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Dimanche 27 mai 2012 16 h 15 HAE

Sur le Web

 

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1 OCTOBRE 2010

[ 18 h 15 ] HAE - Société

Le suicide d’un jeune homosexuel fait jaser

Tyler Clementi, un jeune étudiant américain dont les ébats amoureux homosexuels ont été diffusés à son insu sur Internet par son colocataire s'est suicidé la semaine dernière. 
 
Deux étudiants, dont le colocataire de Clementi, sont accusés d'atteinte à la vie privée. Ils auraient vraisemblablement enregistré la rencontre entre Tyler Clementi, un violoniste qui étudiait à l'Université Rutgers, et un autre homme à l'aide de Skype afin de la diffuser sur le web. Les suspects pourraient être également accusés de crime haineux, si les autorités arrivent à déterminer qu'ils ont agi de la sorte parce qu'ils pensaient que Tyler Clementi était homosexuel. 
 
Vous trouverez plus d'informations sur cette nouvelle sur le site de CNN et sur le blogue du Washington Post
 
La mort de Tyler Clementi en a bouleversé plus d'un. L'animatrice et comédienne ouvertement lesbienne Ellen DeGeneres a mis en ligne une vidéo où elle s'inquiète du nombre croissant de jeunes qui s'enlèvent la vie en raison du harcèlement dont ils sont victimes. Dans un plaidoyer émotif, elle juge que l'on doit trouver des solutions pour mettre fin à cette crise que traversent les États-Unis. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et si c'était arrivé au Canada? 
 
Je me suis entretenu avec Vincent Gautrais, professeur et titulaire de la Chaire de l'Université de Montréal en droit de la sécurité et des affaires électroniques, des conséquences de la production et de la diffusion au pays d'un acte sexuel qui met en cause l'intimité des personnes filmées.  
 
Citant l'article 162 du Code criminel, un article qui se penche sur le voyeurisme, M. Gautrais indique que les actes présumés dans ce qu'on peut appeler l'affaire Tyler Clementi sont répréhensibles au Canada. En fait, au-delà de l'enregistrement et de la diffusion, le seul fait d'écouter l'enregistrement est répréhensible. La peine maximale pour cette offense est de cinq ans d'emprisonnement.  
 
En ce qui a trait à l'utilisation d'Internet pour commettre l'offense, il semble que cela ne fasse pas de différence en terme de conséquences juridiques, puisque la loi ne fait pas de distinctions entre les médias utilisés. 
 
Écoutez Vincent Gautrais sur l'impact de la diffusion en ligne 
 
Il est important de préciser qu'il serait difficile de lier, de façon criminelle, la diffusion et le suicide. Des accusations d'homicide involontaire seraient donc invraisemblables. Le suicide de la personne dont on a atteint à la vie privée peut néanmoins être vu comme un facteur aggravant. 
 
Relativement à cette histoire, je vous suggère de lire notre article sur la diffusion sur Facebook de photos et de vidéos d'un viol en Colombie-Britannique, une entrevue diffusée à Christiane Charette sur l'érotisation de la violence sur Facebook et un article de CNN sur un cas de cyberintimidation d'un sous-secrétaire adjoint à la Justice envers le président de l'association étudiante de l'Université du Michigan, qui est ouvertement homosexuel. 
 
MAJ : 
 
À C'est bien meilleur le matin, Marc Laurendeau a commenté lundi les répercussions aux États-Unis du suicide de Tyler Clementi et de la cyberintimidation d'un sous-secrétaire adjoint à la Justice.  
 
Pour me joindre : 
 
louis-andre.bertrand@radio-canada.ca 
 
Sur Twitter : http://twitter.com/labertrand -

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[ 15 h 40 ] HAE - En bref

La revue du web - 1er octobre 2010

En France, un faux compte de la gauche administré par la droite 
 
Le compte Twitter « Solférinien », du nom de la rue où se trouve le siège du Parti socialiste à Paris, était présenté comme celui d'un cadre du parti qui le critiquait de l'intérieur. Or, ce serait plutôt la permanence du parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP, qui se trouverait derrière ce compte, rapporte le site du quotidien Le Monde. Évoquant un « Far West », le journal vespéral note que, «curieusement, un faux compte est aussi apparu temporairement, quelques jours après celui de solférinien, qui promettait lui aussi des "scoops" sur les arcanes de l'UMP ». 
 
Les applications sous Android partagent des données personnelles 
 
Une étude américaine sur 30 applications du système d'exploitation de Google, Android, montre que la moitié d'entre elles envoient des données de localisation et un identifiant unique avec des annonceurs publicitaires. 
 
Un remplaçant pour le JPEG 
 
Google a lancé le format d'image WebP, qui a pour ambition de remplacer le JPG, vieux de 10 ans. « Les images et les photos représentent environ 65 % des octets transmis sur les pages web aujourd'hui. Elles peuvent ralentir significativement l'expérience de l'internaute, particulièrement sur les réseaux à débit restreint comme ceux de la téléphonie mobile », note l'entreprise. Avec son nouveau format, l'entreprise californienne prétend réduire la taille des images de près de 40 %. 
 
Des photos plus larges sur Facebook 
 
Parlant de photos, Facebook a annoncé hier qu'il faisait passer la taille de la compression des images que les utilisateurs mettent sur le réseau de 720 à 2048 pixels. 
 
Vers un super wi-fi? 
 
Aux États-Unis, le passage des chaînes de télévision de l'analogique vers le numérique a libéré des fréquences sur les ondes. L'espace ainsi libéré pourrait permettre l'émergence de nouveaux dispositifs de connexion sans-fil, par exemple un routeur qui permettrait à une université d'offrir un accès à son réseau sans-fil de n'importe où sur le campus, mais aussi des applications encore inconnues. 
 
Un retour sur la semaine 
 
Pour finir, on vous propose d'écouter la chronique sur les réseaux sociaux de ce matin en compagnie de Geneviève Murchison à l'émission Radio-Réveil de Radio-Canada au Manitoba. Au menu : le film sur le fondateur de Facebook, Le réseau social; la géolocalisation; l'arrestation du blogueur Hossein Derakshan en Iran. 
 
Et vous, qu'est-ce qui a retenu votre attention aujourd'hui? Rendez cette revue du web collaborative en nous envoyant vos liens dans les commentaires ici même ou :  
 
Sur Twitter : http://twitter.com/fdaudens ou http://twitter.com/surleweb 
 
Sur Facebook : http://www.facebook.com/surleweb 
 
Pour me joindre par courriel : florent.daudens@radio-canada.ca 
 
Avec Vincent Grou. -

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[ 15 h 10 ] HAE - Monarchie

Qui est David Johnston?

David JohnstonL'installation du nouveau gouverneur général du Canada, David Johnston, a eu lieu ce matin à Ottawa. 
 
Sur son site officiel vous retrouverez notamment une biographie de M. Johnston et de son épouse Sharon, son discours d'installation ainsi que ses armoiries et leurs explications. 
 
Je vous recommande également un dossier, préparé par mon collègue Florent Daudens, qui retrace le parcours de M. Johnston. 
 
Enfin, nos collègues de la CBC proposent un album photo de la cérémonie d'installation. 
 
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[ 13 h 50 ] HAE - Inondations

Surveiller le niveau des rivières

Carte de vigilance d'Hydro MétéoLes fortes pluies des dernières heures ont fait gonfler le niveau de plusieurs rivières au Québec et provoqué des inondations. 
 
Le site Hydro Météo, du Centre de prévision des crues du Québec permet de suivre la situation, avec une carte de vigilance publiée en page d'accueil. Les régions concernées sont cliquables et donnent le détail des avertissements. 
 
À consulter également, les avertissements météo d'Environnement Canada. 
 
Le ministère de la Sécurité publique publie également des données sur les débits et niveaux des cours d'eau au Québec. Les informations, qui proviennent du Centre d'expertise hydrique du Québec sont toutefois un peu moins conviviales. 
 
Enfin, si vous avez à vous déplacer, consultez l'état des routes sur le site de Transports Québec. 
 
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[ 11 h 25 ] HAE - Littérature

Lire Don Quichotte sur YouTube

L'Académie de la langue espagnole (RAE), l'Association des académies de la langue espagnole et YouTube invitent les internautes à lire des extraits de Don Quichotte
 
Le chef-d'oeuvre de Cervantes a été divisé en plus de 2100 extraits. En se rendant à la page YouTube du projet, les internautes qui s'inscrivent se verront attribuer un extrait. Ils ont alors six heures pour le lire et le mettre en ligne, à défaut de quoi il sera remis en circulation. 
 
 
 
Les internautes doivent lire l'extrait en espagnol. Il s'agit, pour les instigateurs du projet, d'une façon de faire rayonner cette langue, qui « ne dispose pas encore de l'espace qu'elle mérite » sur Internet, estime le secrétaire de la RAE, Dario Villanueva. 
 
(Avec AFP) 
 
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[ 10 h 30 ] HAE - Cinéma

Facebook au grand écran

Une scène du film « Le réseau social »Comment un geek de 19 ans est-il devenu le plus jeune milliardaire du monde? Le film Le réseau social, qui sort sur les écrans aujourd'hui, se penche sur l'ascension de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook. Je l'ai vu plus tôt cette semaine lors d'une projection de presse. 
 
Incarné par Jesse Eisenberg, il est présenté comme un informaticien aussi doué qu'asocial. On le voit ainsi écrire des lignes et des lignes de code dans sa chambre d'étudiant à l'Université Harvard en 2003.  
 
Ce film est signé par le réalisateur David Fincher, à qui l'on doit L'étrange histoire de Benjamin Button ou encore Fight Club, et scénarisé par Aaron Sorkin, auteur de la série À la Maison Blanche. Anecdote au passage : cette série représente l'une des préférées de Mark Zuckerberg, rapporte le New Yorker dans un portrait de lui.  
 
On le voit pirater des photos d'étudiantes sur le réseau informatique de l'Université Harvard pour créer un premier site de comparaison au faciès. Ou encore s'inspirer de l'idée de trois camarades qui veulent l'embaucher pour créer... un réseau social pour les étudiants. 
 
Et quand Facebook se met à décoller, il écarte du projet son ami (du moins, la seule personne qui semble proche de lui) qui le finance depuis le début. C'est que le jeune programmeur a rencontré Sean Parker, le fondateur du site de partage de musique Napster, qui lui fait entendre les sirènes de riches investisseurs de la Silicon Valley, en Californie.  
 
Dans la réalité, ces événements se sont traduits par poursuites judiciaires; des poursuites qui se sont terminées par des ententes à l'amiable. D'où la description officielle du film : « On ne se fait pas 500 millions d'amis sans se faire des ennemis ». 
 
Mark Zuckerberg boude le film 
 
Les producteurs du film ont rencontré des représentants de Facebook avant la sortie du film, leur permettant même d'apporter des modifications mineures, rapporte le New York Times en décrivant des rencontres tendues. Le fondateur de Facebook a soutenu qu'il n'irait pas voir ce film qu'il a qualifié de fiction, après en avoir lu le scénario. En parallèle, il s'est lancé dans une opération de relations publiques, accordant des entrevues au New Yorker ou encore à l'émission d'Oprah Winfrey, où il a annoncé un don de 100 millions de dollars à des écoles. Pour le film, il avait refusé les demandes d'entrevues. 
 
Difficile toutefois de départager le vrai du faux dans Le réseau social. Le réalisateur avoue avoir inventé des scènes, mais il estime brosser un portrait juste du personnage. Il s'est aussi basé sur le livre La revanche d'un solitaire, qui s'appuie sur des entrevues de proches, des comptes-rendus judiciaires, et d'autres pièces factuelles, tout en revendiquant un côté dramatique – comme le souligne Libération.  
 
Parmi les éléments romancés, le film suggère que Mark Zuckerberg s'est lancé dans son aventure après avoir rompu avec sa petite amie. Or, il vivait une relation amoureuse à cette époque, soutient à la BBC David Kirkpatrick, auteur du livre The Facebook Effect: The Inside Story of the Company That Is Connecting the World.  
 
« Le film présente un jeune obsédé par le sexe, qui cherche désespérément l'attention des filles. Mais son intention était de trouver une nouvelle façon de partager de l'information sur Internet », souligne celui-ci. 
 
L'expert en médias sociaux Jeff Jarvis estime quant à lui que le film « ne comprend pas les entrepreneurs et les geeks, à tout le moins pas celui-ci ». Selon le professeur, « M. Zuckerberg comprend la structure et les motivations derrière l'amitié, même si Le réseau social le taxe de "sans ami" ».  
 
De son côté, l'un des producteurs du film, Scott Rudin, estime plutôt que M. Zuckerbreg est « simultanément un bâtisseur et un démolisseur ». 
 
Pour une critique culturelle, je vous invite à regarder le reportage de mon collègue Stéphane Leclair ce soir au Téléjournal
 
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Par courriel : florent.daudens@radio-canada.ca 
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