Mary Spencer (gauche) ©PC/Andrew
Vaughan
Le Canada pourrait faire sa marque dans ce sport aux Jeux de Londres, où sera présentée pour la première fois l’épreuve de boxe féminine.
Mary Spencer, triple championne du monde, sera finalement de la partie après avoir obtenu un laissez-passer de la Fédération internationale de boxe. L’athlète de 27 ans de Windsor, en Ontario, sera certes à surveiller pour une place sur le podium en sol anglais.
Elle sera accompagnée par deux boxeurs masculins, Custio Clayton et Simon Kean. Le Trifluvien de 23 ans boxera chez les plus de 91 kg. De son côté, Clayton, 24 ans, de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, sera dans la catégorie des 69 kg.
Connu pour sa grande force de caractère, Kean dit n’avoir qu’un seul objectif à Londres : l’or.
Au total, le Canada a remporté 17 médailles en boxe. La plus récente est celle d’argent de David Dejiro Defiagbon aux Jeux d’Atlanta, en 1996.
À Pékin, le Canada n’était représenté que par un seul boxeur, Adam Trupish, qui a perdu son premier combat.
Londres sera le théâtre d’une grande première. La boxe féminine fera son entrée en scène. Elle était jusqu’alors un sport réservé aux hommes dans les tournois olympiques.
Les femmes combattront dans trois catégories de poids. Les hommes seront divisés en 10 catégories.
L'objectif de la boxe olympique consiste à marquer le plus grand nombre de points avec des coups qui touchent l'adversaire au-dessus de la taille, sauf les bras. Un boxeur peut aussi gagner en rendant l'autre concurrent incapable de poursuivre le combat.
Depuis les Jeux de Sydney, un combat se déroule en quatre rounds d'une durée de deux minutes, avec un temps de repos d'une minute entre chacun. Auparavant, les combats olympiques comportaient trois rounds de trois minutes, mais des avis médicaux portent à croire que les boxeurs subissent moins de dommages corporels grâce au nouveau règlement.
Les règlements de boxe olympique stipulent que les concurrents doivent être âgés d'au moins 17 ans et d'au plus 34 ans. Par ailleurs, les barbes sont prohibées et les moustaches ne doivent pas recouvrir la lèvre supérieure.
Des hiéroglyphes attestent que la boxe existe depuis plus de 6000 ans. Dès cette époque, l'affrontement entre deux adversaires se déroulait sur une surface carrée ou parfois circulaire. D'Égypte, le sport s'est transporté en Grèce, où il a attiré des foules de plus en plus nombreuses.
Le pugilat, une version dure pratiquée à poings nus, faisait partie des Jeux olympiques de l'Antiquité. Une version encore plus sanglante, avec des gants garnis de pointes, a fait fureur dans les cirques de Rome, également bien connus pour les combats de gladiateurs.
La boxe a finalement atteint de tels degrés de brutalité qu'elle fut officiellement
bannie en
393 av. J.-C. Sa renaissance, en Angleterre, au 18e siècle, n'a été possible
que par l'établissement de règles interdisant les coups bas.
Cependant, il a fallu attendre le milieu du 19e siècle et la codification d'un ensemble de règles beaucoup plus sécuritaires par le marquis de Queensbury pour que la boxe prenne un envol universel. Ces règles ont notamment permis de définir des catégories de poids et des zones où les coups pouvaient être portés, de limiter la durée des rounds à trois minutes, et le repos entre ceux-ci à une minute. Enfin le port de gants de cuir rembourrés a été rendu obligatoire. Ces règles sont encore suivies de nos jours.
Bien sûr, il a fallu leur apporter des modifications, puisque le marquis ne pouvait pas prévoir qu'un ordinateur allait être utilisé, un jour, pour compter les coups portés par chaque boxeur, comme c'est devenu la règle depuis les Jeux olympiques de Barcelone en 1992.
Cette méthode sophistiquée de pointage électronique est appliquée dans tous les tournois continentaux et internationaux, ainsi que dans les championnats du monde de boxe amateur.
Le mouvement olympique n'a cependant pas attendu l'arrivée de l'ordinateur pour intégrer la boxe au programme des Jeux. Les premières médailles olympiques remises à des boxeurs l'ont été en 1904, aux Jeux de St. Louis, aux États-Unis. La boxe a ensuite été exclue du programme olympique de 1912 à Stockholm parce que, à cette époque, elle était bannie en Suède.
La boxe a repris sa place dans le programme olympique tout de suite après la Première Guerre mondiale.
L’ExCeL est le plus grand site de compétition des Jeux de Londres 2012. Il accueillera sept sports : la boxe, le judo, le tennis de table, la lutte, l’escrime, le taekwondo et l’haltérophilie.
Inauguré en l’an 2000, l’endroit a d’abord servi de centre de conférences et d’expositions international dans les Docklands de Londres. Il a été agrandi en 2010. Plusieurs évènements importants y ont été tenus pour tester l’état des lieux. Il est idéalement situé pour accueillir le plus grand rassemblement d’épreuves olympiques et paralympiques à l’extérieur du Parc olympique.
©AFP/LEON NEAL