Deux ou trois médailles : voilà l’objectif de l’équipe canadienne d’athlétisme, qui enverra 40 représentants aux Jeux olympiques de Londres. C’est sa plus imposante délégation de l’histoire récente.
Dylan Armstrong ©PC/Andrew
Medichini
Les deux principaux espoirs sont sans contredit le lanceur de poids Dylan Armstrong, de Kamloops, vice-champion mondial et 4e aux Jeux de Pékin, et l’heptathlonienne Jessica Zelinka, de Calgary. L’athlète de 30 ans s’est classée 5e en 2008, a remporté l’argent aux derniers Jeux du Commonwealth et a terminé 9e aux Championnats du monde 2011. Zelinka s’exécutera aussi au 100 m haies, où ses espoirs de médaille sont toutefois beaucoup plus minces.
Le Canada se présentera d’ailleurs à Londres sans deux de ses têtes d’affiche au 100 m haies, Priscilla Lopes-Schliep, médaillée de bronze à Pékin, et Perdita Felicien, toutes lesdeux éliminées lors des essais canadiens.
Voici la liste, par épreuve, des autres Canadiens qui prendront part aux compétitions d’athlétisme à Londres :
100 m : Phylicia George (qui prendra aussi part au 100 m haies) et Justyn Warner (qui participera aussi au relais), tous les deux de Markham (Ontario);
100 m haies : Nikkita Holder, de Pickering (Ontario);
400 m haies : Sarah Wells, de Unionville (Ontario);
Relais 4 x 100 m : Akeem Haynes, de Calgary, Segun Makinde, d’Ottawa, Gavin Smellie, d’Etobicoke (Ontario), Oluseyi Smith, d’Ottawa, et Ian Warner, de Markham (Ontario);
200 m : Jared Connaughton, de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), et Crystal Emmanuel, de Scarborough (Ontario);
400 m : Jenna Martin, de Bridgewater (Nouvelle-Écosse);
800m : Melissa Bishop, d’Eganville (Ontario), Geoff Harris, de Halifax, et Jessica Smith, de North Vancouver;
1500 m : Nathan Brannen, de Cambridge (Ontario), Nicole Sifuentes, de Winnipeg, et Hilary Stellingwerff, de Sarnia (Ontario);
3000 m steeple : Alex Genest, de Lac-aux-Sables (Québec);
5000 m : Cameron Levins (qui participera aussi au 10 000 m), de Black Creek (Colombie-Britannique);
10 000 m : Mohammed Ahmed, de St. Catherines (Ontario);
20 km marche : Inaki Gomez, de Vancouver, Rachel Seaman, de Peterborough (Ontario);
Marathon : Reid Coolsaet, de Hamilton (Ontario), Dylan Wykes, de Kingston (Ontario), et Eric Gillis, d’Antigonish (Nouvelle-Écosse);
Saut à la perche : Mélanie Blouin, de Québec;
Saut en hauteur : Derek Drouin, de Corunna (Ontario), et Michael Mason, de Nanoose Bay (Colombie-Britannique);
Lancer du marteau : Sultana Frizell, de Perth (Ontario), ainsi que Heather et Jim Steacy, de Lethbridge (Alberta);
Lancer du javelot : Elizabeth Gleadle, de Vancouver, et Curtis Moss, de Burnaby (Colombie-Britannique);
Lancer du poids : Julie Labonté, de Sainte-Justine (Québec), et Justin Rodhe, de Kamloops (Colombie-Britannique);
Heptathlon : Brianne Theisen, de Humboldt (Saskatchewan);
Décathlon: Damian Warner, de London (Ontario).
Dans son histoire, le Canada a décroché 52 médailles olympiques en athlétisme (13 d’or, 14 d’argent et 25 de bronze).
Avec le temps, l'expression anglaise track & field, qui a longtemps distingué les compétitions d'athlétisme sur piste et sur pelouse, a fait place à cinq appellations pour cinq types d'épreuves :
Le programme des Jeux de Londres comprend 47 épreuves, soit environ 15 % du programme olympique. L’épreuve de steeple chez les dames a été instaurée à Pékin. Depuis Sydney, les femmes concourent aussi à la perche et au marteau.
Si un métier a été qualifié de « plus vieux du monde », nul doute que cette expression, appliquée au monde du sport, irait comme un gant à l'athlétisme. De tout temps, les hommes ont couru, sauté et lancé des objets. La maxime « plus vite, plus haut, plus fort » nous vient d'aussi loin que de l'Antiquité grecque.
La course à pied, les lancers du disque et du javelot étaient au programme des anciens Jeux olympiques, dont l'origine remonte aux alentours de 800 ans av. J.-C. En ces temps lointains, seuls les hommes pouvaient concourir. Les femmes ne pouvaient même pas assister au spectacle.
Dans le cas du lancer du marteau, il faut remonter à l'Angleterre et à l'Écosse des 15e et 16e siècles pour en voir les balbutiements. Les racines du 3000 m steeple sont aussi européennes : une course entre les clochers d'église de villages voisins s'est métamorphosée en épreuve athlétique où les 28 sauts de haies et les 7 passages au-dessus d'un petit plan d'eau rappellent les terrains accidentés d'antan.
Le marathon, épreuve mythique s'il en est, a été incorporé au programme des premiers Jeux de l'ère moderne, en 1896, pour commémorer la légende de Phidippidès. Ce soldat grec aurait couru les 25 milles (40 km) qui séparaient les villes de Marathon et d'Athènes afin d'annoncer la victoire des Grecs sur les Perses. Une fois sa mission accomplie, Phidippidès se serait effondré, terrassé par l'épuisement.
Le marathon doit sa distance actuelle (42,195 km) aux Jeux de Londres en 1908. On a ajouté quelques kilomètres à la distance initiale pour que le départ soit donné au château de Windsor et pour que les coureurs terminent le parcours face à la loge royale dans le stade olympique.
Il faudra attendre les Jeux d'Amsterdam, en 1928, pour que les femmes aient enfin le droit de participer à cinq épreuves de course sur piste.
Aucun autre sport olympique ne peut rivaliser avec la riche histoire de l'athlétisme, tant du côté de ses origines que de sa longue lignée de héros, qui inclut les Jesse Owens, Abebe Bikila, Dick Fosbury, Bob Beamon et Carl Lewis, pour n'en nommer que quelques-uns.
Le stade olympique accueillera les quatre spectaculaires cérémonies d’ouverture et de fermeture de Londres 2012, ainsi que les épreuves les plus symboliques des Jeux.
Le stade se trouve au cœur du parc olympique, sur une presqu’île. Il est entouré de canaux sur trois côtés. Les spectateurs pourront rejoindre le site grâce à cinq ponts.
Le stade comprend un étage permanent d’une capacité de 25 000 sièges et un étage supérieur temporaire en acier et en béton, qui peut accueillir 55 000 spectateurs. En raison de sa conception innovante, cette partie pourra être démontée après les Jeux.
Comme l’étage supérieur est temporaire, les lieux de restauration et les toilettes ont pu être installés dans des constructions démontables à l’extérieur du stade.
Les installations pour les athlètes à l’intérieur du stade incluent notamment les vestiaires, les infrastructures médicales et une piste d’échauffement de 60 mètres.
C'est la première fois qu'un stade olympique possède une partie amovible aussi importante.
Le stade est également le plus écologique qui n’a jamais été construit pour des Jeux olympiques. L’étage du bas se trouve dans une cuvette. Cela a réduit l’utilisation de matériaux de construction. Cette cuvette a été créée par l’enlèvement de 800 000 tonnes de terre, qui ont été nettoyées et réutilisées ailleurs dans le parc olympique.
Les ingénieurs ont utilisé environ 10 000 tonnes d’acier, soit une quantité beaucoup moins importante que pour d’autres stades olympiques. Cela rend sa construction plus écologique. L’anneau supérieur du stade a été réalisé à l’aide de tuyaux à gaz excédentaires. Ça témoigne des efforts de Londres 2012 pour réduire, réutiliser et recycler.
La construction a débuté en mai 2008 et a été achevée en un peu moins de trois ans, le dernier carré de gazon a été posé en mars 2011.
Le stade a été conçu pour être suffisamment polyvalent pour répondre à de nombreux besoins. Il accueillera les épreuves d’athlétisme en son centre, et sera également un site pour d’autres évènements sportifs, culturels et communautaires.
C’est ici qu’auront lieu les Championnats du monde d’athlétisme en 2015.
©AFP/ANTHONY CHARLTON