Vivez Londres - Du 27 juillet au 12 août 2012

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Sport

Chez les dames, ce sont trois Québécoises qui représenteront le Canada à Londres.

Christine Girard Christine Girard   ©AP Photo/Ariana Cubillos

Christine Girard, 27 ans, originaire de Rouyn-Noranda et maintenant résidente de la Colombie-Britannique, est sans doute la plus connue du public. Elle a suscité la sympathie des amateurs en frôlant le podium pour finir 4e, il y a quatre ans, à Pékin. Elle lèvera dans la catégorie des 63 kilos.

De son côté, Marie-Ève Beauchemin-Nadeau, 23 ans, de Candiac, en sera à ses premiers Jeux olympiques. L’étudiante en médecine de 24 ans lèvera l’haltère chez les 69 kilos.

En l’absence de Marilou Dozois-Prévost, blessée, c’est Annie Moniqui, 22 ans, de Saint-Hyacinthe, qui a saisi le troisième laissez-passer canadien. Elle concourra chez les 58 kilos et espère se classer parmi les cinq premières.

Chez les hommes, le Canada n’a qualifié aucun haltérophile. La Fédération internationale d’haltérophilie a encore quelques laissez-passer à distribuer, mais les chances canadiennes sont minces.

Le Canada a remporté une seule médaille olympique en haltérophilie, celle d’argent de Jacques Demers, en 1984, à Los Angeles.

Jusqu'aux Jeux de Munich, les athlètes devaient exécuter l'épaulé-jeté, l'arraché et le développé. Cette dernière épreuve a été retranchée du programme officiel en 1972. Confier à un juge la tâche de déterminer le moment où un haltérophile était suffisamment immobile pour poursuivre son mouvement laissait trop de place à l'arbitraire.

L'arraché et l'épaulé-jeté doivent être effectués dans cet ordre. Trois essais sont permis pour chacun des levers. Des médailles sont attribuées pour la plus lourde charge levée dans chaque style ainsi que pour le total combiné. S'il y a égalité, l'haltérophile le plus léger est déclaré vainqueur.

Les poids sont soulevés à partir d'une plateforme de bois de quatre mètres de côté, devant trois juges, qui décident si le lever est bon.

À l'arraché, l'athlète tire la barre du sol jusque dans la région de la taille, puis doit rapidement la placer au-dessus de sa tête avant de se relever. À l'épaulé-jeté, il lève la barre d'un seul mouvement jusqu'à ses épaules, se relève, puis la pousse au-dessus de sa tête à l'aide de la force de ses jambes. Une fois le poids soulevé, l'athlète replace ses pieds en position parallèle et attend que l'arbitre donne le signal que le lever est bon avant de laisser tomber la barre au sol.

Une nouvelle définition des huit classes de poids masculines et l'intégration des sept classes féminines ont fait en sorte qu'on a entamé un tout nouveau chapitre du livre des records olympiques à Sydney.

Historique

Au cours de l'histoire, les hommes se sont affrontés dans diverses épreuves pour déterminer qui était le plus fort.

Des hiéroglyphes de près de 6000 ans montrent des fils de pharaons soulevant des sacs de sable et autres objets lourds pour développer leur force brute. En Chine, les soldats levaient des marmites de fonte au-dessus de leur tête dans un mouvement semblable à la technique moderne de l'arraché.

Au cours des années 1800, des hommes forts professionnels exécutaient des tours dans des salles de spectacle et dans des tournées de cirque en Europe.

Des clubs sportifs et des compétitions d'haltérophilie sont nés de ces exhibitions. Les premiers Championnats du monde ont eu lieu à Londres en 1891. Les différentes formules de compétition sont devenues universelles avec la formation, en 1905, de la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF), qui compte maintenant 167 pays membres.

Avant cela, les compétitions comprenaient un certain nombre de levers, dont plusieurs d'une seule main. Le sport a fait partie du programme olympique en 1896 et en 1904, puis s'est imposé de façon permanente à partir de 1920.

Le Soviétique Vasili Alexeiev, sorti de nulle part au début des années 1970, a pris le monde de l'haltérophilie par surprise en étant le premier à soulever 600 kilos au total des 3 épreuves traditionnelles (arraché, développé et épaulé-jeté).

Néanmoins, kilo pour kilo, les plus petits sont les plus impressionnants. Avec son 1,4 m (4 pi 5 po) et ses 60 kg (130 lb), le Turc Naim Suleymanoglu a soulevé 190 kilos - plus de 3 fois son poids - à l'épaulé-jeté aux Jeux de Séoul en 1988. Cet « Hercule de poche » a remporté trois titres olympiques consécutifs et a été champion du monde à sept reprises.

Par ailleurs, l'haltérophilie féminine a connu une croissance phénoménale au cours des dernières années. Cette discipline possède son propre Championnat du monde depuis 1987 et a effectué ses débuts olympiques à Sydney en l'an 2000.

L’ExCeL est le plus grand site de compétition des Jeux de Londres 2012. Il accueillera sept sports : la boxe, le judo, le tennis de table, la lutte, l’escrime, le taekwondo et l’haltérophilie.

Inauguré en l’an 2000, l’endroit a d’abord servi de centre de conférences et d’expositions international dans les Docklands de Londres. Il a été agrandi en 2010. Plusieurs évènements importants y ont été tenus pour tester l’état des lieux. Il est idéalement situé pour accueillir le plus grand rassemblement d’épreuves olympiques et paralympiques à l’extérieur du Parc olympique.

ExCel  ©AFP/LEON NEAL