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11 MARS 2010
[ 16 h
30 ] HAE - Politique
Harper en direct sur YouTube
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a prononcé ce matin une allocution en direct sur YouTube. Il s'agit d'une première pour un premier ministre du Canada.
L'allocution, au cours de laquelle M. Harper dépose la motion sur l'adresse en réponse au discours du trône, était retransmise à l'adresse youtube.com/talkcanada.
Les internautes sont invités à soumettre leurs questions au premier ministre, par écrit et par vidéo. Ils peuvent également voter pour les questions qu'ils estiment les plus pertinentes. Stephen Harper répondra à un certain nombre des questions les plus populaires mardi prochain, le 16 mars, à la suite d'une entrevue qui sera également diffusée sur YouTube, à 18 h (heure de l'Est)
Jusqu'à maintenant, PLUS DE 660 questions ont été soumises, par PLUS de 800 personnes, la grande majorité en anglais. Vous avez jusqu'à dimanche, 13 h (heure de l'Est) pour soumettre une question.
Cet exercice pourrait s'avérer périlleux, si jamais une question embarrassante pour le gouvernement Harper – au sujet des prisonniers afghans, par exemple – figurait parmi les plus populaires.
Certains internautes semblent d'ailleurs s'être passé le mot, car on retrouve des dizaines de questions qui portent sur la légalisation de la marijuana.
Une chose semblable était arrivée au président américain, Barack Obama, en mars 2009, alors qu'il répondait à des questions posées par les internautes. Parmi les questions les plus populaires, en figurait une sur la légalisation de la marijuana. Le président ne l'avait pas éludée, répondant que son gouvernement n'était prêt à aller dans une telle direction.
Il ne serait donc pas surprenant de voir différents groupes d'intérêts prendre la toile d'assaut pour poser leur question au premier ministre.
Qualité douteuse
Pour l'instant, on peut voir deux vidéos, une en anglais et l'autre en français, qui annoncent l'événement. Cette dernière étonne quelque peu par sa facture plutôt modeste. En effet, l'homme est mal cadré et la vidéo se termine sur un mouvement de caméra plutôt maladroit.
Bien sûr, le web, ce n'est pas de la télé, on y trouve fréquemment du contenu d'un peu moins bonne qualité. Toutefois, ici, le rendu frôle l'amateurisme. J'entends déjà de mauvaises langues dire que les conservateurs ont engagé le caméraman de Stéphane Dion, en référence à l'allocution télévisée de l'ex-chef libéral, en décembre 2008. Cette allocution avait soulevé de nombreuses critiques pour sa piètre qualité technique.
Cette année, RSF note que le web est le théâtre d'un affrontement entre le contrôle et la libre circulation de l'information. Encore une fois, on retrouve sans surprise des pays comme la Chine, la Corée du Nord et la Birmanie (Myanmar) dans la liste des ennemis. Une fiche descriptive est disponible pour chaque pays, voir le menu déroulant au bas de chaque page.
Il est à noter que la Russie et la Turquie font leur entrée sur la liste des pays placés sous surveillance.
En Russie, on déplore notamment le blocage de plusieurs sites, dont certains de l'opposition, parfois sous le faux prétexte qu'ils sont extrémistes, ainsi que la multiplication de poursuites contre des blogueurs. La Turquie se fait notamment reprocher le blocage de plusieurs milliers de sites, dont YouTube.
Il est à noter que des démocraties comme l'Australie et la Corée du Sud figurent aussi au nombre des pays sous surveillance.
En Australie, la volonté du gouvernement de mettre en place un vaste système de filtrage, sous couvert de lutte contre la pornographie infantile, mais qui aurait des effets beaucoup plus élargis (des sujets comme l'avortement, l'anorexie, la législation sur la vente de marijuana, ou les aborigènes risqueraient d'être filtrés) sème l'inquiétude. En Corée du Sud, RSF dénonce des lois qui mettent l'anonymat en danger et pousse les internautes à l'autocensure.
Le Canada, de son côté, est classé au 19e rang des pays où la situation est bonne. RSF note toutefois que « plusieurs journalistes ont fait l'objet de poursuites au niveau fédéral en raison de leur refus de révéler leurs sources » et que « certaines affaires de diffamation donnent lieu à des poursuites-bâillons, imposant des réparations ruineuses à des médias ou des ONG ».
Ce classement est publié alors que vendredi sera soulignée la Journée mondiale contre la cybercensure. Pour cette occasion, les internautes sont invités à télécharger un pictogramme qui symbolise la défense de la liberté d'expression sur Internet et à l'afficher sur leur blogue, leur photo de profil dans les réseaux sociaux, comme signature de courriels, etc.
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12 mars 2010
Je comprends qu'on peut utiliser de faux prétextes pour pouvoir censurer en cachette des informations utiles pour la société, mais il faut absolument trouver une facon de censurer la pornographie...
Joel Turbide,
Richmond, Qué.
11 mars 2010
RSF est financé depuis des années par le Département d'État américain soit par un pays qui refuse de reconnaître l'autorité de l'ONU; qui emprisonne depuis des années des personnes au détriment des conventions internationales sans leur faire de procès et qui a envahi au détriment du droit international l'Irak sous de faux prétextes.
Comment faire confiance à un organisme incapable de respecter ses propres principes et qui accepte d'être subventionné par un État qui ne respect pas les Conventions de Genève ni le droit international ?
D'autre part, RSF ne mentionne pas le projet du gouvernement US qui porte sur le contrôle de la circulation de l'information sur Internet ni l'existence d'ECHELON qui regroupe plusieurs pays (USA, Canada, G-B, Australie et la Nouvelle-Zélande) qui consiste à intercepter toute forme de communication électronique dans le monde sans détenir de mandat ou d'informer une autorité quelconque.
La crédibilité de RSF est discutable.
Dennis Neault,
Gatineau
[ 13 h
45 ] HAE - États-Unis
La réforme en chiffres
Un an après avoir entamé sa tentative de réforme du système de santé américain, l'administration du président Barack Obama vient de lancer un nouveau volet à sa campagne en ligne qui vise à faire accepter son projet par la population.
Avec Health reform by the numbers (la réforme de la santé en chiffres), l'administration Obama propose un chiffre du jour sur le système de santé. Par exemple, aujourd'hui, le 625 représente le nombre de personnes, par heure, ayant perdu leur assurance maladie en 2009.
La campagne a, bien entendu, son pendant sur Twitter et sur Facebook.