain accidenté. Puis, se défendre contre des soldats ennemis à l'aide de son pistolet et de son épée. Son cheval ayant été abattu, le courageux officier devrait alors poursuivre sa mission en franchissant une rivière à la nage et courir dans une forêt avant d'atteindre sa destination.
On raconte que de nombreuses académies militaires européennes ont tellement apprécié le concept du baron de Coubertin qu'elles l'ont ajouté au programme de leurs examens finaux menant à l'obtention du diplôme d'officier.
Le Comité international olympique a supervisé le développement de cette discipline jusqu'à ce que l'Union internationale de pentathlon moderne (UIPM) soit formée en 1948. Douze ans plus tard, l'expression « l'union fait la force » a pris toute sa signification lorsqu'une autre épreuve à saveur militaire a rejoint le camp de la première pour conduire à la création de l'Union internationale de pentathlon moderne et de biathlon (ski de fond et tir au fusil).
En 1993, les spécialistes de l'hiver ont quitté les rangs pour fonder leur propre association. Depuis ce temps, par monts et par vaux, le pentathlon moderne réapprend à faire cavalier seul.
©AFP/ANTHONY CHARLTON
Les compétitions de natation, de nage synchronisée et de plongeon seront présentées
dans un centre aquatique construit expressément pour les Jeux.
Il pourra asseoir 17 500 spectateurs. L’ensemble architectural impressionnant
intègre un bassin de compétition de 50 m, un bassin de plongeon de 25 m,
un bassin d'échauffement de 50 m et une aire d'échauffement sèche pour les
plongeurs.
©AFP/ANTHONY CHARLTON
L’épreuve d’escrime sera quant à elle présentée au Copper box,
un amphithéâtre construit dans le Parc olympique. Le site est très polyvalent. Sa
tribune escamotable permet de moduler la surface de jeu. Il est ainsi facile d’organiser
divers évènements pendant et après les Jeux.
©AFP/ROBERT GRAHN
Greenwich Park, le parc royal le plus ancien de Londres, accueillera les épreuves d’équitation, de tir et de course à pied. Il fait partie du site du patrimoine mondial de Greenwich où passe la ligne du premier méridien.
D’une superficie de 74 hectares, il se trouve tout juste à 20 minutes du centre de Londres. Ce parc offre des vues incroyables sur la Tamise, de la cathédrale Saint Paul, et plus encore.