Encore cette fois, le Canada ne participera pas au tournoi olympique de handball.
En fait, il n’y a pris part qu’une seule fois : en 1976, à Montréal, grâce à un laissez-passer gratuit à titre de pays organisateur. Après être passés à quatre points (22 à 18) de surprendre les Yougoslaves, champions olympiques en titre, lors de leur premier match, les Canadiens se sont finalement classés derniers. Même scénario du côté féminin.
À Londres, chez les hommes, l’Allemagne et la Suède seront assurément les équipes à battre, tandis que les Norvégiennes, championnes du monde en titre, risquent de faire la loi du côté féminin.
Les néophytes décrivent le handball comme du soccer joué avec les mains. On y trouve aussi des éléments du basketball, du water-polo et du hockey sur glace. Pas étonnant que la Fédération internationale de handball (IHF) compte maintenant 136 pays membres et 12 millions de joueurs enregistrés.
Un match se déroule en deux périodes d'une demi-heure, entrecoupées d'une pause de 10 minutes. Aucun joueur ne peut pénétrer dans la zone réservée au gardien, une surface en forme de « D » dont la ligne de délimitation se situe toujours à six mètres du point le plus rapproché du filet.
Douze équipes s’affrontent dans la compétition masculine et le même nombre dans la compétition féminine. Chaque équipe est composée de 14 athlètes (7 joueurs et 7 remplaçants).
Dans un passage de L'Odyssée d'Homère, on trouve des références à un sport d'équipe appelé « uranias », où l'on se sert d'une balle ou d'un petit ballon et des mains. Les Romains, eux, en possédaient plusieurs versions, dont celle qui se rapproche le plus du handball moderne, le harpaston. Dans la France du 16e siècle, Rabelais décrit un sport « où les joueurs jouent avec une balle en se servant de la paume de la main ».
Cependant, il a fallu attendre encore trois siècles pour que les règles du handball prennent forme au Danemark. L'évolution s'est poursuivie jusqu'à la fin du 19e siècle, lorsqu'on a combiné les règles de base avec celles d'un jeu allemand appelé « raffball ».
La Suède a donné son appellation définitive au handball en 1910. Deux ans plus tard, le Néerlandais Carl Anton Wilhelm Hirschmann, secrétaire honoraire de la Fédération internationale de football association (FIFA), a apporté une contribution importante à l'essor du handball en encourageant fortement les joueurs de soccer à le pratiquer durant l'hiver pour demeurer en bonne forme physique.
Le premier match international, entre l'Allemagne et l'Autriche, a eu lieu en 1925. Trois ans plus tard, une fédération internationale a vu le jour. Aux Jeux de Berlin, en 1936, les 23 pays membres de la fédération disputaient leur premier tournoi olympique.
À l'époque, chaque équipe devait envoyer 11 joueurs sur le terrain, et les matchs se jouaient à l'extérieur, comme au soccer. La version intérieure à sept joueurs, adoptée d'emblée par les éducateurs physiques et les spectateurs européens, a ensuite tellement gagné en popularité que les Championnats du monde extérieur sont morts de leur belle mort au milieu des années 1960.
Absent du programme olympique depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le handball dans sa version en salle a refait son apparition aux Jeux de Munich en 1972. Le tournoi féminin a suivi quatre ans plus tard à Montréal.
Le nouveau pavillon de basketball et de handball est l’un des sites temporaires les plus grands jamais construits pour des Jeux.
Le pavillon sera l’un des sites les plus utilisés du Parc olympique. Des épreuves s’y tiendront presque tous les jours.
La structure de l’immeuble est faite de 1000 tonnes d’acier et est recouverte de 20 000 mètres carrés de matière PVC blanche et recyclable. Ce matériau forme la toile pour les spectaculaires effets de lumière qui auront lieu pendant les Jeux.
Le site est tout aussi impressionnant de l’intérieur. Ses sièges noir et orange représentent les couleurs du basketball.
©AFP/ANTHONY CHARLTON