Sherraine Schalm (gauche)
©AFP/Dimitar Dilkoff
En escrime, trois des cinq représentants canadiens aux Jeux de Londres ont déjà vécu l’expérience olympique.
Sherraine Schalm, spécialiste de l’épée, en sera à ses quatrièmes Jeux. L’athlète de 37 ans, qui vit à Ottawa, est membre de l’équipe nationale depuis 1994. Candidate à un podium aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, elle a été éliminée dès le deuxième tour après une 18e place à Athènes, en 2004 et une 19e à Sydney, en 2000. Elle est la mieux classée, au plan mondial, de tous les escrimeurs canadiens qui seront en sol britannique.
De son côté, la Montréalaise Sandra Sassine, 32 ans, en sera à ses deuxièmes Jeux après sa cruelle défaite au tableau de 32, à Pékin, contre l’éventuelle médaillée d’or au sabre.
Philippe Beaudry (droite)
©PC/Nathan Denette
Il s’agira aussi d’une deuxième présence olympique pour le sabreur Philippe Beaudry, 25 ans, de Montréal. Le fils de Paul Beaudry, lui-même ex-escrimeur d’élite, a été éliminé à la ronde des 32, aux Jeux de Pékin, par le champion olympique en titre et vice-champion du monde.
Le Montréalais Étienne Lalonde-Turbide, 23 ans, lui, se présentera à ses premiers Jeux olympiques. Il vient d’ailleurs d’offrir sa meilleure performance sur la scène internationale aux derniers Jeux panaméricains : une 2e place à l’épreuve de fleuret par équipe et une 7e place à l’épreuve individuelle.
La spécialiste du fleuret Monica Peterson, 28 ans, de Vancouver, en sera elle aussi à ses premiers Jeux après avoir été quadruple championne canadienne.
Jamais un escrimeur canadien n’a remporté une médaille olympique. Le meilleur résultat de l’histoire du pays, à ce chapitre, est la 4e place obtenue à Athènes, en 2004, lors de l’épreuve féminine par équipe.
L'escrime se divise en trois catégories : le fleuret, l'épée et le sabre.
Ces trois armes blanches se distinguent par leur poids, la forme de leur lame (triangulaire dans le cas de l'épée) et leur flexibilité. Les règlements propres à chacune définissent des tactiques différentes en compétition.
Le premier escrimeur à accumuler 15 touches au cours des épreuves individuelles, toutes armes confondues, est déclaré vainqueur. En équipe, les trois escrimeurs d'un pays affrontent à tour de rôle le trio du pays adverse. La première équipe à atteindre le total de 45 touches l'emporte.
Le sabre et le fleuret masculins ont fait partie de toutes les éditions des Jeux olympiques, sans exception. L'épée masculine a été ajoutée à Paris en 1900. La porte des Jeux s'est ouverte aux escrimeuses en 1924, avec l'ajout du fleuret féminin. Elles ont ensuite dû attendre la tenue des Jeux du centenaire à Atlanta (1996) pour s'affronter à l'épée. Et les Jeux d’Athènes (2004) pour croiser le sabre.
L'escrime est l'un des plus anciens sports olympiques. Avec la natation, l'athlétisme et le cyclisme, elle a été présente à chaque rendez-vous olympique de l'ère moderne, sans exception.
Il a tout de même fallu du temps avant qu'on en vienne à ne plus considérer le maniement des armes blanches comme le moyen idéal de régler un différend... une fois pour toutes!
À preuve, la création de la Fédération internationale d'escrime (FIE), en 1913, visait à mettre fin aux controverses qui ont marqué, sans exception, tous les premiers tournois olympiques où les représentants des divers pays ne parvenaient pas à s'entendre sur des règlements unifiés.
L'harmonie ne s'est pas imposée pour autant. Une dispute mettant aux prises un juge hongrois et un escrimeur italien au cours d'une compétition de sabre par équipe s'est soldée par un duel. Le dénouement n'a heureusement pas été tragique, puisque des spectateurs sont intervenus pour séparer les deux belligérants, qui ont tout de même eu le temps de s'infliger quelques balafres.
Malgré l'interdiction des duels et l'amélioration des cuirasses de protection, le danger n'est pas écarté pour les escrimeurs. Deux ans après avoir été couronné champion olympique de fleuret des Jeux de Moscou en 1980, le Soviétique Vladimir Smirnov est décédé d'une blessure subie aux Championnats du monde de 1982. L'arme d'un adversaire avait alors transpercé son masque.
Les escrimeurs ne sont pas au bout de leurs peines, mais ils ont prouvé depuis longtemps qu'ils vendraient leur peau chèrement. Régulièrement montrée du doigt par les experts qui se penchent sur le dossier de la modernisation des Jeux olympiques, l'escrime persiste et signe.
L’ExCeL est le plus grand site de compétition des Jeux de Londres 2012. Il accueillera sept sports : la boxe, le judo, le tennis de table, la lutte, l’escrime, le taekwondo et l’haltérophilie.
Inauguré en l’an 2000, l’endroit a d’abord servi de centre de conférences et d’expositions international dans les Docklands de Londres. Il a été agrandi en 2010. Plusieurs évènements importants y ont été tenus pour tester l’état des lieux. Il est idéalement situé pour accueillir le plus grand rassemblement d’épreuves olympiques et paralympiques à l’extérieur du Parc olympique.
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